Chantepie

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Chantepie

Chantepie vue par le Sud, depuis la vallée du Blosne
Chantepie vue par le Sud, depuis la vallée du Blosne

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Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Rennes-Sud-Est
Code Insee abr. 35055
Code postal 35135
Maire
Mandat en cours
Grégoire Le Blond
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Rennes Métropole
Site internet Site officiel de la ville
Démographie
Population 8 106 hab. (2006)
Densité 677 hab./km²
Aire urbaine 395 710 hab.
Gentilé Cantepien, Cantepienne
Géographie
Coordonnées
géographiques
48° 05′ 19″ Nord
         1° 36′ 59″ Ouest
/ 48.08847462, -1.61641815
Altitudes mini. 32 m — maxi. 77 m
Superficie 11,98 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Chantepie (Kantpig en breton) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne. Ses habitants sont appelés les Cantepiens.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Situation

On y distingue le noyau villageois et la zone artisanale sud. On reconnaît aussi, au premier plan, les traits du bocage de Haute-Bretagne, avec les arbres des haies taillés en ragoles Commune située au Sud-Est de Rennes, à 4,5km du centre de Rennes, en Haute-Bretagne, département d’Ille-et-Vilaine (35). Le noyau historique de Chantepie est situé sur l'interfluve Blosne - Vilaine, à 6 km du confluent entre ces deux cours d'eau. Le territoire de la commune comprend aussi une partie de la vallée du Blosne. L'altitude varie de 32 à 77 mètres (point le plus bas dans le talweg du Blosne).

[modifier] Géomorphologie et hydrologie

Affleurement de schiste briovérien (Avenue André-Bonnin) illustrant le sous-sol de la commune. L'orientation de la schistosité est-ouest est un témoin de la compression nord-sud lors de la formation de la chaîne hercynienne.

Les roches à l'affleurement sont essentiellement du socle érodé, sans dépôts alluvionnaires (sauf aux abords du Blosne) : ce sont des schistes verts briovériens azoïque, altérés sur les premiers mètres, et présentant de nombreuses diaclases plus en profondeur, à cause de la gélifraction würmienne (lors de la dernière glaciation, le gel sévissait jusqu'à 200m de profondeur). Cette altération physique (et chimique superficiellement) permet la présence d'une nappe phréatique et de puits ;

[modifier] Habitat

Mur en schistes briovériens caractéristique de l'habitat populaire du bassin rennais. C'est un matériau parfaitement sain, mais à l'allure un peu effritée. La pierre rouge à droite est un échantillon isolé de schiste ordovicien de Montfort, venant de la carrière de Pont-Réan, donc utilisé plutôt au Sud-Ouest de Rennes.
Longère en torchis typique du pays de Rennes. Matériau utilisé sur place, là où peu de pierres sont disponibles. Bien souvent, l'emplacement où l'argile a été prélevée se marque par une marre.

Ces schistes verts, bien qu'altérés, sont suffisamment durs pour empêcher la réalisation de caves. Les maisons sont donc sans fondations. Pour anecdote, cette commune avait été choisie pour réaliser des abris anti-atomiques expérimentaux, ce qui s'est avéré impossible du fait de cette particularité.[réf. nécessaire]

Il s'agit originellement d'une paroisse rurale, constitué à l'époque moderne (XVIe?), formant un village-rue autour de la Route principale, d'orientation E-O (Route de Châteaugiron autrefois, puis Rue Nationale, et aujourd'hui Avenue André-Bonnin, du nom d'un maire suicidé en 1993) et avec un noyau groupé autour de son église. Les habitations modestes anciennes reflètent la géologie locale (murs en schistes + ou - friables car altérés) ; certaines longères modestes sont aussi constituées de torchis : argile (prélevée sur place) mêlée de graviers et de pailles. En revanche, certains tertres, les manoirs, l'église, sont composés de matériaux considérés comme plus "nobles" : grès armoricains issus des carrières des synclinaux - anticlinaux du Sud de Rennes, schistes rouges de Montfort, granites de Fougères pour les angles des murs. N'étant pas prélevés sur place, ces matériaux étaient plus coûteux.

Au-delà de ce noyau d'origine, les années 1970 et 1980 ont vu une extension de la partie urbaine de la commune. Un premier mouvement s'est fait vers le nord et l'est, mais il a été arrêté par la présence de la zone industrielle S-E de Rennes et de la limite de la commune voisine de Cesson-Sévigné. Un autre mouvement s'est fait vers le Sud (quartier des Deux Ruisseaux), jusqu'au cours du Blosne ; il a été arrêté par la présence d'une zone naturelle intéressante (Vallée du Blosne et Bois de Sœuvres, comprenant des espèces d'oiseaux et de batraciens rares : pouillot siffleur, triton marbré, crêté leur son hybride. L'est, correspondant à 70% du territoire communal, est rural.

[modifier] Biogéographie et géographie rurale

On y retrouve, sur la partie rurale du territoire communal, les traits du bocage gallo. C'est un bocage, relativement pauvre en espèces (pauvreté caractéristique biogéographique de la Bretagne orientale), qui a été remembré, et dont les mailles sont très élargies. Les schistes briovériens produisent une argile lourde, avec une bonne capacité d'échange cationique. Il en résulte que les sols sont facilement valorisables par les engrais. Sur la partie rurale du territoire communal, il y avait une quinzaine de fermes ; la périphérie du noyau villageois possédait - fait classique en géographie agraire - des jardins clos et des cultures maraîchères. Un maraîcher, M. Jouneau, y avait produit des tomates réputées à l'échelle européenne[réf. nécessaire]. La pression foncière actuelle est à l'origine de la disparition de ce type d'espace.

[modifier] Zones d’activité

Une partie de la Zone industrielle SE de Rennes appartient à Chantepie (Nord de la commune). Au Sud-Ouest de Chantepie, on trouve une zone artisanale et commerciale, drainant des flux automobiles en provenance des communes alentours, avec congestion le samedi et les jours de pointe.

[modifier] Dynamique urbaine

La particularité actuelle de cette commune est de se retrouver prise dans la couronne périurbaine de Rennes, et de se fondre dans son tissu urbain. Le développement actuel de la commune est donc lié à celui de la ville de Rennes. Le débordement du tissu urbain rennais sur Chantepie est accentué par un fait de géographie politique : l'intégration de la commune dans Rennes Métropole, structure qui centralise les décisions en matière de foncier et d'aménagement.

Cela se caractérise d'abord par une pression foncière importante renforcée par la position de Chantepie dans l'axe du métro de Rennes.

[modifier] Histoire

A priori, il existe peu de sources sur l'histoire de Chantepie. Cette paroissé était, au moment du rattachement de la Bretagne à la France (1532), le siège d'une puissante seigneurie, la seigneurie des Loges. Au XVIIe siècle, elle était à son apogée (elle détenait la Haute-Justice). Cela dit, il est difficile d'avoir des documents sur l'extension de cette seigneurie et sur le territoire qu'elle recouvre. Peut-être l'exploration des archives révélerait-elle des plans terriers.

Des livres sur l'histoire de Chantepie existent bien. Cela dit, ils ne répondent pas à ce type de question. Ce sont plutôt d'excellents recueils sur les lieux-dits avec la liste de leurs propriétaires successifs. Pour le reste, ils retracent plutôt à la vie à Chantepie au cours de grands évènements généraux (Révolution, guerres...) plus que l'histoire propre du lieu.


[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
novembre 1947 mars 1977 Albert Chenard
mars 1977 mars 1995 André Bonnin
mars 1995 mars 2008 Michel Loret PS
mars 2008 en cours Grégoire Le Blond MoDem

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2009
1310 1594 2651 3677 5898 6793 8106
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Transports

Lignes de bus :

  • Image:ligne17.gif Chantepie - Rennes (République)
  • Image:ligne33a.gif Saint Jacques / Bréquigny - La Poterie / Chantepie

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Jumelages

La ville de Chantepie est jumelée avec les villes d'Obrigheim (Allemagne) et de Verrayes (Italie)

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Chantepie sur le site de l'Insee

[modifier] Bibliographie

  • ALAIN R., Morphologie urbaine, Paris, Collection U, Armand Colin, 254 p.
  • ANTOINE A. (dir.), La Maison rurale en pays d’habitat dispersé, de l’Antiquité à nos jours, Rennes, PUR, 2005, 417 p.
  • Association française pour l’étude des sols, Référentiel pédologique – Principaux sols d’Europe, Paris, INRA, 1992, 332 p.
  • BAUDELLE G., REGNAULD H., Échelles et temporalités en géographie, Paris, Sedes , 2004.
  • BAUDRY J., BUREL F., Écologie du paysage, concepts, méthodes et applications, Paris, édition technique et documentation, 1999, 359 p.
  • BAZIN P., SCHMUTZ T., La Mise en place de nos bocages en Europe et leur déclin, Nancy, Revue forestière française, n° spécial, 1994.
  • BERQUE A., Médiance de milieux en paysages, Montpellier, GIP-Reclus, 1990, 163 p.
  • BERTONNEAU J., Chantepie dans l'histoire, Laillé, (Edité par l'auteur), date d'édition non précisée, 96 p.
  • BLOCH M., Les Caractères originaux de l’histoire rurale française, Paris, Armand Colin, 1988, 316 p.
  • BOULLIER D., Derrière chez moi l’intérêt général, le bois de Sœuvres à Rennes dans Le Génie Associatif, 10 portraits, Paris, Textuel, 2001, 95 p.
  • BRUNET P., L’Atlas des paysages ruraux en France, Paris, De Monza, 1992, 200 p.
  • BRUNET R., Le Déchiffrement du monde, Paris, Belin, 2001, 402 p.
  • CANEVET C., Le Modèle agricole breton, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1992, 397 p.
  • DION R., Essai sur la formation du paysage rural français, Tours, Arrault, 1934, nouvelle édition 1991, 173 p.
  • DUBY G., WALLON A. (sous la direction de), Histoire de la France rurale (en 4 tomes), Paris, Seuil, 1994.
  • FREMONT A., Structures sociales et espace vécu dans le bocage normand, Centre d’études régionales et d’aménagement ; Caen, Université de Caen, 1977, 74 p.
  • GAY J-C, Les Discontinuités spatiales, Paris, Economica, 2004, 112 p.
  • MEYNIER A., Les Paysages agraires, Paris, 1958, A. Collin, 192 p.
  • PITTE J-R, Histoire du paysage français, Paris, Taillandier, 2003, 444 p.
  • PINCHEMEL P., Géographie de la France, Paris, Armand Colin, 1964, 2 tomes, 662 p.
  • TONNERRE N.-Y., Naissance de la Bretagne – géographie historique et structures sociales de la Bretagne méridionale (Nantais et Vannetais) de la fin du VIIIe siècle à la fin du XIIe siècle, Angers, PU Angers, 1994, XXII – 625 p + [8 planches].
  • Ville de Chantepie. (dir.), Cantu-Pice, Champs de Pye, Chantepie au fil du temps, Chantepie, Ville de Chantepie, 1999, 191 p.

[modifier] Liens externes

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