Melle (Deux-Sèvres)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Melle.
Melle
Eglise Saint-Hilaire, patrimoine mondial de l'Unesco.
Eglise Saint-Hilaire, patrimoine mondial de l'Unesco.
Image illustrative de l'article Melle (Deux-Sèvres)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Melle
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Melle
Maire
Mandat
Yves Debien
2014-2020
Code postal 79500
Code commune 79174
Démographie
Population
municipale
3 667 hab. (2011)
Densité 376 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 13′ 22″ N 0° 08′ 38″ O / 46.2228, -0.143946° 13′ 22″ Nord 0° 08′ 38″ Ouest / 46.2228, -0.1439  
Altitude Min. 87 m – Max. 174 m
Superficie 9,76 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres

Voir sur la carte administrative des Deux-Sèvres
City locator 14.svg
Melle

Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres

Voir sur la carte topographique des Deux-Sèvres
City locator 14.svg
Melle

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Melle

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Melle

Melle est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés Mellois ; ils vivent en Pays mellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le pays autour de Melle est un pays de doux vallonnement, de prairies et de forets plantées de châtaigniers, de noyers et de pins parasols.

La terre composée de sols argileux parsemés de débris calcaires est riche et permet la culture de la luzerne, du trèfle, du sainfoin et du blé.

Situation[modifier | modifier le code]

Chemins de Saint-Jacques de Compostelle

La ville est bâtie sur un promontoire situé au centre du plateau mellois.

Située à 27 km au sud-est de Niort,à 60 km de Poitiers et à 45 km de Saint Jean d'Angely, Melle est le chef-lieu du canton, après avoir été sous-préfecture des Deux-Sèvres jusqu'en 1926.

Melle est sur le chemin de la Via Turonensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur l'axe Poitiers-Saintes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Trois cours d'eau référencés par le Sandre traversent la commune. Il s'agit de la Béronne (nommée ruisseau de la fontaine de triangle par le Sandre)[1] affluent de la Boutonne, le ruisseau du Rivault[2] et le ruisseau de Vireblanc[3] qui se jettent dans la Béronne.

Il faut ajouter le Pinier, lui aussi affluent de la Béronne.

Transports[modifier | modifier le code]

Melle est traversée par l’ancienne RN 148, cette Route Nationale, qui a été déclassée en Route Départementale 948, relie Noirmoutier à Étagnac (RN 141) en passant par Niort. La RN150 qui allait dans son tracé initial de Lusignan (Poitiers) à Royan en passant par Saintes et Melle a été déplacée et déclassée en Route Départementale 950.

La ville ainsi que les usines de Melle étaient reliées au réseau de tramway des Deux-Sèvres. Actuellement, la ville est desservie par le Réseau de Transport des Deux Sèvres (RDS) sur la ligne Chef Boutonne-Niort. La gare SNCF la plus proche est celle de Saint-Maixent-l'École, avant celle de Niort.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Melle
Celles-sur-Belle Beaussais-Vitré
Saint-Martin-lès-Melle Melle Saint-Léger-de-la-Martinière
Saint-Génard Pouffonds

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine est attestée sur les lieux dès l'Antiquité, les fouilles archéologiques de "Champ-percé" ayant permis de mettre au jour des sépultures des IIe et IVe siècles[4] .

Le nom ancien de la ville « Metullum » est d'origine incertaine. Certains y ont vu une forme corrompue du latin metallum (mine, métal), ou un dérivé de metula (la petite borne). Il est plus probable que ce nom dérive de la racine celtique metl, bien attestée dans les noms de lieux, dont le sens exact est discuté : hauteur[5]? enclos ?

Façonnage de monnaie (étude historique) - Mines d'argent

Durant le haut Moyen Âge, Melle fut un centre actif de monnayage, grâce aux mines d'argent[6] situées sous la ville et aux alentours. Celles-ci ont été exploitées de 602 jusqu'à au moins 995. Le minerai extrait était de la galène : du plomb contenant de l'argent. Le plomb servit tout d'abord à payer un tribut aux rois Francs : sous Dagobert Ier, huit mille livres en étaient envoyées tous les ans à Paris où il servit à la couverture de la basilique Saint-Denis.

Le monnayage fut actif de 768 à 1189. L'atelier monétaire faisait notamment partie des dix ateliers autorisés à maintenir leur activité par Charles le Chauve par un édit[7] de 864. Il était le seul légal pour la grande Aquitaine. Deux monnaies étaient frappées : l'obole et le denier, contribuant à l'Histoire des mines d'argent en Europe.

P.Riche dans "La vie quotidienne dans l'empire carolingien" décrit l'activité dans un atelier : " Les lingots étaient taillés en autant de livres que l'on voulait. On martelait les lingots pour les réduire à l'épaisseur des deniers, puis on découpait des petits carrés,on les arrondissait à coups de marteau et on leur donnait le poids voulu. Les matrices (les coins) étaient façonnées par les graveurs, à l'aide de poinçon, pour donner à chaque côté de la pièce, soit un monogramme royal, soit l'effigie de l'empereur, soit le nom de l'atelier. Le coin trouvé à Melle et conservé au musée de Niort porte la légende CARLUS REX FR. Sur le revers d'un denier de Louis le Pieux, sont figurés deux marteaux et deux coins entourés du mot METALLVM (Melle), lieu de l'atelier monétaire. La frappe pouvait avoir lieu : un flan est placé entre deux coins et reçoit à coups de marteau l'empreinte des deux coins"

De nos jours on peut visiter une petite partie des anciennes mines d'argent, qui sont les plus anciennes mines visitables d'Europe.

En 848, les Normands atteignent et pillent Melle[8], menés par leur chef Hasting[9]. C'est un peu avant l'an 1000 que l'atelier est transféré à la fois à Niort, à Saint-Jean-d'Angély et à Poitiers. La désaffection des mines à cette époque est peut-être due à un épuisement des filons, ou à des modifications politiques et économiques. À moins qu'elles n'aient pas résisté à un tremblement de terre.

La ville est livrée à Thomas de Wodestock, fils du roi d’Angleterre Édouard III, en 1363, en application du traité de Brétigny, signé trois ans plus tôt[10].

Durant la Cinquième guerre de religion, le duc de Montpensier prend la ville en 1575, après une résistance de trois jours, et fait pendre le gouverneur[11]. C'est également à Melle que Catherine de Médicis rencontra son neveu et gendre Henri de Navarre, le futur Henri IV en 1586.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et d'arrondissement de 1800 à 1926.

Pour approfondir encore plus l'histoire de la Ville de Melle lisez : "Histoire de Melle" par Émilien Travers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1878 1880 Ernest Saché   pharmacien
1880 1884 Clément de Réigné    
1884 1909 Théodore Girard   avoué
1909 1913 Edouard Gaud   médecin
1913 1918 Théodore Girard   avoué
1918 1923 Raymond Grèges    
1923 1929 Victor Cabanne   instituteur
1929 1935 Clément Pinsard   instituteur
1935 1941 Charles Lanquin   libraire
1941 1943 Victor Chapuis   medecin
1943 1944 François Voyer    
1944 1944 Paul Gazeau   commerçant
1945 1946 Marcel Poinot   commerçant
1946 1947 Henri Devannes   commerçant
1947 1967 Joseph Pineau   inspecteur
1967 1977 Guy Léchelle   avoué
1977 1995 Jean Bellot Parti socialiste charcutier.
1995 2008 Pierre Poupin Parti socialiste ingénieur.
2008 2020 Yves Debien PS .

Démographie[modifier | modifier le code]

Ancienne sous-préfecture du département et capitale du Pays Mellois, la ville a atteint un maximum de 4 402 habitants en 1975 mais n'a cessé de perdre des habitants depuis. Cependant la tendance est fortement ralentie dans les années 2000, qui voient la population stagner.

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Melle, cela correspond à 2006, 2011, 2016[12], etc. Les autres dates de « recensements » (2009, etc.) sont des estimations légales.

En 2009, Melle, avec 3 667 habitants, occupait le 13e rang en nombre d'habitants sur les 305 communes que compte le département.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 688 1 741 1 881 2 101 2 512 2 724 2 687 2 767 2 700
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 714 2 633 2 556 2 436 2 493 2 706 2 835 2 848 2 669
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 614 2 553 2 568 2 444 2 617 2 759 2 810 2 994 3 221
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 762 4 257 4 402 4 119 4 003 3 851 3 659 3 667 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Melle possède un bureau de la Chambre de commerce et d'industrie des Deux-Sèvres.

Melle mise beaucoup sur le tourisme pour son développement, notamment grâce à son patrimoine exceptionnel, à son image de ville botanique, verte et fleurie.

La commune de Melle est de petite taille dès que l'on quitte la ville on sort assez rapidement de la commune, la plupart des commerces, usines, ateliers, et autres qui entourent la ville sont bien souvent sur le territoire des communes voisines.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les environs de Melle vivent principalement de l'agriculture. Le bocage a été détruit par des opérations de remembrement.

Longtemps,Melle fut réputée pour son centre d'élevage de mules et de baudets du Poitou. Ces derniers ont presque disparus du paysage mellois. La motorisation des campagnes a, en effet, mis fin à l'utilisation de cet animal. Les baudets ont équipé pendant des années l'armée. De nombreuses foires étaient organisées, ayant un rayonnement dépassant les frontières de la France.

Industrie chimique[modifier | modifier le code]

Jean-François Cail, Industriel et père d'Alfred Cail, inventeur d'un système de distillation industrielle d'éthanol

Les "Usines de Melle" et Saint-Léger-de-la-Martinière sont nées au XIXe siècle de la production industrielle d'alcool éthylique à partir des betteraves.

Elles ont été créées au départ par Alfred Cail, fils de l'industriel Jean-François Cail sous la forme d'usine produisant du sucre à partir de betterave sucrière.
Après une faillite en 1885, les usines ont été rachetées pour devenir des distilleries d'alcool de betterave. Une unité de production d'alcool absolu est construite en 1910, suivie d'une autre d'acétates vers 1912 (dont la demande sera forte durant la guerre).
Avec la Première Guerre mondiale, les usines évoluent vers de la chimie et biochimie industrielle, elle fabriqueront des solvants et produits utilisés pour la confection des explosifs utilisés dans les munitions dont la production devenait intensive.
Après plusieurs rachats (dont en 1972 par le groupe Rhône-Poulenc, alors que l'usine faisait travailler 750 personnes), elles produiront notamment du cyclopentanone (à partir de 1980) et fabriquent maintenant divers produits chimiques et appartiennent au groupe français Rhodia pour une part et au groupe Danois Danisco pour l'autre part [15] L'usine Rhodia est une source de risque technologique et de pollution, mais est aussi devenue la seconde entreprise du département, derrière Rougier (fondée en 1923)[16],[17].

Média[modifier | modifier le code]

La radio D4B basée à Melle est une des dernières radios associatives locales. Elle existe depuis 1982.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade de Saint-Hilaire
Portail de Saint-Hilaire
Église Saint-Pierre
Église Saint-Savinien
Église Saint Savinien, la charpente.

Outre ses vestiges des fortifications médiévales, Melle possède trois églises romanes intéressantes. Leur construction est concentrée entre la fin du XIe siècle et le milieu du XIIe siècle, ce qui offre en un seul lieu un condensé de l'évolution architecturale de cette époque. On appelle cet ensemble la triade romane de Melle.

Église Saint-Hilaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Hilaire de Melle.

Du nom du premier évêque de Poitiers, mort en 367, cette église, la plus vaste des trois, est également la seule à être toujours utilisée en tant que lieu de culte. D'après une charte du Xe siècle, l'église dépendait du prieuré bénédictin de Saint Jean d'Angely et fut sans doute donnée à l'abbaye en 961 par Guillaume Tête d'Étoupe, comte de Poitou. À l'origine l'église était en bois. Elle fut remplacée au XIIe siècle par l'édifice actuel. Ce dernier fut construit en deux étapes : vers 1090 pour le chœur et le transept, et vers 1150 pour la nef et la façade.
L'église Saint-Hilaire est classée Monument Historique depuis le 30 mars 1887. Elle est aussi classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998, en tant qu'étape des Chemins de Compostelle en France[18].

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Pierre de Melle.

L'église Saint-Pierre a été construite en calcaire ocre au début du XIIe siècle sur l'emplacement d'un oratoire datant de 950 et dépendant de l'abbaye de Saint-Maixent. Cette première église était cernée par un cimetière carolingien.

L'église a été restaurée entre 1965 et 1966 et a retrouvé de nouvelles verrières et une nouvelle toiture.

Elle est classée Monument Historique depuis 1862.

Le plan de l'église est très simple : une large nef menant à un transept à bras plats sur lequel s'ouvrent deux absidioles. Ces dernières épaulent l'abside centrale du chevet. La croisée du transept est surmontée d'une tour carrée percée de quatre baies étroites et couverte d'un toit pyramidal datant de 1466.

Église Saint-Savinien[modifier | modifier le code]

Probablement la moins remarquable des trois mais la plus ancienne, elle est la seule à avoir été construite dans la cité féodale. Sa façade est simple mais harmonieuse. Elle préfigure celles du XIIe siècle. Elle offre un portail encadré de deux arcatures aveugles. Le tympan du portail est en forme de batière, décor fort répandu en Auvergne mais rare en Poitou. Les sculptures en faible relief montrent un Christ cerclé dans un médaillon, debout entre deux lions. Au-dessus de la porte, entre les corbeaux de la corniche, on distingue des animaux taillés en méplat : des quadrupèdes, un oiseau, un cerf, un poisson, ainsi que des personnages luttant, un chevalier et une scène érotique.


Le croisillon sud abrite un portail de style roman.

À l'intérieur, sa nef unique est couverte d'une charpente en forme de bateau renversé. Il est possible d'y admirer le tombeau des magistrats François Houliers (1555) et Pierre Saturne Houliers (1665), l'auteur du jugement dit des "buchettes" qui inspira à la Fontaine son conte : le Juge de Melle.

Sur un pilier du chœur, un chapiteau représente le Martyre de Saint Savinien. La croisée du transept est surmontée d'une coupole sur trompes.

Elle fut transformée en prison de 1801 à 1927, et elle abrite maintenant un festival de musique et des expositions.

Elle a été classée Monument Historique le 30 mars 1887.

L'hôtel de Ménoc ou Évêché[modifier | modifier le code]

Un joli hôtel du XVe siècle qui tire son non de la famille de Menoc qui s'installa à Melle vers la fin du XIIIe siècle. En 1841 il fut décidé d'y installer le tribunal pour ce faire les bâtiments ont été modifiés en 1846, puis une façade fut refaite en 1863 par M. Murisson architecte départemental, dans un style néo-gothique flamboyant.

Il a donc abrité le Palais de justice jusqu'au 31-12-2009. depuis le 1er janvier 2010, ce service est transféré à Niort et le bâtiment est vide. La salle des pas perdus est régulièrement utilisée pour des expositions.

Les tours du XVe siècle ont été classées monuments historiques le 11 mai 1911.

L'origine de l'appellation "Évêché" reste obscure, aucun évêque n'a jamais siégé à Melle. Cette dénomination n'est plus utilisée actuellement.

Arboretum[modifier | modifier le code]

Un arboretum appelé chemin de la découverte, chemin piétonnier de six kilomètres emprunte les tracés de l'ancienne voie ferrée de la SNCF, de la voie ferrée privée de l'usine de Melle et de chemins ruraux.

Le circuit forme un cercle autour de Melle. Le parcours a reçu le prix national de l'Arbre en 2006. Tour à tour sauvage ou aménagé, le parcours passe près d'un jardin carolingien créé sur le site des anciennes mines d'argent des rois Francs. Ce jardin présente une soixantaine de plantes médicinales et de légumes oubliés : chou- palmier, dolique, cardère, mandragore...

Le parcours relie ensuite les différents monuments et curiosités de Melle. Une cinquantaine d'essences rares en Europe ont été retenues pour leurs écorces colorées.

1 000 espèces d'arbres ou bien encore d'arbustes à feuillage caduc alternent le long de l'ancienne voie qui remonte vers la gare et le pont de chemin de fer, avec des rosiers botaniques et des rosiers anciens.

Le site a été classé par le Conservatoire des collections végétales spécialisées et il est le 3ème arboretum de France pour le nombre de ses collections.

Le 25 octobre 2008, le maire Yves Debien inaugure L'Allée Jean Bellot, du nom de l'ancien maire de Melle qui fut à la tête de la ville pendant 18 années et à l'origine de ce chemin de la découverte.

Les mines d'argent des rois francs[modifier | modifier le code]

Les mines d'argent des rois Francs[6] ont été exploitées du VIIe au Xe siècle. Elles sont au nombre d'une vingtaine correspondant à une trentaine de kilomètres de galeries creusées par l'homme sur plusieurs niveaux et dont la hauteur varie de 1 à 8 m selon l'abondance du minerai.

Elles fournissaient de la galène argentifère qui contient plus de plomb que d'argent.Les mines étaient connues dès l'époque romaine.

Elles ont été redécouvertes en 1830.

Aujourd'hui,sur environ 30 km de galeries, 350m se visitent. La scénographie consiste en la diffusion d'une bande sonore ayant vocation à recréer l'atmosphère de la mine pendant la visite (c'est une création de l'artiste danois Knud Viktor), en l'éclairage des géodes où se cristallise la galène, des cheminée d'aération, des traces d'oxydation de la roche.

À la sortie des galeries, une hotte de métal abrite trois fours. Il s'agit de modèles expérimentaux reconstitués à partir de documents anciens pour transformer et réduire le plomb et en extraire l'argent. D'autres structures métallurgiques sont visibles dans le parc des Mines. Des expérimentations archéologiques ont lieu l'été. Le site est conventionné avec le CNRS.

La mine a reçu 17 000 visiteurs en 2005 (source:Quid)

Le site Tourisme en Deux Sèvres vous en parle au fil de nombreux billets sur les Mines d'Argent de Melle.

Le musée des motocyclettes Monet et Goyon[modifier | modifier le code]

Le musée "Collection de motocyclettes Monet & Goyon" est situé espace Sainte Catherine, près de la Poste. Le musée présente une collection de motocyclettes des années 1920 à 1950 : bicyclettes à moteur, 175 cm3 des années 1920, grosses cylindrées d'après-guerre. Elles sont toutes en parfait état de marche. C'est la plus importante collection de France sur ce sujet.

Autres lieux d'intérêt[modifier | modifier le code]

  • Un temple protestant,construit en 1836, très vaste et servant parfois de salle d'exposition.
  • Des halles de style Baltard édifiées en 1903 par M. Mongeaud architecte départemental. Elles sont situées à l'emplacement d'anciennes halles en bois construite en 1836.
    Les halles de Melle
  • Un kiosque à musique en métal style Art Déco, construit en 1930.
  • Un portail Art nouveau
  • Le lavoir de Villiers, bassin ovale, rare dans l'Ouest de la France. Il est protégé par une charpente octogonale percée d'arcades. D'autres lavoirs sont visibles dans les environs de Melle : le lavoir de Loubeau, la fontaine au Beurre, le lavoir de Saint Thibault.
  • L'hospice avec sa belle porte du XVIIe siècle provenant du couvent du Puy-Berland se distingue par les draperies enroulées sur ses colonnes et par les angles sculptés dans les écoinçons de l'archivolte.
  • Des fortifications, il ne reste que quelques morceaux : une tour rue des Fossés, des portions de tours dans les anciens remparts qui dominent encore la rue de la Petite-Motte.
  • Sur la place Saint Pierre : un monument aux morts de la guerre de 1870-1871 et le sarcophage d'un bachelier. Les bacheliers au Moyen Age étaient des jeunes gens qui se destinaient à être chevaliers et qui se regroupaient en confréries dites "bachelerie".
Le kiosque à musique

Culture[modifier | modifier le code]

Melle est particulièrement active sur le plan culturel. La municipalité est à l'origine de nombreux évènements et apporte également son soutien aux initiatives des associations.

  • Tous les deux ans se tient la Biennale d'Art contemporain de Melle accueillant des œuvres d'artistes de renommée comme Tadashi Kawamata,Andy Goldsworthy ou Rainer Gross. L'édition de 2007 a été marquée par la participation de Gilles Clément et sa réalisation à Melle du premier "jardin de résistance" visant à marquer son opposition à l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Une nouvelle édition intitulée Être Arbre, Être Nature a eu lieu au cours de l'été 2009 sous la direction artistique de Dominique Truco.
  • Au cœur de la ville, le Café du Boulevard[19], qui n'a jamais changé de nom même si aucun boulevard n'est répertorié dans les environs, est devenu un lieu de vie et de spectacles. Un vernissage inaugure chaque mois la mise en place des nouvelles expositions organisées par Léo[20]. Le café accueille différentes associations proposant une programmation régulière et diversifiée, principalement les Arts en Boule et la Ronde des Jurons.
  • Les Arts en Boule[21] proposent depuis plus de 10 ans une programmation jazz et chaque trimestre, Michel Pineau y anime une revue de presse humoristique offrant une analyse géopolitique locale, départementale et nationale qui se conclut par un immanquable huîtro-muscadet. L'association organise également, fin juillet, Le Boulevard du Jazz, festival gratuit, populaire et exigeant.
  • La Ronde des Jurons[22] est organisatrice d'événements culturels tels qu'un concert de rentrée en septembre qui a accueilli les Têtes Raides (2008), Thomas Fersen (2009) ou Jacques Higelin (2010), mais aussi des événements comme Les Nuits Romanes, en lien avec la région. Par ailleurs, elle accompagne des groupes amateurs locaux et réalise les tournées d'artistes professionnels tels que Zed Van Traumat, Coup d'Marron, Luis Francesco Arena...
  • L'association Les Accrochés regroupe des amateurs d'art et des artistes locaux (peintres, mosaïstes, céramistes, vidéastes, plasticiens, tisserands...). Elle a pour vocation d'aider les artistes en les soutenant dans leurs projets, en proposant diverses aides. Les accrochés sont à l'initiative d'une Artothèque (prêt d'œuvres d'art) par l'intermédiaire de la médiathèque.
  • Les Amis de Saint Savinien organise, chaque été depuis 1970, un festival de musique classique dans l'église de Saint Savinien. L’Église St Hilaire et le café du Boulevard se rallient à ce grand projet.
  • Le Méliès[23] est un cinéma d'Art et d'Essai géré par L'association "Cinémel" qui existe depuis 1985. Son but, est de « soutenir, développer, assurer la diffusion du cinéma populaire et d'Art et d'Essai sur Melle et dans le pays Mellois ». L'association y programme les films, favorise toute action en direction des jeunes publics, propose des Festivals, des animations dont certaines en partenariat avec le tissu associatif local.
  • Les Amis de la Librairie indépendante (ALIR)[24] promeut l'existence des librairies de proximité, notamment en milieu rural et plus particulièrement encore Melle. L'association s'est créé en 2006 pour essayer d'empêcher la fermeture de la Librairie du Palais, librairie généraliste présente depuis des décennies dans la ville. Cette initiative citoyenne n'a pas suffi alors, mais si la Librairie du Palais a fermé, une nouvelle librairie de qualité, spécialisée dans la Jeunesse mais où l'on peut tout commander, a ouvert ses portes, Le Matoulu. L'association a aide les libraires, à Melle ou ailleurs, qui la sollicitent et organise des évènements culturels, en liens avec les libraires et la médiathèque, pour promouvoir l'importance du métier de libraire et donner toute leur place à nos librairies de proximité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marcel Brillouin

Sources[modifier | modifier le code]

Thorsten Droste :La France Romane,Les Éditions Arthaud - 1990

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Béronne sur le site du sandre
  2. Le ruisseau du Rivault sur le site du sandre
  3. Le ruisseau de Vireblancsur le site du sandre
  4. Melle Deux-Sèvres, Inventaire Général du Patrimoine Culturel, Geste Éditions, coll. « Images du Patrimoine », La Crèche, 1993-2006 (ISSN 0299-1020)
  5. Le Robert encyclopédique des noms propres 2008, Le Robert-Sejer, Paris, 2007 (ISBN 978-2-84902-228-3)
  6. a et b Les mines d'argent des Rois Francs
  7. Edit de Pîtres du 25 juin 864, promulgué par Charles II Le Chauve.
  8. Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand,‎ 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne), p. 132
  9. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ 1995, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 303 p. (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 56
  10. Robert Favreau, op. cit., p. 196
  11. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 308
  12. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 11 avril 2012)
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. Le patrimoine industriel des usines de Melle
  16. [À propos] du Patrimoine industriel des Deux-Sèvres ; Indicateurs du patrimoine, Geste Editions, 2005, 288 pages
  17. Patrimoine industriel et activivités chimiques, Ministère de la culture, consulté 2010/09/05
  18. Site Unesco
  19. Le Café du Boulevard
  20. Les exposition de Léo
  21. Les Arts en Boule
  22. La Ronde des Jurons
  23. Le Méliès
  24. http://blogs.paysmellois.org/alir/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]