Saint-Pol-de-Léon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Pol.
Saint-Pol-de-Léon
L'îlot Sainte-Anne et la baie de Morlaix vues depuis le parc du Champ de la Rive en mars 2013.
L'îlot Sainte-Anne et la baie de Morlaix vues depuis le parc du Champ de la Rive en mars 2013.
Blason de Saint-Pol-de-Léon
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Saint-Pol-de-Léon
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Léonard
Maire
Mandat
Nicolas Floc'h
2014-2020
Code postal 29250
Code commune 29259
Démographie
Gentilé Saint-Politains
Population
municipale
6 804 hab. (2011)
Densité 296 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 10″ N 3° 59′ 06″ O / 48.6861, -3.98548° 41′ 10″ Nord 3° 59′ 06″ Ouest / 48.6861, -3.985  
Altitude Min. 0 m – Max. 57 m
Superficie 23 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Saint-Pol-de-Léon

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Saint-Pol-de-Léon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Pol-de-Léon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Pol-de-Léon
Liens
Site web www.saintpoldeleon.fr

Saint-Pol-de-Léon [sɛ̃ pɔl də leɔ̃] est une commune française du département du Finistère, en région Bretagne.

Petite cité de caractère et station balnéaire, Saint-Pol-de-Léon est une ancienne cité épiscopale, capitale historique de l'évêché de Léon. Entre l'Armor et l'Argoat, son riche patrimoine se marie avec la mer sur la côte nord du Finistère et les champs de légumes. Capitale de la Ceinture dorée, c’est la première zone légumière de Bretagne.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Pol-de-Léon est située sur le littoral Nord de la Bretagne, en bordure de la Manche, à l'entrée de la baie de Morlaix face à l'île Callot, un peu au sud de Roscoff. Elle s'étend sur 2 343 hectares et possède 13 km de côtes. Elle se situe à 20 kilomètres au nord-ouest de Morlaix. Elle fait partie du pays de Léon et elle est l'ancienne capitale de l'évêché de Léon. L'ancienne paroisse comprenait originellement les territoires de la commune actuelle ainsi que ceux de Santec et de Roscoff, réunis sous le Minihy du Léon. On y parle le breton léonard et le français.

Saint-Pol est limitrophe, au nord des communes de Roscoff et Santec, au sud de Plouénan, au sud-ouest de Mespaul et à l'ouest Plougoulm et Sibiril. La baie de Morlaix borde tout le littoral est. En 1927, le pont de la Corde sur la Penzé (en béton armé avec une arche centrale de 114 mètres de portée) relie la localité à Carantec.

Vue depuis l'île Callot de Carantec : à gauche la flèche du Kreisker, à droite les deux flèches de la cathédrale, au premier plan le port de Pempoul.
Rose des vents Santec Roscoff Baie de Morlaix Rose des vents
Plougoulm, Sibiril N Baie de Morlaix et Carantec
O    ST-POL-DE-LÉON    E
S
Mespaul Plouénan Henvic

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini vers 1783.

Elle est bornée à l'ouest par la rivière de l'Horn et à l'est par la Penzé[1].

Les gneiss de Lesneven couvrent une grande partie de la commune. Les autres roches sont les foncées, les granites, les schistes (micacés et grenatifères) et les amphibolites. Les limons d'origines glaciaires ont donné aux paysages des contours adoucis. Elle appartient à la Ceinture Dorée, cet affleurement lœssique de trente à soixante centimètres de profondeur, formé au Devensien par les déjections friables et les moraines du bord de la calotte glaciaire, dont la fertilité, quoiqu'il soit plus de mille fois plus mince, ne se compare qu'à celui de la plaine du fleuve Jaune. Sainte-Anne est un tombolo et une île formée de deux rochers granitiques réunis par une plate-forme de head qui se rétrécit jusqu’à disparaître complètement au nord-est de l’île où la roche plonge à pic dans la mer. La Groue, isthme sédimentaire, reste un lieu ténu mais solide entre l’îlot Sainte-Anne et le continent.

L'altitude moyenne sur la commune est de 29 mètres avec une altitude minimale de 0 mètre et maximale de 57 mètres.

Hydrographie et climat[modifier | modifier le code]

Suivant notamment l'étude Éléments pour une politique départementale du littoral finistérien contre la mer (novembre 1985), Saint-Pol a été identifié comme commune exposée au risque de submersion marine, et simultanément donnant lieu à une érosion littorale. Depuis février 2007, elle a élaboré un plan de prévention du risque inondation par « submersion marine » (PPR-SM)[2]. Deux zones bleues (aléa réduit) ont été identifiées au quai de Pempoul et à la grève de Kervigou[3]. La ville disposait d'une école d'hydrographie pour les élèves de la Marine au sein de la maison Prébendale, de 1791 à 1799.

Le climat, de type océanique, est influencé par la proximité immédiate de la mer qui induit, par rapport à l’intérieur des terres, une moyenne de température annuelle plus douce et des précipitations moins abondantes. Les vents dominants sont de secteur ouest-nord-ouest, sauf en période estivale où les vents de nord-est sont fréquents[4]. L'ensoleillement est en moyenne de 1 586 heures par an (moyenne nationale de 1 819 heures par an) et la quantité de pluie de 1 252 mm par an (moyenne nationale de 895 mm par an) [5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Après la route nationale 12 Morlaix-Brest, la route départementale D58 (voie express) relie Morlaix au pont de la Corde (Henvic). Saint-Pol se trouve ensuite à environ 5 km, toujours par cette route. Saint-Pol-de-Léon est à 550 km de Paris, 200 km de Rennes et 60 km de Brest.

Transports[modifier | modifier le code]

Gare de Saint-Pol vers 1900.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pol Aurélien.

Le nom de la commune en breton est (br).

La commune tire son nom actuel de l'un des saints fondateurs légendaires de la Bretagne au VIe siècle : saint Pol Aurélien. Lorsqu'il délivre l'île de Batz d'un horrible dragon, le comte Withur la lui concède et un vaste territoire sur le continent, autour de l'oppidum qui prend alors son nom : Castel-Paol. Au VIe siècle, la ville portait donc le nom breton de Kastell-Paol. Elle est citée en 884 dans la vie de saint Paul Aurélien et confirme la présence d'un site fortifié (pagus Leonensis). C'est sur ce site que Paul Aurélien établit son monastère qui devient plus tard le siège de l'archevêché de Léon. La ville aurait d'abord, selon un texte du Xe siècle, porté le nom de Occismor à l'époque des Osismes, puis Legio à l'époque gallo-romaine parce qu'une légion romaine y était basée. On lui trouve les appellations Oppidum Pauli ou Sancti Paulinanni Leonini Fanum (vers 869-870), Sanctus Paulus (en 1193, 1207 et 1252), Saint Pal en Léon (en 1296), Saint Poul en Leon (en 1405), Saint Paoul de Léon (en 1451). Léon vient soit de legio, soit du dieu gaulois Lug. Le nom latin a été donné à toute la région qui est maintenant le Léon (le León espagnol et Caerleon (pays de Galles) sont également dérivés du legionensis latin). Elle fut longtemps le siège d'un évêché aujourd'hui rattaché à celui de Quimper. La ville devint ensuite une sorte de capitale religieuse. Dom Lobineau est le premier écrivain à écrire le nom de la ville Saint Pol. Il conservait sans doute l'écriture Paul pour distinguer le saint de la ville[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Le site de Saint-Pol était habité dans les temps préhistoriques comme en témoigne encore une double allée couverte assez bien conservée et des trouvailles d'outils préhistoriques (paléolithique, mésolithique, néolithique). À l'âge de bronze ce sont des tombeaux maçonnés de pierres sèches recouvertes par des dalles dolméniques qui sont le signe d'une civilisation évoluée cultivant le rituel des morts.

La cité, selon les écrits les plus anciens, était entourée de fortifications gallo-romaines. Les gaulois Osismii luttaient avec les Vénètes contre l'invasion romaine. Leur territoire était étendu de Bréhat jusqu’à la rivière de Landerneau ; ils cultivaient le sel. Les vestiges découverts attestent d’une présence militaire romaine (médailles de César de 254 à 310, de Valérien à Maximin) au IIIe siècle (légion romaine Pagus Légionensi). Le château a donc été occupé par les Osismes puis par les Legionenses. Les forts remparts en terre et en bois seront en partie remplacés par un rempart en pierre, du temps où le moine Wrmonoc relatait la vie de saint Paul-Aurélien au XIe siècle. Sur la base gallo-romaine préexistant au Ve siècle vient se superposer le breton avec l’émigration bretonne vers l’Armorique.

Au VIe siècle, le bourg monastique devient un évêché (une cité épiscopale nommée Castel Paol). Il franchit le cadre exigu de l’ancienne enceinte gallo-romaine[n 1]. Selon la légende hagiographique écrite au Bas Moyen Âge à partir d'un manuscrit daté de 884[8], saint Pol Aurélien, missionné par l'évêque de Guicastel, débarque en 510 à Ouessant puis est accueilli par son cousin à la forteresse Castel Paol en breton. Des remparts, il a pu voir, selon les documents compilés par Albert Le Grand, le roi de Domnonée chasser en 513 les danois installés dans l'île Callot[n 2]. Pol finit par s'installer à Batz alors rattachée au continent, y fonde un monastère et évangélise la région acquise au pélagianisme depuis plus d'un siècle comme en avaient attesté les missions de saint Germain et son diacre Palladius[n 3].
De petites agglomérations dépendantes de l’évêque de Saint-Pol se constituèrent principalement au bord du littoral. Autour de la cathédrale devait naître une circonscription paroissiale appelée Minihi-Paol.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dessin exposé dans la chapelle du Kreisker (anonyme).

Le minihy-Paul (territoire monastique de Paul) faisait partie de l'évêché de Léon et en était son chef-lieu. Le minihy se composait de sept paroisses ou vicariats (trois affectés à la ville et quatre à la campagne) :

Ces sept paroisses sont réunies en une seule par un décret de l'évêque du 27 mai 1687. Toutefois, il n'est réellement appliqué qu'à partir de 1720. Le minihy du Léon forme une unité administrative et religieuse entre les trois communes actuelles (Saint-Pol, Roscoff, Santec). Aux côtés de l’évêque de Léon qui exerçait la juridiction spirituelle, le comte du Léon détenait la juridiction temporelle. La commune de Roscoff est créée en 1789 mais Santec n'obtient son indépendance qu'en 1920.

En 814, les chefs bretons élisent Jarnithin chef suprême. Le comte Morvan qui lui succède prend le titre de roi. Forcé de faire une guerre de partisan il est tué dans une rencontre. Son fils Guyomar'ch connait le même sort. Vers 900, le comte Even fonde la ville de Lesneven. À partir de cette époque, les comtes de Léon agissent sous les ordres des ducs de Bretagne. En 1096, Hervé, fils de Guyomarch II, part à la première croisade, sous le duc Alain Fergent. Son père est tué pendant son absence à Saint-Pol dans une sédition populaire.

La ville eut à subir les assauts des Normands en 875, mais ce serait Henri II d'Angleterre qui aurait en 1175 fait raser la place par son armée (le château Castel-Paol) après être tombée en leur pouvoir en 1166. La vicomté de Léon est démembrée, et Saint-Pol fait dès lors partie de la châtellenie de Lesneven. L'histoire démarre en 1163. Le duc Conan IV, révolté contre son beau-père et compte Eudon, se réfugie en Angleterre où il marie sa fille au fils du roi (Geoffroy). Eudon, pour se renforcer, épouse la fille du vicomte de Léon. Mais vers 1170 Henri II d'Angleterre, informé des activités d'Eudon, envahit les terres avec son armée et détruit le château et les fortifications de la ville[n 4]. En plus de raser les châteaux (de Trebez, près de Morlaix et de Lesneven), il force le vicomte à se soumettre et à lui donner des otages. Dans le XIIe siècle, les comtes de Léon ne portent plus que le titre de vicomte et leur seigneurie est entièrement absorbé dans la famille des ducs de Bretagne. En 1172, la mer, sortant de ses limites ordinaires, inonde une partie de l'évêché. En se retirant, les eaux laissent sur les terres une grande quantité d'immondices et d'insectes qui causent une épidémie[9].

Au XIIIe siècle, riche, florissante et prospère, la ville est le centre de la vie de toute la contrée[10]. Un lai de cette époque, tiré de la collection du duc d'Aumale, représente la fête annuelle de l'évêque Saint-Pol comme le rendez-vous non seulement de tout le haut clergé mais encore de la plus grande noblesse, attirée par ces pompes religieuses. Plusieurs siècles après, le grand pardon de Saint-Pol et plus encore la Fête-Dieu, sont des rendez-vous importants pour la ville et les Saints-Politains. En partie brûlée pendant la guerre de Cent Ans (guerre de Succession de Bretagne), la ville est pillée en 1592 durant les guerres de la Ligue par La Fontenelle. Disputée par les Anglais et les Français dans les guerres de Bretagne, Saint-Pol-de-Léon joua un rôle plus passif qu'actif dans tous ces événements. Ses pacifiques évêques ne résistaient pas aux ducs, sauf un d'eux en 1462 qui mena un long procès à François II au sujet de la propriété d'une baleine trouvée sur la côte. Fort respectés, ils faisaient leur entrée dans la cathédrale portés sur les épaules des quatre principaux seigneurs du diocèse. La fête annuelle de saint Pol Aurélien était le rendez-vous de tout le clergé et de toute la noblesse.

Au XVe siècle, la ville est le centre spirituel et culturel de la région. Elle compte alors 2 000 habitants. L’activité maritime du port de Pempoul atteint son apogée (grand commerce maritime). Comme la plupart des villes bretonnes ou du Nord de la France, Saint-Pol est au XVIe siècle une ville de bois, la pierre s'étant imposée dans le dernier quart du siècle[11].

XVIIe-XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1648, le vote universel est seulement tenu par le corps municipal[12]. Il est obligé de convier tous les habitants sous peine d'amende par l'autorité royale de la province bretonne. Dans une ville paisiblement attachée à ses traditions, les changements qu'introduit Louis XIV en 1692 sont très impopulaires (il établit un maire, des échevins, des greffiers) et conduisent à la Révolte du papier timbré. Lors d'un séjour du duc de Chaulnes à Saint-Pol pour éviter une révolte contre l'impôt du timbre, il impose aux habitants une garnison de 900 hommes, dont la plupart étaient cavaliers. De plus, ils doivent élargir les portes de la ville (des Carmes et du Trésor) pour faire passer son carrosse. Peu après, en 1695, la capitation vint ajouter des charges publiques aux villes qui ne pouvaient suffire déjà à leurs charges privées.

Ancien séminaire devenu collège de Léon pour garçons puis lycée du Kreisker.

En 1699, un ouragan nord-est soulève le sable de la grève et l'étend sur plus de 250 hectares, transformant une terre labourée en un désert. Des mesures seront prises pour éviter qu'un pareil danger se renouvelle : plantation en genêts d'une digue en demi-cercle (à force de la refaire elle atteint plus de 10 m en 1790), plantation sur la côte (pins maritimes…). En 1705, un incendie détruit l'hôpital.Vers 1709, la porte dite de Guénan est démolie pour employer ses matériaux à la construction de nouvel hôpital. L'hospice est fondé en 1711 par M. Hervé, chanoine, et l'abbé du Bourg-Blanc. La porte des Carmes est démolie en 1745 et donnée au couvent de ce nom pour son cimetière. Les portes Saint-Guillaume et rue Batz sont également démolies et leurs matériaux servirent à la construction des halles.

Au XVIIIe siècle, les évêques du Léon marquent profondément l’image architecturale de la cité (palais épiscopal, grand séminaire, collège de Léon…). Pendant la Restauration, le vicaire du dernier évêque reçoit un diocèse du Finistère. Le clergé léonard rétablit son influence géographique et temporelle. Saint-Pol-de-Léon ne cesse de participer aux luttes religieuses jusqu'au XVIIIe siècle. Des portes fortifiées la protégeront jusqu’au XVIIIe siècle, siècle de déclin culturel et économique pour la ville.

Révolutions[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de Mont-Frimaire et de Port-Pol[15]. La Révolution amène la Chouannerie dans la région, une guerre civile qui oppose républicains et royalistes. Leur évêque, Mgr de La Marche, ancien officier de cavalerie, leur donne l'exemple et renvoie, sans décacheter, le décret de l'Assemblée qui supprimait son évêché. Mais il est obligé d'émigrer à Londres avec l'arrivée d'un agent (M. Floch) destiné à contrôler l'agitation. Auparavant, une révolte paysanne a lieu contre la levée en masse d'hommes pour l'armée révolutionnaire française, appelée combat de Saint-Pol-de-Léon, suivie de la bataille de Kerguidu. La petite ville est un des grands centres de l'insurrection de 1793 (19 et 23 mars) mais est tenue en échec par les républicains et paye une lourde répression (commune désarmée, cloches des églises descendues, amendes, paysans guillotinés).

Saint-Pol-de-Léon en 1844.jpg

À la Révolution, la ville reste partagée en trois zones :

  • la cathédrale, l’évêché et les demeures de dignitaires ecclésiastiques forment le pôle épiscopal ;
  • le Grand Séminaire, la chapelle du Kreisker et le collège de Léon deviennent le centre de l’enseignement ;
  • la Grand-Rue (l’axe sud/nord de la ville) et les îlots de la vieille ville sont essentiellement réservés à l’artisanat, au commerce et à l’habitation.

Jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle, des couvents s’installent à la périphérie de la ville, confirmant la très ancienne dualité de la capitale du Léon, son caractère à la fois spirituel et rural. Les grandes implantations monastiques, aujourd'hui disparues, Carmes (fondé en 1348 par le duc Jean IV et la duchesse), Ursulines (fondé en 1630), Minimes… ont laissé des traces.

De l’évêché supprimé à la Révolution, elle a conservé une architecture unique : une église cathédrale du XIIIe siècle avec des éléments plus anciens encore, le sanctuaire Notre-Dame du Kreisker qui avec ses presque 80 m de hauteur surpasse tous les autres clochers de la région. Et ici et là, des dizaines de chapelles, de maisons anciennes, de manoirs et de châteaux… Mais tirant jusque-là sa subsistance des établissements ecclésiastiques, c'est le début d'une décadence. En 1790, ses magistrats municipaux adressent à l'Assemblée une requête où ils peignaient leurs édifices prêts à tomber en ruine, leur population prête à émigrer ou à mourir de faim… La ville décline, se fige et s'autoconserve dans son cadre hérité du Moyen Âge[16].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Saint-Pol fabrique des toiles (textile) et en fait un grand commerce, ainsi que du chanvre, lin, cire, miel. La pêche du poisson frais occupe une partie de ses habitants. Elle a plusieurs foires importantes[17]. Le raccordement au réseau ferroviaire en 1883 contribue à développer considérablement la culture maraîchère. Le chemin de fer entraîne une urbanisation progressive autour de la gare et le long de l'axe gare/place de la cathédrale/halles. Construites en cette fin de siècle, les halles abritèrent de nombreux commerçants[18]. « Le marché de Saint-Pol était le plus côté du Léon. Ce marché aux légumes se tenait tous les jours sur la Place de l'Évêché, Place du Parvis (de la Cathédrale) et en cas de grande affluence sur la Place du Kreisker où devaient avoir lieu les transactions. Le marché n’était ouvert qu’aux artichauts et aux choux-fleurs. Pendant la saison, chaque jour, pas moins de 2000 charrettes traînées par un ou deux chevaux et les camions se pressaient en rangs serrés. »[19]

En 1890, Saint-Pol-de-Léon devient le plus important exportateur de légumes de France[20]. La culture intensive en pays de Léon est favorisée par un sol inépuisable et un climat tiédi par la pointe extrême d'une des branches du Gulf Stream. En 1899, Saint-Pol fait partie des dix-huit seules communes du département du Finistère à déjà posséder une société d'assurance mutuelle, forte de 52 adhérents, contre la mortalité des animaux de ferme, qui assure les chevaux et les bêtes à cornes[21].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le cimetière de l'église Saint-Pierre.

En août 1914, les hommes appelés à la guerre se présentent à la gare pour prendre la direction des frontières du Nord et de l'Est, en chantant des chants patriotiques, accompagnés de la fanfare La Saint-Politaine et des clairons[22]. Le docteur Henri Péjouan déclara que le dernier soldat léonard mort sur le champ de bataille avant l'armistice avait été Jean-François Alain Le Déroff, 35 ans, tué à 10 h du matin à Flize dans les Ardennes. Mais l'ultime victime sera Jean-Marie Le Saoût, disparu le 30 novembre 1918[23].

267 Saint-Politains sont morts au front pour la France. Dans un enfeu de la chapelle du Kreisker, une plaque nécrologe gravée en 1922 garde mémoire de 101 noms, anciens élèves et professeurs du collège du Léon. Au pied du monument aux morts du cimetière Saint-Pierre, une urne en granit conserve entre deux piliers un peu de la terre de Verdun où périrent plusieurs Saint-Politains et 11 tombes identiques, sauf pour une victime de confession musulmane, sont situées derrière la chapelle[23]. Ces tombes sont celles de militaires affectés alors au Centre d'aviron marine de la Penzé.

Saint-Pol se dote en effet le 1er février 1918 d'une base militaire marine, près du bac de la Corde. Le centre compte alors huit officiers, 119 officiers-mariniers et matelots, plus une quantité indéterminée d'auxiliaires dont des Algériens. La base comptait une vingtaine d'hydravions de la Penzé dont il ne reste qu'un château d’eau et une piste inclinée en béton, descendant sur le côté ouest du lit de la Penzé[24].

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1927, le pont de la Corde est construit, permettant de relier par la route la ville à Carantec[25].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les drames de l'été 1944[modifier | modifier le code]
Le monument aux morts de Saint-Pol de Léon, situé dans le cimetière.

Parmi les massacres et exactions commis par l'armée allemande en France pendant la Seconde guerre mondiale ainsi que par des supplétifs russes, ceux commis à Saint-Pol-de-Léon fin juin 1944 et les 4 et 5 août 1944 firent en tout 44 morts[26].

En juin 1944, à la suite d'une dénonciation, 18 résistants (Eugène Bernard, Joseph Combot, Jean Grall[27], André Hamon, Alain Kerguinou, Jean L'Hostis[28], Paul Le Bigot[29], Claude Le Guen, Yves Morvan, Germain Léaustic[30], Georges Leclair, Jean Long, Jean Mériadec, Jean Pleyber, François Stephan, Joseph Tanguy, Charles Thébaud et Joseph Trividic)[31] membres du réseau Centurie-OCM sont arrêtés par la Gestapo, emprisonnés à Morlaix, puis à la prison de Pontaniou à Brest. Ils disparurent sans que, pendant longtemps, l'on sache ce qu'ils étaient devenus, la thèse la plus couramment admise étant leur décès en déportation. Des travaux effectués à Brest sur le plateau du Bouguen en 1962 permirent de retrouver leurs restes, identifiés grâce à divers objets trouvés. Ils avaient été fusillés le 6 juillet 1944[32]. Trois membres du réseau de résistance Défense de la France, arrêtés en mars 1944, avaient été antérieurement fusillés.

Le 4 août 1944, dans la matinée, le départ de la garnison allemande de la Wehrmacht est fêté par la population et des drapeaux français et américains sont hissés sur les tours de la cathédrale ; une vingtaine de soldats allemands sont faits prisonniers et leurs armes saisies. Vers 16 heures, des soldats allemands tuent deux civils à la Madeleine : Paul L'Hourre, 20 ans et Jacques Decenes, 19 ans. Vers 16 h 30 , une colonne cycliste russe traverse la ville par la rue du Pont-Neuf et blesse deux personnes ; elle poursuit son chemin vers Roscoff en pillant et incendiant les fermes se trouvant sur son passage. Vers 17 h, une camionnette et une autochenille tractant un mortier de 77, arrivent à leur tour sur la Grand Place ; les Allemands tirent avec le canon, blessant deux habitants ; un civil est tué par un soldat allemand : Henri Olier, 31 ans ; les prisonniers allemands sont libérés et 23 civils sont pris en otage : 5 sont tués immédiatement : Alexandre Mérer, 17 ans ; Alain de Guébriant ; Alexandre L'Hebrellec, maire ; Pierre Bechu ; Jean Ollivier. Un autre civil, Benjamin Danielou, 46 ans, est tué dans un champ des environs par des soldats allemands ; les 15 autres otages (2 ont été libérés) sont emmenés et leurs corps furent découverts, affreusement mutilés, dans une fosse commune, le 9 août 1944 dans un champ près du manoir de Kerdrel en Lannilis : Jean-François Tréguier, 16 ans ; Alain Tréguier ; Louis Jamet, 60 ans ; Joseph Castel, 35 ans ; Jean Lacut, 23 ans ; Marcel Saillour ; Eugène Guillou, 35 ans ; Sébastien et Germain Combot, 38 et 35 ans ; René Cueff, 20 ans ; Pierre Langlois, 15 ans ; Paul Nicolas, 39 ans ; Pierre Le Goff ; François Fichot, 28 ans ; Pierre Guilcher, 20 ans. Deux autres civils sont tués par ailleurs : Marcel Perrot et Jean Marie Ménez. La même colonne allemande, comprenant les ex-prisonniers allemands de la veille, revient le 5 août 1944, exigeant la restitution des armes prises la veille avant le lendemain 15 heures et menaçant de détruire la ville en cas de refus. Une partie des armes fut restituée aux Allemands le lendemain[33].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Maison dans les artichauts.jpg

Limitée jusqu'en 1914 au littoral Saint-Pol-Roscoff, la Ceinture dorée s'étend sur une bande de 70 km de long et 20 de large dans le Léon et l'ouest du Trégor. La zone maraîchère s'étend sur 58 communes et compte 7 000 exploitations. Depuis les années 1950, le développement spatial de Saint-Pol s'oriente vers des zones périphériques. Au début des années 1960, la région connaît une crise du marché légumier. Saint-Pol installe un marché aux enchères dégressives avec vente au cadran et voit se constituer deux groupements : la Société d'intérêt collectif agricole (SICA) et les indépendants. En 1962, la bataille de l'artichaut les oppose lors d'affrontements violents durant trois jours. Les producteurs Sica voulaient faire obstacle à l’expédition des légumes livrés par les indépendants SoCo, qui pour eux nuisaient aux réformes du marché.

À la fin du XXe siècle, Saint-Pol demeure toujours la capitale de la Ceinture dorée. Saint-Pol-de-Léon est aujourd’hui une ville fortement tournée vers l’avenir. Première région maraîchère de France et l’une des plus importantes d’Europe, elle exporte chaque année des dizaines de milliers de tonnes de légumes dans toute l’Europe grâce à sa SICA et à son marché au cadran. Ses centres de recherche et ses laboratoires attirent des chercheurs de très haut niveau.

En 1959, à l'initiative de Philippe Abjean, attaché culturel de la ville, le salon Saveurs de Bretagne voit le jour, donnant très vite naissance à la confrérie de l'artichaut. Une fête de l'artichaut, organisée par l'association Gouël Kastell Paol, a déroulé ses premières éditions en centre-ville avant que décision soit prise de fusionner les deux manifestations. Aujourd'hui le festival Kastell Paol réunit ces deux composantes : folklore et animations autour du légume emblématique de la cité[34]. Le pèlerinage du Tro-Breizh a été relancé en 1994 par Philippe Abjean, qui forme l'association « Les Chemins du Tro Breiz » pour la renaissance du pèlerinage médiéval des sept saints fondateurs de Bretagne. Il a également l'idée d'organiser une fête des bébés dans la capitale du chou-fleur dès 1997 et de réaliser une Vallée des Saints, dont les premières statues voient le jour en juillet 2009 près de la cathédrale.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2004, lors du réaménagement du centre-ville, les fouilles archéologiques mettent au jour entre autres un cimetière des Xe-XIe siècles à l'ouest, une autre nécropole des XIIIe-XIVe siècle à l'est, un visage de femme en calcaire probablement du XIIIe siècle, des récipients du Bas Moyen Âge, de nombreux tronçons de murs[35]

Événements[modifier | modifier le code]

  • 490 : Naissance de saint Pol Aurélien dans l'île de Bretagne qui évangélisera la région
  • 511 : Arrivée en provenance de Lampaul-Ploudalmézeau de saint Pol Aurélien, originaire du pays de Galles et installation dans le minihy de Léon
  • 643 : Réunion des États de Bretagne par Alain II Le Long, roi de Bretagne. L'assemblée nationale dans la ville a pour but la reformation de plusieurs abus (anachronisme).
  • 875 : Pillage de la cathédrale par les Normands qui prennent d'assaut la ville
  • 1170 : Henri II d'Angleterre, à la tête d'une armée considérable, fait raser le château de Saint-Paul (Castel-Paol) et ses fortifications.
  • 1275 : Création de la vicomté de Léon (Hervé IV, comte de Léon, cède son domaine au duc Jean Le Roux). Au XIVe siècle il passe dans la famille de Rohan et sera érigée en principauté en 1572
  • 1346 : Guerre de Succession de Bretagne (Bataille de Saint-Pol-de-Léon)
  • 1368 : Le couvent des Pères Carmes voit le jour par le duc Jean IV et la duchesse ; ils feront rebâtir la chapelle Notre-Dame de Creisquer
  • 1375 : Incendie de la chapelle Notre-Dame par les Anglais
  • 1503 : Le roi Louis XII et la reine Anne sont reçus à Saint-Pol par l'évêque Jean de Kermavan
  • 1580 : Fondation du collège de Léon qui deviendra en 1910 l'Institution Notre-Dame du Kreisker
  • 1592 : Le bandit La Fontenelle pille la ville pendant les guerres de la Ligue
  • 1629 : Fondation des ursulines
  • 1661 : Début de la culture de l'artichaut
  • 1675 : Révolte des Bonnets Rouges
  • 1705 : Un incendie détruit l'hôpital de Saint-Pol
  • 1754 : La ville reçoit le duc d'Aiguillon avec un grand déploiement de fêtes dont le but était peut-être qu'il soutienne le procès mené contre l'évêque.
  • 1769 : L'hospice reçoit une rente de 2 000 livres de l'abbé du Vivier de Lansac du Relec.
  • vers 1773 : Destruction de la halle qui couvrait la quasi-totalité de la rue Général-Leclerc aux XVe - XVIe siècle ; l'ingénieur Besnard conçoit les plans des nouvelles halles établies sur la Grand-Place.
  • 1793 : Combat de Saint-Pol-de-Léon
  • 1801 : Suppression du diocèse par le Concordat qui crée le diocèse de Quimper et de Léon sur l'étendue du département du Finistère
  • vers 1830 : Démolition du couvent des Carmes, qui possédaient 30 hectares et la chapelle Sainte-Anne-en-Grève sur l’îlot[36]
  • 1879 : Visite de Pierre Loti à Saint-Pol
  • 1883 : Ouverture de la ligne de chemin de fer entre Morlaix et Roscoff avec création de la gare de Saint-Pol
  • 1888 : Assemblée générale de l'association bretonne sous la présidence de Théodore La Villemarqué
  • 1906 : Inventaire de la basilique assiégée par des détachements de cavalerie et d'infanterie en novembre à la suite de la loi de Séparation de 1905 malgré la résistance des fidèles.
  • 1908 : Visite en grande pompe de monseigneur Duparc, évêque, arrivé en gare de Plouénan et conduit par un long cortège de cavaliers et de cyclistes le 26 mars.
  • 1908 : Congrès de l'union régionaliste bretonne en présence de François Jaffrennou (Bro gozh ma zadoù)
  • 1924 : Première représentation théâtrale à la salle Sainte-Thérèse : La Passion écrite par l'abbé Léon
  • 1943-1944 : Construction des fortifications du mur de l'Atlantique par l'organisation Todt à Kerhoant, Kerdalar, Vezendoket, Sainte-Anne…
  • 26 au 29 juin 1944 : arrestation par les allemands des 18 membres du réseau de résistance « Centurie-O.C.M. » fusillés à Brest le 6 juillet 1944.
  • 04 et 5 août 1944 : libération tragique de la ville (26 morts, dont le maire)
  • 1961 : Création de la SICA et d'un marché au cadran (enchères des légumes)
  • 1968 : Destruction des halles, construites en 1860 sur l'emplacement d'une prison jardin de l’Évêché, depuis la cathédrale jusqu'à la rue au Lin.
  • 1957-1965 : La bataille de l'artichaut
  • 2005-2007 : Aménagement du centre-ville par Philippe Madec qui obtient le Prix de l'Art Urbain 2006 mention « respect de l'environnement[37]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville (XVIIIe siècle).
Liste des maires successifs à Saint-Pol-de-Léon
Période Identité Étiquette Qualité
Premier Empire   Jacques-François-Anne-Michel de Kerhorre   Baron Kerhorre et de l'Empire (13 mars 1811, avec majorat)
maire et président du collège de Saint-Pol-de-Léon, membre du collège électoral du Finistère
    ...    
1848 18.. Émile de Kermenguy Union des droites  
1880 1888 Pierre Drouillard Gauche  
1888 1944 Alain de Guébriant républicain  
1944 1965 Henri Le Sann MRP Agriculteur
1965 1971 François Branellec républicain indépendant Commerçant
1971 1977 Louis Guilcher Gauche Chef de district SICA
1977 2008 Adrien Kervella UMP  
2008 en cours Nicolas Floch Sans étiquette Médecin

Communauté de communes et canton[modifier | modifier le code]

Le maire de Saint-Pol, Nicolas Floch, est également président de la Communauté de communes du Pays Léonard. Celle-ci se superpose au canton et regroupe les quelque vingt mille habitants de huit communes de l'archidiaconé de Léon :

Elle mutualise les moyens des communes pour mettre à la disposition des habitants différents services : maison des services, marchés publics, centre aquatique[38], maison de l'enfance… Cette communauté de 116 km2 regroupait 20 535 habitants au recensement de 2008.

Le canton a, lui, la charge des bâtiments et cantines des collèges, des routes secondaires, des pompiers, de l'administration de l'aide sociale, des archives et musées publics.

Article détaillé : Canton de Saint-Pol-de-Léon.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Saint-Pol-de-Léon est reconnue « Ville historique » par l'Association des villes d'art et d'histoire[39] et le pays de Morlaix est labellisé Villes et pays d'art et d'histoire. Présentant l'architecture qui s'est développée fin XVIe-début XVIIe siècle en Bretagne, elle a également conservé l'art gothique du XIIIe siècle plus rare dans la région, comme la nef de la cathédrale et la flèche du Kreisker du XVe siècle, « tout à fait unique en Bretagne, et même dans la France entière » selon M. Lécureux, archiviste-paléographe[40]. Dotée de nombreuses chapelles et croix, la ville présente aussi d'importantes constructions privées, entre les châteaux, manoirs et maisons particulières comme celles de la Grand Rue (maison du XVIIe avec tourelle et encorbellement, maison à pans de bois du XVe recouverte d'ardoises, etc.).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Joseph.
  • Cathédrale Saint-Paul-Aurélien, XIIIe - XVIe siècle, romano-gothique, orgue Robert Dallam (XVIIe siècle).
  • Chapelle du Kreisker, XIVe - XVe siècle, flèche de 78 mètres (la plus haute de Bretagne).
  • Chapelle Saint-Joseph, 1846, clocher de 33 mètres. C'est la chapelle de la Maison de retraite des prêtres du diocèse. Le clocher provient de l'ancien couvent des Ursulines fondé en 1626 à quelques dizaines de mètres. Après la suppression du couvent ruiné par la Révolution, il avait été vendu en 1841 pour être reconstruit à Trébeurden (Côtes-d'Armor). Il est finalement cédé au profit de la nouvelle chapelle, dite de Bel-Air, sous prétexte qu'il pouvait servir d'amer pour la navigation. L'érection du clocher qui abritait deux cloches eut lieu en 1844 et la chapelle prit le nom de Saint-Joseph, en raison notamment du prénom de l'évêque d'alors, Mgr Graveran qui en avait ordonné la construction.
  • Église Saint-Pierre, nef du XVe siècle, ancienne église tréviale, dont les pierres de la tour auraient été réputées venir d'un édifice construit par les Celtes selon les inscriptions de caractères armoricains ou celtiques[41]. Autrefois, elle n'était pas le siège de la paroisse du Minihy, dit de Saint-Pierre, mais un bénéfice sans charge d'âmes, appelé Gouvernement de Saint-Pierre, et qui était souvent donné aux étrangers. Jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, elle montre un clocher inspiré de celui de la chapelle de Kreisker, portant des caractères du XVe siècle. La façade est reconstruite en 1772 dans le style baroque, caractérisé par les rampants à volutes. Jadis en forme de croix, la chapelle a perdu ses deux ailes, et la nef en est désormais la partie la plus ancienne. Deux autres chapelles proches sont détruites au XVIIIe siècle.
Dolmen de Boutouiller.
  • Mégalithe de Boutouiller sur le site paléolithique, aussi appelé dolmen de Keranguez (« table de pierre » en breton) ou de Kerivin, au lieu-dit Tréguintin. Ce dolmen, le dernier des mégalithes néolithiques de Saint-Pol, a perdu une partie de sa structure préhistorique formant un tumulus (recouvert d'un amas de terre et de pierres comme au Cairn de Barnenez) et sa forme en L est devenue difficile à distinguer (entrée avec couloir latéral). Une chambre de 5 mètres faisait office de chambre sépulcrale. Il est classé monument historique depuis 1909.
  • Chapelle St-Charles Borromée (XVIIe siècle) de l'ancien manoir de Kerigou en Trégondern et son colombier.
  • Chapelle et fontaine de Kelou-Mad (Notre-Dame-de-Prat-Cuic)[42].
  • Anciennes chapelles[43]
  • 14 croix et calvaires[44].

Architecture civile publique[modifier | modifier le code]

Tourelle d'angle de la maison prébendale, Grand Rue.
  • Hôtel de ville (achevé en 1706 et agrandi en 1750). Dernier palais épiscopal, il contient un escalier monumental orné de quelques tableaux du musée du Louvre.
  • Maison prébendale de la place du Petit-Cloître, dite encore Richardine, lieu d'expositions et de conférences[45]. La demeure fut construite vers 1530 par le chanoine de Léon et de Nantes, Richard, dans un style appartenant à la Renaissance bretonne, en rupture avec les édifices moyenâgeux. « Prébendale » vient du fait qu’à son titre de chanoine s’attachaient des revenus ecclésiastiques ou prébendes… La façade est ornée d’un lion (emblème du Léon) et d’un dragon (hommage à Saint Paul Aurélien). Elle est confisquée à la Révolution et a accueillait de 1791 à 1805 l'école nationale d'hydrographie avant d'être vendue à différents propriétaires successifs. Elle abrite pendant la Première Guerre mondiale le « foyer du Soldat ».
  • Maison prébendale de la Grand Rue (XVIIIe), autrefois appelée hôtel de Kermenguy et appelée maison Hellard par l'abbé Kerné en 1891. Construction soignée de chanoine, elle s'inspire des nouveaux décors diffusés au début du XVIIe siècle, notamment sa remarquable échauguette d'angle qui rappelle celles de Roscoff. Elle a abrité de nombreux commerces. Les maisons voisines sont du XVIIe siècle[46].
  • Maison du Pilouris, construite en 1702 rue général Leclerc, qui présente une porte Renaissance, des lucarnes et un œil de bœuf sculptés. Les condamnés au "pilori" étaient voués à l'exposition publique dans ce lieu fréquenté.
  • Fontaine de la Gloire, Lenn-Ar-Gloar (XVe siècle). Classée monument historique en 1909, elle abrite dans une niche une antique statue de la Vierge. La fontaine aurait été bénie par saint Paul Aurélien lors de son arrivée dans la cité, et l'on a longtemps prêté à son eau des vertus miraculeuses. Sa source ne s'est jamais tarie même par temps de grande sécheresse. Elle est alimentée par des ruisselets souterrains qui entretiennent également les lavoirs servant à blanchir le fil de la toile de lin ou nettoyer les abats des boucheries de la rue aux Os (aujourd'hui aux Eaux) avant de servir à laver le linge domestique[47].
  • Parc paysager Saint-Roch et sa fontaine (réédifiée au XIXe siècle par M. de Guébriant)[48].
  • Ancien séminaire (construit en 1708, aujourd'hui ensemble scolaire du Kreisker) et ancien collège du Léon (construit en 1787 à la demande de Louis XVI, aujourd'hui école publique Jean-Jaurès et appartements privés).
  • Ancienne mairie (« maison de ville » vers 1640).

Hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

Rue des Vieilles Ursulines.
  • Maisons du XVIe - XVIIe siècle
  • Maison à pans de bois dite « à lanterne » et maison à façade bois dans la Grand'Rue
  • Hôtel de Kermenguy, XVIIe siècle
  • Hôtel du Cheval Blanc, autrefois relais de diligences, rue Croix-au-Lin
  • Hôtel de la marquise de Lescoët
  • Hôtel du Rumain,
  • Hôtel du Laz
  • Hôtel de Kermadec
  • Hôtel de Rodellec
  • Hôtel de Coatgoureden
  • Hôtel de Lanlay
  • Hôtel de Parcevaur
  • Hôtel du Baudiez
  • Hôtel de Courcy
  • Hôtel du Penhoat

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.
  • Château de Kernévez et son parc, 1849. Le site a été classé en 1973. Le parc de 37 ha, créé par les frères Bühler et inscrit à l'inventaire des monuments historiques offre une vue magnifique sur la baie de Morlaix. L'ancienne chapelle du manoir de Kerliviry en Cléder (XVIIe siècle) y est déplacée en l'état vers 1856.
  • Château et manoir de Kersaliou (1890 et 1510). Le manoir a été construit en 1510 par la famille de Kersaint-Gilly. Ce manoir à cour fermée répond à la vision romantique du manoir breton de l'époque, qui n'échappa guère à l'œil de Gustave Flaubert[49]. Le château est construit en raison de l'humidité excessive du manoir par un jeune propriétaire mais qui en est vite incommodé et entreprend donc au début du siècle sa démolition, mais seule une aile en fit les frais. Il possède un parc boisé d'un hectare. À 700 m de la plage il offre une vue imprenable sur la mer[50].
  • Vestiges du château de Kerlaudy sur le bord de l'estuaire de la Penzé, construit vers le milieu du XVIIIe siècle par Joseph-Michel René, comte du Dresnay, au milieu de grands bois ouverts par une allée longue d'un kilomètre. Ceux-ci ont cédés la place aux terres à choux.
  • Manoir de Kéroulas, bâtie en 1520, commandé par le chanoine Hamon Barbier de la maison de Kerjean, abbé de Saint-Mathieu et archidiacre de Quéménédilly. Dans le quartier au Lin se passait la fabrication de draperies et de toiles de bateaux. Classé monument historique en 1926, il servit d'hospice (années 1830) puis de petit séminaire (pensionnat) appelé « le Petit Collège » contenant une chapelle (cédé par l’évêque de Quimper en 1861), d'où le nom de la rue adjacente. L’hôtel de Kéroulas est devenu par la suite une annexe de l’hospice puis aujourd’hui un centre municipal[51].
  • Manoir de Kermorus XVIe siècle[52].
  • Manoir de Keraudren, érigé au début du XXe siècle au Champs de la Rive par la famille de Kerdrel. Propriété communale, il a abrité une maternité, les appartements de la gendarmerie, l'école Diwan
  • Manoir du Gourveau, XVIe siècle, composé d’un corps de logis central encadré par deux ailes en équerre. L'aile gauche et le portail ont disparu mais persiste, à l'angle de l'aile droite, un pavillon carré à deux étages flanqué d'une échauguette en cul-de-lampe. Il se situe rue du Port, près du kanndi de Gourveau (lavoir pour le lin).
  • Manoir Saint-Claude de Keramprat, début XVIe siècle (disparu) avec son escalier intérieur remarquable.
  • Manoir (XVIIIe) et vestiges du château Gaillardin (tour de 1625).
  • Manoir de Kervenoaël.
  • Manoir de Kertanguy.
  • Manoir de Kerampuil.
  • Manoir de la Boëssiére.
  • Manoir de Kerhoant (XVe siècle), berceau de la famille du même nom. Depuis 1850, il n'en subsiste que la chapelle reconvertie en corps de logis.
  • Manoir de Kélou Mad (2004-2012)[53].

Sculptures[modifier | modifier le code]

Sculpture de 2008 dans le jardin de l'évêché.
  • Monument aux morts (1919, premier monument aux morts de la Première Guerre mondiale du Finistère). Sculpture remarquable de René Quillivic dans l’enceinte du cimetière, représentant un soldat couché soutenu par quatre Bretonnes. La guerre coûta la vie à 267 Saint-politains dont les noms sont gravés sur l'hémicycle[54]. Il lui a été attribué le label Patrimoine du XXe siècle[55].
  • Monument des fusillés du 4 août 1944, commémorant les meurtres de trente Saint-politains, arrêtés et massacrés les premiers jours d’août 1944.
  • « Celui qui regarde passer les autres », sculpture de Roger Joncourt, inaugurée le 18 janvier 2008.
  • Vasque de Keilinsky ou de Kerliviry (au Kreisker). En 1912 elle est transférée du manoir de Kerliviry en Cléder (propriété du frère d'Alain de Guébriant, maire de Saint-Pol). Pendant un mois, un attelage de 43 chevaux transporte difficilement la vasque de granite qui n'avait que trois coupes, malgré la forte somme promise par M. de Guébriant pour retrouver le dernier morceau. À la Libération, le commissaire de police pensait qu'il servait de fontaine à la maison de garde de Kernévez. Ce quatrième bloc est installé au-dessus des autres, ce qui ne plut pas à l'architecte des Monuments historiques, mais les différentes parties restèrent en place[56].

Le littoral[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de la baie depuis le Champ de la Rive.

Parsemées sur un littoral de 13 kilomètres, les plages de sable fin, les criques et les grèves de Saint-Pol-de-Léon ont, pour certaines, des noms poétiques : « Tahiti », le « Petit Nice », « Sainte-Anne »… Le promeneur les découvre depuis le belvédère du parc municipal du Champ de la Rive et la croix de mission érigée en 1901. Le panorama est grandiose (l’un des plus exceptionnels du Nord-Finistère)[n 9]. Concernant la botanique, des centaines de plantes et d'arbustes de diverses espèces parcèment le lieu de magnolias, rhododendrons, roseum elegans, ceanothus thysiflorus, sophora japonica[57]… L'îlot Sainte-Anne est accessible par une digue et offre en haut du rocher du Guet une vue qui embrasse toute la baie de Morlaix. Un sentier de randonnée de 10 km permet de longer la côte et de découvrir le spectacle changeant de la Manche capricieuse ou d'apercevoir l'une des plus importantes réserves d'oiseaux d'Europe[n 10]. La longue ligne de grèves et de criques sablonneuses est un paradis pour la pêche à pied et abrite une réserve d’oiseaux marins d’une exceptionnelle richesse. En 2012 le littoral a reçu l'écolabel Pavillon Bleu (environnement, qualité des eaux de baignade).

La baie offre aussi le charme d’une station portuaire très fréquentée l’été par une armada de plaisanciers et de véliplanchistes. Le port de Pempoul (du breton Pen-Paol, l'extrémité de Saint-Pol) laissait partir jusqu'aux côtes à peine découvertes du Brésil, les flottes aventureuses des armateurs pendant tout le Moyen Âge et jusqu'à la fin du XVIe siècle (en 1527, trois d'entre eux sont pris et coulés par les Portugais dans la Baie de Tous-les-Saints). Il connaissait une activité importante : exportation de blé, importation des vins de Bordeaux et de Loire, mais aussi départ des pêcheurs vers Terre-Neuve ou des corsaires de Coatanlem vers Bristol. Au XVIe siècle, l'ensablement du port causa son déclin et ses marchands allèrent s'établir à Roscoff ou à Morlaix. Dès 1629, Saint-Pol était considéré comme un grand chantier naval ; en 1631, 10 vaisseaux et 6 frégates furent mis en construction[58]. Aujourd'hui il n'abrite que quelques barques de pêche et des bateaux de plaisance. Les anciennes maisons d'armateurs sur les quais ont cédé la place, à la fin du XIXe, à d'imposantes villas bourgeoises.

Presqu'île de Sainte-Anne[modifier | modifier le code]

Sainte-Anne et son rocher nommé Couëtte de Plume.

L'îlot est relié au continent par un cordon naturel de galets et de sable aménagé en route dans les années 1970 (avant 1968, étaient disposées des cabines de plage le long du sillon, occupées par la bonne société saint-politaine). Sainte-Anne est dominée par un rocher, nommé Couëtte de Plume (du nom vulgaire de la mouette) ou officiellement le rocher du Guet, du nom breton Roc'h ar Ged (en référence à une guérite). Au bout du chemin, la Groue servait - avant l'implantation du Centre Nautique - de "pré-salé" pour les vaches, recouvert aux plus hautes-marées. Devant l'îlot, au bout du sillon, était construit jusqu'à la Deuxième guerre mondiale une imposante propriété, dont une petite maison cernée de murs d'enceinte. La mer a fini par détruire ce mur de la côte Nord-Ouest[59].

L'îlot fut un haut-lieu de spiritualité : en 1640, le père Maillard, carme de Saint Paul, bâtit au centre un petit ermitage et une chapelle dédiée à Sainte-Anne[60],[n 11]. Depuis 1353, les Carmes - ordre mendiant né en Palestine - avaient une tradition d'ermites et une dévotion à Sainte-Anne. Une statue antique de Jacques de Tournemine (Saint Bidouzin) dressée à l'ouest, désormais gisant à la maison Prébendale, avait des pouvoirs de guérison selon la légende.

Autrefois maillon de la chaîne défensive du « guet de la mer », l'îlot joua de tous temps un rôle essentiel dans la protection de la baie et du port du Pempoul. Vis-à-vis du château du Taureau, l’îlot a retenu l’attention des ingénieurs militaires où est installé une batterie de canons sous casemates, dès 1540[n 12], puis modifiée aux XVIIe et XIXe siècles. Vauban notamment visita les défenses de Saint-Pol en 1694. Une petite maison servait de poudrière au début du XVIIIe siècle et pour les allemands pendant la guerre[59]. Un corps de garde était situé sur les hauteurs du Champ de la Rive.

Après la guerre de la Ligue d'Augsbourg, cet ensemble est transformé en corps de garde au XVIIe siècle, sous la maîtrise d'œuvre de Poictevin de La Renaudière, pour défendre la partie Ouest de la baie et croiser le feu avec la batterie de l'île Callot[n 13]. Des canons, d'une portée de 400 à 500 mètres, sont placés dans la batterie en barbette et un système de ventilation est mis en place, permettant aux artilleurs dans la casemate de n'être pas asphyxiés. En 1808, la batterie passe de la première à la deuxième classe, et le site est désarmé en 1817. En 1888, la défense est déclassée et le fort est transformé en four à chaux. La ruine mal conservée était flanquée d'une tour. Le rocher sera néanmoins un point d’appui de l’Atlantikwall en 1943 avec la fortification du « Fer à Cheval », un blockhaus construit à l'emplacement de la batterie initiale[n 14]. Jusqu'à la guerre, trois familles demeuraient encore sur l'îlot livré un temps à la culture. Après-guerre, les bâtiments non détruits servent d'infirmerie pour les oiseaux mazoutés par l’Amoco Cadiz. L’îlot, devenu site classé, est aujourd’hui désert, comme au temps des moines ermites, mais toujours peuplé de lapins.

  • « La Capitainerie de Saint-Pol-de-Léon. La défense côtière du Léon oriental de Louis XIV à Louis XVIII », Paul Cheval, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, no 115, 1986, pp. 267-285.
  • La Défense de la baie de Morlaix aux XVIIe et XVIIIe siècles, Franck Ysnel, Mémoire de D.E.A., sous la dir. de Claude Nières, Rennes, 1991.

Symboles[modifier | modifier le code]

Description du blason
Blason (fr) Saint-Pol de Léon.svg Blason Parti, au premier d'or au lion morné de sable tenant une crosse épiscopale de gueules, au second d'hermine au sanglier rampant de sable allumé et défendu d'argent accolé d'une couronné d'or soutenant au canton dextre une tour de gueules donjonnée de trois tourelles.

Ornements extérieurs : la devise Non offendo sed deffendo (Je n'agresse pas mais je me défends) est souscrite à l'écu.

Statut Présenté sur le site officiel de la commune[61]
  • Héraldique :

Les armes d'hermines, au sanglier furieux, dressé sur ses pattes, rampant de sable (debout en position d'attaque), allumé et défendu d'argent accolé d'une couronne d'or et soutenant au canton dextre (zone à droite) une tour de gueules (tour rouge) donjonnée de trois tourelles. Le sanglier rappelle à la fois un épisode de la vie de Paul Aurélien (qui trouva une laie et ses marcassins dans un château ruiné) et l'insigne que les Ossimes, peuple gaulois d'Armorique, portaient sur leur monnaie[62].

  • Devise :

Non offendo, sed defendo (Je n'attaque pas, je me défends seulement). La devise est allusive au sanglier du blason. Elle est souscrite à l'écu, qui réunit le plus souvent sur un cartuche les armes surmontées d'une couronne murale supportant la devise.
« Une devise, dit-il, celle de Saint-Pol-de-Léon, résume l'histoire de la Bretagne catholique. Non offendo sed defendo, nous défendons notre Christ, vrai Fils de Dieu, ainsi qu'il l'a prouvé par ses paroles et ses miracles. ». La Croix, 21 mai 1904, numéro 6478

Flag-Saint-Pol-de-Léon.png
  • Drapeau (armoiries) :

Le drapeau de Saint-Pol-de-Léon est aujourd'hui utilisé par la municipalité et les commerçants. C'est une bannière armoriée, blasonnée de deux parties. Sur la première, le lion est celui du Léon portant la crosse de l'évêque (crosse épiscopale de gueules). Le lion se rapporte au nom de Léon, Leo, et la crosse rappelle que la ville était, avant la Révolution, le siège de l'évêché du Léon (actuellement rattaché à l'évêque de Quimper). C'est un lion morné (sans griffes, ni langue, ni dents). La deuxième comporte l'écu du sanglier défendu (défenses blanches) avec une couronne en or autour du cou, tenant une tour rouge qui a trois tourelles, sur fond d'hermines bretonnes.

Logo-Saint-Pol-de-Léon.png
  • Logo :

Créé en 2003, il retranscrit les éléments forts de Saint-Pol : le patrimoine (les clochers), la mer (la couleur bleue et la forme des vagues), l’aspect rural et agricole (la fleur d’artichaut). Kastell Paol s'inscrit naturellement dessus, la langue bretonne faisant partie du patrimoine régional.
Ce logo s'accompagne du slogan Cité capitale. « Cité » renvoie au label des Cités d’art et « capitale » renforce l’identité d’une ville qui a été et est une capitale économique (cœur du bassin légumier), religieuse (cité épiscopale), scolaire et intellectuelle (l’un des premiers collèges en Bretagne)… Le slogan exprime aussi l’idée qu’en Bretagne Saint-Pol est une étape… capitale.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un Plan d'occupation des sols (POS) approuvé le 06 octobre 1995. Il est renouvelé en 2012 au profit d'un Plan local d'urbanisme (PLU)[63].

La ville de Saint-Pol est centrée autour de la cathédrale. Elle comporte près de 140 km de voiries :

  • 27,175 km de voirie départementale (RD 10, 58, 75, 769, 788) ;
  • 45,557 km de voirie communale ;
  • 39,62 km de chemins ruraux ;
  • 26,11 km de chemins piétons.

Le centre-ville dispose de 400 places de stationnement. Au début des années 2000, la mise en place progressive d'un schéma de déplacement urbain s'est effectuée après établissement d’un diagnostic.

Au milieu du XXe siècle, les 3 667 habitants qui vivaient à la campagne étaient répartis en 130 hameaux[64]. Les fermes du Minihy du Léon ont toujours été mieux conçues et plus propres que celles d’autres régions bretonnes. Les fermes dites « de Guébriant » s'inscrivaient dans un vaste programme de reconstruction de fermes préexistantes au XIXe siècle et dans une politique de rénovation visant à améliorer les conditions de travail et d'hygiène des agriculteurs[65].

Logement[modifier | modifier le code]

  • Nombre total de logements en 2008 : 3 951
  • Part des résidences principales en 2008 : 81,7 %
  • Part des résidences secondaires (y compris les logements occasionnels) en 2008 : 7,9 %
  • Part des logements vacants en 2008 : 10,4 %
  • Part des ménages propriétaires de leur résidence principale en 2008 : 66,3 %

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. Dossier statistique complet de l'INSEE

L’esprit coopératif entre travailleurs modestes a donné lieu aux cités Castor dans la bruyère d'une falaise près de la côte. Dans le début des années 1950, Kéralivin est la première à dresser ses façades blanches, puis Ty Dour et Kervarqueu. En 1955, les travaux débutèrent pour édifier la dernière cité castor, Les Bruyères, sur les hauteurs désertes de Goarem Véguem… En 2005, de nouveaux terrains communaux à bâtir sont proposés au hameau de Pors-Pella. Les logements sociaux, gérés par l'Office habitat 29, comprennent les résidences Créach-Mikéal, Créach-ar-Léo, Kélou-Mad, Kéralivin, Létiez. Ils représentait 11,21 % des logements en 2007. La maison de retraite de Kersaudy possède 181 lits[66].

En 2008, 102 nouveaux logements étaient programmés, place de l’Évêché avecLe Drac et route de Mespaul avec Novapo (nouvelle ville de Saint-Pol)[67]. Ceux-ci furent mis de côté avec la crise. En mars 2009, la commune a salué l'inauguration d'une résidence de tourisme, Les Roches, de 110 logements (600 lits) au Gourveau, près de la baie de Pempoul. Début 2012 débute la construction d'un lotissement d'environ 110 logements sur le terrain communal de Kervarqueu pour permettre à de nouvelles familles de s'installer[68]. Des terrains sont disponibles à Kerglaz près du lotissement de Créach ar Léo. Un programme de logements semi-collectifs devrait voir le jour en 2013 sur le terrain municipal de La Garenne, près du château d'eau.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Maison de retraite (ancien hôpital).
  • État : gendarmerie, trésorerie, centre de secours, maison de retraite annexe du centre hospitalier de Morlaix.
  • Commune : mairie dans l'Hôtel de ville (bâtiment classé), Office de tourisme, salle d’expositions, salle Michel Colombe, salle de spectacle et Théâtre Sainte Thérèse[69] (450 fauteuils en parterre et balcon), Cinéma Majestic[70], Médiathèque et espace multimédia[71], port de plaisance (avec mouillages sur corps morts)…
  • Intercommunalité : maison des services, piscine avec espace détente (sauna, hammam, jacuzzi).
  • Privé : Amphithéâtre du Kerisnel, modulable jusqu'à 710 places, et son restaurant[72].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Le Plan local d'urbanisme (PLU) définit les orientations générales d’aménagement et d’urbanisme. Des travaux de réaménagement du bord de mer sont prévus en plusieurs phases d’ici 2014. En mai 2012 la ville est labellisée Pavillon Bleu pour sa qualité environnementale. Des pistes cyclables vont être mises en place.

Un espace socioculturel sera construit en septembre 2012, comportant salles insonorisées, salles polyvalentes, salles de réunions[73]. La Communauté de communes du Pays Léonard porte actuellement un projet de foyer de jeunes travailleurs d'une cinquantaine de logements rue de la Psalette, au centre-ville. La ville a en cours de projets la réhabilitation des entrées de ville et du quartier de la gare.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Jardin d'eau du parvis de la cathédrale.
  • Après un premier prix départemental en 2009 (catégorie communes de 7001 à 30 000 habitants), la ville a obtenu sa première fleur du label Villes et villages fleuris en 2010.
  • Les jardins de l’Évêché s’étendaient sur 1,96 ha et ont compté près de 900 arbres. Ils étaient bordés au nord par le couvent des Dames de la retraite et à l'est par celui des Ursulines. Saint-Pol possédait des haras de tradition immémoriale et les courses hippiques, parmi les plus importantes de la région, se tenaient devant les jardins[74]. Outre une vocation d'agrément, une partie du parc abritaitdes expérimentations de nouveaux légumes. L'artichaut y aurait trouvé son lieu de naissance en Pays Léonard. Au XVIIIe siècle, il comportait un tracé en damier formé de quatre carrés centrés sur une fontaine. En 1835, le palais épiscopal et le parc tombent dans le domaine communal qui devient une promenade publique en 1844. Il est alors transformé en jardin à l'anglaise et possède même une piste de vélodrome. En raison du développement considérable de l’activité maraîchère, le parc est supprimé au profit d'une place de marché en 1927[75]. En 2009 il a retrouvé, pour partie, sa vocation de lieu de promenade et le thème historique (tracés carrés).
Hauteurs du parc du Champ de la Rive et son calvaire, qui offre une vue panoramique sur la Baie de Morlaix.
  • Le parc botanique du Champ de la Rive offre une vue à 360° sur la mer. Accueillant autrefois les lavandières et les buanderies, il est aujourd'hui un parc municipal de 3,28 ha. Il est inscrit aux Parcs et jardins de Bretagne. Il possède un calvaire (croix du Léon) sculpté en kersantite par Jean-Guillaume Donnart en 1901 et le château de Kéraudren bâti au XIXe siècle sur l'emplacement d'un manoir[57]. Depuis 2010 il possède un Jardin de plantes anticancéreuses (JPAC)[76].
  • Le nouveau square Saint-Roch, avec parcours santé et espace jeux dans le quartier de la Madeleine. Le parc paysager présente la statue de saint Yves en granit rose réalisée pour la Vallée des Saints. Ce quartier très ancien était dévasté par la lèpre au Moyen Âge. Si peu de vestiges de son histoire subsistent, son nom en a gardé le souvenir. C’est en effet sous le vocable de sainte Magdeleine qu'étaient placées la plupart des chapelles des anciennes maladreries bretonnes. Cet endroit, quasi marécage est victime d'une épidémie de peste en 1622. Saint Roch, protecteur des pestiférés, y a laissé son nom : allée Saint Roch, fontaine Saint Roch et même une chapelle en 1632, aujourd'hui disparue. La fontaine est réédifiée en 1897 par M. de Guébriant.
  • Les jardins ouvriers étaient gérés par la Section des jardins ouvriers qui louait des champs pour sous-loués les parcelles à des locataires, les preneurs. En 1942, Saint-Pol compte 197 jardins dans des champs labourables, à Vézendoquet, à Ty Dour, à Kéralivin. La période s'étend entre 1906 et 1970 où les terres sont rétrocédés pour l'urbanisation[77].

Eau et déchets[modifier | modifier le code]

Station d'épuration Vilin Vraz.

L'eau est acheminée grâce à un château d'eau. Saint-Pol dispose d'une station d'épuration à Vilin Vraz. La gestion de l'assainissement est déléguée par affermage avec un contrat signé en 2011 pour une durée de 9 ans. La collectivité réalise les travaux de renforcement et de renouvellement du réseau d’alimentation en eau potable.

Le traitement des déchets est assuré par la communauté de communes. Le tri sélectif se fait en bac individuel à sortir aux heures passage en zone urbaine, en bac collectif en zone rurale. Une déchèterie est à disposition, à Plougoulm. En 2011, 50 poubelles, une quarantaine de points avec des sacs pour déjections canines et des cendriers ont été mis en place.

Développement durable[modifier | modifier le code]

La commune répond au Projet d'aménagement et de développement durable (PADD) inscrit dans la durée. En 2009 elle a mené des actions comme le réaménagement des quartiers (Castor…), la végétation dans les rues, la qualité de l’eau… En 2010 elle signe la charte de désherbage.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Saint-Pol-de-Léon compte 7 053 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999). La commune occupe le 1 367e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 279e en 1999, et le 21e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Pol-de-Léon depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1946 avec 8 903 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 832 5 385 5 543 6 155 6 692 6 451 6 655 6 836 7 059
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 605 6 704 6 771 6 741 7 005 7 295 7 480 7 430 7 619
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 846 8 140 7 809 7 439 7 844 8 041 8 347 8 903 8 585
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
8 347 8 044 8 044 7 462 7 261 7 121 7 068 7 038 6 804
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[78] puis Insee à partir de 2004[79].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 17,8 %, 45 à 59 ans = 23,5 %, plus de 60 ans = 24,7 %) ;
  • 53 % de femmes (0 à 14 ans = 13,9 %, 15 à 29 ans = 13,2 %, 30 à 44 ans = 16,7 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 35,3 %).
Pyramide des âges à Saint-Pol-de-Léon en 2007 en pourcentage[80]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
2,2 
8,8 
75 à 89 ans
16,2 
15,5 
60 à 74 ans
16,9 
23,5 
45 à 59 ans
20,8 
17,8 
30 à 44 ans
16,7 
16,4 
15 à 29 ans
13,2 
17,5 
0 à 14 ans
13,9 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[81]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement public[modifier | modifier le code]

Enseignement privé[modifier | modifier le code]

Écoles spécialisées[modifier | modifier le code]

  • ISFFEL : Institut supérieur de formation fruits et légumes[84]
  • CEMA : Centre d'Éducation Musicale et Artistique[85]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Terrain de football et zone des Carmes vue des gradins.

La ville possède un complexe sportif[87] comportant un stade de football de 2 600 places, une piste d'athlétisme en élasthanne de 400 m et ses infrastructures, trois salles omnisports contiguës, des courts de tennis couverts et extérieurs (terre battue, goudron), un skatepark, un boulodrome, la salle Jean-Riou pour le ping-pong, le judo, l’haltérophilie et la musculation… En dehors de la zone des Carmes, il existe des terrains de football, un centre nautique[88], le centre aquatique[38], des piscines extérieures, des terrains de pétanque… Une école municipale des sports est créée en 2011. L’événement annuel important est le semi-marathon Saint-Pol - Morlaix, le plus ancien de Bretagne (depuis 1973). Le Tour du Léon est une course cycliste de 120 km. De nombreuses associations sportives sont présentes sur la commune :

Santé[modifier | modifier le code]

La commune regroupe une dizaine de médecins généralistes, six pharmacies, six dentistes, sept centres de rééducation physique. La ville dépend du Centre Hospitalier et de la clinique de Morlaix. La commune a signé la charte nationale Nutrition-Santé(PNNS) en 2009 et a installé neuf défibrillateurs. Elle organise des opérations comme « 1 vie = 3 gestes », la « Fraîch'attitude », « Un fruit pour la récré », « Bien manger et bouger plus », semaine « Saint-Pol Santé » en 2010, « Parcours du cœur »… La commune compte plusieurs associations sanitaires et sociales animées par des bénévoles.

Social[modifier | modifier le code]

La ville possède un Centre communal d'action sociale. Elle a reçu en 2011 le label « Bien vieillir - Vivre ensemble »[90]. Le label Famille Plus, obtenu en janvier 2010[91], récompense les efforts de la ville et des acteurs du tourisme en matière d'accueil familial, autour de 7 grands thèmes. Elle présente de nombreuses associations sociales comme l'ADMR, les Compagnons Bâtisseurs, Vie Libre, Les Restos du Cœur, Secours catholique

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Cinéma Le Majestic (304 fauteuils, projection numérique)
  • Centre nautique, centre aquatique, bibliothèque/médiathèque
  • Centre de loisirs (au château de Kéraudren), Maison des Jeunes
  • L'Atelier et les tickets sports

Culture[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Kevrenn Kastell lors du festival Kastell Paol en 2007.
  • La Prébendale, expositions & conférences.
  • Festival Kastell Paol (mi-juillet)[92], une semaine d'animations gratuites avec en temps fort, les fêtes folkloriques du Léon et la fête de l'artichaut le dimanche ; spectacles des cercles et des bagadoù, spectacles de danses, marché de l'artisanat et du terroir, défilé des groupes folkloriques et des confréries, concerts, fest-noz, repas de l’artichaut, jeux bretons, feu d'artifice…
  • Fête de la mer (mi-août)[93], animations au port de Pempoul.
  • Festival Kastell Lys (vers avril)[94], consacré aux plantes, délocalisé à Santec.
  • Les Jeudis du Parvis (arrêtés), animations estivales au centre-ville.
  • Les Mardis de l’orgue, récitals gratuits l'été le jour du marché pour faire découvrir l'orgue Dallam, monument historique, de la cathédrale.
  • Festival Tango par la côte (fin juillet), manifestations itinérantes le long des côtes du Nord Finistère.
  • Festival A Voix Haute (en mars), récitations de poésies interécoles individuelles ou en groupe.
  • Tro Breizh

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

Tradition[modifier | modifier le code]

L'ensemble Bleuniadur (adultes) pour le Kastell Paol 2012.
  • Bagad Kevrenn Kastell, groupe de musique bretonne.
  • Bleuniadur, ensemble des arts et traditions populaires du Léon.
  • Tud ar vro, association pour le collectage, le développement et la diffusion des traditions des pays de Léon.
  • Brezhoneg War Raok, cours de breton.
  • C'hoariva, promotion du théâtre en breton.
  • « Confrérie de l'artichaut », promotion de l'artichaut et de tous les légumes.
  • Au Fil de Lau, loisirs créatifs[95].

Musique[modifier | modifier le code]

La chanson du Conscrit de Saint-Pol.
  • Chorale Si On Chantait[96].
  • La Saint-Politaine, fanfare[97],[42].
  • C.E.M.A[85].
  • Les Compagnons de la Joie.
  • Le Chant de la Rive.
  • An tour dantelezet (Le Clocher à jour), chanson en breton dédiée à la ville et popularisée en pays celtiques par Brenda Wootton, extrait traduit : « Je suis né à Saint-Pol-de-Léon / Ô ville sainte du Léon ! / Ô paroisse de mes chers ancêtres / Tu es la reine de mon cœur ! / Non, il n'est pas / De paroisse plus chère à mon cœur au monde ! / J'aime mes talus dorés, et mon clocher à jour… ».

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Livres in Room[98], librairie-papeterie, salon de thé, expositions, dédicaces.
  • Le lai breton, dit du Lecheor (XIIe siècle), apporte dans ses textes poétiques des précisions sur la pratique du chant et de la musique, comme l'écrit Léon Fleuriot : « Chaque année une foule de Bretons, dames et hommes, avaient coutume de s'assembler à Saint-Pol-de-Léon, une fois l'an, le jour de la fête du saint. Dans l'innombrable assemblée, on y parlait des événements de l'année écoulée, aventures, exploits, traits d'amour. On y composait des lais et les femmes tenaient souvent le premier rôle, comme il arrivait chez les Celtes. » Dans la seconde moitié du XIIe siècle, Marie de France évoque des sortes de concours littéraires qui se déroulent dans la ville et auxquels participent des nobles et des clercs[99].

Art dramatique[modifier | modifier le code]

  • Association Théâtre de La Rive, création et développement d'activités théâtrales.
  • Association Meurlarjez, troupe de théâtre, compagnie de danse et ballet.
  • Cours de théâtre du CEMA.

Tableaux représentant Saint-Pol-de-Léon et sa région[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L'école Diwan, anciennement rue du Pont-Neuf.

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 2 décembre 2008.

La commune possède depuis 1978 une école Diwan. A la rentrée 2013, 121 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans la filière bilingue catholique (soit 19,8 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[101].

À lire : Le Breton parlé à Saint-Pol-de-Léon : phonétique et morphologie, Alf Sommerfelt, 1920, 246 pages

Médias[modifier | modifier le code]

  • Le Magazine municipal, tous les 2 mois[102].
  • Le Spi, Saint-Pol Info, tous les 15 jours.
  • Le site internet de la ville.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

  • Revenu net déclaré moyen par foyer fiscal en 2009 : 20 002 €
  • Nombre de foyers fiscaux en 2009 : 1 974
  • Part des foyers fiscaux imposés : 46,5 %
  • Nombre de ménages fiscaux en 2009 : 3 282 (7 044 personnes)
  • Part des ménages fiscaux imposés : 49,9 %

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. Dossier statistique complet de l'INSEE

Emploi[modifier | modifier le code]

  • Nombre d'emplois dans la zone : 3 662
  • Taux d'activité des 15 à 64 ans en 2008 : 71,5
  • Taux de chômage des 15 à 64 ans en 2008 : 9,8 (12,3 en 1999)

Selon l'INSEE (2008), parmi les actifs, l'agriculture représente 237 emplois (178 en 1999), l'industrie 441, la construction 165, l'administration publique/social 1 022 emplois et le commerce/transports 1 590. Le phytopôle léonard (biotechnologies végétales) génère plus de 1 700 emplois. La ZAC de Kervent de 30 ha compte 44 entreprises et près de 400 emplois. La ZAC de Kerranou comptait en 2005 une vingtaine d'entreprises et près de 300 emplois. Le commerce représente 727 emplois (178 exploitants et 549 employés).

La Maison des services héberge le Pôle emploi, la mission locale qui s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire et le groupement d’employeurs Occasionnel Service pour des emplois saisonniers. En 2010 a été créé un foyer de jeunes travailleurs.

Activité[modifier | modifier le code]

Maison du Pilori (coiffure).
  • Commerce : 178 enseignes réparties sur près de 18 000 m2. Le marché se tient tous les mardis toute la journée sur les places de l’Évêché, de Guébriant et du Parvis. En été, il s'étend dans les rues piétonnières du centre. Une grande braderie a lieu à la mi-août.
  • Tourisme : quatre hôtels (Hôtel de France**, Le Cheval Blanc**, Le Passiflore, Kérisnel), deux campings trois étoiles (Ar Kléguer et Trologot), 21 gîtes meublés, 16 chambres d'hôtes, aires de camping-cars. Les trois communautés de communes du secteur (Pays léonard, Pays de Landivisiau et Baie du Kernic) se sont regroupées en un pays touristique, « Roscoff, Côte des Sables, Enclos Paroissiaux », pour dynamiser l'activité. « Le Léon à fer et à flots » invite à découvrir à pied, en autorail et en vedette, les paysages du Léon et de la baie de Morlaix avec une visite guidée de Saint-Pol possible.
  • Agriculture : Saint-Pol est la capitale de l’artichaut (70 % de part de marché français, Maison de l’artichaut, Confrérie) et du chou-fleur avec 90 % de la production française. La diversification est apparue avec une trentaine de légumes exportés. Elle reste le premier centre horticole français (30 millions de fleurs coupées, 3 millions de plants de pépinières, 3 millions de plantes en pots et godets). Le Caté (Comité d'action technique et économique) est une station expérimentale créée en 1960.
  • Pêche : pêche en mer, à pied (crevettes, crabes, bigorneaux, palourdes, couteaux), conchyliculture le long de la Penzé
  • Nautisme : activités au bout de La Groue, chantier naval ACB (Atelier composites de la baie)
  • Gastronomie : L'Auberge de la Pomme d'Api, restaurant qui possède une Étoile au Guide Michelin[103] et deux Toques au Gault&Millau[104], Le Kérisnel appartenant à la SICA, Le Chalet près de la plage Sainte-Anne.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le centre-ville concentre 180 commerces et des services de proximité, alors que la périphérie, en bordure de l'axe départemental Lorient-Roscoff, concentre les grandes enseignes de la distribution. Depuis 1990, les commerçants se réunissent dans l'association Saint-Pol Avenir pour des animations commerciales en centre-ville. En dehors du centre-ville, les pôles d’activités sont :

Logo de la Sica.
  • Kérisnel : quartier historique de la Sica (1er groupement horticole français et de producteurs de légumes) à dominante agroalimentaire ;
  • Kerranou : zone d’activités en pleine extension (tertiaire et industrie) ;
  • Kervent : zone d’activités commerciales totalement occupée (grande distribution, tertiaire et industrie). C'est en 1955 que le centre E.Leclerc ouvre ses portes : c'est alors la deuxième enseigne E.Leclerc après celle de Landerneau[105].

À Kérisnel, est également présent avec la Sica, le siège de la marque de légumes frais Prince de Bretagne. Il fut le lieu du premier marché au cadran. En 2011, la Sica et ses 1 100 exploitations agricoles a vendu 295 000 tonnes de légumes (40 % à l'export) et réalisé un chiffre d'affaires de 212 millions d'euros, dont 20 % en horticulture ornementale[106]. Les producteurs participent au Phytopôle de Bretagne et la formation est effectuée par l'ISFFEL. L'entreprise Agrival a pour ambition de recycler 100 % des déchets de légumes.

Les zones d’activités économiques vont s’étendre et se diversifier ; des projets d’installation sont en cours sur les zones de Kervent et de Kerrannou[107]. Une pépinière d’entreprises est apparue à Kerannou en 2004. Une zone d’activité nautique, en lien avec le nouveau port de plaisance de Roscoff, va être créée dans le secteur de Kerjean. Le centre-ville, qui a été totalement réaménagé entre 2005 et 2009, se revitalise par les travaux et dispositifs destinés à renforcer l’attractivité : zone de publicité restreinte, signalisation discrète, circulation fluidifiée, maîtrise du stationnement par optimisation de l’espace, aide à l'amélioration des façades, éclairage… La charte des devantures commerciales du pays de Morlaix a été élaboré dans le cadre de l'ODESCA[n 15] pour mettre en place des devantures attractives.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des évêques de Léon.

Politique[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Artistique[modifier | modifier le code]

Défense[modifier | modifier le code]

  • Hervé de Kersaint-Gilly, né à Kersaliou en 1612. Après avoir pris une part glorieuse au siège d'Alger, il est nommé chef d'escadron des armées navales de Louis XIV pour prendre possession de Madagascar et des Mascareignes. Il renomme une ville Saint-Paul (La Réunion).
  • Magdelaine Guirriec, née L'Hourre, résistante (agent de liaison) durant la Seconde Guerre mondiale.
  • Augustin Laurent (1906-1996), ancien chef de la Défense Passive, maire par intérim après la mort d'Alain de Guébriant, a su par son courage faire éviter la destruction programmée de la ville par les nazis.
  • Henri Boich, jurisconsulte du XIVe siècle, auteur d'un Commentaire sur les décrétâtes (imprimé à Venise en 1576).
  • Salah, Algérien de l'armée française au poste de combat d'hydravions de la Penzé. Atteint de tuberculose, il est hospitalisé à l'hôpital de Saint-Pol et décède le 11 novembre 1918[111].

Littérature[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Loulou Floch, Jean Cueff, Yann Daniélou, Bernard Grall, Donald Hatfield, Dominique Azou, Karim Semmam, Robert Augès… footballeurs au Stade léonard Kreisker.
  • Armel Le Cléac'h, navigateur et skipper professionnel, citoyen d'honneur de la ville.
  • Jean Combot (1926-…), athlète et footballeur. À 18 ans, il fait son premier match en pro avec le Stade rennais contre le Stade français. Lors de la saison 1947-1948 il hisse Saint-Pol (l'Étoile sportive Kreisker) en DH devant Guingamp. Après Toulouse, il retourne à Saint-Pol en 1955 pour devenir joueur, entraîneur, dirigeant.
  • Isidore Daniélou, athlète de renom d'avant guerre de l'Étoile sportive du Kreisker, il s'évadera de son camp de prisonnier de Hongrie pour rejoindre Saint-Pol à pied à travers toute l'Europe. Il fut professeur d'EPS au lycée du Kreisker.
  • Denis Lemeunier, médaille de bronze aux Jeux Paralympiques à Pékin au 4 × 400 m en 2008.
  • Sébastien Combot (1987), champion du monde de canoë-kayak slalom 2011 et champion de France 2009.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Jean Goas, grand architecte et sculpteur religieux du XVe siècle. Il a participé avec son père à la construction de la cathédrale avant d'exercer en Espagne.
  • Yves Kermadec, héros de Mon frère Yves de Pierre Loti.
  • Philippe Abjean, saint-politain créateur de la Vallée des Saints en 2009 et père de la renaissance du Tro Breizh en 1994.
  • Jeanne Dall, solidaire au service des plus démunis, fut présidente de la Fraternité des malades et des handicapés.
  • Jacques Branellec, Saint-Politain installé aux Philippines, il compte parmi les trois premiers producteurs mondiaux de perles.
  • Pierre Kermenguy (?-1471), de l'ordre des Grands-Carmes, docteur en Sorbonne, acquit une grande réputation dans les sciences.
  • Isabelle Jézéquel, porte-parole des personnes bipolaires placées en ALD, qui après une carrière controversée dans les medias, a cessé toute activité.
  • Théophile Le Bos (1825-1855), scolarisé au Collège du Léon avant d'obtenir le titre de chirurgien de 2e classe et d’embarquer sur la frégate la Sémillante pour la guerre de Crimée, bateau qui fit naufrage. Un autre officier de santé fut François Le Bos.
  • Gabriel Huon de Kérillau, né a Kerrom, qui appela un domaine d'Australie « Castel Paul ».

Renvois[modifier | modifier le code]

Ouvrages liés à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint-Pol-de-Léon dans les livres, Germaine Henry, 1987
  • Saint-Pol de Léon, images du passé, Sébastien Minguy, 2008
  • Vie de Saint-Pol Aurélien, par les chanoines Thomas et Abgrall
  • La Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon et le Minihy du Léon, par le chanoine Peyron
  • Une ville bretonne sous la révolution, par l'abbé J. Tanguy de Plougoulm
  • Origines de la ville de St-Pol ; St- Brieuc, 1844
  • L'institution Notre-Dame du Creisker (ancien Collège de Léon), par l'Abbé L. Kerbiriou, 1936
  • Jean-François de la Marche, par l'abbé L. Kerbiriou
  • Trois cents ans d'apostolat aux Ursulines, par Monseigneur Mesguen, ancien évêque de Poitiers
  • Saint-Pol de Léon, par Lucien Lécureux (historien)
  • Saint-Pol-de-Léon, par Yves-Pascal Castel, Éd. Ouest-France, 1980, 32 p.
  • Annales de Bretagne, par Noëlle Hamon
  • Histoire bretonne de la pomme de terre, par Goulven Mazéas
  • Au pays de mes ancêtres, par Auguste Bergot
  • Pour des prunes, par Jean Donval
  • La Tragédie de l'été 44 à Saint-Pol-de-Léon, par Gilles Grall (1996)
  • Saint-Joseph, autrefois Bel-air, par l'abbé Kerné
  • Le Temps des soutanes, par Louis Pouliquen
  • Sant Paol a Leon, Saint-Paul Aurélien, vie et culture, par Bernard Tanguy -Job an Irien- Saik Falhun, Y. P. Castel
  • Châteaux et manoirs du canton de Saint-Pol-de-Léon, J.Y. Le Goff, 1989
  • À l'ombre du Kreisker, par Job de Roincé
  • Circuit des fontaines et lavoirs de St Pol de Léon par Baptiste Menez, 2004
  • Darvoudou brezel va horn bro, 1944, par les Seité
  • Saint-Pol-de-Léon été 1944, de la rafle des résistants au massacre des civils, par Gilles Grall (2010)
  • La Cité de Léon, notice historique : précédée de la légende dorée de Saint Pol Aurélien, L. Kerbiriou, 1947
  • Le Léon de A à Z !, C. Le Menn, P. Meunier, J. Jestin, G. Jaouen, J-P Hirrien, L. Elégoët, M-T Cloître, A. et P. Galliou
  • Histoire de la commune de Saint-Pol-de-Léon durant les Trente Glorieuses (1947-1975), Amélie Borgne, Mémoire de Master 2 Identités, Patrimoines et Histoire, spécialité Dynamiques Identitaires, UBO, Brest, 2014, lire en ligne

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'après le récit des anciens géographes et des savants, il est à croire que la ville était la capitale de tous les cantons des futurs évêchés de Léon, de Tréguier et de Saint-Brieuc.
  2. Le Léon n'est annexé qu'en 530 par le roi de Domnonée de la génération suivante, Deroch. Le conflit de succession entre le souverain de Domnonée et son vassal de Léon a donné le récit légendaire de Conomor qui se termine en 550 par l'Assemblée du Menez Bré et se prolonge par le mariage vers 575 du roi Judwal avec Pritelle, fille du comte de Léon, Ausoche (cf. saint Judicael).
  3. Les datations vers 460, soit une génération après les missions de Germain d'Auxerre, de la première chapelle à l’origine de l’abbaye de Fineterre, et d'une maison baptismale à l'origine de l'église de Ploudalmézeau, laissent supposer que le futur Léon n'a pas été laissé de côté par ces missions. Il est à noter que Palladius est le fils du préfet du prétoire, Exuperantius.
  4. M. de Courcy a cherché a retracer l'enceinte en suivant les rues que parcouraient les paysans lors des fêtes appelées « tour des cheminées » qui partait du parvis et de la place de la cathédrale. M. de Courcy s'appuie en outre sur l'ancien missel de Léon (évêque de Chauvigné).
  5. à l'exception du château de Morlaix qui était la clef du comté de Léon.
  6. « les plus affreux désordes » selon le Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne
  7. privilèges de temps immémorial ne devant appartenir qu'au souverain, certains ayants une grande valeur comme la possession d'un rocher après un naufrage...
  8. Comité de jumelage avec Penarth, dissous en 2011 article du Télégramme
  9. Panorama : « C’est la baie de Naples sans le Vésuve », écrit l'abbé Kerné à la fin en 1891 et décrivait l'endroit comme ceci : « La baie de Morlaix se présente comme un lac de la Suisse qui se joue au milieu des sinuosités du rivage et que fermerait du côté du Nord un immense bloc détaché des Alpes, le Champ de la Rive. »
  10. 30 000 oiseaux environ déclinés en une soixantaine de variétés. La quasi totalité des espèces est protégée. Magazine St Pol avril 2004
  11. Aucun vestige de la chapelle Sainte-Anne en Grève ne subsiste aujourd'hui.
  12. En 1540, l'évêque Mgr de Chavigné fait aménager une batterie divisée en deux guérites avec trois canons en haut du fort pointés au nord et au sud (le mur était aussi haut que celui du château du Taureau, près de Morlaix). Deux canons commandaient la grève et un troisième l'accès au port dirigé vers le chenal de la Penzé.
  13. Vers 1742-1744 le site est réactivé, les parapets et les plate-formes des deux petites batteries sont reconstruites, un nouveau corps de garde voûté est élevé au Champ de la Rive. (mémoire DEA de Franck Ysnel, La défense de la Baie de Morlaix aux 17e et 18e siècles, 1991)
  14. Au sommet, un observatoire était entouré de deux tobrouk de mortiers (en partie détruits). L'organisation Todt (génie civil de l'armée allemande) détruisit la plupart des vestiges de la chapelle et de la ferme. « De Pempoul à Sainte-Anne », Bimestriel de la municipalité, p. 12.
  15. Opération de développement et de structuration du commerce et de l'artisanat

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche cours d'eau sur Sandre
  2. Présentation du PPR-SM des communes de Cléder à Saint-Pol-de-Léon
  3. Cartographie des zones bleues
  4. Minihy de Léon, Géographie physique - Le climat
  5. Données climatiques sur Linternaute.com
  6. http://www.brittany-ferries.fr/traversees/lignes/roscoff-plymouth
  7. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, 1845, p. 867
  8. Wrmonoc, Vita Sancti Pauli Aureliani, Landévennec, 884.
  9. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, 1845, p. 856
  10. Pierre Guivarc'h et Philippe Abjean, St-Pol-de-Léon, Mémoire en images, 1995, p. 35
  11. Pierre Guivarc'h et Philippe Abjean, St-Pol-de-Léon : Mémoire en images, 1995, p. 68
  12. Annuaire de Brest, M. de Courcy, 1841
  13. Sébastien Minguy, Saint-Pol-de-Léon, images du passé, p. 5
  14. a et b Journal L'Ouest-Éclair n°10153 du 15 août 1929, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k657910g/f5.image.r=Plouvien.langFR et Geneanet
  15. Notice Cassini
  16. « Aujourd’hui Saint-Pol est une ville morte mais quel charme mélancolique, quelle impression pénétrante s’en dégage pour l’archéologue et le poète » (Grand dictionnaire universel du XIXe siècle de Larousse)
  17. La France illustrée : géographie, histoire, administration statistique par Eugène Boutmy
  18. Sébastien Minguy, Saint-Pol-de-Léon, images du passé, p. 19
  19. Noëlle Hamon, mémoire de Diplôme d’Études Supérieures de Géographie, 1941
  20. Pierre Guivarc'h et Philippe Abjean, St-Pol-de-Léon : Mémoire en Images, 1995, p. 46
  21. « Compte-rendu et procès verbaux », Association bretonne, Classe d'agriculture, Saint-Brieuc, 1901, et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f91.image.r=Ploudaniel.langFR lire en ligne
  22. La Dépêche de Brest, août 1914
  23. a et b « Première Guerre mondiale : Saint-Pol a ses lieux de souvenirs », Magazine de la municipalité n°51, novembre-décembre 2010, p. 11
  24. « Quand Saint-Pol possédait une base d’hydravions…, Magazine Saint-Pol de Léon ...notre ville, sept-oct 2005, p. 2
  25. De 1920 à 1944. La croissance de l’entre-deux-guerres, 100 ans du Crédit Agricole, Finistère, 22 mars 2007, supplément Le Télégramme
  26. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29259&dpt=29&idsource=47715&table=bp07
  27. Né le 28 avril 1908 à Plouescat
  28. Né le 27 novembre 1897 à Morlaix
  29. Né le 17 janvier 1910 à Saint-Pol-de-Léon, médecin, Croix de guerre 1939-1945 avec palmes, médaille de la Résistance, chevalier de la légion d'honneur à titre posthume
  30. Directeur de l'école publique de Saint-Pol-de-Léon
  31. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/fusilles/fusilles-29.htm
  32. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/stpoldeleon/stpoldeleon/reseau-de-resistants-hommage-a-la-cathedrale-05-07-2009-455937.php
  33. Gilles Grall, "Saint-Pol-de-Léon, été 1944, De la rafle des résistants au massacre des civils", voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/livres/st-pol-de-leon.htm ; Éric Rondel, "Crimes nazis en Bretagne (septembre 1941 - août 1944)", Astoure éditions, 2012, [ISBN 978-2-36428-032-8], pages 232-251 et Julian Jackson, La France sous l’Occupation, 1940-1944, Paris, Flammarion, 2004, (1re édition : 2001), (ISBN 978-2-0813-0809-1), p. 674.
  34. Depuis 1959, les fêtes folkloriques du Léon, magazine municipal n° 66, juillet-août 2013, p. 3
  35. Bulletin municipal. « Fouilles archéologiques ». « Qu’a t-on trouvé en centre-ville ? », « Une activité humaine immémoriale ! »
  36. Magazine St Pol : « Le couvent des Carmes était l’un des plus beaux du royaume… »
  37. Travaux du centre-ville Prix de l'Art urbain 2006
  38. a et b centre aquatique Léonard
  39. Cités d'art, villes historiques de Bretagne
  40. Lucien Th. Lécureux, Saint-Pol-de-Léon, La Cathedrale, Le Kreisker, Paris, H. Laurens, coll. « Petites Monographies des Grands Edifices de la France », 1910, 96 p., p. 9
  41. Pierre Guivarc'h et Philippe Abjean, St-Pol-de-Léon : Mémoire en images, 1995, p.83
  42. a et b Saint-Pol… notre ville, janvier 2008, « Prat-Cuic en 1580, la petite école dans la prairie », p. 2
  43. a et b Magazine St Pol, 2006, « Toutes ces chapelles qui ont disparu du paysage… »
  44. Bulletin d'infos Saint-Pol, 2011, pp. 10-11, « Croix et calvaires : il en reste 14 à Saint-Pol ! »
  45. Site de l'association La Prébendale
  46. « Architecture civile et religieuse », sur le Site officiel de Saint-Pol-de-Léon
  47. Plaque signalétique n°8 réalisée en 2012 pour ce monument historique
  48. Le Télégramme « Saint-Roch. Un nouveau parc paysager »
  49. Pierre Guivarc'h et Philippe Abjean, St-Pol-de-Léon, Mémoire en images, 1995, p. 88
  50. « Château de Kersalou », Site Rêves de Mer
  51. Magazine St Pol, 2006, « Kéroulas »
  52. a et b Magazine St Pol, 2007, p. 2, « Kermorus est-il le « manoir de la mer rouge » ? »
  53. Bulletin d'information, 2009, « Ils bâtissent de leurs mains un manoir du XVIe siècle ! »
  54. Magazine de Saint-Pol, 2007, p. 2, « Monument aux morts »
  55. Monument aux morts Label Patrimoine du XXe siècle
  56. Magazine St Pol, mai-juin 2004. « Il fallut 43 chevaux et un mois pour la traîner depuis Cléder l’étonnante tribulation de la vasque du Kreisker ! »
  57. a et b Saint-Pol votre ville, 2008, « Le plus beau panorama du Léon »
  58. Sébastien Minguy, Saint-Pol-de-Léon, images du passé, p. 80
  59. a et b Sébastien Minguy, Saint-Pol-de-Léon, images du passé, p. 86
  60. « Sainte-Anne », Histoire de l’évêché de Léon, ecclésiastique
  61. Site officiel de Saint-Pol-de-Léon
  62. Pierre Guivarc'h et Philippe Abjean, St-Pol-de-Léon, Mémoire en images, 1995, p. 10
  63. Élaboration du Plan local d’urbanisme
  64. L’histoire du Minihy du Léon
  65. Saint-Pol ma ville, 2009, « Fermes de Guébriant. Elles ont révolutionné l’habitat rural au XIXe siècle ! »
  66. « Kersaudy, Une très longue histoire », Magazine St Pol, 2007
  67. Saint-Pol… notre ville, mars 2008, « Logements place de l’Évêché et route de Mespaul », p. 6
  68. Bulletin municipal, Bulletin municipal, « Hameau de Kervarqueu. Bientôt une centaine d'habitations ! »
  69. T.S.T
  70. Cinéma Majestic
  71. Site de la médiathèque municipale
  72. L'amphithéâtre du Kerisnel sur lekerisnel.com
  73. Le Télégramme, « Espace socioculturel. Le projet de l'espace socioculturel dévoilé », 29 mai 2012
  74. Pierre Guivarc'h et Philippe Abjean, St-Pol-de-Léon : Mémoire en images, 1995, p. 48
  75. Magazine de Saint-Pol, « Quand la place de l’évêché était le jardin des comtes-évêques »
  76. Jardin de plantes anticancéreuses
  77. Magazine de St Pol, 2009, « Saint-Pol a compté près de 200 jardins ouvriers ! », pp. 2-3
  78. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  79. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  80. « Évolution et structure de la population à Saint-Pol-de-Léon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  81. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  82. Site du collège Jacques Prévert
  83. Site du lycée Le Kreisker
  84. ISFFEL, Site officiel
  85. a et b Centre d'Éducation Musicale et Artistique
  86. Site de l'école Diwan Bro Kastell-Paol
  87. Complexe sportif des Carmes
  88. Centre nautique
  89. Site officiel du SLK
  90. Le Télégramme « Bien vieillir, vivre ensemble. Saint-Pol décroche le label », 22 septembre 2011
  91. Label Famille Plus pour St Pol
  92. Festival Kastell Paol
  93. Fête de la mer.
  94. Site du Festival Kastell Lys
  95. Au Fil de Lau
  96. Chorale Si On Chantait
  97. Fanfare La Saint-Politaine
  98. Livres in Room, site de la librairie-papeterie
  99. Jean Balcou (sous la direction d'Yves Le Gallo), Histoire littéraire et culturelle de la Bretagne (3 volumes), 1987, Paris-Genève, Champion-Slatkine, article de Léon Fleuriot, volume 1, p. 133
  100. http://www.mbaq.fr/musee-collections/peinture-bretonne/oeuvre/o/vue-de-saint-pol-de-leon/
  101. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  102. Magazine, Archives des publications du service communication de la mairie
  103. Auberge de la Pomme d'Api, site du Guide Michelin
  104. Auberge de la Pomme d'Api sur gaultmillau.fr
  105. De l’anonymat à la célébrité (1955-1960), sur histoiredunmouvement.com par E.Leclerc
  106. SICA en chiffres
  107. « Kervent et Kerranou », St Pol Magazine 2005
  108. Site de David Le Deunff
  109. Le Télégramme, « Hocus Pocus. Du Léon à l'Olympia »
  110. « La Saint-Politaine Carole Bianic, héroïne de «Cherif» », sur letelegramme.fr (consulté le 9 novembre 2013)
  111. Tombe de Salah sur topic-topos.com

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :