Bicycle motocross

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BMX
Bicycle motocross

Fédération internationale UCI
Sport olympique depuis 2008
Champions du monde en titre masculin Résultats Mondiaux 2011
féminin Résultats Mondiaux 2011
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Championnat européen de BMX en 2005 à Sainte-Maxime (France)

Le BMX (Bicycle motocross) est un sport cycliste physique, technique et très spectaculaire. Il se regroupe en deux catégories de disciplines. Dans la catégorie race, les rideurs font la course, et dans la catégorie freestyle, les rideurs font des figures (ou des tricks).

Dans le BMX race ou le bicross, il s'agit, pour les concurrents qui sont 8 au départ, de parcourir une piste se développant entre 340 m et 400 m. Cette piste a la particularité d'être parsemée d'obstacles qui, soit se sautent, soit s'enroulent par cabrage du vélo sur la roue arrière. C'est un sport acrobatique et spectaculaire demandant des qualités physiques telles que la vélocité, la puissance, l'explosivité et l'endurance.

Les pratiquants de ce sport sont des pilotes (on dit aussi parfois bicrosseur, rider, bmxeur ou bmxer). Ce sport dit « extrême » est devenu discipline olympique pour les Jeux olympiques de Pékin en 2008.

Dans le BMX freestyle, il y a plusieurs sous-catégories : le street, le park, le flat, le trail, le dirt et le vert' .

Historique[modifier | modifier le code]

Le BMX (en anglais : bicycle moto cross) est apparu en 1968 en Californie, alors qu’au même moment le moto cross devenait un sport très populaire aux États-Unis.

La version motorisée de ce sport a été la source dans le besoin d'inspiration du BMX. Enfants et adolescents animés par le désir de pratiquer le moto cross alors qu’ils n’en avaient pas les moyens ont donc assouvi leur appétit en créant des compétitions de vélo sur des pistes qu’ils construisaient eux-mêmes. Et pour que l’imitation soit plus fidèle, ces jeunes aventuriers se sont habillés avec des équipements de moto cross. Le sport a pris le nom de BMX et le concept fut adopté.

La compétition de BMX offre à moindre frais et proche de chez soi l’excitation d’un sport d’action. Il est facile de comprendre pourquoi le sport extrême connaît immédiatement un véritable engouement. C’est en Californie qu’il devient le plus populaire. Au début des années 1970, une structure de régulation des courses est créée aux États-Unis. Elle est considérée maintenant comme le début officiel de la compétition. Au cours de cette même décennie, cette pratique est introduite sur d’autres continents, dont l’Europe à partir de 1978.

L'« International BMX Federation » (Fédération internationale de BMX) est créée en avril 1981 et les premiers championnats du monde se déroulent en 1982. Le BMX se développe rapidement comme un sport à part entière et, après plusieurs années, il trouve plus de points communs avec les codes du cyclisme qu’avec ceux du moto cross. Depuis janvier 1993, le BMX est totalement intégré à l’Union Cycliste Internationale.

Le vélo[modifier | modifier le code]

Bmx street et park.

Le vélo de bicross est petit ; il possède des roues de 20 pouces, environ 50 cm, et des pneus de 20x1.50 à 20x2.125 (les plus gros à la roue avant) et 20x1-1/8 ou 20x1-3/8 pour les jeunes de moins de 10 ans (sauf les « Cruisers » qui ont des roues de 24 pouces). Quand on parle de 21 pouces, c'est la taille du tube supérieur du cadre (top tube) au sol mais les roues restent de 20 pouces ; ce vélo est donc particulièrement maniable ; il n'a pas de dérailleur : les courses sont des sprints courts (moins d'une minute).

L'équipement du pilote s'apparente à celui d'un pilote de motocross et, hormis les chaussures, la tenue est généralement choisie chez les équipementiers de motocross. Le vélo reçoit peu d'équipement et certains composants comme la tige de selle, les pédales ou encore le guidon, pour les plus jeunes pilotes, sont en alliage d'aluminium et, depuis quelque temps, en carbone, bien que celui-ci soit plus fragile pour les fourches. Ceci rend le BMX le plus léger possible ; son poids, pour adulte, se situe aux environs de 12 kg ou moins pour les BMX de compétition les mieux équipés descendant parfois sous la barre des 9 kg.

La race[modifier | modifier le code]

La race est la pratique la plus courante du BMX. Dans cette discipline, une grande partie de la course se fait au départ. Quelqu'un qui part bien et qui ne fait pas de fautes par la suite, en général, remporte la course. Il ne s'agit pas de faire des figures lors des sauts d’obstacles sous peine de sanction du type carton jaune/rouge.

La piste[modifier | modifier le code]

Les pistes de bicross sont toutes différentes les unes des autres. Elles sont en terre battue avec un revêtement qui offre une surface très roulante pour favoriser la vitesse et la fluidité. De nos jours, il n'est pas rare de trouver des pistes comportant des virages en bitume ou en ciment. Ces pistes font entre 200 et 400 m de long, avec 3 à 6 virages et de 10 à plus de 30 bosses dont les whoops(série de bosses à sauter par paire, triple ou à enrouler. Certaines pistes sont particulièrement sélectives afin de mettre la technique en avant. Il y a plusieurs types de bosses :

  • Une simple : bosse seule ; les pilotes la passent en se mettant sur la roue arrière avant de l'atteindre (c'est ce que l'on appelle un manual) ;
  • Une double : série de deux bosses ; elles sont écartées de 2 mètres ou plus (même si elles font rarement plus de 10 m de long) ; trois solutions sont adoptées pour passer rapidement : sur la roue arrière pendant le creux (un enroulé), se mettre sur la roue arrière avant d'arriver sur la bosse et dans le creux de la bosse (c'est un cabré-enroulé), ou en sautant d'une bosse à l'autre (ce qui est spectaculaire quand les sauts font 6 mètres ou plus de long) ; c'est l'obstacle le plus souvent rencontré sur les pistes ;
  • Une triple : trois bosses ;
  • Une table : bosse en forme de table : une montée, un plat et une descente ; le plat fait de 1 à 8 mètres de long, toujours pour favoriser les sauts ; ce type de bosse est très apprécié pour l'apprentissage du saut chez les jeunes pilotes ;
  • Une double asymétrique : double, dont la première est plus petite que la deuxième ;
  • Une pro : table à simple bosse, au début ou à la fin de celle-ci (en forme de chaise) ;
  • Les whoops : série de bosses très rapprochées (5 à 10, 2 à 5 mètres entre chaque) ; il s'agit d'un obstacle intéressant car il existe de multiples manières de le passer ; souvent, les pilotes sautent ces bosses deux par deux ;
  • Une dromadaire , table à simple bosse, au milieu ;
  • une simple pro : simple bosse suivi d'une pro ;
  • une double table : double bosse suivi d'une table ;
  • Une simple table : bosse simple avec une table juste derrière ;
  • Une table table : deux tables à suivre ;
  • une quadruple : série de deux doubles.

La compétition[modifier | modifier le code]

Une compétition de bicross est assimilable à un sprint où le sprinter devrait franchir des haies sur une distance moyenne de 300 mètres, avec en plus, de légers dénivelés.

Au départ, les pilotes sont positionnés en équilibre sur une pente, appelée butte de départ ou start, avec leur roue avant appuyée contre une grille de départ. À l'origine, cette grille s'abaissait par un mécanisme actionné manuellement. Aujourd'hui, sous l'impulsion des américains, la totalité des pays ont adopté un système de départ actionné par un piston à air, qui projette la grille vers l'avant et permet aux pilotes de s'extraire plus rapidement. Les ordres de départ sont énoncés par un haut parleur suivant la procédure suivante homologuée : « Attention ! Riders ready ? Watch the gate ! ». Les concurrents regardent les feux tricolores, rouge, orange puis vert ; quand le feu passe au vert, la grille bascule vers l'avant. Dans les années 1980, il n'y avait pas de feux, on pouvait entendre « Attention pilotes, Prêts pilotes, Riders ready ? GO ! » et la grille tombait. Ce système a occasionné de nombreux faux départs et pouvait parfois blesser légèrement les pilotes qui chutaient.

En 2004, la France installe un nouveau système de grille de départ sécurisée et silencieuse ayant la forme d'un quart de lune caissonné, qui empêche ainsi qu'un pilote ne glisse un de ses membres en dessous. Elle est notamment utilisée lors des championnats du monde de BMX UCI à Paris-Bercy de juillet 2005.

Actuellement un nouveau système est utilisé dans certaines courses : la random gate (littéralement "grille aléatoire"), où un délai choisi aléatoirement par un programme s'écoule entre le Watch the gate! et la chute de la grille ; ce délai varie de 0 à 3,5 secondes ; ce type de grille favorise les réflexes et enlève l'avantage qu'avaient les pilotes à domicile qui savaient exactement à quel instant s'abaissait leur grille.

Derrière la grille, il y a 8 pilotes au maximum à s'élancer sur la piste. Si, dans une catégorie d'âge, le nombre de participants est supérieur à 8 (ce qui est souvent le cas), les pilotes font 3 manches qualificatives par groupe de 8, puis des 1/8, 1/4, des demi-finales et une finale pour chaque catégorie d'âge. Il faut être dans les 4 premiers pour passer des manches aux 1/4 puis aux 1/2…

Il y a environ 15 catégories, filles et garçons séparés (sauf pour les courses moyennes où il n'y a pas assez de pilotes pour le faire). Les espoirs sont les débutants. Il faut avoir fait des résultats en espoir pour devenir expert puis élite (semi-professionnel). Les plus jeunes sont les prélicenciés (6 ans et moins) et les plus vieux sont les vétérans (plus de 40 ans). Un champion élite de BMX est âgé, en moyenne, de 21 ans. Ces jeunes garçons et filles sont des sportifs de haut niveau reconnus par le Ministère de la jeunesse et du sport et bénéficient d'un suivi médical.

La France fait partie du groupe de tête du BMX Race. Certains pilotes, comme Christophe Lévêque (9 fois champion du monde) ou Thomas Allier (2 fois champion du monde), sont des stars et sont allés aux États-Unis pour vivre de ce sport en tant que professionnels. Christophe Lévêque réside toujours aux États-Unis, en Californie. À 33 ans, il est le sportif le plus titré de l'histoire du BMX.

Lors des derniers championnats du monde de BMX à Paris-Bercy, 2 500 pilotes venant de 45 pays étaient présents.

Cependant, les américains, comme dans le motocross, sont très présents dans la course au titre mondial.

En freestyle[modifier | modifier le code]

On appelle freestyler un rider qui utilise son BMX pour faire des figures. Contrairement au BMX race qui est affilié à la FFC, le BMX freestyle est une pratique libre et non gérée par une quelconque fédération. Ainsi, le BMX freestyle est en quelque sorte régi par ses pratiquants.

Au niveau français, ce sont en général les riders qui organisent les compétitions. Les juges sont d'anciens riders ou encore riders mais expérimentés. Les riders sont jugés sur les figures effectuées et leurs difficultés mais aussi sur l'originalité et le style.

Le flat[modifier | modifier le code]

Flatland.

Le flat est une discipline qui se pratique avec un BMX. Elle consiste à faire des figures ou enchaînements de figures exclusivement sur un sol plat, souvent en équilibre sur une seule roue ou en utilisant des pegs.

Le flat évolue très rapidement depuis quelques années et devient plus une forme d'art qu'un sport à part entière ; c'est une discipline très exigeante que l'on pourrait comparer à une danse, semblable au breakdance ou à la danse hip-hop. De ce fait, dans les compétitions (plus souvent appelées Contests ou jams), l'originalité et le style des pratiquants sont largement mis en avant au détriment du côté purement sportif et compétitif. L'originalité des tricks fait la différence en compétition.

Pour le flat, on utilise un vélo plus court et plus léger, ce qui permet un meilleur maniement. Beaucoup de flatlanders utilisent seulement le frein avant ou pas de frein du tout, ce qui rend la pratique plus difficile mais aussi plus impressionnante et beaucoup plus fluide.

Au niveau des repose-pieds, on peut remarquer une différence avec les autres pratiques : ceux-ci sont plus gros et accrochent aux chaussures. Les légendes américaines comme Bob Haro, RL Osborn, Dennis McCoy, Kevin Jones, Chase Gouin, ou européennes comme Martti Kuoppa, Viki Gomez et certains français comme Alexis Desolneux et Matthias Dandois, et bien d'autres ont fait avancer la discipline, chacun à leur époque. De nombreux japonais pratiquent cette discipline et font actuellement partie des meilleurs mondiaux, enchaînant des figures originales et très rapides.

Le dirt[modifier | modifier le code]

Le dirt est la discipline qui consiste à exécuter des figures sur des bosses en terre lors de contests. Les bosses sont toujours construites par les utilisateurs eux-mêmes. La difficulté du dirt tenant dans le fait que les bosses d'appel et de réception sont en général espacées de plusieurs mètres, formant ainsi un creux entre elles. Par ailleurs, l'autre difficulté étant de réussir à placer des figures pendant le saut.

De nos jours, le dirt est une discipline qui demande de l'engagement afin de réussir les figures actuelles telles qu'un 360°, un backflip (salto arrière), un frontflip (salto avant), ou un tailwhip (le cadre du vélo effectue une rotation autour du tube de direction) et bien d'autres figures (busdriver, no hand, superman…). La liste de ces figures est presque infinie, et les meilleurs arrivent à placer plusieurs figures dans un seul saut.

Le street[modifier | modifier le code]

Figure sur rampe, aux Suzuki BMX Masters 2006, à Cologne.

Comme son nom l'indique le street se pratique dans la rue, sans règle ni contrainte. Le but est d'utiliser le mobilier urbain afin d'y effectuer des figures. Le rider se sert de plans inclinés, de murs, de mains-courantes, de murets sur le côté d'escalier, et de toutes autres installations non prévues à cet effet. L'accessoire emblématique d'un BMX de street est ce qu'on appelle "pegs", sorte d'extension surdimensionnée des axes de roues qui permet de "grinder" (glisser), donc de faire des figures sur toutes sortes d'obstacles. À la base le street est venu souvent d'une absence de structures (skateparks) mais la discipline est en train de devenir en vogue dans les vidéos et les magazines spécialisés. La grande tendance actuelle est de faire du street sans avoir de frein.

Une autre très forte tendance actuelle[réf. nécessaire] est de faire des figures en les enchaînant le plus proprement possible sur plusieurs obstacles qui se suivent, et donc de créer une "ligne" la plus fluide et complète possible.

La base du street est la technique du bunny hop qui consiste à décoller les deux roues sans tremplin.

Le park[modifier | modifier le code]

Le park est la discipline la plus connue du BMX freestyle, notamment grâce aux contests tels que les X Games, les Gravity Games, le FISE… Un skatepark est le plus souvent réalisé en bois (en intérieur) et en béton en extérieur.

Le principe du park est de réaliser des figures sur les modules présents dans l'aire du park (quarters : plans inclinés : curbs, rails, walls…). Le park est en quelque sorte la combinaison de toutes les disciplines du BMX (dirt, street, flat) car, grâce à la diversité des modules, il est possible de réaliser des figures aériennes comme en dirt sur une fun-box ou bien des grinds comme en street sur les curbs et rails et des figures au sol sur les plateformes des quarters, comme en flat.

Le problème du park est son manque d'infrastructure. En effet, les villes sont rarement dotées de structures nécessaires à la pratique, ainsi les riders se tournent vers le street (avec les quelques inconvénients qu'il engendre comme les rares dégradations du mobilier urbain) ou vers le dirt car il est parfois plus facile de creuser quelques bosses en terre que de construire un skatepark.

La vert' [modifier | modifier le code]

Consiste à faire des figures dans une rampe en forme de "U" aussi appelée halfpipe. La difficulté étant que les parois de la rampe finissent à la verticale (de 30 à 70 cm suivant les rampes).

Même si c'est sans doute la pratique la plus spectaculaire du BMX, elle est peut-être la moins pratiquée de nos jours car c'est une des disciplines les plus exigeantes, demandant des années d'entraînement mais surtout des infrastructures très lourdes.

Les plus grands champions de la vert' sont Mat Hoffman (qui a littéralement dédié sa vie à la discipline), Dave Mirra, l'Anglais Jamie Bestwick, tous plusieurs fois médaillés d'or aux X Games et Gravity Games et maintenant au Dew Tour.

Une rampe classique mesure généralement 3,50 m (plutôt 4 m de nos jours) de haut et les meilleurs arrivent à décoller de 3 m ou 4,50 m au-dessus de la rampe.

Une mode récente est celle des rampes qui mesurent le double d'une rampe normale, permettant des sauts à plus de 6 m.

Folie imaginée par Mat Hoffman vers 1993, cette discipline fait, depuis 1994, partie des X Games.

Le trail[modifier | modifier le code]

On appelle un "trail" un terrain (vague ou mieux en forêt) sur lequel les riders érigent un "champ de bosses". Le principe est simple : aucune règle, aucune contrainte. Pour beaucoup, le trail est considéré comme la pratique la plus "noble" car bien souvent les riders passent quasiment autant de temps à creuser et façonner leurs bosses qu'à rouler. Certains même passent parfois plus de temps à creuser. Les mots d'ordre pour un bon champ de bosses sont : "enchaînement, compression, fluidité, plaisir". Compression, car le but est de creuser un trou, récupérer cette terre pour ériger les bosses d'appel et de réception. Le but n'est pas spécialement de faire des figures mais plutôt d'enchaîner le plus de sauts sans avoir besoin de pédaler, en "pompant" dans les compressions pour prendre de la hauteur et donc de la vitesse.

Le problème majeur du trail est l'apport d'eau nécessaire à l'entretien des bosses, les passants qui laissent leurs enfants se servir des bosses comme toboggans. Plus grave, souvent les riders creusent sur des terrains qui ne leur appartiennent pas et parfois (souvent) le trail se retrouve rasé par les mairies ou les propriétaires.

De plus en plus, les riders se regroupent en association pour "officialiser" leur champ de bosses.

Les creuseurs les plus authentiques ont une espèce de "règlement interne", qui prône le respect du lieu, le fait d'aider à creuser quand ils vont sur un autre champ de bosses que le leur. C'est une communauté assez forte et très soudée.

Quelques figures freestyle[modifier | modifier le code]

La description est succincte : voir les nombreuses vidéos associées au nom de la figure.

La figure de base d’où tout est parti est le "bunny hop"

Grinds (Glissades)[modifier | modifier le code]

Les grinds sont équivalents à des glissades le long d'une surface (comme un rail, un rebord ou le bord de la rampe), sur une partie du vélo autre que les roues. Habituellement, on utilise des "pegs", des tubes courts fixés en bout d'axe de la roue, pour glisser le long de ces surfaces. Certaines figures de grinds utilisent les pédales ou même le cadre.

  • double pegs : faire un bunny-hop et poser les deux pegs sur le rail ou la corniche (les roues ne doivent pas toucher) ;
  • feeble grind : un grind basique sur une corniche ; le rider fait un bunny et met le peg arrière et la roue avant sur le rebord ; c'est facile à faire sur une corniche, car les rebords sont généralement plus larges que les rails ;
  • smith grind : l'étape suivante : bunny-hop, peg avant et roue arrière sur le rebord ou le rail.
  • luc-e grind : bunny-hop, tourner le guidon à 45 degrés, poser le peg arrière ou la pédale sur le rebord et se pencher en arrière, en gardant la roue avant hors sol en évitant de toucher avec le peg avant ;
  • unluc-e grind : bunny hop, peg avant ou pédale sur le rebord ou le rail, la roue arrière ne doit pas toucher ;
  • rollercoaster grind : le rider doit trouver deux rails ou suffisamment proches ; grind réusso = peg sur chaque rail ;
  • icepick grind : bunny, peg arrière sur le coping (barre en fer placée a l’extrémité des courbes) et faire un glissé ;
  • rooked grind : deux pegs alternés (avant droit et arrière gauche ou avant gauche et arrière droit ; attention au pédalier) ;
  • predator grind : double peg d'un côté, puis de l'autre côté ;
  • tooth-pick grind : glissade sur un peg avant, roue arrière en l'air ;
  • hangover tooth-pick : glissade sur un peg avant, roue arrière en l'air, la roue arrière retombe de l'autre côté ;

Aériennes[modifier | modifier le code]

Tailwhip.

Bien évidemment les roues ne touchent pas le sol. Il n'est pas nécessaire d'être à 12 m de haut non plus. Ces figures sont réalisées en dirt, en champ de bosse et en vert'. Il est possible d'effectuer une figure aérienne en entrée ou sortie d'un grind.

  • tabletop : mettre le vélo à l'horizontale en tournant le guidon vers le haut, le rider est au-dessus du vélo et le vélo parallèle au sol ;
  • invert : tabletop poussé jusqu'à ce que le vélo soit à l'envers, appuyé contre le rider ;
  • motocross : Même position que le tabletop mais guidon tourné vers le bas ;
  • superman : Tenir le guidon et tendre le corps et les jambes pour ressembler à... Superman en vol ;
  • busdriver : Faire tourner le guidon à 360° sur lui-même, en gardant la main sur le guidon ;
  • barspin : Faire un 360 ° avec le guidon sans le guider ;
  • tailwhip : Tenir le guidon et lancer le vélo pour qu'il tourne de 360° autour de la potence. On se remet sur les pédales ;
  • decade : Le rider fait un 360° autour du vélo en tenant toujours le guidon avant de revenir sur les pédales ;
  • backflip : Saut périlleux arrière ;
  • frontflip : Saut périlleux avant ;
  • barrel-roll : Saut périlleux latéral (sur le côté) ;
  • flair : C'est un backflip combiné avec un 180°, la rotation ne se fait pas droite mais plutôt en diagonale de la courbe[1] ;
  • 180° :le rider et le vélo font un demi-tour, à l'atterrissage ils vont en marche arrière (fakie) ;
  • 360° : le vélo et le rider font un tour complet ;
  • 540° : le vélo et le rider font un tour et demi ; le vélo repart en marche arrière à l'atterrissage (fakie) ;
  • 720° : le vélo et le rider font deux tours complets ;
  • 900° : le vélo et le rider font deux tours et demi. Là aussi, le vélo repart en marche arrière (fakie) ; Figure rare et complexe ;
  • 1080° : le vélo et le rider font trois tours complets ;
  • 1260° : le vélo et le rider font trois tours et demi, à l'atterrissage le vélo et le rider vont en marche arrière (fakie) ;
  • 1440° : le vélo et le rider font 4 tours complet, on rajoute 180° à chaque demi tours en l'air ;
  • x-up : on tourne le guidon sans le lâcher de 180°, puis on revient ;
  • can can : on fait passer un pied du côté opposé du cadre ;
  • no footed can : on fait passer les deux pieds du même coté du cadre en les lâchant, semblable à un can can mais avec les deux pieds ;
  • tire grab : attraper le pneu avant avec sa main ;
  • wheel grab : évolution du tire grab, il faut stopper la roue ;
  • tuck no hander : bunny hop avec le vélo vertical, on serre les jambes et on lâche le guidon en écartant les bras ;
  • nothing : sans les mains, sans les pieds, le rider lâche le vélo pendant le saut puis le rattrape avant d'atterrir ;
  • turn down : vélo vertical, mettre le vélo de travers jambes tendues et tourner le guidon à 180° et + ;
  • crankflip : faire tourner le pédalier à l'envers et récupérer les pédales après un tour complet du pédalier ;
  • bikeflip : seul le vélo fait un backflip ; attraper la selle pour stopper la rotation du vélo et pouvoir remonter dessus avant d'atterrir[2].

Des variantes et des combos de ces figures existent, par exemple un 360° tailwhip : le pilote fait un 360° d'un coté, le vélo de l'autre.

Les stalls (calages)[modifier | modifier le code]

C'est le fait de caler le vélo en équilibre sur le coping du module ; se pratique avec ou sans les pegs.

  • tailtap : après un saut, atterrir en haut de la rampe au niveau du coping seulement sur la roue arrière en utilisant le frein ou non, puis faire un bunny up et ré-atterrir dans la courbe ;
  • disaster : calé au niveau du coping, roue avant dans la courbe, roue arrière sur la plateforme du module ;
  • rock : calé au niveau du coping, roue avant sur la plateforme du module, roue arrière dans la courbe ;
  • abubaca : sur la roue arrière en équilibre sur le coping, dos à la courbe, puis on repart en arrière (fakie) ;
  • fufanu : même chose que abucaba sauf qu'on repart vers l'avant en effectuant une petite rotation.

La plupart des stalls sont ensuite des positions de grind et sont effectués avec les pegs.

Au sol[modifier | modifier le code]

Ces figures ne sont pas seulement utilisés en flat BMX, mais aussi en street BMX et sont essentiellement basées sur l'équilibre, le plus souvent avec une seule roue en contact avec le sol (les figures réalisables en l'air sont aussi réalisables au sol et visse versa).

  • bunny hop : saut de base en freestyle ; on décolle la roue avant du sol puis on tire encore sur le guidon en poussant sur les pédales pour décoller la roue arrière ;
  • wheelie ou catwalk : faire de la roue arrière, tout en pédalant ;
  • stoppie : s'arrêter en freinant et décoller la roue arrière du sol, garder l'équilibre ;
  • endo : utiliser le frein avant pour lever la roue arrière, lorsque la roue arrière se lève, tourner le guidon pour prendre appui sur un peg de la roue avant, se tenir en équilibre en tenant la selle ;
  • fakie : rouler en marche arrière (l'utilisation d'un freecoaster, roue libre débrayable dans la roue arrière permet de ne pas tourner les pédales) ;
  • half-cab : faire un 180° à partir du fakie pour se retrouver en marche avant (souvent en bloquant le pédalier pour pivoter, sinon en bunny hop) ;
  • pogo avant ou arrière : maintenir le vélo en équilibre sur une roue, les deux pieds sur les pegs de la roue en contact avec le sol, freins bloqués, et sautiller ;
  • manual : évolution du wheelie, rouler en équilibre sur la roue arrière sans pédaler ;
  • nose manual : rouler en équilibre sur la roue avant sans pédaler ;
  • dork manual : variation du manual, le pilote a un pied sur un peg arrière, l'autre sert à garder l'équilibre ;
  • fork manuaal : le rider effectue un fakie avec les deux pieds sur les pegs avant ;
  • footjam : on bloque la roue avant au niveau de la fourche avec le pied, le vélo est arrêté et on garde l'équilibre avec la roue arrière levée ;
  • footjam tailwhip : footjam et on fait tourner le cadre à 360° ; lorsque le cadre revient en position on remet le pied libre sur la pédale ; on peut aussi sauter au-dessus pour recommencer une rotation du cadre…
  • hang-5 : variation du nose manual, avec un pied sur le peg avant et l'autre pied ballant utilisé pour garder l'équilibre ;
  • hang-10 ou hang-nothing : même chose que le hang-5 sauf, on ne pose pas les pieds sur les pegs ; les deux pieds se balancent en l'air pour garder l'équilibre, ( possibilité de faire cette figure sans pegs) ;
  • 180° : faire un bunny hop et une fois en l'air tourner à 180°, ensuite ré-attérir en arrière (fakie) ;

Toutes ses figures sont illustrées ou expliquées par des vidéos en ligne généralement précédées de "how to..".

Le BMX dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le BMX apparaît tout d’abord en 1977 dans un épisode de CHiPsPonch et Jon (les deux héros de la police autoroutière de Californie, la California Highway Patrol) montrent à la légende américaine Anthony Sewell comment sauter par dessus un trou de boue.

En 1982, Steven Spielberg met à l'honneur le bmx dans le film E.T. l'extra-terrestre, les jeunes héros sont doublés par les stars du bmx de l'époque : Bob Haro, Mike Buff, R.L Osborn entre autres, dans la scène de poursuite par des policiers en voiture.

L'année d'après, en 1983, le film australien Le Gang des BMX, (BMX Bandits) présentant Nicole Kidman dans l'un des premiers rôles, révèle les exploits de deux pros du BMX.

Quelques décennies plus tard, le 3 août 2011, sort en France Super 8. Ce film de J. J. Abrams rend hommage au cinéma de Spielberg, ainsi qu'au bon vieux BMX qui permet de porter secours aux extraterrestres égarés sur Terre…

Le 7 décembre 2011, le Musée national du sport, à Paris, inaugure une exposition appelée Béton hurlant[3] qui dure 6 mois. Cette exposition retrace l'histoire des sports de glisse urbaine qui fait la part belle au BMX freestyle.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [vidéo] Exemple de "Flair" sur YouTube
  2. [vidéo] (en) « Morgan Wade - Trixionary - Bike Flip », sur spike.com,‎ 8 décembre 2008
  3. « Béton Hurlant, l'expo », sur betonhurlant.blogspot.com,‎ 15 décembre 2012