Banque populaire

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Le groupe Banque populaire était un groupe bancaire et financier mutualiste, composé des Banques populaires régionales (dont la BRED Banque Populaire), ainsi que de la Banque fédérale des banques populaires, organe central du groupe jusqu'en 2009, année de pertes historiques[1]. À cette date, les Banques Populaires fusionnent leur organe central avec celui des Caisses d'Epargne, pour former le nouveau groupe BPCE[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce groupe mutualiste a été fondé à Angers, notamment par André Lasserand (et en collaboration avec M. Monfageon), en 1878 avec le souci de procurer aux entrepreneurs individuels (artisans, commerçants, professions libérales, PME…) l'offre de services bancaires que leur refusaient, souvent, les grandes banques commerciales.

En 1917, les Banques populaires adopte un statut coopératif. En 1921, la Caisse centrale des Banques populaires est créée.

En 1964, la CASDEN est créée pour les personnels de l'éducation nationale, de la recherche et de la culture. En 1970, c'est au tour de l'ACEF d'être créée, pour les fonctionnaires.

En 1999, Natexis Banques populaires est fondée. La Caisse centrale des Banques populaires devient la Banque Fédérale des Banques populaires (BFBP).

En 2002, Banques populaires acquiert Coface. Le Crédit coopératif entre au capital de la Banque Fédérale des Banques populaires et devient une société mère de ce groupe bancaire coopératif.

En mars 2006, un rapprochement est annoncé avec le groupe Caisse d'épargne. Cette fusion est dans un premier temps limitée au périmètre de la banque d'investissement et concerne donc les filiales Ixis de la Caisse d'épargne et Natexis des Banques populaires. Le rapprochement a eu lieu le 25 octobre 2006 par la mise sur le marché de Natixis.

En 2007, Banques populaires acquiert Foncia et son réseau de 300 cabinets. La même année, l'ASE (Autonomie et solidarité pour les étudiants) est créée.

Le 2 juillet 2008, 7 banques régionales, filiales du Groupe HSBC, sont rachetées pour un coût de 2.1 milliards d'euros. Elles représentent près de 400 agences : Société marseillaise de crédit, (145 agences, revendues en 2010 au Crédit du Nord); Banque Chaix (68 agences), Banque de Savoie (59 agences), Crédit commercial du Sud-Ouest (56 agences), Banque Dupuy de Parseval (47 agences), Banque Pelletier (13 agences), Banque Marze (12 agences). Au total ces banques ont 2 950 salariés, 487 000 clients dont 62 000 professionnels, et un résultat net de 100 millions d'euros.

Les 24 et 26 février 2009, le conseil d’administration de la Banque fédérale des banques populaires (BFBP) et le conseil de surveillance de la Caisse nationale des caisses d’épargne et de prévoyance (CNCE), ont « approuvé les principes du rapprochement des deux organes centraux, devant conduire à la naissance du deuxième groupe bancaire français » (Signature définitive de l'accord de fusion prévu avant la fin du 1er semestre 2009)[3]. Ce processus a abouti à une fusion de ces deux holdings le 24 juin de cette année. La nouvelle entité, dont le nom est BPCE, devient le deuxième groupe bancaire français[4].

Les deux groupes entérinent de plus le 26 février 2009 l'arrivée à leur tête de François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de la présidence de la République. Il prendra ses fonctions le 2 mars[5],[6]. L’État devrait injecter environ 5 milliards d’euros et prendre à terme quelque 20 % du capital du nouveau groupe selon la presse[7]. La même année, la Fédération Nationale des Banques populaires est constitué sous la forme d'une association régie par la loi de 1901.

En novembre 2014, Banque Populaire Alsace et Banque Populaire Lorraine Champagne fusionne, après une approbation de 98 % des sociétaires. La nouvelle entité Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne possède son siège à Metz[8].

Activité[modifier | modifier le code]

Les Banques populaires sont restées très implantées dans le secteur de l'entreprise, avec environ une PME sur trois, en France, cliente du groupe. Natixis complète cette approche, avec une clientèle de grands groupes industriels et commerciaux, en France comme à l'étranger. Le groupe Banque populaire se place également comme la première banque des marins-pêcheurs, la banque d'un enseignant sur deux, d'un artisan sur trois, et de plus de 150 000 associations en France.

Vocation régionale[modifier | modifier le code]

De leurs origines, les Banques populaires ont conservé la pratique d’une véritable activité régionale tout en la développant. Cet ancrage régional est renforcé par le fait que les administrateurs des Banques populaires entretiennent tous des relations étroites avec les organisations socioprofessionnelles locales et les organismes consulaires. Par ailleurs, les clients sociétaires participent au capital (statut coopératif). Ils sont ainsi les garants de l’indépendance de leur banque et lui apportent les moyens de son développement.

Réseau Banque populaire en chiffres au 20 février 2014[modifier | modifier le code]

  • 19 Banques populaires (17 Banques populaires régionales, la CASDEN et le Crédit coopératif)
  • 3 800 000 sociétaires
  • 8 400 000 de clients
  • 3 338 agences en France
  • Présent dans 73 pays

Fédération nationale des Banques populaires[modifier | modifier le code]

La Fédération nationale des Banques populaires est une association, créée sous l’impulsion des Présidents et Directeurs généraux du réseau Banque populaire lors de la création du Groupe BPCE. Son action émane des orientations données par 5 commissions de travail, composée chacune d’entre-elles de 4 Présidents et de 4 Directeurs généraux. Les thématiques abordées sont nombreuses et concernent tout à la fois le développement coopératif, le sociétariat, la gouvernance des Banques populaires ou leur engagement sociétal.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

En combinant le signe plus « + » et le signe de croix de multiplication « x » en 1972, les Banques populaires ont voulu signifier que l’addition des forces de chacun multiplie l’efficacité de l’ensemble.

Cet emblème s’est enrichi à la fin des années 1980 de signes nouveaux qui symbolisent le caractère fédératif du Groupe. Des lignes autonomes se réunissent dans un ensemble « pour donner un sens communautaire et dynamique représentatif d’un grand groupe à l’esprit d’entreprise ».

Mécénat et sponsoring[modifier | modifier le code]

Depuis plus de quinze ans, le Groupe Banque populaire est présent dans l'univers de la voile sportive.

  • partenaire de la Fédération française de voile ;
  • sponsor de Pascal Bidégorry et du trimaran Banque populaire IV qui participe au championnat du monde des multicoques ;
  • sponsor de Jeanne Grégoire et du monocoque Figaro Banque populaire en lice pour le circuit Figaro Bénéteau ;
  • sponsor de Faustine Merret, médaille d’or en planche à voile Mistral aux Jeux olympiques d’Athènes, elle a signé un accord de partenariat et est ainsi soutenue dans son défi de conquérir une nouvelle médaille d’or aux Jeux olympiques de Pékin ;
  • partenaire de l'association Éric-Tabarly depuis l'année 2003, le Groupe Banque populaire participe à l'entretien de la flotte mythique de l'un des plus célèbres marins du monde. Il aide ainsi à pérenniser l'histoire de la course au large en participant à la conservation d'un patrimoine nautique national.
  • en 2008, La Banque populaire baptise son trimaran à Nantes le Maxi Banque populaire V.
  • Sponsor de Armel le Cléac'h en 2011 et 2012.

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

En juin 2012, la Banque populaire des Alpes est condamnée par la Commission des sanctions de l'ACPR pour grave défaut de vigilance ou de carences dans ses procédures internes, en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme[9]. Elle acquitte une amende de 200.000 euros.

En janvier 2013, la banque populaire de la côte d'azur est condamnée par la Commission des sanctions de l'ACPR pour ses carences nombreuses affectant plusieurs aspects essentiels de la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme (LCB-FT)[10]. Elle est sanctionnée d'une amende de 500.000 euros.

En 2013, la Banque populaire des Alpes est condamnée à indemniser un client auquel elle avait vendu des titres de sa filiale Natixis[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]