Aunis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

46° 30′ N 0° 30′ O / 46.5, -0.5

Province de l'Aunis

13741790

Drapeau Blason
alt=Description de cette image, également commentée ci-après

La province de l'Aunis

Informations générales
Statut Province du royaume de France
Capitale La Rochelle
Histoire et événements
1374 Séparation de la Saintonge ; érection de La Rochelle en gouvernement.
1790 Suppression de la province de l'Aunis

Entités précédentes :

Entités suivantes :

L’Aunis (prononcé [o.ni]) est une région historique et culturelle française, correspondant à une ancienne province et dont la capitale est La Rochelle, celle-ci ayant succédé à Castrum Allionis (Châtelaillon), l'ancienne capitale ayant vraisemblablement donné son nom à la province. Le territoire de l'Aunis qui était la plus petite province de France en termes de superficie, correspond de nos jours au quart nord-ouest du département de la Charente-Maritime.

Cette province a été officiellement reconnue par le roi Charles V en 1374  : « En 1374, Charles V détacha La Rochelle de la Saintonge pour en faire un gouvernement particulier qui comprit dans la juridiction Rochefort, Marennes et quelque temps Benon. C'est alors que l'Aunis apparaît légalement comme une province distincte »[1]. Comme les autres provinces françaises, l'Aunis a disparu en 1790 lors de la création des départements.

Ses habitants sont les Aunisiens. Outre la capitale, La Rochelle, la province comptait les villes de Rochefort, Surgères ou encore Marans. Elle possédait aussi l'île de Ré, et elle s'est partagé au fil de son histoire, avec la Saintonge, les trois autres îles de la Charente-Maritime : Oléron, Aix et Madame.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de l'Aunis.
La province de l'Aunis au XVIIIe siècle et les communes actuelles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de cette petite province de l'Ouest de la France apparaît pour la première fois dans l'Histoire, en 785. À la suite de la partition de l'Aquitaine en neuf comtés, décrétée par Charlemagne en 778, le nom de l'Aunis, orthographiée « pagus Alnensis », apparaît alors dans le testament du comte Roger[2].

Mais l'étymologie de cette petite province a donné lieu à bien des interprétations différentes[3], et même à des fantaisies qui ont encore cours aujourd'hui[4]. De nos jours, elle ne fait toujours pas l'unanimité parmi les historiens et étymologistes[5].

Cependant, trois interprétations intéressantes sont émises par les étymologistes, sans qu'il soit possible de trancher.

  • Selon certains étymologistes, il faudrait lier le nom de la province à ses origines sylvestres, où les aulnes étaient des arbres très fréquents à l'époque médiévale ; ce serait le « pays des aulnes »[6].
  • Pour d'autres, il faut interpréter l'étymologie de la province en la rapprochant à celle d'un ancien peuple barbare, duquel elle tirerait son nom. Ainsi, selon certains historiens, l'Aunis aurait été peuplée par la tribu des Alains, qui envahit la Gaule en 406[7].
  • Enfin, la troisième interprétation relie le nom de l'Aunis à l'histoire mouvementée de la ville de Châtelaillon dans sa période médiévale. La première capitale de l'Aunis fut en effet Châtelaillon (aujourd'hui Châtelaillon-Plage), désignée sous le nom de « Castrum Allionis » signifiant « château d'Aunis ». Cette dernière théorie est celle qui semble avoir la faveur d'un grand nombre d'historiens[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules à la perdrix couronnée d'or. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Voir également l’article : Histoire de la Charente-Maritime.

Pendant l'Antiquité, la région, qui sera tardivement appelée Aunis et reconnue comme une province, sera longtemps à l'écart de la civilisation.

Il lui faudra attendre le milieu du Moyen Âge pour entrer véritablement dans l'Histoire, où La Rochelle qui en deviendra la capitale historique scellera à toujours son destin avec celle de sa petite province.

Le "pays des aulnes" dans l'Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'époque celtique, puis gallo-romaine, la partie septentrionale de la Santonie[9] qui sera nommée à l'époque médiévale l'Aunis est une région longtemps délaissée, à l'écart de la civilisation, comme de tout axe de communication[10].

C'est que l'antique forêt d'Argenson[11] recouvrait alors toute cette région. Cette immense forêt, qui se prolongeait bien au-delà de la Boutonne et de la Charente, à l'est[12], forma pendant de longs siècles, une frontière naturelle, quasi impénétrable, la séparant de l'antique province des Pictons[13]. C'était le "pays des aulnes", car ces arbres avaient conquis le bord des rivières et des vallées marécageuses[réf. nécessaire].

De plus, de profonds golfes marins (golfe des Pictons, au nord, golfe des Santons, au sud) en faisaient une presqu'île effilée[14] qui s'avançait loin vers l'océan, et l'isolaient du pagus Santonum, actuelle Saintonge. Cet isolement géographique rendait encore plus malaisées les communications et donc les échanges[15].

Enfin, les vallées du Curé, du Virson, du Mignon et de la Gères qui étaient beaucoup plus larges qu'aujourd'hui pénétraient assez profondément dans la région envahie par cette immense forêt. Mais elles avaient l'inconvénient d'avoir créé du fait du relief peu élevé et plat de vastes zones marécageuses et inondables, transformant les terres traversées en véritables paluds, et de vastes tourbières s'étaient formées à leurs abords immédiats, ceci rendait la région particulièrement difficile d'accès.

Toutes ces caractéristiques naturelles réunies feront de "cette région, (...), souvent inondée, marécageuse, peu saine, peu riche, facile à défendre, mais ne pouvant servir de point d'appui pour une attaque"[16] une contrée inhospitalière pendant de longs siècles.

C'est pourquoi seul son littoral a été occupé par les Celtes, bien que le « Pagus Santonum » - dans la partie appelée Saintonge - eut la préférence des Santones dès ses origines, puis des Romains dès le Ier siècle avant l'ère chrétienne. La Saintonge, en effet, offrait de bien meilleures conditions d'occupation et de développement que sa partie septentrionale grâce à ses larges vallées de la Charente- et de ses deux affluents principaux, la Seugne et la Boutonne -, et de la Seudre, ainsi qu'à l'immense estuaire de la Gironde, qui la mettait en contact direct avec la brillante civilisation de l'Empire romain au sud, via notamment, la vallée de la Garonne. Les communications se faisaient de préférence par les voies d'eau, même après que les Romains eurent mis en place les techniques élaborées - mais couteuses - des voies romaines.

Avant la conquête romaine vers le milieu du Ier siècle avant notre ère, les Celtes s'étaient déjà bien implantés sur les rivages septentrionaux du golfe des Santons. Ils avaient de même colonisé certaines iles du golfe, qui correspondent aujourd'hui au Marais de Rochefort[17]. Les Santons avaient mis laborieusement au point une technique d'extraction du sel marin, et leurs lieux de production, fort archaïques, étaient situés à proximité immédiate du littoral. Ce sont les antiques "sites à sel"[18]. Ces lieux de production artisanale furent particulièrement nombreux dans la partie septentrionale du golfe des Santons, aussi bien en bordure de son rivage que des profonds estuaires et tout autour des îles (île d'Albe notamment)[19].

Lors de la conquête romaine, les sites à sel seront immédiatement abandonnés, car les nouveaux colonisateurs importaient avec eux une technique autrement plus performante et largement plus productive, l'exploitation des salines. Cependant, les premières salines romaines seront fixées de préférence plus au sud, à Marennes notamment, et sur les rives de la Seudre. En effet, la production du sel, qui obéissait déjà à des critères de rentabilité, pouvait être expédiée beaucoup plus rapidement par la Gironde[20], alors importante artère fluviale pour le transit commercial avec les provinces méridionales de l'Empire romain.

Pendant les trois premiers siècles de la période gallo-romaine, les Romains vont surtout s'atteler à coloniser l'espace compris entre le littoral de l'Aunis et l'antique sylve d'Argenson, à partir des anciens sites d'occupation des Santons. Les nouveaux colons tourneront un peu le dos à la mer en implantant alors des villae[21] à Ardillières, à Le Thou, à Ballon, à Thairé. Tous ces sites précédemment énumérés ont laissé à la postérité de nombreuses traces archéologiques de cette époque[22].

Cependant, vers la fin du IIIe siècle, le pagus Santonum connut une nouvelle période de prospérité, qui profita également à sa partie septentrionale, après avoir été intégré à l'Aquitaine Seconde en 285, pendant le règne de l'empereur Dioclétien[23]. C'est alors que les Romains s'intéressèrent au "pays des aulnes" et ont commencé à défricher la forêt d'Argenson dans sa bordure orientale. En effet, après avoir établi dans le courant du Ier siècle la voie romaine qui reliait Mediolanum Santonum (Saintes) à Juliomagus (Angers) mais qui cependant contournait l'Aunis, des clairières furent ouvertes dans cette vaste forêt, notamment à Vouhé[24] et à Saint-Georges-du-Bois, l'antique Argenton[25], où ils ont édifié un petit amphithéâtre gallo-romain[26].

Au nord, sur les rives méridionales du golfe des Pictons qui sont anciennement occupées par les Celtes, les Romains décident d'entreprendre dès le IVe siècle le défrichement de la forêt d'Argenson. C'est dans ce secteur que se trouve l'actuelle forêt de Benon, et ils y implantent également des villae, dont les toponymes sont particulièrement évocateurs, comme ceux du site gallo-romain du Breuil-Bertin - commune de Saint-Ouen-d'Aunis[27], ou de l'antique Nobiliaco - actuelle commune de Nuaillé-d'Aunis[28] - ou encore de la villa Liguriaco, à Saint-Sauveur-d'Aunis[29].

L'église Notre-Dame de Surgères

Tous ces efforts de défrichement, puis de colonisation, furent certes tardivement entrepris, mais ils furent stoppés lors des grandes invasions du Ve siècle. Ainsi, les peuples "barbares"[30] scellèrent l'effondrement de l'Empire romain d'Occident[31], par des ravages et des destructions auxquels la Santonie n'échappa pas[32]. Cette province fut dès lors occupée par les Wisigoths au début du Ve siècle[33], puis par les Francs. Ces derniers s'y installèrent, suite à la célèbre victoire de Vouillé en 507[34].

Le "pagus alnensis" pendant le Moyen Age[modifier | modifier le code]

L'Aunis connut de nouveau, au tout début de la période appelée Moyen Âge, un temps de mise à l'écart, étant "ignorée" des Barbares qui avaient surtout emprunté les grandes voies romaines lors de leurs invasions. Du VIe siècle, au moment de l'établissement des Francs, au IXe siècle, lors de la dynastie carolingienne, la petite province vécut trois siècles de repli et de vie autarcique[35].

C'est pendant le règne carolingien que cette partie de la Saintonge fait véritablement irruption dans l'Histoire.

Son nom, pagus Alnensis, apparaît pour la première fois en 785[36]. Elle dépendait alors des comtes du Poitou. Vers la fin du Xe siècle, suite à l'effondrement du pouvoir carolingien, l'Aunis se détacha de la Saintonge et eut pour première capitale, Châtelaillon[37].

Aux IXe et Xe siècles, les comtes du Poitou s'empressèrent d'abord de fortifier le littoral de l'Aunis. Ils érigèrent la puissante forteresse de Châtelaillon avec ses quatorze tours[38], afin de parer à la menace que constituait les Vikings. Mais les incursions répétées des Normands à l'intérieur des terres, où ils remontaient le cours des fleuves et des rivières, créaient une insécurité encore plus grande. C'est pourquoi le Duc du Poitou établit, dans sa petite province, la cité fortifiée de Surgères au IXe siècle[39] ou encore le castrum de Benon, avec "un donjon qui s'élevait au milieu d'une place, entourée de deux chemins de ronde et de trois larges douves"[40].

À partir du XIe siècle, les comtes du Poitou commencèrent à s'intéresser à l'arrière-pays de cette petite région, longtemps isolée et délaissée, et décidèrent alors de la mettre en valeur. Tout d'abord, ils encouragèrent l'installation de puissantes abbayes afin de défricher l'antique forêt d'Argenson. Benon accueillit l'abbaye de la Grâce-Dieu, qui fut la toute première abbaye cistercienne à être fondée en Aunis[41], celle-ci participa activement au mouvement de défrichement. Grâce aux moines défricheurs, de vastes clairières furent ouvertes dans l'antique forêt pour y fixer des villages et des cultures (blé, avoine, orge) et y planter assez précocement la vigne. Ce puissant mouvement monastique, relayé ensuite par les seigneurs laïcs, participa au défrichement de l'Aunis dès le XIe siècle. Mais c'est surtout aux XIIe et XIIIe siècles que cette mise en valeur, de ce qui constituera plus tard la plaine de l'Aunis, connaîtra son plein développement.

Sur le littoral, des salines ont été aménagées et ont fait les débuts de la richesse de l'Aunis, et à partir du XIe siècle, assuré la prospérité de la province. Châtelaillon devint rapidement la grande cité fortifiée de l'Aunis et un important port par lequel transitait le sel de l'Aunis et le vin de la Saintonge[13].

À la suite de la chute de Châtelaillon en 1130, La Rochelle prit rapidement de l'importance et devint la nouvelle capitale de l'Aunis : « La chute de Châtelaillon date de 1130, mais ce n'est qu'en 1144 que le domaine entier de la famille Alon fut démembré. Une partie passa aux Mauléon, en particulier la presqu'île d'Aunis sur laquelle allait s'élever dès 1151 la nouvelle ville de La Rochelle »[42].

Cette petite province fut donc occupée en 1130 par le duc d'Aquitaine Guillaume X[43], portée en dot par Aliénor d'Aquitaine à Louis VII, puis, après le divorce de cette princesse, à Henri II, roi d'Angleterre[44]. L'Aunis fut enlevée aux Anglais par Louis VIII en 1224[45], mais leur fut restituée par le traité de Brétigny en 1360 par Jean II[46]. Ce dernier secoua leur joug en 1371 et livra la petite province au roi de France Charles V.

La province de l'Aunis naît en 1374[modifier | modifier le code]

C'est alors que ce roi l'érigea officiellement en province, en la détachant définitivement de la Saintonge en 1374 : « En 1374, Charles V détacha La Rochelle de la Saintonge pour en faire un gouvernement particulier qui comprit dans la juridiction Rochefort, Marennes et quelque temps Benon. C'est alors que l'Aunis apparait légalement comme une province distincte »[1].

Les fortifications de Vauban à Saint-Martin-de-Ré

L'Aunis était une province beaucoup plus étendue à l'époque médiévale, et elle a connu de nombreuses fluctuations de ses limites territoriales. Elle s'étendait du Marais Poitevin au nord, jusqu'à la basse vallée de la Charente, au sud. À l'ouest, elle incluait l'île de Ré, ainsi que l'île d'Aix, face à l'embouchure de la Charente. Par contre, ses terres, à l'est, ont connu des limites extrêmement variables et qui sont demeurées incertaines. Il semble bien que l'Aunis s'étendait jusqu'aux portes de Niort et incluait également la viguerie de Saint-Jean-d'Angély[47]. Lors de la création officielle de la province en 1374, pendant le règne de Charles V, l'Aunis reçoit Rochefort et Marennes, mais ses limites à l'est ne sont pas précisées[48].

L'Aunis pendant la Réforme[modifier | modifier le code]

La Réforme s'y introduisit dès le temps de François Ier et y devint très puissante : l'Aunis fut le dernier rempart de la résistance du parti, qui ne succomba qu'avec La Rochelle en 1628.

L'Aunis à la fin de l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Lors de la création des départements français à la Constituante de 1790, l'Aunis est une très petite province autant par sa superficie que par sa population. Malgré la résistance de ses habitants et l'intervention énergique de ses députés, elle a été associée en 1790 à la plus grande partie de la Saintonge pour former le département de la Charente-Maritime[49].

Citation[modifier | modifier le code]

Rabelais, Gargantua, chap. 33 : (les conseillers à Picrochole) :

« L'aultre partie, cependent, tirera vers Onys, Sanctonge, Angomoys et Gascoigne, ensemble Perigot, Medoc et Elanes. Sans resistence prendront villes, chasteaux et forteresses. »

Principaux monuments[modifier | modifier le code]

L'entrée du Vieux-Port de La Rochelle

À La Rochelle :

À Surgères :

  • L'église romane Notre-Dame de Surgères

À Rochefort :

Personnalités liées à l'Aunis[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b L. DELAYANT, Histoire de la Charente-Inférieure, La Rochelle, H. Petit, libraire-éditeur, 1872, p. 141
  2. F. de VAUX de FOLETIER, Histoire d'Aunis et de Saintonge, Princi Néguer Editor, 2000, p. 18
  3. Même le grand historien du XIXe siècle, L. DELAYANT exprimait, dans son Histoire de la Charente-Inférieure, une attitude prudente sur l'interprétation du nom de cette petite province : "L'étymologie de ce nom d'Aunis, qu'on trouve écrit en latin de plusieurs manières fort différentes, a été l'objet de suppositions entre lesquelles il est difficile de choisir". L. DELAYANT, Histoire de la Charente-Inférieure, La Rochelle, H. PETIT, libraire-éditeur, 1872, p. 54
  4. Ainsi, certaines personnes pensent que "l'origine la plus probable est celle du village d'Aulnay (Aulnay en Saintongeais) qui était beaucoup plus important au Moyen Âge qu'aujourd'hui. Aulnay faisait frontière entre Santons et Pictons. Peu à peu la province s'est réduite jusqu'à se situer loin d'Aulnay. C'est la plus petite province française". Cette interprétation ne tient pas et ne résiste nullement à l'examen, car elle ne s'accorde absolument pas avec les noms originaux pour Aulnay qui, en latin, s'écrivait Odenaco (en 951) ou encore Audeniaco (en 970), alors que l'Aunis, dans son nom le plus ancien qui nous soit parvenu, s'orthographiait "pagus Alnensis " ou encore "pagus Alienensis"
  5. J.M. CASSAGNE - M. KORSAK, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, p.8
  6. "L'Aunis constituerait un ancien pagus aliennensis ou pagus alnisius ; autrement dit le pays des aulnes. Logique si l'on se souvient qu'autrefois la mer s'avançait beaucoup plus vers l'intérieur des terres qu'aujourd'hui et que ce pagus aliniensis constituait donc une région lacustre. Rappelons que l'aulne (alnus en latin) pousse en milieu humide", in J.M. CASSAGNE - M. KORSAK, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, p.9
  7. L.DELAYANT décrit les idées qui avaient cours en son temps pour lesquelles les Alains se seraient implantés en Aunis : "Leurs attaques eurent d'abord pour but le pillage plutôt que la conquête. Les Vandales, les Alains ne firent que passer. Il faut noter ces derniers. Quelques retardataires d'entre eux refoulés par les Wisigoths se cachèrent, dit-on, dans cette terre de refuge, entre la Sèvre et la Charente, et leur nom fournit une des nombreuses étymologies qu'on donne au mot Aunis", in L. DELAYANT, Histoire de la Charente-Inférieure, La Rochelle, H. PETIT, libraire-éditeur, 1872, p. 42
  8. dont le célèbre historien du département, L.DELAYANT, qui n'hésite pas à émettre sa pensée dans son Histoire de la Charente-Inférieure, livre dans lequel il écrit : "La moins improbable paraît celle qui le fait venir de sa principale localité dans ce temps, le Castrum Allionis"", in L. DELAYANT, Histoire de la Charente-Inférieure, La Rochelle, H. PETIT, libraire-éditeur, 1872, p. 54
  9. ou pagus Santonum (pays des Santons)
  10. Voir notamment la carte des voies romaines, intitulée "Les Santons dans l'Aquitaine du Haut-Empire romain", in La Charente-Maritime, L'Aunis et la Saintonge des origines à nos jours, Éditions Bordessoules, 1981, p.44
  11. (fr) « La forêt d’Argenson entre Santons et Pictons, histoire d’une disparition », sur Histoire passion (consulté le 19 février 2010)
  12. "L'Aunis et la Saintonge occidentale (...) étaient des zones moins denses, à peuplement clairsemé. Le (...) territoire était occupé par de très vastes forêts : la forêt d'Argenson, aux frontières du Poitou ; les forêts d'Essouvert, de la Boixe et de la Braconne qui la prolongeaient ...", in J. GLENISSON, La Charente-Maritime, L'Aunis et la Saintonge des origines à nos jours, Éditions Bordessoules, 1981, p.128
  13. a et b J. GLENISSON, La Charente-Maritime, L'Aunis et la Saintonge des origines à nos jours, Editions Bordessoules, 1981, p.128
  14. F. de VAUX de FOLETIER la décrit comme un "isthme crayeux", in F. de VAUX de FOLETIER, Histoire d'Aunis et de Saintonge, Princi Néguer Editor, 2000, p. 4
  15. D'ailleurs, en observant une carte des voies routières de l'époque gallo-romaine, l'Aunis est complètement mise à l'écart. Ainsi, l'ancienne chaussée romaine qui reliait Mediolanum Santonum (actuelle ville de Saintes) à Juliomagus (actuelle ville d'Angers) passait tout à l'est de l'Aunis. Le nom de cette voie romaine est attesté dans la toponymie de certains lieux-dits comme La Chaussée de Saint-Félix et La Chaussée de Marsais (actuelle D.120, qui va de Saint-Jean-d'Angély jusqu'à la limite du département des Deux-Sèvres). Cette voie romaine est bien attestée dans la Table de Peutinger, où aucune chaussée romaine ne parcourt l'Aunis. Se reporter, par exemple, à la carte des voies romaines dessinée dans La Charente-Maritime, L'Aunis et la Saintonge des origines à nos jours, Editions Bordessoules, 1981, p.72
  16. L. DELAYANT in Histoire de la Charente-Inférieure, H. Petit, libraire-éditeur,La Rochelle, 1872, p.37
  17. lequel comprend le marais de la Petite Flandre, asséché dès le XVIIe siècle
  18. Grâce à l'archéologie, des dizaines de "sites à sel" ont pu être répertoriés sur l'ancien rivage de l'Aunis, principalement dans la partie qui correspond maintenant au Marais de Rochefort
  19. commune de Muron
  20. où se trouvait le grand port de Portus Santonum
  21. c'est-à-dire d'immenses fermes agricoles s'étendant sur des dizaines d'hectares, prémices des villages actuels
  22. À Ballon, les restes d’une villa gallo-romaine ont été retrouvées ; à Ardillières, des tombes avec du mobilier gallo-romain ont été mises au jour ; à Thairé, la présence gallo-romaine est attestée ; au Thou, une villa gallo-romaine et des monnaies gallo-romaines ont été découvertes au XIXe siècle. [sources : M. de La Torre, Guide l’art et de la nature – Charente-Maritime (notices sur Ardillières, Ballon et Le Thou), Nathan, 1985 ; Guide des départements, La Charente-Maritime, notices sur Ballon, Editions du Terroir, Tours, 1985, p.61. ; L. MAURIN, La Charente-Maritime – L’Aunis et la Saintonge des origines à nos jours, Saint-Jean d’Angély, 1981, [voir notamment la « carte de l’occupation du sol à l’époque gallo-romaine » en page 77]
  23. "en 285, Dioclétien, réduisit l'étendue des provinces pour faciliter l'organisation de la défense. La civitas Santonum fut incorporée à l'Aquitaine Seconde qui se subdivisait en six cités", in J.M. Deveau, Histoire de l'Aunis et de la Saintonge, P.U.F, coll. Que sais-je ?, 1974, p.18
  24. Dans cette commune, les traces d'une villa gallo-romaine ont été repérées, ainsi que de nombreux vestiges épars, in M. de La Torre, Guide l’art et de la nature – Charente-Maritime (notice sur Vouhé), Nathan, 1985
  25. La forêt d’Argenson est par ailleurs orthographiée Argençon ou encore Argenton. Cette dernière appellation était d’ailleurs celle de l’actuelle commune de Saint-Georges-du-Bois, au nord de la ville de Surgères. En effet, cette paroisse se nommait Argenton et son nom apparaît dans une charte de 1179, nom qui s’appliquait aussi à cette immense forêt aux origines antiques. Voir J.L. Flohic, Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime (ouvrage collectif), Collection Le patrimoine des communes, Flohic éditions, 2002, (monographie sur la commune de Saint-Georges-du-Bois, tome II)
  26. Cet amphithéâtre rural a été découvert grâce à la photographie aérienne, in M. de La Torre, Guide l’art et de la nature – Charente-Maritime (notice sur Saint-Georges-du-Bois), Nathan, 1985
  27. au site du Breuil-Bertin des vestiges gallo-romains ont été trouvés, in M. de La Torre, Guide l’art et de la nature – Charente-Maritime (notice sur Saint-Ouen-d'Aunis), Nathan, 1985
  28. Ce toponyme typique de l'époque gallo-romaine désignait "des nouvelles terres défrichées dans une forêt", voir également J.L. FLOHIC, Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime (ouvrage collectif), Collection Le patrimoine des communes, Flohic éditions, 2002, (monographie sur la commune de Nuaillé-d'Aunis, tome I)
  29. site occupé plus tard par un monastère, in J.M. CASSAGNE - M. KORSAK, Origine des noms des villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, p.292
  30. Appellation générique que les Romains attribuaient aux peuplades situées au-delà des limites de l'Empire romain, notamment les Germaniques en ce qui concerne les grandes invasions de la Gaule
  31. La date habituelle retenue par les historiens est l'an 476, voir notamment P. GRIMAL, L'Empire romain, éditions du Fallois, 1993, p. 184
  32. J.M. Deveau, Histoire de l'Aunis et de la Saintonge, P.U.F, Collection Que-Sais-Je?, 1974, p.18 et 19
  33. L. DELAYANT, Histoire du département de la Charente-Inférieure, La Rochelle, H. PETIT, libraire-éditeur, 1872,p.42
  34. L. Delayant, Histoire du département de la Charente-Inférieure, La Rochelle, H. Petit, libraire-éditeur, 1872,p.44
  35. Les archives se référant à cette époque concernant l'Aunis sont d'une grande rareté, aussi bien en archéologie, ce qui démontre le véritable isolement de cette province pendant le haut Moyen Age
  36. F. de VAUX de FOLETIER, Histoire d'Aunis et de Saintonge, Princi Néguer Editor, 2000, p. 18
  37. Le Guide des départements, la Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985, p. 31
  38. Ce site défensif était réputé par sa forteresse appelée "Lisleau", in L. Delayant, Histoire de la Charente-Inférieure, La Rochelle, H. PETIT, libraire-éditeur, 1872, p. 80
  39. Le Guide des départements, la Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985, p. 32 et p.210
  40. J.L. Flohic, Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime (ouvrage collectif), Collection Le patrimoine des communes, Flohic éditions, 2002, (monographie sur la commune de Benon), tome I
  41. Le Guide des départements, la Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985, p. 62
  42. F. JULIEN-LABRUYERE, À la recherche de la Saintonge maritime, éditions Rupella, La Rochelle, 1980, p.190
  43. L. Delayant, Histoire de la Charente-Inférieure, La Rochelle, H. PETIT, libraire-éditeur, 1872, p. 80
  44. L. DELAYANT, Histoire du département de la Charente-Inférieure, La Rochelle, H. PETIT, libraire-éditeur, 1872,p.86
  45. L. Delayant, Histoire du département de la Charente-Inférieure, La Rochelle, H. PETIT, libraire-éditeur, 1872,p.107
  46. L. Delayant, Histoire du département de la Charente-Inférieure, La Rochelle, H. PETIT, libraire-éditeur, 1872,p.134
  47. L. Delayant, Histoire de la Charente-Inférieure, La Rochelle, H. PETIT, libraire-éditeur, 1872, p. 54
  48. F. de VAUX de FOLETIER, Histoire d'Aunis et de Saintonge, Princi Néguer Editor, 2000, p. 47
  49. Depuis sa création, en 1790, jusqu'en 1941, le département se nommait Charente-Inférieure, en raison simplement du cours inférieur du fleuve Charente, tandis qu'à ses débuts, le département voisin de la Charente se nommait Haute Charente

Source partielle[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Aunis » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

  • Henri Enjalbert, Aunis, Saintonge, Angoumois, Éd. Horizons de France, 1967
  • Frédéric Zégierman, "Le Guide des pays de France", tome Nord, éditions Fayard, 1999.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]