Nicolas Bourriaud

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Nicolas Bourriaud, né en 1965, est un essayiste, historien de l'art et critique, spécialisé dans l'art contemporain.

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Biographie [modifier]

Diplômé de l'ICART (Institut supérieur des Carrières artistiques, Paris)[1], Nicolas Bourriaud commence une carrière de critique d'art au milieu des années 1980 avec des contributions régulières pour les magazines New Art International[2], Artstudio [3], Opus international, Flash Art international[4], Art press[5], etc. En 1989, il commence à collaborer à Beaux Arts magazine[6] où il tient également un billet depuis 2004. Certains de ses écrits critiques, parus tout au long d'une période qui va de 1986 à la fin des années 1990, sont en quelque sort la préfiguration des concepts élaborés par Bourriaud[7].

En 1992, Bourriaud devient revuiste : il fonde la revue Documents sur l'art puis cofonde en 1995 la Revue Perpendiculaire (disparue en 1999), émanation directe de la Société perpendiculaire née dans la région de Niort une dizaine d'années plus tôt[8]. En 2008, il fonde la revue Stream avec l'architecte Philippe Chiambaretta et l'éditeur Christophe Le Gac[9].

À la fin des années 1990, il commence à publier des ouvrages. Après un roman expérimental (L’Ère tertiaire), il inaugure une série d'ouvrages théoriques dont Formes de vie. Une généalogie de la modernité, Esthétique relationnelle, Postproduction, Radicant, lesquels sont traduits en plusieurs langues.

De 2000 à 2006, il codirige avec Jérôme Sans le nouveau Palais de Tokyo à Paris.

En 2007, il est nommé à la Tate Britain au poste de Gulbenkian curator for contemporary art, responsable de la « Tate Triennial » 2009 : cette exposition est destinée à montrer, tous les trois ans, les derniers développements de l'art actuel. Une autre exposition, « Altermodern » pose comme principe la fin du post-modernisme, et l'émergence d'une modernité spécifique à l'ère de la globalisation, basée sur les notions de traduction et d'errance.

En janvier 2010, il revient à Paris pour y occuper les fonctions de chef de l'Inspection de la création artistique au Ministère de la Culture.

En octobre 2011, il est nommé directeur de l'École nationale supérieure des beaux-arts (Paris)[10].

Commissaire d'expositions [modifier]

  • "Courts-métrages immobiles", Biennale de Venise, 1990.
  • "Il faut construire l'Hacienda" (avec Éric Troncy), CCC Tours, 1992.
  • "Aperto", Biennale de Venise, 1993.
  • "Traffic", Capc Bordeaux, 1996.
  • "Joint Ventures", Basilico Fine arts, New York, 1996.
  • "Le Capital : tableaux, diagrammes et bureaux d'études", CRAC Sète, 1999.
  • "Contacts: relations, bricolage et travaux de consommation", Kunsthalle Fribourg, 2001.
  • "Postproduction : sampling, displaying and programming", San Gemignano, 2001.
  • "Touch", San Francisco Art Institute, 2002.
  • "GNS : global navigation system", Palais de Tokyo, Paris, 2003.
  • "Playlist", Palais de Tokyo, 2004.
  • "Tetsumi Kudo / Michel Blazy", Palais de Tokyo, 2004.
  • "Stock zéro : prologue", MNAC Bucarest, 2004.
  • "Thomas Hirschhorn : 24 h Foucault", Palais de Tokyo, 2004.
  • Biennale de Moscou (avec H.U. Obrist, D. Birnbaum, I. Boubnova, J. Backstein, R. Martinez), 2005 et 2007.
  • Biennale de Lyon (avec J. Sans) : "Experience de la durée", 2005.
  • "Translation" (la collection Dakis Joannou mise en scène par M/M), Palais de Tokyo, 2005.
  • "Are you experienced ?" (avec P. Falcone), Pescara, Bucarest et Budapest, 2006.
  • "Estratos", Murcia, 2008.
  • "Altermodern", Tate Britain, Londres, 2009.
  • "Monodrome" (Biennale d'Athènes 2011, avec Xenia Kalpatsoglou et Poka-Yo).

Publications [modifier]

Sources [modifier]

  1. Site officiel de l'ICART, en ligne.
  2. "La Tragédie de l'absence", in New Art International, oct. 1986, n°1, p. 72.
  3. "L'Héritage de l'indifférence", in Artstudio, automne 1987, n°6, p. 28-37.
  4. "Giancarlo Politi, Helena Kontova : 20 ans de Flash Art", in Galeries Magazine, déc. 1987-janv 1988, n°22, p. 50-51 & p. 134.
  5. "Laurent Joubert : la légende noire", in Art press, mai 1988, n° 125, p. 38.
  6. "Erik Dietman", "Dokoupil", "Opalka", in Beaux-Arts Magazine (Spécial FIAC), 1989, p. 44-45, p. 46-47, & p. 50-51.
  7. Voir notamment "Notes on radicantity", in New Art International, mai 1989, n°3, p. 25-27 et "L'Idéologie comme décor et l'art comme invention", in Documents sur l'art, mars 1992, n°0, p. 16-21.
  8. Voir l'ouvrage Société perpendiculaire. Rapport d'activités 1985-2000, éditions Images Modernes, Paris, 2002.
  9. Éditions Archistorm, Monografik.
  10. La Tribune de l'art, 31 octobre 2011
  11. Lire la critique de Pierre Marcelle, Libération, 25 sept. 1997.

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]