Fontenay-le-Comte

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Fontenay-le-Comte
Hôtel de Ville
Hôtel de Ville
Blason de Fontenay-le-Comte
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée (sous-préfecture)
Arrondissement Fontenay-le-Comte (chef-lieu)
Canton Fontenay-le-Comte (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Fontenay-le-Comte
Maire
Mandat
Hugues Fourage
2008-2014
Code postal 85200
Code commune 85092
Démographie
Gentilé Fontenaisien
Population
municipale
14 339 hab. (2010)
Densité 421 hab./km2
Population
aire urbaine
27 775 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 58″ N 0° 48′ 22″ W / 46.466, -0.80606546° 27′ 58″ Nord
       0° 48′ 22″ Ouest
/ 46.466, -0.806065
  
Altitude Min. 2 m — Max. 68 m
Superficie 34,05 km2
Localisation

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Fontenay-le-Comte
Liens
Site web Site officiel de Fontenay-le-Comte

Fontenay-le-Comte est une commune française, sous-préfecture du département de la Vendée dans la région Pays de la Loire. Ses habitants sont les Fontenaisien(ne)s. Ancienne capitale du bas Poitou, ville d'art au patrimoine architectural remarquable, comportant entre autres le seul secteur historique sauvegardé de Vendée, la ville centre compte 14339 habitants en 2010 et 27775 habitants dans son aire urbaine selon l'insee en 2010.

Sommaire

Géographie [modifier]

Fontenay-le-Comte se situe dans la plaine du Sud-Vendée, au bord de la Vendée qui est un affluent de la Sèvre Niortaise.

Histoire [modifier]

Les premiers peuplements du site de Fontenay-le-Comte datent de la préhistoire et s'expliquent sans doute par la présence d'un gué permettant la traversée de la Vendée. Une fontaine, vitale pour la cité, lui donnera son nom. Durant la période gallo-romaine, cette ville, comme toute la Vendée actuelle, appartenait au Poitou.

Pendant le Moyen Âge, la ville est fortifiée par les comtes de Poitiers qui élèvent dans la ville un château fort, tour à tour propriété des Mauléon et des Lusignan.

En 1242, sous l'autorité d'Alphonse de Poitiers, Fontenay-le-Comte devient la capitale du Bas-Poitou. Elle connaît un développement économique important dès le Moyen Âge grâce à l'industrie du drap et du cuir. Éprouvée par les Anglais en 1361, puis reconquise 11 ans plus tard par les Français dirigés par Du Guesclin, la ville est fortement ébranlée pendant la guerre de Cent Ans. Après cela, elle conserve bien la protection royale. Ainsi, en mars 1472, par ses lettres patentes, le roi Louis XI confirme les privilèges des habitants[1]. À la Renaissance, sa renommée est confortée par les trois foires royales annuelles, déplaçant des marchands de toutes nationalités, puis par une dimension intellectuelle telle que François Ier donne à la Cité sa devise de « Fontaine et source jaillissante des Beaux Esprits ».

La Renaissance est pour Fontenay-le-Comte une époque de splendeur avec la construction des plus beaux édifices de la ville : le château de Terre-Neuve, les hôtels particuliers et l'emblème de la ville : la Fontaine des Quatre Tias. Mais Fontenay-le-Comte, ville protestante, est assiégée huit fois pendant les guerres de religion. L’un de ces sièges aboutit à la prise de la ville par le duc de Montpensier en 1575[2]. Son château est démantelé en 1621. Au XVIIe siècle, le déclin économique s'amorce et s'accélère avec la révocation de l'édit de Nantes qui ruine les industries protestantes de la ville.

Au cours du XVIIIe siècle, la vieille ville se transforme : travaux d'urbanisme, création de larges artères, canalisation de la Vendée…

La Révolution française marque un tournant pour la ville. En 1790, le Bas-Poitou disparaît avec la création du département de la Vendée, dont Fontenay-le-Comte devient le chef-lieu. En 1793, la Convention, souhaitant faire disparaître toute trace de l'Ancien Régime, débaptise la ville et la renomme Fontenay-le-Peuple. Cette même année, les Vendéens prennent les armes contre la République. Fontenay-le-Peuple, républicaine et chef-lieu de la Vendée, est la cible des insurgés. Elle est prise le 25 mai 1793, puis abandonnée trois jours plus tard. Fontenay reste républicaine et constitue un point d'appui des républicains dans la pacification de la Vendée.

En 1804, Napoléon Ier, jugeant Fontenay trop excentrée et souhaitant pacifier la Vendée, transfère la préfecture de Fontenay dans la ville nouvelle de Napoléon (La Roche-sur-Yon). Fontenay-le-Peuple redevient Fontenay-le-Comte. En 1812, la ville devient sous-préfecture de la Vendée à la place de Montaigu. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, la reprise économique qui s'opère conduit Fontenay-le-Comte à se développer hors de ses murs. Le chemin de fer arrive enfin et la cité est connectée à La Roche-sur-Yon, Niort, Bressuire et La Rochelle au début du XXe siècle. Cependant le développement lié au rail n'a que peu d'effet et malheureusement les lignes non rentables sont vite fermées. Aujourd'hui, seules deux lignes d'autobus ter Pays-de-la-Loire en direction de Niort et de Luçon, subsistent, et la gare a été transformée en un espace culturel. La réouverture de la ligne Fontenay - Niort est en projet depuis des années Cette expansion est confirmée par la rapide croissance industrielle connue dans les années 1960.

Emblèmes [modifier]

Héraldique [modifier]

Blason Blasonnement :
D'azur à la fontaine jaillissante de trois pièces d'argent au bassin maçonné de sable.
Commentaires : Blason adopté par délibération du Conseil municipal en 1927. Il existe d'autres blasonnements : De sable, tranché d'argent ; à une fontaine d'or brochant sur le tout (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884) ; aussi D'azur, à une fontaine à bassin d'argent, côtoyée de deux licornes debout d'argent sommées d'or, à une fleur de lys en chef (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884).

Devise [modifier]

La devise de Fontenay-le-Comte : Fons Fontanacum Felicium Ingeniorum Scaturigo. Fontenay, fontaine et source de beaux esprits.

Logotype [modifier]

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1900-1904 Théophile Mousseau
1904-1912 Xavier Gandriau
1912-1919 Pierre Roy
1919-1924 Isaac Bujard
1924-1945 Roger Guillemet
1945-1965 Marceau Bretaud
1965-1981 André Forens UNR, UDR, Réformateurs, centristes et démocrates sociaux, RPR, UDF
1981-1989 Francis Bloch RPR
1989-1995 André Forens RPR
1995-2008 Jean-Claude Remaud PS, DVG, PRG
2008-2014 Hugues Fourage[3] PS Président de la communauté de communes, conseiller régional.
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

En 2010, Fontenay-le-Comte comptait 14 339 habitants (soit une augmentation de 4 % par rapport à 1999). La commune occupait le 643e rang au niveau national, alors qu'elle était au 646e en 1999, et le 5e au niveau départemental sur 282 communes.

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Fontenay-le-Comte depuis cette date. Au XXIe siècle, pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[N 1],[4].

Le maximum de la population a été atteint en 1982 avec 15 295 habitants.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 960 6 520 6 615 7 470 7 504 7 650 7 175 7 997 7 884
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 727 7 971 8 062 7 660 8 453 9 333 10 164 9 864 10 096
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 512 10 326 10 379 8 903 9 423 9 082 8 564 9 838 9 519
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2009
10 109 12 199 15 275 15 295 14 456 13 783 14 354 14 341 14 334
2010 - - - - - - - -
14 339 - - - - - - - -
Absorbe Charzais en 1966, puis Saint-Médard-des-Prés en 1972.
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusque 1962[5], et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[6],[7],[8].
Histogramme

Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,4 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 24,8 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 14,6 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 16,8 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 31,8 %).
Pyramide des âges à Fontenay-le-Comte en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
2,0 
8,4 
75 à 89 ans
13,6 
16,0 
60 à 74 ans
16,2 
20,4 
45 à 59 ans
20,4 
18,6 
30 à 44 ans
16,8 
19,7 
15 à 29 ans
16,4 
16,4 
0 à 14 ans
14,6 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Économie [modifier]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Vendée.

Personnages célèbres [modifier]

Blason de François Viète (portail)
  • Thierry Moreau, journaliste, chroniqueur télé dans l'émission Touche pas à mon poste.

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Fontenay-le-Comte est classée ville d'art et d'histoire et fait partie de l'association des Plus Beaux Détours de France. Ville fleurie, elle a été récompensée de trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007).

La ville a reçu le Prix national de l'Art de Vivre (1996), et elle a obtenu le prix Ville Lumière en 2002 récompensant son plan d'éclairage architectural du centre historique.

Principaux monuments [modifier]

Édifices religieux
Hôtels et maisons
Autres
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Événements [modifier]

  • Jour du marché : samedi (uniquement le matin pour le marché couvert et l'alimentaire)
  • Biennale : se déroule depuis plus d'un siècle les années paires durant le week-end de la Pentecôte.
  • Week'n Ride : en avril, manifestation sportive de VTT New school (Dirt, DH Urbaine).

Ville de garnison [modifier]

Unités militaires ayant tenu garnison à Fontenay le Comte

Sports [modifier]

  • Football : Vendée Fontenay Foot
  • Basket-Ball : Basket Club Fontenaisien
  • Circuit auto/moto
  • BMX
  • Equitation
  • Natation
  • Hand
  • Tennis
  • Karaté
  • Haltérophilie

Jumelages [modifier]

Actualités [modifier]

  • Juin 2009 : Le groupe suédois SKF annonce la fermeture d'ici la fin de l'année de l'usine de roulements à billes de Fontenay-le-Comte où travaillent 340 personnes.
  • Novembre 2009 : La Société Vendéenne de Roulements (groupe suédois SKF) ferme ses portes à Fontenay-le-Comte.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Par convention, afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, les recensements correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc. ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee sont présentés.

Références [modifier]

  1. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA470 Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, mars 1472 (1471 avant Pâques)
  2. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p 308
  3. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  4. Calendrier de recensement, sur insee.fr. Consulté le 14 mai 2011
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur Base Cassini de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 14 mai 2011
  6. a et b Évolution et structure de la population, sur insee.fr. Consulté le 14 mai 2011
  7. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur insee.fr. Consulté le 14 mai 2011
  8. Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur insee.fr. Consulté le 14 mai 2011
  9. Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007, sur insee.fr. Consulté le 14 mai 2011
  10. Chronologie du volume III Pedigree et autres romans dans la Bibliothèque de la Pléiade, éditions Gallimard, p. XXXI-XXXIII, 2009, (ISBN 978-2-07-0110798-7).

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]