Saint-Martin-de-Bernegoue

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Saint-Martin-de-Bernegoue
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Arrondissement de Niort
Canton Canton de Prahecq
Intercommunalité Communauté de communes Plaine de Courance
Maire
Mandat
Jean-Martial Fredon
2008-2014
Code postal 79230
Code commune 79273
Démographie
Population
municipale
802 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 13″ N 0° 20′ 53″ O / 46.237079, -0.34813 ()46° 14′ 13″ Nord 0° 20′ 53″ Ouest / 46.237079, -0.34813 ()  
Altitude Min. 28 m – Max. 88 m
Superficie 17,75 km2
Localisation

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Saint-Martin-de-Bernegoue est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Bernegoue est constitué d’un espace de bâti ancien composé essentiellement de fermes et actuellement parsemé de construction récentes. Le bourg est constitué essentiellement de constructions anciennes. La commune de Saint Martin de Bernegoue se particularise par son urbanisation linéaire le long de la route départementale 104.

La commune fait partie de la plaine Niort-Brioux qui s'étend du Marais poitevin au plateau mellois. La plaine est, à cet endroit, essentiellement composée de calcaires jurassiques (calcaires séquaniens).

Le territoire communal est principalement caractérisé au Sud par un paysage d’openfield. Au Nord, les coteaux qui descendent sur la "plaine" de Prahecq, sont en fait la seule ligne de force marquant le paysage. À cet endroit, se rencontre une trame bocagère d'une certaine ampleur en contraste avec l'openfield localement dominant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières mentions de Bernegoue datent de 1244 dans les livres de comptes d’Alphonse de Poitiers sous la dénomination de Bernagoies ou Bernegoe. On la retrouve en 1280 orthographiée Bernagoy puis vers 1475 seigneurie de Bernagouhé. En 1555, elle se nomme Bernagoue, en 1648, Saint Martin de Bernegoue, en 1782 Sainte Marie Madeleine et enfin c'est en 1800 qu'elle prend le nom définitif de Saint Martin de Bernegoue.

Le patronyme de Bernegoue est peut-être l'acronyme de "berge", d'origine gauloise, qui désigne le bord d'un chemin et "groie", une terre argileuse de médiocre qualité parsemée de fragments calcaires.

Quant au patronyme de saint Martin, il vient du légionnaire Martin qui naquit en Pannonie (Hongrie) vers 316. Il entra dans la légion à l'âge de15 ans et fut nommé officier à Amiens. C'est là, durant l'hiver 354, que Martin coupa son manteau avec son glaive pour en donner la moitié à un pauvre. La nuit suivante, il vit le Christ apparaître en songe. Il demanda alors le baptême. En 356 il se rend auprès de l’évêque Hilaire de Poitiers, et c'est en 371 qu'il devint évêque de la ville de Tours où il meurt en 397.

Saint-Martin-de-Bernegoue fut pendant tout le Moyen Âge rattaché au marquisat de Fors. C'est vers 1611 que Saint-Martin-de-Bernegoue devint une seigneurie à part entière. En 1791, la paroisse de Saint-Martin-de-Bernegoue fut rattaché au canton de Prahecq. D'abord fidèle au régime napoléonien, la commune de Saint-Martin-de-Bernegoue devint petit à petit hostile au régime, refusant d'y envoyer ses conscrits en 1812. Par la suite, la commune fut indifférente à la succession de régimes politiques en France avant de se rallier définitivement à la République.

Une première église paroissiale, placée sous le vocable de sainte Marie-Madeleine, fut construite au XIIe siècle à Bernegoue à côté du "chastel seigneurial" et du cimetière aux environs de l'actuel Logis d'en Bas. Elle fut entièrement détruite en 1568 lors des guerres de religion. Il ne reste plus aujourd'hui que le puits de l'ancien presbytère.

L'église actuelle est une ancienne chapelle datant du XIIe siècle. Elle devint l'église paroissiale au XVIe siècle, à nouveau placée sous le patronage de sainte Marie Madeleine. Elle possédait 3 cloches qui furent jetées dans la Sèvre à Niort en 1793[réf. nécessaire][précision nécessaire]. La cloche actuelle fut installée en 1844.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1994[1] en cours Jean-Martial Fredon Sans étiquette  

La commune est membre de la communauté de communes Plaine de Courance.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 802 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
522 390 451 488 493 498 484 514 482
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
474 471 462 469 501 513 509 428 411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
388 400 426 412 414 412 428 396 393
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
384 378 380 564 676 697 731 738 793
2011 - - - - - - - -
802 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La petite église paroissiale et son clocher extérieur.
  • La mairie type "Jule Ferry" avec ses 2 classes rattachées.
  • Le monument "An 2000" réalisés par les enfants de la commune.
  • Le chemin vert.
  • Le "Clan Saint Martin", petite marre issue d'un lavoir alimenté par un puits.
  • Le petit stade en pelouse synthétique situé à côté de la figère.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Demellier et Claude-André Fougeyrollas, fascicule sur Saint-Martin-de-Bernegoue.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011