Crozon
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| Crozon | ||
L'église Saint-Pierre |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Finistère | |
| Arrondissement | Châteaulin | |
| Canton | Crozon (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la presqu'île de Crozon | |
| Maire Mandat |
Daniel Moysan 2008-2014 |
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| Code postal | 29160 | |
| Code commune | 29042 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Crozonnais, Crozonnaise | |
| Population municipale |
7 809 hab. (2010) | |
| Densité | 97 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 102 m | |
| Superficie | 80,37 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel de la commune | |
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Crozon [kʁozɔ̃] est une commune française du département du Finistère, en région Bretagne. Crozon comprenait 7 924 habitants au recensement de 2009.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Située au centre de la presqu'île de Crozon, c'est un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Châteaulin.
Très étendue (8 037 ha), la commune occupe la plus grande partie de la presqu'île et comprend 155 villages et hameaux. Parmi eux, la station balnéaire de Morgat (Morgad), au sud, offre un centre nautique et Le Fret (Ar Fred), au nord, un petit port donnant sur la rade de Brest.
La baie de Morgat est limitée par Crozon à l'est et la pointe du Kador (Beg ar Gador) à l'ouest. Elle abritait autrefois le port sardinier et thonier de Morgat. Avec l'épuisement des ressources halieutiques, le port de pêche est devenu un port de plaisance.
La commune de Crozon est voisine de celles de Camaret-sur-Mer à l'ouest, de Roscanvel au nord-ouest, de Lanvéoc au nord, de Landévennec et Telgruc-sur-Mer à l'est.
Quartiers, lieux-dits et écarts [modifier]
Plusieurs lieux-dits sont répertoriés dans la commune de Crozon, les principaux sont :
- Aber de Crozon
- Tal-ar-Groas
- Le Fret
- Morgat
- Saint-Hernot
Plages [modifier]
Plage de Kersiguénou, plage de Goulien, plage de Lostmarc'h, plage de la Palue, plage de Morgat, plage du Porzic, plage de Postolonnec, plage de l'Aber, plage de la Source, plage de Poul, plage de Trez-Rouz, plage de Kerloc'h.
Pointes [modifier]
Cap de la Chèvre, pointe du Kador, pointe de Dinan, pointe de Lostmarc'h, pointe de Kerdra, pointe de Kerroux, pointe du Dolmen, pointe de Rostudel, pointe de Saint-Hernot, pointe des Grottes, pointe du Menhir, pointe de Trébéron, pointe de Tréboul (ou pointe du Guern), pointe du Pouldu.
Histoire [modifier]
Toponymie et origines [modifier]
Crozon est un toponyme breton à l'origine incertaine : le nom Crozon serait basé sur la racine car “pierre” (on rencontre le nom Crauthon au Xle siècle et Craothon en 1215). Ceci correspond effectivement à la caractéristique géologique du lieu. Ensuite, Bernard Tanguy donne pour Krug et Krugell, la signification “éminence”, à savoir “hauteur de terre”, et fournit à l'appui le nom de Telgruc, en breton Terrug (on rencontre Telchruc au XIe siècle, Thelgruc au XIIe siècle, Tergruc au XVIIIe siècle). De son côté, P. W. Joyce cite les mots gaéliques Cruach, Cruachan, avec leurs formes écrites anglicisées : Crogh, Cruagh, Croagh, Croaghan, et signifiant, d'une part, “meule” (de foin, de paille) et, d'autre part, “colline en forme de meule”. Enfin, E. Ekwall traduit Cruc, correspondant au vieux-gallois cruc, au gallois crug qui signifie tas, tumulus, colline, mont[1].
Préhistoire [modifier]
Les alignements mégalithiques de Lostmarc'h et de Ty-ar-C'huré (ou Maison du Curé) prouvent un peuplement dès la Préhistoire.
L'éperon barré de Lostmarc'h, véritable camp retranché, date de l'âge du fer (des environs de 500 avant J-C) et servit de refuge à des populations celtes et gauloises par la suite. Cette fortification protohistorique[2] est formée de deux énormes levées de terre, au sommet desquelles étaient probablement dressées des palissades, enserrent un fossé. Derrière ces protections se réfugiaient les populations locales en cas d'agression ennemie[3].
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Crozon : l'éperon barré de Lostmarc'h, vue d'ensemble, avec le fossé et ses talus
Renaissance [modifier]
En 1543, Ambroise Paré, qui accompagne René Ier de Rohan venu défendre la province, trouve « la population en armes, le tocsin sonnant de toutes parts » en raison de la menace d'un débarquement anglais finalement écarté. Il en profite pour décrire le jeu de la lutte bretonne alors déjà pratiquée[4].
Révolution française [modifier]
Jean Bornic, Michel Herjean, Jean Ollivier, Jean Herjean, François Ely et Pierre Le Migon sont les 6 délégués représentant les 1 000 feux de Crozon lors de l'élection des députés du tiers état de la sénéchaussée de Quimper aux états généraux de 1789[5].
Héraldique [modifier]
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Le blason de Crozon. Devise : Etre daou vor (Entre deux mers) |
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
D'après le recensement Insee de 2007, Crozon compte 7 682 habitants (soit une augmentation de 2 % par rapport à 1999).
La commune occupe le 1 228e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 199e en 1999, et le 15e au niveau départemental sur 283 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Crozon depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1866 avec 8 946 habitants.
En 1874, la commune de Crozon est divisée en quatre sections électorales, celles de Crozon (3 147 habitants), de Saint-Fiacre (1 448 habitants), de Saint-Hernot (2 310 habitants) et de Saint-Laurent (863 habitants)[8].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %).
À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 49,1 % d'hommes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 25,4 %) ;
- 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 15,2 %, 15 à 29 ans = 11 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 36,9 %).
Jumelages [modifier]
Administration [modifier]
Listes des maires [modifier]
Langue bretonne [modifier]
- À la rentrée 2007, 4,1 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[11].
Patrimoine [modifier]
Patrimoine civil [modifier]
Alignements mégalithiques à Lostmarc'h [modifier]
Les alignements mégalithiques de Lostmarc'h ouest fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 3 mai 1980[12]. Le site fut réutilisé au XVIIIe siècle et au XIXe siècle pour installer un corps de garde (aujourd'hui ruiniforme)[13].
L'ensemble formé par l'oppidum, un éperon barré, et les dolmens de la pointe de Lostmarc'h fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 27 mars 1980[14].
Alignements de Ty-ar-C'huré [modifier]
Les alignements mégalithiques de Ty-ar-C'huré (ou Maison du Curé) fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[15].
Le Four à chaux de Rozan sur l'Aber [modifier]
Un petit gisement de calcaire (rare en Bretagne) local, exploité dès l'époque gallo-romaine, par exemple à Treuzeulom en Argol, a permis le développement de fours à chaux dans la région, une dizaine étant recensés. Celui de Rozan est construit en 1839 après une enquête publique à l'embouchure de l'Aber (ria en breton). Le choix du site est remarquable : il permet à la fois d'alimenter le four avec le calcaire des carrières voisines et d'exporter la production de chaux par voie maritime. Le four à chaux, adossé à la colline, facilite le chargement du combustible et le défournement de la chaux. En 1872, une violente tempête provoque d'importants dégâts et fait cesser l'activité. Le four sert alors de carrière de pierre, puis d'étable et de bergerie. Aujourd'hui, restauré et entretenu, il est depuis 1980, la propriété du Conservatoire du littoral.
Le Four à chaux de l'Aber fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 10 mars 1988[16].
Villa Ker ar Bruck [modifier]
La villa Ker ar Bruck fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 janvier 2004[17].
Patrimoine religieux [modifier]
Église paroissiale Saint-Pierre [modifier]
L'église paroissiale Saint-Pierre, et son retable des dix mille martyrs.
Chapelle Saint-Fiacre [modifier]
La chapelle Saint-Fiacre fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 décembre 1932[18].
- La fontaine Saint-Fiacre : une tradition survivait encore au début du XXe siècle : « À Saint-Fiacre il est une fontaine renommée. Tous les ans, les habitants de Plougastel y viennent pour le pardon. Ils disent que si l'on n'arrose pas ce jour-là la tête des enfants avec l'eau de la fontaine, ils meurent soit subitement ou par maladie, autrement ils deviennent robustes et acquièrent de bonnes qualités. Aussi arrose-t-on avec cette eau la tête des enfants »[19].
Patrimoine environnemental [modifier]
- les grottes de l'Autel, et du Kador
- l'île Vierge
- le cap de la Chèvre
- le château de Dinan
- les falaises de Morgat
- La plage de l'Aber
Les peintres ont pris plaisir à rendre cette côte, tel Julien Thibaudeau, au début du XXe siècle, de la pointe du Menhir à Morgat, restituant en profondeur la plage de Postolonnec, de l'Aber et la baie.
Événements [modifier]
- le Festival du bout du monde, le premier week-end d'août
- le marché de Crozon un mercredi sur deux
- les mardis de Morgat et autres fêtes (14 juillet, etc.) sur la plage en été
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Louis Jouvet, comédien, y est né le 24 décembre 1887
- Joseph Velly, coureur cycliste, y est né le 10 mars 1938
Économie [modifier]
Tourisme [modifier]
Outre les grottes de la baie et les nombreux milieux naturels, le fort de Morgat, on peut visiter :
- La maison des minéraux à Saint-Hernot[20],[21].
- Le musée des vieux métiers à Argol
- Le musée de l'école rurale à Trégarvan
Bibliographie [modifier]
- Un site Internet recense une abondante bibliographie sur Crozon et la presqu'île de Crozon[22]
Notes et références [modifier]
- http://marikavel.org/kavell-ar-vro/kav-cruc-ochidient.htm
- http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29001315
- http://www.crozon-bretagne.com/tourisme/decouverte/crozon/eperon-barre-lostmach.php
- Wiki-Brest
- Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages, série 1, tome 5, Gallica
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère, année 1874 sur Gallica
- Évolution et structure de la population à Crozon en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 21 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 21 novembre 2010
- (fr) Ofis ar Brezhoneg : Enseignement bilingue
- Notice no PA00089899, base Mérimée, ministère français de la Culture
- http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29001315
- Notice no PA00089901, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00089898, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00089902, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA29000041, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00089900, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Revue des traditions populaires, juillet 1906, Musée de l'Homme, Paris, sur Gallica
- Maison des minéraux
- Maison des minéraux - Vidéo
- http://www.territoires-sonores.net/index.php/Bibliographie#Aspects_Historiques
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Crozon-sur-Vauvre
- Retable des dix mille martyrs
- Baie de Douarnenez
- Pointe du Kador
- Cap de la Chèvre
- Phare de Morgat
- Munition immergée
