Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet

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Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet
Image illustrative de l'article Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet
Présentation
Culte Catholique (traditionaliste)
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris mais occupé depuis 1977 par des catholiques traditionalistes
Début de la construction 1658
Fin des travaux 1703
Style dominant Classique
Site web www.saintnicolasduchardonnet.fr/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Commune Paris
Coordonnées 48° 50′ 57″ N 2° 21′ 01″ E / 48.849167, 2.35027848° 50′ 57″ Nord 2° 21′ 01″ Est / 48.849167, 2.350278  

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet

L'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet est située à Paris 23, rue des Bernardins à l'angle de la rue Saint-Victor dans le 5e arrondissement, dans le quartier Saint-Victor, à côté de la Maison de la Mutualité. Elle a été reconstruite dès la seconde moitié du XVIIe siècle à l'emplacement d'un édifice du XIIIe siècle, et achevée en 1937 seulement.

Depuis le 27 février 1977, date de son occupation "par la force" [1],[2],[3] par des proches de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, fraternité dont elle dépend officieusement depuis lors, cette église constitue le principal lieu de culte parisien du mouvement catholique traditionaliste – parfois qualifié d'« intégrisme[4] » – ainsi que d'une frange de l'extrême droite française proche du traditionalisme[5].

Lorsque le clos du Chardonnet fut englobé dans l’enceinte de Philippe Auguste, l’évêque de Paris, Guillaume d’Auvergne, pour les habitants de ce nouveau quartier, fit élever une chapelle et un presbytère qu’il dédia à saint Nicolas (1230). Devenue paroisse, la chapelle fut remplacée par une église (1243) qui fut à son tour remplacée par une église plus grande que Jean de Nanton, évêque de Paris, consacra le 13 mai 1425. Agrandie en 1545, l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet reçut un nouveau clocher en 1625.

La construction sous le règne de Louis XIV[modifier | modifier le code]

Plan de l'église, in : Paul Joanne, Guide de Paris…

Au milieu du XVIIe siècle, on décide de reconstruire l'église, en dirigeant son axe vers le nord faute de place à l'est occupé par le séminaire de Bourdoise. Le 29 mai 1656, les marguilliers arrêtèrent avec Michel Noblet et François Levé, architecte du roi, le devis général des travaux et l'échelon des prix à la toise et le même jour passèrent marché avec eux pour une première tranche de travaux (le chœur?) suivi d'autres marchés, le 2 mars 1959, puis en 1662 et 1667.

1647 Le cimetière avant la construction

En 1656, on construisit donc une nouvelle église à côté de l'ancienne[6] qui tombait en ruine[7].Cet édifice a été construit sur les dessins du peintre Lebrun de 1656 à 1690 : le 19 juillet 1656, Christophe Martin, conseiller du roi Louis XIV de France, contrôleur général de la Marine et ancien marguillier de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, pose dans le cimetière de l'ancienne église avec le curé Georges Froger, Guillaume Compaing et quelques paroissiens (Clermont-Tonnerre, d'Argenson) la première pierre d’une nouvelle église à laquelle travaille Charles Le Brun et dont Hardouin de Péréfixe de Beaumont fait la dédicace le 15 août 1667 ; la nef est achevée en 1716, la voûte posée en 1763, le maître-autel consacré par l’archevêque Christophe de Beaumont le 4 décembre 1768 [8]. Mais François Levé meurt le 12 juillet 1666 ; en 1667, les travaux exécutés ne sont pas encore payés. Il reste à construire les travées de la nef encore occupée par l'ancienne église. En 1668, le maçon Jean Bailly donne l'alignement d'une place récemment acquise par la fabrique (conseil financier de la paroisse) par le séminaire, derrière le chœur de l'ancienne église. Plusieurs lots et gains de loteries royales, notamment le mardi 20 juillet 1703 « en faveur du bâtiment de Saint-Nicolas-du-Chardonnet » et en 1763, malgré leur peu de succès, permirent de finir de construire l'église et sa façade, financée en grande partie par Marc-René de Voyer de Paulmy d'Argenson.

Elle comporte une tour carrée latérale. C'est une des rares églises du XVIIe siècle qui ne soit pas orientée. François-Henri Clicquot est le facteur du grand orgue dont le buffet date de 1725.

En 1862, le percement du boulevard Saint-Germain suite aux grands travaux de modernisation de Haussmann nécessite le remaniement de l'abside par Victor Baltard. La façade donnant sur la rue Saint-Victor n'est enfin construite qu'en 1934.

L'intérieur de l'église[modifier | modifier le code]

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Trésors et reliques[modifier | modifier le code]

Clocher de Charles Comtesse, Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet de nuit

Hippolyte Feret fit exposer une fiole de l'eau qui coule des os de saint Nicolas, apportée par Paul de la Croix, prêtre de la compagnie avec certificats. On y trouvait aussi un ossement (humérus ?) de saint Nicolas, avec attestation de Louise de Foix de Candule, abbesse de l'abbatiale Sainte-Glossinde de Metz[9].

Plus tard, on y mit aussi une relique du pied droit de saint Victor. Y étaient jadis aussi exposées à des jours solennels, des reliques de la croix du Christ. Avant la Révolution, l'église possédait de beaux ciboires et vases sacrés « incrustés de diamants ». Sont conservés aujourd'hui de remarquables canons d'autels brodés et des chasubles[10].

Tableaux et sculptures[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas du Chardonnet a été « classée » à l'inventaire des monuments historiques le 10 février 1887[11].

Le site est « inscrit » à l'inventaire (J.O. de la République française du 18 avril 1914).

Le 20 février 1905, de nombreux tableaux et sculptures ont été classées à l'inventaire des monuments historiques.

On peut voir près de l'entrée un des tableaux de jeunesse du peintre Charles Le Brun (1619-1690), l'un des fondateurs en 1648 de l'Académie française et premier peintre de Louis XIV, paroissien puis marguillier de Saint-Nicolas du Chardonnet. Il s'agit du Martyre de Saint Jean l'Évangéliste à la Porte Latine.

Les tombeaux de Le Brun et de sa mère Julienne Le Bé sont situés dans une chapelle de l'église, obtenus avec messe pour lui et son épouse « à perpétuité » des prêtres et marguilliers de Saint-Nicolas du Chardonnet : « M. Le Brun a fait faire lecture à la compagnie du contrat de concession faite par les curés et marguilliers de Saint-Nicolas-du-Chardonnet (…) » le 9 juin 1667 (Procès-verbal de l'Académie de Peinture). Cette chapelle consacrée à saint Charles Borromée est l'une des plus somptueuses chapelles privée de Paris, réalisée par Antoine Coysevox et par le sculpteur Jean Collignon[12]. Charles Le Brun qui passe pour avoir fourni les plans et les dessins de toute cette église Saint-Nicolas n'aurait en fait fourni que la décoration de la chapelle, la façade rue des Bernardins (1669), le dessin de la devanture, ceux du tabernacle et du calvaire.

On peut également y voir deux des premiers tableaux de Noël Nicolas Coypel : le Sacrifice de Melchisédech et La Manne, peints en 1713, le Martyre de saint Cyr et Sainte Julitte de Louis Jean-Jacques Durameau. On trouve aussi une grande peinture de Jean-Baptiste Corot, Le Baptême du Christ. Pierre-Marie Poisson, célèbre par ses sculptures décoratives sur les grands paquebots français, travaille sur le portail vers 1930[13].

On y a récemment identifié une Pietà du peintre récollet Claude François, dit « Frère Luc », datant du XVIIIe siècle[14].

Au fond de l'église, un monumental autel en marbre vert[15].

Le sculpteur du roi, Philippe Caffieri était un familier de la Paroisse, habitant rue Saint-Victor[16].

Le grand crucifix en bois et les deux statues de la Vierge et de Saint Jean sont de Poultier. Le sculpteur Jean Poultier (1653-1719), fut reçu à l’Académie en 1684 pour la Vierge et saint Jean destinés à l’entrée du chœur de Saint-Nicolas du Chardonnet.

Nicolas Legendre, ami de Le Brun travailla aux sculptures qui ornent la façade de cette église du côté de la rue des Bernardins, et à l’intérieur à la chapelle de la Vierge et à celle des Agonisants.

Le tabernacle a disparu à la Révolution, mais on en a conservé une description très détaillée. C'était un très beau tabernacle, orné d'une rampe, des lions, placés sur des volutes, de colonnes de Corinthe, la porte gravée du nom de Jéhovah en hébreu, « avec un petit autel décoré des sept sceaux de l'Agneau, le corps supposé solide supporte quatre autres colonnes ornées de lapis, portant un petit dôme et quatre chérubins, sur les angles, sur lesquels est placée une couronne, entre ces colonnes, les figures des Évangélistes qui servent de soubassement, pour exposer le Saint-Sacrement sous le pavillon. »[17]

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Anciennes photos[modifier | modifier le code]

De 1898 à 1920, le photographe Eugène Atget a photographié l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet et le petit séminaire de même que les autres églises et rues de Paris[18].

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Pendant la Commune de Paris, le tocsin de l’église sonnera une fois pour prévenir des manœuvres adverses.

Les quatre cloches de Saint-Nicolas ont été bénies le 5 juillet 1856, les parrain et marraine en étaient l’Empereur et l’Impératrice, représentés par S.E. le duc de Bassano, grand chambellan de l'Empereur, et Mme la Duchesse de Bassano, dame d’honneur de l’Impératrice. En conséquence ces cloches ont été nommées : Louis, Napoléon, Eugénie, et Jean.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Vie de la paroisse jusqu'en 1977[modifier | modifier le code]

En 1907, le curé de la paroisse, Gabriel Lenert, décide de faire paraître un journal paroissial, Le Chardonnet, l’un des tout premiers journaux paroissiaux, avec le Bulletin de Saint-Sulpice et l’Écho de Plaisance. Son titre fut orné d'une vignette de M. Louis Périn, architecte diplômé du Gouvernement. Il paraissait chaque dernier dimanche de chaque mois, même pendant la guerre, où il devint l’organe de l'œuvre de l'Entraide, de M. Painlevé et de l'Assistance Municipale aux prisonniers de guerre du 5e arrondissement, présidé par son maire. Il fut envoyé au rabbin Jacques Kahn et à tous les consistoires israélites, à l'occasion d'un article sur l' union sacrée. Le journal parut pendant plus de vingt-cinq ans, il comprenait comme les journaux paroissiaux d'aujourd'hui, une chronique médicale, musicale, un Billet-Chardonnet, des bibliographies, des articles, un chapitre historique, des poésies, des histoires drôles, les horaires des messes, les consignes concernant les sacrements, les registres paroissiaux, des publicités, etc., sous la direction de trois curés successifs : Lescure, Girod et Solaro et le Curé Lattelais ne pouvait plus faire de sermon sans en recommander la lecture à ses paroissiens. On y apprend par exemple la fondation de la Confrérie Notre-Dame Reine du Clergé le 2 février 1908[19]. L'abbé Lenert fait relier sans équivoque sa paroisse au chardonneret, dont l'image orne le dessin du titre du Journal paroissial : cet oiseau évoquerait dans l'art chrétien la Passion, et la Couronne d'épines, car il se nourrit de chardons[20].

En 1921, il y avait trois employés à la paroisse, un Garde suisse en trois costumes, un bedeau et une chaisière, chargés du nettoyage, balayage, des cierges, des pendules, des cloches, de affiches, des courses, du courrier, de l'aération, du calorifère, du parquet, des chaises, etc[21].

À partir de 1977[modifier | modifier le code]

Autel de la Vierge et ex-votos

Depuis le 27 février 1977, date de son occupation illégale[22] par la force[1],[23],[24] par des proches de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, fraternité dont elle dépend officieusement depuis lors, cette église constitue le principal lieu de culte parisien du mouvement catholique traditionaliste — également qualifié d'« intégriste »[25] — ainsi que, dans une certaine mesure, de la frange catholique de l'extrême droite française[5].

En 1977, l'église est occupée[26] par des catholiques traditionalistes[27] proches de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X qui, menés par les abbés François Ducaud-Bourget, Louis Coache et Vincent Serralda, après neuf demandes restées sans suite auprès du cardinal François Marty, archevêque de Paris, s'emparent du lieu en y célébrant une messe le 27 février 1977[28]. Ils s'y installent ensuite, expulsant le prêtre Pierre Bellego, affectataire du lieu[29], ainsi que le premier vicaire, le P. Jacques Schneider[30].

Les traditionalistes y demeurent depuis cette date, malgré un arrêté d'expulsion obtenu par l'archevêché de Paris, et la demande d'intervention de la force publique[23]. Jean Guitton, désigné comme médiateur par le Tribunal de grande instance, mit en avant le risque d'un trouble plus grand à l'ordre public, si cet arrêté était appliqué. Après y avoir exercé la fonction de curé (sans en avoir le titre officiel), François Ducaud-Bourget « remit » l'église entre les mains de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X qui la dessert encore aujourd'hui en 2013.

Le 21 décembre 1978, une bombe dans l'église y provoque des dégâts qui ne seront que superficiels. D'après des commentaires tardifs des milieux droite et du parti communiste, l'action aurait été revendiquée par un groupe s'intitulant les « Brigades juives[31] ».

De 1983 à 1997, l'abbé Philippe Laguérie étant curé, de grandes processions furent relancées à l'occasion de la Fête-Dieu et de la Fête de l'Assomption (le 15 août), ainsi qu'une vie paroissiale.

Les obsèques de nombreuses personnalités furent célébrées dans cette église : ainsi François de la Rocque, Rolande Birgy, Jacques Audiberti (en 1965), Bernard Faÿ, Michel Boutin et un nombre important de personnes connues pour leur engagement à l’extrême droite, dont Georges-Paul Wagner, Paul Touvier, François Duprat, Maurice Bardèche, Jean-Pierre et Marie-France Stirbois. Lors d’une cérémonie organisée à l’occasion du 10e anniversaire de l’occupation de l’église, de nombreux représentants de l’extrême droite française sont présents : Pierre Pujo (Aspects de la France), François Brigneau (Minute), Pierre Sidos (L’Œuvre française), Jean Madiran et André Figueras (Présent) et Roland Gaucher (National-Hebdo)[32].

En septembre 1998, une messe est dite en latin à la mémoire de Maurice Bardèche, historien négationniste et collaborateur notoire pendant la guerre[33], au cours de laquelle, devant une audience de nombreuses personnalités d'extrême-droite comme Pierre Sidos, Henry Coston ou encore Pierre Guillaume, Jean-Marie Le Pen rend hommage à celui qu'il qualifie d'« historien d'avant-garde » et de « prophète d'une renaissance européenne »[27].

Parmi les fidèles de la paroisse, on compte (ou on a compté) également des personnalités de milieux divers, telles qu'Alain de Lacoste-Lareymondie, Jean-François Chiappe, Paul Guth, Michel de Saint-Pierre, Jacques Perret, Paul Vialar, Michel Droit ou encore Jean Dutourd, Jacques Dufilho et Louis de Funès[34],[35]. Tristane Banon y a été baptisée[36].

Marine Le Pen y a fait baptiser ses trois enfants et son père, Jean-Marie Le Pen, s’y rend régulièrement pour y faire dire des messes pour ses amis défunts[37]

Le 8 décembre 2003, près de 200 étrangers en situation irrégulière menés par Sylvain Garel et Romain Binazon occupent quelques heures l'église. Ils finissent par quitter les lieux avant l'arrivée de fidèles qui viennent défiler pour la traditionnelle procession aux flambeaux de l'Immaculée conception.

Depuis 2005, le mouvement indépendant des Scouts Saint François-Xavier est implanté à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Quatre grandes processions religieuses rassemblent les fidèles lors des fêtes religieuses catholiques, aux Rameaux, à la Fête-Dieu, à l'Assomption le 15 août, et pour la procession aux flambeaux en l'honneur de l'Immaculée conception le 8 décembre. Outre ces fêtes religieuses, des messes commémoratives sont célébrées chaque année : un service à la mémoire des victimes de la Fusillade de la rue d'Isly qui manifestaient le 26 mars 1962 à Alger en faveur de l'Algérie française contre le pouvoir français en place (dans l'église Saint-Nicolas du Chardonnet, se trouve une statue de Notre-Dame d'Afrique dont l'original se trouve à Alger[38], une messe à la mémoire du roi Louis XVI.

Boulevard Saint-Germain, une petite boutique donnant sur la rue perpétue l'ancienne paroisse avec la messe conciliaire, la paroisse et l'église Saint-Séverin ayant pris le nom de paroisse Saint-Séverin-Saint-Nicolas.

Liste des curés[modifier | modifier le code]

Prêtres responsables du clergé desservant l'église depuis 1977[modifier | modifier le code]

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X et les fidèles fréquentant cette église donnent — abusivement — à ces prêtres le titre de « curé »[réf. souhaitée]. Au strict regard du droit, même s'ils en exercent de facto la charge, la cura animarum ne leur est toutefois pas confiée par l'ordinaire légitime du lieu, l'archevêque de Paris. L'affectataire légitime de l'église est le curé de la paroisse Saint-Séverin-Saint-Nicolas, le Père Denis Jachiet.

Vis-à-vis de l'Église catholique, la FSSPX, n'ayant pas encore retrouvé « pleine communion avec l'Église »[39], ne peut, tant que les questions doctrinales « ne seront pas résolues », avoir « de statut canonique dans l'Église » et « ses ministres ne peuvent exercer de façon légitime aucun ministère »[40],[41], selon le motu proprio Ecclesiae unitatem.

Personnages inhumés à Saint-Nicolas-du-Chardonnet[modifier | modifier le code]

Nombreuses épitaphes[43]

Saint-Nicolas-du-Chardonnet dans les œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

Le grand orgue[modifier | modifier le code]

Louis Vierne et Paul Koenig aux Orgues de St Nicolas du Chardonnet le 8 décembre 1927 / son : Carillon de Westminster par Louis Vierne

La console de l'orgue est constituée de quatre claviers de 56 notes, un pédalier de 30 notes et de transmissions électriques pour 47 jeux réels. Le buffet historique date de 1725. Les facteurs d'orgue qui se sont succédé ont été François Thierry vers 1725, François-Henri Clicquot (1766 et de 1787 à 1790), Merklin (1897), Paul Koenig (1927), Victor Gonzalez (1936), Roethinger-R. Boisseau (1961), Barberis (1987), et Michel Gaillard (2004, 2007-2009)[45],[46].

Jean de Saint-Samson, alors mendiant musicien aveugle et organiste, joue volontiers de l'orgue dans l'église de saint Nicolas du Chardonnet place Maubert lorsqu'il rencontre le carme Matthieu Pinault. Jean-Nicolas Geoffroy, organiste de Saint-Nicolas du Chardonnet et de la cathédrale de Perpignan. Baron : « Né probablement aux alentours des années 1750, celui-ci exerça également à la chapelle de l’hospice de la Pitié en 1796, à Saint-Nicolas-du-Chardonnet à la même époque, puis à Saint-Étienne-du-Mont de 1819 à 1824 et à Saint-Louis-d’Antin. Il eut pour remplaçant dans les années 1815-1820, Adolphe Adam, l’auteur du fameux Noël Minuit Chrétiens et du non moins célèbre ballet Giselle ».

L'orgue actuel : cet orgue provient de l'ancienne paroisse des Saints-Innocents supprimée en 1787, vendu à la Fabrique de Saint-Nicolas du Chardonnet. Il fut construit par le grand facteur François Thierry entre 1723 et 1725 (ce facteur devait œuvrer, en 1733, à Notre-Dame de Paris). À l'époque, cet orgue des Saints-Innocents présentait quatre claviers et 24 jeux. Il fut restauré par François-Henri Clicquot en 1790 puis Louis-Paul Dallery et Paul Koenig en 1927 et inauguré successivement au cours des siècles par François Couperin, Claude Balbastre, Charles Tournemire, et Louis Vierne qui l'inaugura en jouant le Carillon de Westminster le 7 décembre 1927[47].

En 1989, Marie-Agnès Grall-Menet est nommée titulaire du grand orgue[48],[49]. En mai 2005, un CD est réalisé par l'organiste titulaire et vendu au profit de la restauration 2007-2009. L'inauguration de l'orgue restauré a lieu les 7 et 8 novembre 2009 : bénédiction et présentation par les facteurs d'orgue B. Aubertin et M. Gaillard, messe pontificale chœur et deux orgues, et un récital inaugural par Marie-Agnès Grall-Menet avec au programme : Louis Marchand, Claude Balbastre, Johann Sebastian Bach, Johann Kaspar Kerll, Antonio Vivaldi, Eugène Gigout, Jean Langlais, Marie-Agnès Grall-Menet (création du Salve Regina), René Vierne, Louis Vierne (Carillon de Westminster).

Compléments[modifier | modifier le code]

Sur l'église et son histoire[modifier | modifier le code]

  • Paris sous Philippe-le-bel: d'après des documents originaux.- Hercule Géraud, 1837
  • Histoire et description de l'église Saint-Nicolas du Chardonnet .- Clément de Ris, Louis Torterat, comte .- Plon .- 1876 .- Livre
  • Descourveaux (Philippe) La Vie De M. Bourdoise, premier Prêtre de La Communauté & Séminaire De Saint-Nicolas Du Chardonnet. À Paris, chez Morin, 1784.
  • Schœnher, P. Histoire du séminaire de Saint-Nicolas du Chardonnet, 1612-1908 , 1909, [lire en ligne]
  • Yvan Christ, Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Paris, Éditions du Cerf, 1948
  • Paul Biehler, Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Son histoire, ses œuvres d'art, les édifices religieux voisins détruits : foi et beauté, photos de Jean-Pierre Yvon, Paris, P. Biehler, 1979
  • Jean Bayet, Les édifices religieux, p. 79-87, [lire en ligne]
  • Jacques-François Blondel, Architecture françoise, ou Recueil des plans, élévations, coupes et profils des églises, maisons royales, palais, hôtels & édifices les plus considérables de Paris, tome 2, p. 92-93, chez Charles-Antoine Jombert, Paris, 1752-1756 ( lire en ligne )

Sur sa communauté catholique traditionaliste[modifier | modifier le code]

  • Communauté Saint-Séverin Saint-Nicolas, Le Défi intégriste, Saint-Nicolas occupé, Paris, éd. Le Centurion, 1977, recension en ligne
  • André Figueras, De Laënnec à Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Le combat de Monseigneur Ducaud-Bourget, Chiré-en-Montreuil, Éditions de Chiré, 1977 (ISBN 2-85190-027-7).
  • Guillaume de Tanoüarn (éd.), L'expérience de la tradition : Saint-Nicolas du Chardonnet, Paris, Éditions Servir, 2002
  • Thibaud Chalmin : Une affaire d'Église : les débuts de l'occupation de Saint-Nicolas-du-Chardonnet (27 février - 4 juillet 1977), Mémoire de Maîtrise sous la direction de Jean-Marie Mayeur, Université Paris Sorbonne-Paris IV, 1994, 349 pages, [lire en ligne].
  • Thibaud Chalmin : Saint-Nicolas-du-Chardonnet, un aspect du catholicisme parisien dans l'après-concile. Mémoire de D.E.A. sous la direction de Jean-Marie Mayeur, Université Paris Sorbonne-Paris IV, 1995.
  • Abbé Bernard Lorber (réalisateur), St-Nicolas-du-Chardonnet, 30 ans après. Chardons toujours ardents, documentaire de la Procure de St-Nicolas-du-Chardonnet retraçant la « (re)prise » de cette église par la Fraternité Saint Pie X, avec des interview de François Ducaud-Bourget, l'abbé Louis Coache, Mgr Marcel Lefebvre et du Père Congar, Paris, Procure Saint-Nicolas, 2007, (DVD, 115 minutes).

Sur ses liens avec l'extrême droite[modifier | modifier le code]

CD Rom Audio[modifier | modifier le code]

  • La nuit de Noël à St-Nicolas-du-Chardonnet - Éditions Sacra Musica
  • L'année liturgique en Chant Grégorien C. Balbastre : Manuscrit de Versailles (en guise d'interludes), disque Actuance, vol. 9, 2006, Organiste d'accompagnement Frédéric Moreau-Saran, Schola Bellarmina : Nicolas Storez, Louis-Salvy Gosse, Edmond de Tarade[50]
  • Marie-Agnès Grall-Menet, "L'orgue de Saint-Nicolas, un joyau à restaurer" Œuvres de Jullien, Bach, Vivaldi, Walther, Cocker, Langlais, Karg-Elert.
  • CD restauration-inauguration 7 et 8 novembre 2009. Extraits de la messe Pontificale chœur et 2 orgues, 4 improvisations du facteur d'orgue, extraits du concert inaugural donné par l'organiste titulaire Marie-Agnès Grall-Menet (Œuvres de Marchand, Balbastre, Bach, Kerll, Concerto RV406 de Vivaldi transcrit par Guillou, Toccata de Gigout, Carillon de Westminster de Louis Vierne).

Iconographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les trente ans de l'occupation de Saint-Nicolas-du-Chardonnet », Le Nouvel Observateur, 12 février 2008.
  2. Question écrite no 17269 de M. Michel Dreyfus-Schmidt, senat.fr
  3. L'Église confirme la rupture avec Saint-Nicolas-du-Chardonnet, la-croix.com, 2007
  4. Terme utilisé par Henri Tincq (in « Le pape rallie ses intégristes », Le Monde, 29 septembre 2006) ou par L'Express (« La PME de Le Pen », 28 avril 2002).
  5. a et b « Saint-Nicolas-du-Chardonnet », in Erwan Lecoeur (dir.), Dictionnaire de l'extrême droite, Paris, Larousse, coll. « À présent », 2007, p. 259.
  6. Plan de Belleforest - 1575 [77] Saint-Nicolas-du-Chardonnet
  7. Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois, Jacques-Maximilien Benjamin Bins, page 458.
  8. « Saint Nicolas de Myre, évêque », sur missel.free.fr (consulté le 3 octobre 2009)
  9. [1] « Les ossements sacrés du Thaumaturge s’emperlent continuellement, de nos jours encore, d’une sorte de stillation ou sueur à laquelle les fidèles donnent le nom de manne de saint Nicolas. Dans une révélation qu’elle eut à l’occasion de son pèlerinage à Bari, sainte Brigitte apprit du Seigneur le motif de ce prodige. L’huile miraculeuse qui transsude des os du saint Pontife de Myre, désigne l’immense charité et la compassion qui l’animèrent durant sa vie, alors qu’il se faisait tout à tous pour secourir les autres et ainsi les amener au Christ. » Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique Repons de son tombeau de marbre, découle une huile sacrée qui guérit les aveugles dont les yeux en sont oints, * Rend l’ouïe aux sourds, et remet en santé tous ceux qui sont débiles''
  10. Base Mémoire Ministère de la Culture
  11. « Notice no PA00088418 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Sculpteur ordinaire des bâtiments du roi, mort en 1702.
  13. « Saint-Nicolas du », sur Ministère de la culture (consulté le 3 octobre 2009)
  14. Une Pietà de Frère Luc à Saint-Nicolas-du-Chardonnet
  15. Visite Détaillée : Les édifices religieux par Jean Bayet 2009 : Visite détaillée de l'Église, monuments et tableaux, pages 79 à 86.
  16. « Philippe CAFFIERl, qui avait quitté l'hôtel des Gobelins, vers 1688, pour une cause que j'ignore, demeurait, en avril 1696, rue Saint-Victor, au coin des Fossés St-Victor, paroisse Saint-Nicolas du Chardonnet ; c'est ce que m'apprend un pouvoir donné par lui, vingt ans après dans la maison - sa propriété peut-être - de la rue Saint-Victor, ce qu'ont ignoré les biographies qui ont su seulement qu'il décéda en 1735. Ce fut en septembre, ce qu'on n'a pas su non plus. " Le septième jour de septembre 1716 mourut, et le neuvième dudit mois et an fut enterré en cette église Monsieur Philippe CAFFIERI, sculpteur du Roy, et mouleur de bois, bourgeois de Paris, âgé d'environ quatre-vingt-deux ans, de cette paroisse, furent témoins, Monsieur Jacque (sic) CAFFIERI, bourgeois de Paris, fils du défunt. " St-Nicolas du Chardonnet. » Jean-Jacques Caffieri y repose également.
  17. Claude Nivelon, archives de Saint-Nicolas-du-Chardonnet
  18. L'ensemble de ces clichés, une trentaine ou plus, de gélatino-bromures sur plaque de verre, est contenu dans la Base Mémoire du Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN [2] ainsi que des clichés d'autres photographes (Giraudon…) ou sur Gallica pour les clichés antérieurs à 1915 [3], L'art dans le vieux Paris. [1900-1927] / Eugène Atget, photogr., (1857-1927). [Le quartier Saint-Victor] / Clichés 40-45 et encore a.[4] / les chasubles, canons d'autel brodés, et le Séminaire de Saint Nicloas et b. Les tableaux [5] c.[6] aussi intérieur de l'Église.
  19. La Paroisse de Saint Nicolas édite toujours Le Chardonnet, consultable en version pdf sur le site [7]
  20. Or la paroisse de Saint-Nicolas du Chardonnet fut précisément fondée en 1243 pour remplacer une ancienne chapelle St Nicolas détruite ou déplacée pour faire place à la Sainte-Chapelle, sur l'île de la Cité, devant abriter la Couronne d'épines rapportée de Terre sainte par Saint Louis.
  21. Coutumier de Saint Nicolas du Chardonnet, Archives paroissiales diocésaines
  22. Saint-Nicolas-du-Chardonnet : avec foi mais sans loi, Liberation.fr du 11 mai 2012.
  23. a et b « Maintien de l'occupation illégale de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet », sur site du sénat,‎ 24 juin 1999 (consulté le 2 octobre 2009)
  24. « L'Église confirme la rupture avec Saint-Nicolas-du-Chardonnet », sur site du quotidien La Croix,‎ 27 février 2007 (consulté le 2 octobre 2009)
  25. Marcel Lefebvre et ses disciples se considèrent comme traditionalistes tandis que pour beaucoup, ainsi que l'explique Émile Poulat, le mouvement est l'incarnation de l'intégrisme ; cf. Émile Poulat, in Nelly Schumacher, « Intégrisme, un terme qui vient de loin », entretien avec Émile Poulat in croire.com, 15 novembre 2006, article en ligne. Le terme est également utilisé par Henri Tincq (in « Le pape rallie ses intégristes », Le Monde, 29 septembre 2006) ou par L'Express (« La PME de Le Pen », 28 avril 2002).
  26. [8] Photos actuelles.
  27. a et b Nadine Fresco, article Négationnisme, in Encyclopaedia Universalis, édition 2006.
  28. « Les 30 ans d'occupation de Saint Nicolas-du-Chardonnet », Le Nouvel observateur, 27 février 2007.
  29. « L’idée des abbés Louis Coache, Vincent Serralda et Mgr François Ducaud-Bourget était simple : mettre une annonce dans L’Aurore annonçant la célébration d’une grand-messe traditionnelle à la Mutualité dans le 5e arrondissement. Ce que les fidèles ne savaient pas en y venant, c’était qu’ils seraient dirigés directement vers l’église voisine, Saint-Nicolas du Chardonnet, se trouvant à seulement dix minutes de là… » Source : site favorable à St Nicolas, Nations Press [9]
  30. les anciens paroissiens de cette église désaffectée durent changer de lieu de culte à l'église Saint-Séverin « Elle est utilisée comme lieu de culte de la paroisse Saint-Séverin-Saint-Nicolas. En effet, depuis 1977, date de l'occupation de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet par des fidèles de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, le territoire de Saint-Nicolas dépend également de Saint-Séverin. La paroisse a l'usage d'un immeuble sis 39, boulevard Saint-Germain, ancien presbytère de Saint-Nicolas du Chardonnet ».
  31. Emmanuel Ratier, Les guerriers d'Israël, Facta, 1995 (ISBN 2-9508318-1-8) p. 234. Antérieurement, cette attribution avait également fait l'objet d'une brève citation dans un article publié en juin 1991 par le mensuel politique français droite et du parti communiste Le Choc du mois (no 41, p. 7), sous le titre « Milices juives : quinze ans de terrorisme », sous la plume de A. Malek.
  32. Ariane Chebel d'Appollonia, L'Extrême-droite en France. De Maurras à Le Pen, Bruxelles, Éditions Complexe, « Questions au XXe siècle », 1996, p. 358-360, (ISBN 978-2870277645).
  33. Olivier Compagnon, article Antisémitisme en Europe depuis la fin du XIXe siècle, in Encyclopaedia Universalis, édition 2006
  34. Louis de Funès aurait financé Mgr Ducaud Bourget dans les premières années de l'occupation de Saint-Nicolas du Chardonnet, et ne manquait pas la messe de requiem en l'honneur de Louis XVI [10]
  35. Francis Bergeron et Philippe Vilgier, De Le Pen à Le Pen. Une histoire des nationaux et des nationalistes sous la Ve République, éd. Dominique Martin Mortin, 1986, p. 137
  36. DSK-Banon : plainte contre Anne Mansouret De même, Brigitte Guillemette a expliqué de quelle manière elle est devenue la marraine de Tristane Banon. "À 17 ans, avant un projet de mariage à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Tristane Banon devait être baptisée. Sa maman, d'origine iranienne, ne connaissait personne qui était baptisé. Elle m'a demandé d'être sa marraine, ce que j'ai accepté pour lui rendre service."
  37. [11].
  38. L'association des familles des victimes du 26 mars 1962 et de leurs alliés).
  39. Benoît XVI, Lettre apostolique “motu proprioEcclesiae Unitatem], point 7, 2 juillet 2009, sur le site du Saint-Siège.
  40. « Ecclesiae unitatem ou la “sollicitude” de Benoît XVI », agence Zenit, 8 juillet 2009.
  41. Benoît XVI, Lettre apostolique “motu proprioEcclesiae Unitatem], point 4, 2 juillet 2009, sur le site du Saint-Siège.
  42. Testament de Nicole Chauvin, prêtre, habitué de Saint-Nicolas-du-Chardonnet « Item, icelluy testateur veult et ordonne estre dict, chanté et celebré le jour de son trespas, si faire se peult, ou le lendemain d’icelluy en lad. église Saint-Nicolas-du-Chardonneret, une haulte messe de Requien, avecques vigilles, laudes et recommandaces a neuf pseaulmes et neuf leçons, avec la prose des trespassez, le tout solempnellement et en la plus grande reverence que faire ce pourra. Et estre payé a chascun prebstre et a celluy qui portera la croix pour l’assistance, vingt deniers tournois. »Paris, Cothereau, Guillaume - 24/09/1556
  43. [12] Description historique de la ville de Paris et de ses environs, Volume 6 Par Jean-Aimar Piganiol de La Force p. 306 - 330, Les épitaphes.
  44. On peut consulter le texte sur wikisource : Le parfum de la dame en noir
  45. « Les orgues de Paris », sur orgue.free.fr (consulté le 3 octobre 2009)
  46. « Extraits de l’enregistrement du disque d’orgue », sur web.mac.com (consulté le 3 octobre 2009)
  47. « Louis Vierne », sur Musica et Memoria (consulté le 3 octobre 2009)
  48. « L'orgue de St-Nicolas-du-Chardonnet un patrimoine à sauver! », sur web.mac.com,‎ 10 août 2006 (consulté le 3 octobre 2009)
  49. « Jacques Charpentier », sur www.orgues-et-vitraux.ch (consulté le 3 octobre 2009)
  50. [13] CD-ROM et partitions