Ernest Pérochon

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Ernest Pérochon, né en 1885 et mort le 10 février 1942, est un écrivain français ayant obtenu le prix Goncourt 1920 pour Nêne.

D'abord instituteur, il quitte l'enseignement pour l'écriture en 1921.

Il a écrit des poèmes, des romans (allant du réalisme à la science-fiction), ainsi que des livres pour enfants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

Ernest Pérochon est né en 1885 à Courlay (Deux-Sèvres) à la ferme du Tyran. Il est protestant dans une région particulière puisqu'il côtoie des catholiques, issus de la chouannerie vendéenne et des dissidents dit « de la petite église » qui ne s'est pas ralliée au concordat de 1801 signé entre Napoléon et le Pape Pie VII. Très attaché à sa région d'origine et aux valeurs familiales, il relate dans ses récits son amour des humbles, « les cherche-pain », dans sa Gâtine natale du début du XXe siècle. En 1897, il devient élève à l'école primaire supérieure de Bressuire.

Âge adulte[modifier | modifier le code]

En 1900, élève à l'École normale de Parthenay puis instituteur adjoint à Courlay. Enfin, il devient enseignant à l'École primaire supérieure de Parthenay. Il fait son service militaire au 114e RI (Parthenay) en 1905 et se marie en 1907 avec Vanda Houmeau, institutrice. Il déménage à Saint-Paul-en-Gâtine où naît son unique enfant Simone en 1908, date à laquelle il est également publié chez Clouzot à Niort. En 1909, il est donc publié une seconde fois puis son premier roman Les creux de maisons paraît sous forme de feuilleton dans L'Humanité où il évoque les « cherche pain ».

De 1914 à 1940[modifier | modifier le code]

En 1914, il redevient instituteur à Vouillé. Mobilisé, il fait une crise cardiaque sur le front. En 1920, son roman Nêne chez Clouzot lui vaut un prix Goncourt, en 1921 il décide de quitter l'enseignement et s'installe à Niort.

En 1940, il refuse de collaborer avec la presse de Vichy. Deux de ses romans sont interdits. Il est menacé par le préfet vichyste et surveillé par la Gestapo. Il dissimule son angoisse à sa famille. Il décède le 10 février 1942 d'une crise cardiaque à 57 ans.

Anecdote[modifier | modifier le code]

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  • En 1935, sa fille épouse Delphin Debenest, qui s'engagera lui aussi dans la Résistance. Soldat de 1940, cet agent de renseignements dans la résistance franco-belge est arrêté par la Gestapo et déporté à Buchenwald puis au Kommando d'Holzen d'où il réussit à s'évader. Au procès de Nuremberg, cet homme siège en qualité de procureur adjoint. Il est magistrat à Niort et à Poitiers.

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

Le 31 mars 1985, une commémoration a eu lieu à l’école publique de la Tour Nivelle, lieu-dit de Courlay, pour le centenaire de la naissance d’Ernest Pérochon. Les personnalités étaient nombreuses ainsi que le public. Sous le Haut patronage du Ministre de l'Education Nationale et de la Culture, de nombreux discours furent prononcés dont l'un par Mr Le Blond-Zola, petit-fils d'Emile Zola. Pour cette occasion, ils ont reconstitué une classe du temps de Pérochon, à la Tour Nivelle, là où Ernest Pérochon fut écolier, puis instituteur. Ce lieu se visite désormais. Ce fut l’ouverture de l’année Pérochon qui a été célébrée par de nombreuses manifestations culturelles dans les Deux Sèvres, des spectacles et expositions ayant trait aux œuvres de l’écrivain dont "l'homme frénétique, "les creux de maison", "les gardiennes"... Le lycée de Parthenay, un groupe scolaire à Niort et à Cerizay, la bibliothèque municipale d'Échiré et plusieurs rues dans le département des Deux-Sèvres perpétuent le souvenir de cet écrivain.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Recueils de poèmes[modifier | modifier le code]

  • Flûtes et Bourdons
  • Chansons alternées
  • au point du jour

Romans[modifier | modifier le code]

  • Les Creux-de-Maisons (1913), (1929)
  • Les Hommes frénétiques (1925), publié chez Marabout Science-Fiction, n°388
  • Nêne (Prix Goncourt 1920)
  • Le Chemin de plaine
  • Au cri du chouan
  • Babette et ses frères (1925)
  • Milon
  • Le chanteur de Villanelles
  • Les Ombres
  • Le crime étrange de Lise Balzan
  • Marie Rose Méchain
  • Les fils Madagascar
  • Les Gardiennes (1924)
  • La Parcelle 32 (1922)
  • Bernard l’ours et la torpédocamionnette
  • L’eau courante
  • Huit gouttes d’opium (récits) (1925)
  • Barberine des Genêts
  • Les Endiablés

Essai[modifier | modifier le code]

  • L’instituteur

Livres pour enfants[modifier | modifier le code]

Certains de ces livres furent illustrés par Raylambert.
  • Nicolas et Nicolette au Bois charmant (1938)
  • Tap-Tap et Bilili (1937)
  • Contes des cent un matins (1930)
  • Le Livre des quatre saisons (1930)
  • Au point du jour (1930)
  • Les Yeux clairs (1934)
  • A l’ombre des ailes (1934)

Liens externes[modifier | modifier le code]