Gaston Barré

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Gaston Barré

Description de cette image, également commentée ci-après

Gaston Barré

Naissance 25 juin 1864
Cholet, Drapeau de la France France
Décès 1944
Nationalité Française
Profession Industriel
Activité principale Automobiles Barré
Conjoint
Léonie Loizeau
Descendants
Maxime Barré
L'emblème
Un automobile Barré de 1900
Un automobile Barré de 1912

Gaston Barré, né à Cholet le 25 juin 1864 et décédé en 1944, est un industriel, réparateur et fabricant de vélos; il fut un pionnier de l'automobile.

Biographie[modifier | modifier le code]

Installé vers 1888 à Parthenay où il exerçait sa profession d'arquebusier, Gaston Barré s'établit à Niort en 1894 comme « loueur et fabricant de cycles » dans son atelier de cycles rue Ricard. Il dépose plusieurs brevets pour différents modèles. À la tête d'une fortune qui s'élève à un million et demi de francs et doté d'un sens particulièrement aigu du commerce, il est persuadé que l'avenir est à l'automobile. Il se lance dans l'assemblage de véhicules à moteur dans ses nouveaux ateliers, 11 avenue de la République, puis ultérieurement rue Tartifume et rue de la Boule-d'Or. Il fonde également sa propre auto-école pour proposer à tout acheteur de lui apprendre à conduire et l'un des premiers services après-vente de France.

Après une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1900 pour sa voiturette, Gaston Barré présente en 1904 un modèle baptisé « Tonneau » au Salon de l'auto à Paris. Entretemps un riche propriétaire terrien de la région lui offre un million cinq cent mille francs afin qu'il développe son affaire, c'est grâce à cet investissement qu'il transfère ses activités dans les nouveaux ateliers de l'avenue de la République.

Peu avant guerre, Gaston Barré aussi un magasin de vente 212 bis boulevard Péreire à Paris où il transfère son siège social... qui reviendra rue Langlois à Niort après la guerre.

Limousines grand luxe, cabriolets ou premiers véhicules utilitaires à moteurs, les voitures Barré acquièrent rapidement la réputation de véhicules d'endurance, de robustesse et fiabilité. Ses voitures remportent plusieurs succès dans le tout nouveau Tour de France automobile avant la première guerre mondiale, avec notamment les trois premières places en 1912. Les automobiles Barré se vendent non seulement en France, mais aussi à l'étranger.

Durant la première guerre mondiale l'usine devra se reconvertir dans la production d'obus et de camions militaires. Les commandes de l'armée pendant le conflit vont rapporter énormément d'argent à Gaston Barré.

En 1920, Gaston Barré s'associe avec Maxime Barré, son fils, et l'entreprise emploie jusqu'à 250 ouvriers dans les années 1920 produisant un véhicule par jour.

Mais Gaston Barré rate la révolution de la production de masse initiée par Ford en continuant à produire des automobiles sur mesure et à la commande. Contraint par les premières difficultés financières Gaston Barré s'associe avec M. Lamberthon, l'un de ses actionnaires, l'usine «Barré & Lamberthon, Successeurs» est transférée 12 rue Tartifume.

Gaston Barré mène grande vie, entre son château du Loiret, une résidence à Monaco et des infidélités conjugales multiples. Suite au retrait de l'affaire de M. Lamberthon en 1926, Gaston Barré tente de vendre en 1927 puis abandonne la direction de la désormais «Société Anonyme des Automobiles Barré» à son fils Maxime peu apprécié des ouvriers.

Après la crise de 1929 le déclin est irrémédiable et la société des "Automobiles G.Barré" est liquidée le 1er mai 1933.

Le lycée professionnel Gaston Barré, à Niort, spécialisé en carrosserie, métiers de l’automobile et de logistique porte son nom[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]