Gascon

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gascon (homonymie) et Aquitain (homonymie).
Gascon
gascon
Pays France, Espagne
Région Sud-ouest de la France, Val d'Aran en Espagne
Typologie SVO syllabique
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle Catalogne (Espagne) pour l’aranais
Codes de langue
ISO 639-1 oc[1]
ISO 639-2 oci[1]
ISO 639-3 [1] oci[1]
IETF oc[1]

Le gascon est généralement considéré comme la variété de l'occitan propre au « triangle dit aquitain »[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12]. Sa genèse[13] et les caractéristiques de son système vocalique et consonantique ainsi que celles de sa morphologie verbale[14], le font parfois considérer comme une langue spécifique[15],[16],[17],[2],[18],[19],[20].

Ses particularités phonologiques par rapport à l'ensemble du domaine occitano-roman s'expliquent par un substrat protobasque[21],[22].

Le terme « gascon » a aussi servi à désigner l'ensemble de l'occitan au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle[23],[24],[25].

Le gascon a parfois été appelé aquitain[26],[27]. La Gascogne n'existant plus comme une entité politique ou administrative depuis le XIe siècle, on la définit parfois de nos jours comme la région où l'on parle le gascon[28], cette terminologie est donc une auto-référence, elle s'impose lorsqu'on doit parler d'une entité linguistique dont les limites sont souvent progressives ou imbriquées, contrairement aux entités territoriales, comme le Béarn ici, dont les limites sont attestées par l'histoire. Comme on le verra, le « béarnais » en tant que langue, contient presque toutes les nuances du gascon comme le montreront les isoglosses ci-après.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Les mots gascon et basque ont la même origine étymologique : l'ethnonyme vascon /uaskon/, dont l'initiale a subi des évolutions diverses suivant le contexte. Gascon est une adaptation aquitano-romaine qu'on attribue parfois à une prononciation germanique (peut-être wisigothique), bien que les divergences entre /v/, /w/ et /b/ puissent s'expliquer dans le cadre phonologique aquitain.[pas clair]

Extension[modifier | modifier le code]

Les linguistes Gerhard Rohlfs[29] et Joan Coromines[30] désignent par gascon l'ensemble des parlers occitans entre la Garonne et les Pyrénées qui connaissent le passage du f latin au h. La frontière du gascon, lorsqu'elle correspond à celle de la langue d’oc et de la langue d’oïl, a été décrite par Tourtoulon et Bringuier[31], Jules Ronjat[32], Pierre Bec[33] ou François Fontan[34]. Celle avec le languedocien a été abordée localement par Pierre Bec[35] et approximativement[36] par Philippe Lartigue[37]. Toutefois, le travail le plus précis - relevé de toutes les communes-frontière avec le languedocien et le basque - a été effectué par E. Bourciez.

France[modifier | modifier le code]

Panneau trilingue à Bayonne : en français, basque, et occitan gascon (« Mayretat », « Sindicat d'initiatibe »)

Départements dans la zone d'extension du gascon, en totalité : Gers[38], Hautes-Pyrénées (Bigorre)[39] et Landes[40].

En partie :

Espagne[modifier | modifier le code]

Cartographie[modifier | modifier le code]

Classification[modifier | modifier le code]

Un dialecte ou une langue spécifique ?[modifier | modifier le code]

Entrée gascoun dans le dictionnaire de Lespy

Le gascon est généralement considéré comme un dialecte de l'occitan[6],[9],[10],[7],[8]. Pour Ronjat, qui le nomme aquitain, il constitue même le seul dialecte clairement différencié, les limites entre les autres dialectes restant floues[49]. Pour Rohlfs, à cause de ses spécificités mêmes, il constitue une langue à mettre sur le même plan que le catalan. Les travaux récents de Jean-Pierre Chambon et Yan Greub montrent que l’individuation du protogascon était entièrement acquise en 600 au plus tard ; à la date où les traits définitoires de l'idiome sont fixés, le reste du domaine occitan ne présentait qu'une seule innovation (groupes -TR-, -DR- > -air)[50].

La plupart des mouvements culturels gascons actuels revendiquent leur appartenance à l'ensemble occitan. C'est le cas des sections locales de l'Institut d'études occitanes et du Félibrige, ainsi que de l'association Per Noste. Ainsi, le grand poète gascon Bernard Manciet déclarait : « Je suis occitan et mon dialecte est le gascon negre car je suis des Landes ». En revanche, une association, l’Institut béarnais et gascon, milite pour la reconnaissance du gascon comme une langue indépendante[51], en fait, leurs critères discriminants sont basés sur des conventions de graphie récemment mis en place par eux-mêmes, et non encore stabilisés[52].

Les pouvoirs publics et les institutions (Conseil général d'Aran, Ministère de l'Éducation nationale, Délégation générale à la langue française et aux langues de France, conseils régionaux d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, conseils généraux des départements français du domaine linguistique gascon) considèrent le gascon comme dialecte de l'occitan.

Spécificités[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne la phonétique, on explique en partie les traits spécifiques du gascon par le substrat de l'aquitanien[53], une langue proto-basque, parlée en Aquitanie antique ou Aquitaine préromaine.

Toutefois, l'évolution phonétique des emprunts latins dans l'histoire du basque semble indiquer que la plupart des évolutions qui marquent le passage du proto-basque au basque ont eu lieu alors que le domaine actuel du gascon était déjà romanisé depuis des siècles. Ces évolutions auraient pu alors avoir lieu en même temps en basque et en gascon[54].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le proto-gascon serait apparu au VIe siècle[55], c'est-à-dire avant que l'occitan soit lui-même constitué. Au milieu du XIIe siècle, le premier échantillon d'une strophe troubadouresque entièrement en gascon est écrit par Raimbaut de Vaqueiras dans le « Descort » [56] soit trois siècles avant la floraison littéraire du gascon[57]. Il a été désigné du nom de gascon dans son domaine linguistique depuis au moins 1313 et l'usage de ce nom ne cessa jamais jusqu'à nos jours. L'école littéraire toulousaine du Gay Saber le considérait dans sa grammaire appelée Las Leys d'Amors (rédigée avant 1341, version finale en 1356) comme une langue « étrange » ou « étrangère » à la langue « romane » utilisée dans les concours de poésie à Toulouse[58].

À partir du XVIe siècle, le français commença à s'imposer dans de nouveaux domaines, de la philosophie aux sciences, tandis que le gascon demeurait la langue du peuple. Le français fut imposé à tout le territoire, et le gascon ne se transmet en général plus naturellement depuis au moins deux générations. L'UNESCO le classe en danger dans son Atlas des langues menacées[59].

Statut[modifier | modifier le code]

En France, le gascon, à l'instar de l'ensemble des dialectes occitans, ne dispose d'aucun statut officiel. Il est inclus dans l'occitan qui devient langue d'enseignement facultatif au titre de la loi Deixonne, puis individualisé dans le cadre de l'appellation plus consensuelle d'occitan-langue d'oc sous le nom d'occitan-langue d'oc gascon[60].

En Espagne, dans la communauté autonome de Catalogne, la loi sur le régime spécial du Val d'Aran du 13 juillet 1990 fait de l'occitan aranais la troisième langue officielle du Val d'Aran : « L'aranais, variété de la langue occitane propre au val d'Aran, est officiel dans le val d'Aran »[61]. Depuis le 9 août 2006[62], le nouveau statut d'autonomie de la Catalogne fait de l'occitan la troisième langue coofficielle de la communauté autonome, ainsi que la cinquième langue constitutionnelle de l'Espagne. Ce statut est confirmé en septembre 2010 par l'adoption, par le parlement de Catalogne, de la loi de l'aranais, occitan en Val d'Aran, qui réaffirme l'officialité de l'occitan dans l'ensemble de la communauté autonome.

Géographie linguistique[modifier | modifier le code]

Variétés du gascon[modifier | modifier le code]

Le gascon est divisé en trois variantes ou sous-dialectes[63]:

Le béarnais, langue officielle lorsque le Béarn était un État indépendant, ne correspond pas à un parler unifié : les trois formes de gascon sont parlées en Béarn (au sud, le gascon pyrénéen, au centre et à l'est, le gascon oriental; au nord-ouest, le gascon occidental).

Différences entre les variétés du gascon
maritime béarnais bigourdan aranais commingois

et couseranais

gascon intérieur bazadais et grand-landais bordelais
phrase affirmative:
Il y va
Que i va. Que i va. Que i va. I va. Que i va. Que i va. (Qu’) i va. I va.
négation:
il ne l’écoutait pas
ne l’escotava pas non / ne l’escotava pas non / ne l’escotava pas non la escotaua non l’escotava cap ne l’escotava pas (ne) l’escotèva pas l'escotava pas
formation du pluriel:
les jeunes hommes - les jeunes filles
los gojats - las gojatas eths / los gojats - eras / las gojatas eths / los gojats - eras / las gojatas es gojats - es gojates eths gojats - eras gojatas los gojats - las gojatas los gojats - las gojatas los gojats - las dònas/gojas

La classification d'Achille Luchaire[64], historien et philologue du XIXe siècle, reprend la division départementale et provinciale. Elle est considérée comme dépassée[63] :

Dialectologie: quelques isoglosses[modifier | modifier le code]

Isoglosas gascón-oc (principales ciudades).svg

La réalité linguistique fine du gascon, comme de tout l'espace roman traditionnel, forme un espace linguistique complexe, différencié intérieurement par un grand nombre d'isoglosses qui s'entrecroisent.

La carte ci-contre[65] rassemble ainsi 11 isoglosses significatives de l'espace gascon. Chaque définition donnée dans le tableau ci-dessous correspond à une innovation linguistique ayant affecté les variétés parlées au sud de la ligne correspondante.

1 -ll- > -r- entre voyelles (anhèra ‘agnelle’ < lat. agnella)
-ll- > -th en fin de mot (anhèth ‘agneau’ < lat. agnellum)
2 f > h (haria ‘farine’ < lat. farina)
3 r- > arr- (arren ‘rien’ < lat. rem)
4 amuïssement de –n- entre voyelles (lua ‘lune’ < lat. luna)
5 -nd- > -n- (tóner ‘tondre’ < lat. tondere)
6 métathèse: praube ‘pauvre’ < lat. pauperum
7 Syntaxe: utilisation du “que énonciatif” en énoncé assertif (ex. que bieni ‘je viens’)
8 Syntaxe: type quan lo men hilh sia gran, fr. ‘quand mon fils sera grand’
(subjonctif en subordonnée temporelle à valeur future)
9 Articles définis eth < lat. illum, era < lat. illa
10 Lexique: maishèra ’joue’
11 Lexique: tósabreuvoir’ (cf. castillan troza)

Graphie[modifier | modifier le code]

Les écrivains en gascon ont utilisé au XXe siècle essentiellement deux systèmes graphiques :

  • la graphie de l’Escole Gastou Fèbus (ou fébusienne), inspirée de la graphie mistralienne ; elle s'en distingue en parliculier par l'emploi de quelques graphèmes spécifiques ; ainsi « lh » - « trabalha » e « familho » en fébusien équivalent au provençal mistrallien « travaia » e « famiho ») et « oû ».
  • la graphie dite classique, prônée par l'Institut d'études occitanes

Cette dernière graphie est aujourd'hui employée presque exclusivement dans l'enseignement (Calandreta), l'édition et la presse, notamment dans l'hebdomadaire La Setmana.

Quelques mots gascons[modifier | modifier le code]

français gascon Prononciation
terre tèrra [ˈtɛrrɔ] / [tɛrrə]
ciel cèu [sɛw]
eau aiga [ˈajɣɔ] / ['ajɣə]
feu huec/huc [hwek] / [hyk] / [hœk]
homme òmi/òme [ˈɔmi] / ['ɔmə]
femme hemna ['hennɔ] / [ˈhemnə] / ['hœmnə]
manger minjar [minˈd͡ʒa] / [min'ʒa] / [min'dja]
boire béver/búver/beure/buure [ˈbeβə] / ['bewə] / ['bywə] / ['bewrə] / ['bywrə]
jouer jogar [ju'ɣa] / [ʒu'ɣa]
grand gran [ˈɡran]
petit petit [peˈtit] / [pœ'tit]
nuit nueit/neit/nuit/net [nwejt] / [nejt] / [nœjt] / [nyjt] / [net]
jour dia/jorn [ˈdijɔ] / ['dijə] / [jur] / [jurn]

Les points de la boussole en occitan bearnais sont déterminées par deux facteurs. L'axe de montagne - plaine et l'orientation de la maison : le nord est devath (dessous , sous ) ou capvath (vers la vallée ) : le sud est Dessús (dessus, sur ) ou Capsús (vers la montagne ) : l'est est davant (en face) ou l'endavant ou cap abans ou davant (en face ou devant la maison - cap signifie « tête » ou « vers ») : l'ouest est darrèr (derrière) ou lo darrer ou caparrèr ou cap darrèr (vers l'arrière) . D'autres termes pour l'est et l'ouest sont só lhevant ou au lhevant (lever du soleil ) et só colc ou au só darrer (coucher du soleil) respectivement.

Apports au français[modifier | modifier le code]

La langue française désigne souvent le gascon comme typé, truculent, sonore, propre à produire des « gasconnades », même au prix d'inexactitudes ou approximations. Savinien Cyrano de Bergerac n'était pas gascon car Bergerac désigne dans son cas, le nom d'un domaine près de Paris et acquis par sa famille, et cela même si beaucoup de mousquetaires en venaient, comme le véritable d'Artagnan.

Le français a bénéficié de nombreux apports de l'occitan, et parmi ceux-ci on peut distinguer des mots spécifiquement gascons.[réf. nécessaire]

  • alios, terme géologique international désignant une roche[66].
  • béret, mot du Béarn, berret, du latin birrum[67].
  • boulbène terme de pédologie, terre arable[68].
  • cadet de capdèth, chef, a supplanté puîné, celui qui devait quitter la maison[69].
  • caddy / caddie, de capdèth, jeune Béarnais, par l'intermédiaire de l'anglais[70].
  • cagot, de cagòt, crotte, cf. Cagots[71].
  • capulet ex. « la Dame au Capulet », la Vénus de Brassempouy[72].
  • cargaison, du verbe cargar ou carcar, charger, cargueson en ancien gascon[73].
  • cèpe, champignon, à partir du latin cippus, pieu, tige[74].
  • gabare ou gabarre, bateau, d'origine basque[75] ; à distinguer de gabarra, ajonc.
  • gave, torrent[76], mot employé par Froissart au XIVe siècle.
  • hors, dehors, substitués au français fors.
  • mascaret à l'origine, robe de bœuf tachetée[77].
  • pibale, larve d'anguille[78].
  • rabiot, nom des œufs de poisson que s'attribuaient les pêcheurs (dim. de raba, rave)[79].
  • Ainsi que des termes culinaires :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d code générique
  2. a et b « Variété propre au 'triangle aquitain', Pyrénées-Garonne-Océan, avec une extension au SE où la limite court à l'E de la Garonne jusqu'au col de Port, englobant le Couserans ariégeois, le gascon constitue un ensemble très original de parlers qui au cours des siècles s'est rapproché du modèle languedocien alors qu'aux origines on perçoit une spécificité suffisante pour que les Leys d'Amors le qualifient encore au XIVe siècle de “lengatge estranh”. Ses caractéristiques, qui le lient étroitement, au niveau phonétique tout au moins, à l'ibéro-roman (essentiellement castillan), couvrent dans leur majorité le domaine tout entier ; mais cette personnalité se détache tout aussi nettement en matière de morphologie verbale. » Jacques Allières, Manuel de linguistique romane, Honoré Champion, Paris, 2001, p. 230, § 3.3.1.4
  3. Peu de sujets linguistiques soulèvent autant de débats venimeux que la question langue/dialecte, surtout lorsqu’il s’agit d’une langue menacée de disparition. On investit des ressources et des efforts considérables dans des luttes d’où personne ne sort vainqueur, car, pout être précis, aucune solution scientifique définitive à ce problème n’est possible. La notion de «langue» qui règne dans ces débats n’est pas un concept scientifique, et on trouve facilement des cas de par le monde où un parler a abandonné son statut de « dialecte de langue X » pour accéder à un état de langue autonome à la suite d’évolutions politiques ou sociales particulières. Nous sommes confrontés à un problème de politique linguistique et non pas de linguistique pure : voir Chambers et Trudgill (1998)., in Thomas Field, Le statut linguistique du gascon, Le Corpus Linguistique de l'Ancien Gascon (archivé)
  4. Thomas Field, "Présent et passé de la langue de Gascogne" in Guy Latry, ed. La Voix occitane : Actes du VIIIe Congrès de l'Association Internationale d’Études Occitanes, 2.745-775. Pessac, Presses de l’université de Bordeaux, 2009. [lire en ligne]
  5. P. Bec, La langue occitane, Que sais-je, PUF 1995, p. 44.
  6. a et b La langue se divise en trois grandes aires dialectales : le nord-occitan (limousin, auvergnat, vivaro-alpin), l'occitan moyen, qui est le plus proche de la langue médiévale (languedocien et provençal au sens restreint), et le gascon (à l'ouest de la Garonne). in Encyclopédie Larousse
  7. a et b On distingue plusieurs aires dialectales au sein même de l'occitan. À l'ouest, au sud de la Garonne, le dialecte gascon se démarque très nettement dans le traitement phonétique (par exemple, évolution du f latin en h : filia > hilia), comme dans la grammaire (imparfait de l'indicatif original, particule qu'en renforcement du sujet, etc.). in Encarta
  8. a et b (en) Max Wheeler, « Occitan », in Martin Harris, Nigel Vincent, The Romance Languages, Routledge, 1997 Aperçu en ligne
  9. a et b « Gascon, a Romance dialect of southwestern France, is usually classified as a dialect of Occitan », The New Encyclopaedia Britannica, vol. 8, p. 860
  10. Sur la délimitation du domaine gascon par rapport aux autres dialectes d'oc, Achille Luchaire indique : « La limite du domaine, facile à tracer du côté de l'Espagne et de la région basque, est nécessairement moins (p. 196) saisissable du côté des dialectes languedocien et limousin avec lesquels le gascon se confond, sur sa frontière extrême, par des nuances peu sensibles. » Achille Luchaire, Études sur les idiomes pyrénéens des régions françaises, chapitre V : « la langue gasconne », p. 195-196.
  11. Article « Gascon » rédigé par Peter V. Davies, Encyclopedia of the Languages of Europe, éd. Glanville Price, Oxford, 1998, p. 190-191
  12. Jean-Pierre Chambon & Yan Greub, « Note sur l'âge du (proto)gascon », Revue de linguistique romane no 66, 2002, p. 473-495
  13. Jacques Allières, Les scriptae occitanes V. Gascogne, Béarn, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1995.
  14. Achille Luchaire, Étude sur les idiomes pyrénéens de la région française, 1879, p. 193. : « Si, à l’exemple de l’un de nos meilleurs romanistes, M. Chabaneau, nous qualifions le gascon de langue, ce n’est pas que nous méconnaissions le lien qui le rattache à la langue d’oc ; c’est en raison du grand nombre de caractères originaux qui lui font une place tout à fait à part parmi nos dialectes du Midi. »
  15. Édouard Bourciez, La langue gasconne, La Revue méridionale, t. III, no 6, 15 décembre 1922, p. 477. — « […]. Si nous donnons au gascon ce nom de « langue » qui lui a souvent été dénié, c’est que, tout en se rattachant de près à la langue d’oc parlée dans la moitié méridionale de l’ancienne Gaule, il s’en est cependant séparé par des caractères originaux et distinctifs. »
  16. Gerhard Rohlfs, Le gascon: Études de philologie pyrénéenne, Tübingen; Pau, Verlag Max Niemeyer; Marrimpouey Jeune, coll. « Beihefte zur Zeitschrift für romanische Philologie »,‎ 1er janvier 1977 (1re éd. 1935), 252 p. (ISBN 9783484520257 et 3484520256, OCLC 3345494, lire en ligne), p. 1. — « Si l’on s’est habitué à considérer le catalan comme une langue à part, il faudra, certes, rendre le même honneur au gascon. »
  17. Pierre Bec, Manuel pratique d’occitan moderne, 1973, p. 26. : Le gascon, « une langue très proche [de l’occitan], certes, mais spécifique (et ce dès les origines), au moins autant que le catalan. »
  18. http://www.unesco.org/culture/languages-atlas/fr/atlasmap.html the original ISO code [gsc] for Gascon has been retired on false grounds, mais les false grounds ne sont pas documentés
  19. Certains citent aussi Jean-Pierre Chambon et Greub, Y., "Note sur l’âge du proto-gascon", Revue de linguistique romane, juillet-août 2003, p. 477-493, mais Chambon précise qu'ensuite le protogascon a convergé vers l'occitan
  20. Jacques Allières, Les Basques, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? »,‎ mars 2003 (1re éd. 1997), 127 p. (ISBN 213053144X et 9782130531449, OCLC 77097933)
  21. Pierre Bec, La Langue occitane (PUF, Que sais-je ? no 1059, 128 pages (1963, 5e édition 1986, 6e édition corrigée janvier 1995, épuisé), (ISBN 2-13-039639-9)
  22. Alain Viaut cite le dictionnaire languedocien de l'Abbé de Sauvages (1785) : D'où il résulte que non seulement le provençal, mais tous les idiomes gascons des provinces méridionales sont du ressort de notre dictionnaire. Alain Viaut, « Pratiques et représentations de l'occitan en Aquitaine », in Variable territoriale et promotion des langues minoritaires, MSHA, 2007, p. 146 [lire en ligne]
  23. Le célèbre imposteur George Psalmanazar, originaire de la basse vallée du Rhône est décrit comme parlant français « avec un fort accent gascon » par Charles-Athanase Walckenaer, Vies de plusieurs personnages célèbres : des temps anciens et modernes, Laon, 1830, [lire en ligne]
  24. Jasmin se dit poète gascon, mais toute sa production est en languedocien.
  25. F. Mistral, dans l'article « dialeite » du Trésor du Félibrige (Lou tresor dou Felibrige), distingue même le gascon et l'aquitain.
  26. J. Ronjat utilise la dénomination aquitain. cf. J. Ronjat, Grammaire historique des parlers provençaux modernes, Montpellier 1930-1941
  27. Encyclopédie Larousse : Le mot « Gascogne » ne s'applique qu'à l'aire des parlers gascons.
  28. Gerhard Rohlfs, Le gascon: Études de philologie pyrénéenne, Tübingen; Pau, Verlag Max Niemeyer; Marrimpouey Jeune, coll. « Beihefte zur Zeitschrift für romanische Philologie »,‎ 1er janvier 1977 (1re éd. 1935), 252 p. (ISBN 9783484520257 et 3484520256, OCLC 3345494, lire en ligne)
  29. Joan Coromines, El parlar de la Vall d'Aran. Gramàtica, diccionari i estudis lexicals sobre el gascó, 1990.
  30. Charles de Tourtoulon Octavien Bringuier, Étude sur la limite géographique de la langue d’oc et de la langue d’oïl (avec une carte), Paris, 1876, Imprimerie Nationale [lire en ligne] - rééd. 2004, Masseret-Meuzac : Institut d’Estudis Occitans de Lemosin/Lo Chamin de Sent Jaume
  31. Jules Ronjat (1930-1941) Grammaire istorique [sic] des parlers provençaux modernes, 4 vol. [rééd. 1980, Marseille : Laffitte Reprints, 2 vol.]
  32. Pierre Bec, La langue occitane, 1995, coll. Que sais-je ? no 1059, Paris, Presses universitaires de France [1re éd.1963]
  33. François Fontan, La nation occitane, ses frontières, ses régions 1969, rééd. de 2002 en ligne n° spécial de Lo Lugarn
  34. Pour l'est de la limite : Les Interférences linguistiques entre gascon et languedocien dans les parlers du Comminges et du Couserans: Essai d'aréologie systématique, PUF, 1968
  35. La limite donne les cantons et/ou les communes, contrairement par exemple à Tourtoulon et Bringuier qui précisent la limite à l'intérieur des communes
  36. Philippe Lartigue, Le vocalisme du gascon maritime, D.E.A. de Sciences du Langage, Université de Toulouse-Le Mirail, juin 2004
  37. Carte des communes du Gers en occitan gascon sur le site du Conseil général
  38. Mission Culture occitane du conseil général
  39. Présentation de la semaine gasconne sur un magazine du conseil général
  40. L'action culturelle du conseil général
  41. J'aurai le plaisir tout à l'heure de vous offrir le dictionnaire toponymique de la Gironde qui révèle les racines occitanes de nombreux noms et patronymes liés à l'histoire de notre département., discours du président du conseil général Philippe Madrelle le 20 mai 2009 En ligne
  42. Présentation de la langue béarnaise/gasconne/occitane sur le site du conseil général
  43. Page du conseil général sur l'Occitanie
  44. Page du conseil général sur la Défense et promotion de la Langue et de la Culture Occitanes
  45. Site du Conseil général d'Aran, organe de gouvernement local, en occitan aranais
  46. Henri Gavel, Note sur d'anciennes colonies gasconnes au Pays basque, cité sur le site Xarnege.com
  47. Georges Lacombe, Les Gascons de Pasajes, en ligne
  48. Jules Ronjat, Grammaire istorique [sic] des parlers provençaux modernes, tome IV, Montpellier, Société d'études romanes, 1941
  49. Katarzyna Wójtowicz, "La situation de l’aranais par rapport à l’occitan de France", RomanicaCracoviensia, 2010/10
  50. Institut béarnais et gascon. Voir par exemple l'article de J. Lafitte et G. Pépin, « Les domaines d'oc, si et oïl, selon Dante », en ligne, qui entend prouver que le gascon ne fait pas partie de la langue d'oc et qui affirme : « Et plus encore, Internet conditionne l'opinion mondiale avec Wikipédia, l'“Encyclopédie libre” »
  51. Exemple, le son [ʃ] écrit -ch selon Simin Palay, -ix ou -sch selon les ouvrages plus récents.
  52. Philippe Lartigue, « Origine et limites de la langue gasconne », sur le site du Conservatoire du Patrimoine de Gascogne (consulté le 25 juin 2011) : « La phonétique, le lexique et parfois même la syntaxe propres au gascon possèdent un fort substrat vasco-aquitain […] »
  53. Par exemple en ce qui concerne la chute du n intervocalique (latin lunam > gascon lua (lune) : « Las denominaciones romances de los pueblos vascos presentan hoy, por lo general, la forma vasca arcaica, la más conservadora. La razón se debe a que romance y vascuence han evolucionado de diferente forma. En efecto, en su evolución, en castellano no ha caído la -n- intervocálica latina, a diferencia del euskera, gascón, gallego y portugués. El proceso de caída de -n- intervocálica y de nasalización vocálica, comenzó hace casi un milenio. Los siguientes topónimos nos sirven para conocer la evolución que ha seguido el euskera en los últimos 1000 años », xarnege.com, paragraphe Aproximación a la evolución de los topónimos vascos
  54. Jean-Pierre Chambon & Yan Greub, « Note sur l'âge du (proto)gascon », Revue de linguistique romane 66 (2002), 473-495
  55. Le « Descort » est un poème écrit en cinq langues différentes : l'occitan dit standard, le français, le lombard, le galaico-portugais et le gascon.
  56. Les origines d'une confusion identitaire : le cas du gascon par Beau Brock, The University of Wisconsin-La Crosse, avril 2008.
  57. Version des Leys antérieure à 1341 : « car nous ne nous servons des langages étrangers dans nos compositions [poétiques] en roman que de la manière que nous avons énoncées plus haut, et nous appelons langages étrangers les langues comme le français, l'anglais, l'espagnol, le gascon, le lombard. Et puisque nous regardons comme étrangère la langue de Gascogne, nous ne devons pas nous servir de pareils mots, quoiqu'ils soient d'usage en Gascogne ; car les Gascons employent souvent de mauvais mots, comme lorsqu'ils disent nagalhard et naguiraude, pay, fray et ainsi de beaucoup d'autres ». cf. A.-F. Gatien-Arnoult, Monumens de la littérature romane. - Las Flors del Gay Saber estier dichas Las Leys d'Amors, t.II, Toulouse, 1842, pages 388-389 : « quar nos no prendem en nostre dictatz en romans lunh lengatge estranh so no en la maniera dessus pauzada, et appelam lengatge estranh coma frances, engles, espanhol, gasco, lombard. E quar la lenga de Gascuenha reputam per estranha per so nos no devem dir aytals motz si be hom los ditz en Gascuenha. Quar trop mal pauzo li gasco alqus motz et alqunas paraulas que dizo segun quom port vezer en so que dizo nagalhard, naguiraude, pay, fray et enayssi de trop autres ».
  58. « Gascon » in Christopher Moseley, Atlas of the World’s Languages in Danger, 2010, 3e éd., Paris, UNESCO Publishing. [lire en ligne]
  59. Ainsi le Bulletin officiel de l'Éducation Nationale du 14 avril 2011 donne la Liste des académies et des collectivités d'outre-mer dans lesquelles peuvent être subies les épreuves obligatoires de langues vivantes autres qu'allemand, anglais, espagnol et italien - session 2011 : pour le gascon-langue d'oc, il s'agit des académies de Bordeaux, Toulouse, Créteil, Versailles, Paris.
  60. Article 2. Lei 16/1990, de 13 de junhsèga, sus eth règim especiau dera Val d’Aran. cf. Texte espagnol et traduction française sur le site Aménagement linguistique dans le monde
  61. Texte espagnol et traduction française sur le site Aménagement linguistique dans le monde
  62. a et b Classification de X. Ravier d'après l’Atlas linguistique de Gascogne. Reprise notamment par D. Sumien, « Classificacion dei dialèctes occitans », Linguistica occitana, 7, septembre 2009, en ligne
  63. Achille Luchaire, Études sur les idiomes pyrénéens de la région française. Édition Maisonneuve 1879. [1]
  64. Carte d'après G. Rohlfs, 1935, Le Gascon, Halle.
  65. étymologie de « alios », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  66. Le Petit Robert.
  67. étymologie de « boulbène », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  68. étymologie de « cadet », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  69. étymologie de « caddie », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  70. étymologie de « cagot », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  71. étymologie de « capulet », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  72. étymologie de « cargaison », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  73. étymologie de « cèpe », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  74. étymologie de « gabarre », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  75. étymologie de « gave », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  76. étymologie de « mascaret », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  77. étymologie de « pibale », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  78. étymologie de « rabiot », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  79. étymologie de « garbure », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  80. étymologie de « magret », Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  81. étymologie de « piperade », Centre national de ressources textuelles et lexicales.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thomas Field, « Présent et passé de la langue de Gascogne » in Guy Latry, ed. La Voix occitane: Actes du VIIIe Congrès de l'Association Internationale d’Études Occitanes, 2.745-775. Pessac: Presses de l’université de Bordeaux, 2009. en ligne
  • Robert Darrigrand, Initiation au gascon, 1971. 4e édition, Per Noste, Orthez, 2012.
  • Jean-Marc Leclercq, Diccionari de rimas, Per Noste, Orthez, 2012.
  • Collectif, Diccionari elementari occitan-francés francés-occitan (gascon), Per Noste, Orthez, 2005.
  • Grosclaude, Narioo & Guilhemjoan. -- Dictionnaire français-occitan (gascon) (Per Noste Edicions, 2 t. AK et LZ, 2004 et 2007). 45 000 entrées, nombreuses expressions gasconnes.
  • Michel Grosclaude, Lo gascon lèu e plan, Collection de l'Institut d'Études Occitanes, S.I.R.S. Omnivox, Paris, 1977. Méthode d'initiation au gascon comprenant un manuel, accompagné d'un livret "Traduction des textes enregistrés et corrigé des exercices", et d'un coffret de deux cassettes audio.
  • Patric Guilhemjoan, A Hum De Calhau, le gascon en 25 leçons, Tome 1, Per Noste, Ortès (Orthez), 2007, 200 pages. Méthode d'initiation au gascon composée d'un manuel et d'un CD audio.
  • Patric Guilhemjoan, A Hum De Calhau, le gascon en 25 leçons, Tome 2, Per Noste, Ortès (Orthez), 2008, 200 pages. Méthode d'initiation au gascon, seconde partie de l'ouvrage précédent, également composée d'un manuel et d'un CD audio.
  • Michel Grosclaude, Répertoire des conjugaisons occitanes de Gascogne (Per Noste — La Civada, Utís, 1998).
  • Alcée Durrieux, Dictionnaire étymologique de la langue gasconne avec la racine celte ou grecque de chaque mot gascon suivi du mot latin et français, Auch, G. Foix,‎ 1899-1901, 371 p. (lire en ligne)
  • Simin Palay, Dictionnaire du Béarnais et du Gascon modernes, Éditions du CNRS, 1974
  • André Hourcade, Dictionnaire bilingue des expressions gasconnes, Édition Los Caminaires, 1990
  • André Hourcade, Dictionnaire bilingue des proverbes gascons, Éditions Monhélios. 2008
  • Jean-Louis Massourre, Le gascon haut-pyrénéen, Langues et civilisations romanes, 2003, 2007
  • Jean-Louis Massourre, Le gascon, les mots et le système, Honoré Champion, 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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