Victor Emmanuel Largeau

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Officier général francais 2 etoiles.svg Victor Emmanuel Largeau
Naissance 11 juin 1867
Irun, Espagne
Décès 27 mars 1916 (à 49 ans)
Froidos, Meuse
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme infanterie de marine
Grade Général de brigade
Années de service 18851916
Conflits Conquête et colonisation du Tchad
Première Guerre mondiale
Commandement Gouverneur militaire du Tchad
37e brigade d’infanterie
Faits d'armes Membre de la Mission Marchand
combat d'Aïn Galaka en 1913
prise de Kousséri en 1914
Distinctions Commandeur de la légion d'honneur.Officier de l'étoile noire du Bénin.
Hommages Nom donné à la ville tchadienne de Faya-Largeau
Autres fonctions Médaille de vermeil de la société anti-esclavagiste de France pour avoir œuvré, lors de ses successifs commandements du territoire militaire du Tchad, pour la suppression de la traite des esclaves et la protection des indigénes.

Victor-Emmanuel Étienne Largeau (1867-1916) est un général français qui joua un rôle décisif dans la colonisation et la création du Tchad.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 11 juin 1867 à Irun (Espagne), il est d'origine poitevine et son père est lui-même explorateur colonial en Afrique ( Victor Largeau, explorateur né à Niort en 1840, fit deux tentatives pour traverser le Sahara par Ghadamès (1875) et pour gagner Tombouctou (1877) et publia  : le Sahara (Paris, 1870); le Pays de Rirha-Ouargla (1879); le Sahara Algérien (2e éd., 1881).

Engagé en 1885 dans l'infanterie de marine, le jeune Largeau entre à l'école d'infanterie de Saint-Maixent comme élève officier en 1889.

Ayant déjà servi au Sénégal, il retourne ensuite en Afrique. Membre de la mission du Haut-Oubangui en 1894, puis de la mission de Kong, le lieutenant Largeau participe de 1896 à 1898 à l'expédition Marchand, dont la longue équipée est rendue célèbre par la crise de Fachoda.

Promu capitaine en 1898, Largeau rentre en métropole pour suivre les cours de l'École supérieure de guerre dont il sort breveté d'état-major. Fait chef de bataillon en 1900, il sert comme commandant du territoire du Tchad de 1902 à 1904. Il retrouve ce poste comme lieutenant-colonel de 1906 à 1908 et mène des opérations de pacification contre le sultan Doudmourrah. Promu colonel le 28 septembre 1910, il est rappelé au Tchad en 1911 après la mort du colonel Moll, tué au combat de Doroté. Il obtient la soumission de Doudmourrah et dépose son incertain successeur Acyl. Reparti en 1912, il revient pour un quatrième et dernier séjour de 1913 à 1915, au cours duquel il vainc la confrérie des Sénoussis le 27 novembre 1913 au combat d'Aïn Galaka et s'empare de Faya[1]. Après la déclaration de guerre de 1914, il supervise les opérations lancées depuis le Tchad contre le Cameroun allemand et s'empare de Kousséri.

Nommé général de brigade le 19 mai 1915, Largeau est rappelé en métropole en juillet. Après avoir servi en état-major, il prend le commandement de la 37e brigade d’infanterie en janvier 1916. Au front avec ses hommes devant Verdun, le général Largeau tombe mortellement frappé par des éclats d’obus, le 26 mars, dans le secteur du bois d’Avocourt. Il succombe le lendemain à l'ambulance militaire 3/5 établie à Froidos.

Durant ses différents séjours au Tchad, il a mené à bien des tâches d'organisation, d'administration et de délimitation qui en font un des pères fondateurs de ce pays. En hommage, son nom a été donné à la ville tchadienne de Faya-Largeau.

Son corps est enterré à Magné (Deux-Sèvres), berceau de sa famille. Un monument commémoratif à sa mémoire existe à Niort.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les journaux de voyages et carnets de route de Victor Emmanuel Largeau sont conservés aux Archives nationales sous la cote 302AP[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Marie-France Robelin, « Combat de Borkou Afrique Équatoriale 27 novembre 1913 », sur Ancestramil,‎ juin 2009 (consulté le 14 avril 2012)
  2. Archives nationales.

Sources externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Souzy, Les coloniaux français illustres, Paris, B. Arnaud,‎ 1940