Le Salaire de la peur (film)

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Le Salaire de la peur
Réalisation Henri-Georges Clouzot
Acteurs principaux Yves Montand
Charles Vanel
Peter Van Eyck
Antonio Centa
Scénario Georges-Jean Arnaud
Henri-Georges Clouzot
Musique Georges Auric
Production Raymond Borderie
Durée 131 min
Sortie France 22 avril 1953
États-Unis 16 février 1955
Langue(s) originale(s) français
Pays d’origine France France Italie Italie
Fiche IMDb

Le Salaire de la peur est un film franco-italien réalisé par Henri-Georges Clouzot, sorti en 1953, adapté du roman du même nom de Georges Arnaud.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Guatémala, 1951. Après diverses péripéties, un groupe d'Européens a échoué à Las Piedras, une misérable bourgade où règnent la misère et le chômage. Un jour, un puits de pétrole est ravagé par un gigantesque incendie. Une compagnie pétrolière américaine, la SOC, décide alors d'embaucher quatre hommes afin de convoyer 400 kilos de nitroglycérine, répartis en 2 camions, jusqu'au puits de pétrole. Quatre des Européens sont engagés : Mario, Jo, Luigi et Bimba. Mais la tâche ne sera pas aisée, car les routes sont presque impraticables. Le moindre cahot peut donc être fatal...

[modifier] Commentaires

Mario (Yves Montand) est en admiration devant Jo (Charles Vanel), un dur échoué sur cet îlot misérable et que la peur va ronger peu à peu pendant le trajet interminable de ces bombes en puissance.

Comptant se reposer sur ce père spirituel il voit d’un seul coup toutes les responsabilités lui incomber. Il change, devient dur, les rôles sont inversés. Le « jeune » rudoie le « vieux » qui perd peu à peu sa virilité.

Par sa lâcheté Jo s’enfonce et devient une véritable loque. Le voyage néanmoins se poursuit. Mario ne veut pas rester seul dans cette aventure et est irrémédiablement lié envers ce personnage qu’il ne peut abandonner.

Mario devenu dominant s’aperçoit qu’il peut mener à sa convenance ce héros en déconfiture qu’est devenu Jo. Il abuse de ce pouvoir nouveau qu'il devra atténuer le moment venu.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Récompenses

[modifier] Autour du film[1]

C'est à Jean Gabin que fut proposé à l'origine le rôle de Jo mais celui-ci refusa pensant que tenir le rôle d'un lâche risquerait d'entacher sa carrière.

[modifier] Informations de tournage

Suite à la noyade accidentelle de deux soldats, le tournage fut repoussé en 1951. Il reprit en 1952.

Le film a été tourné en partie dans l'ancien camp de Saliers (sur la commune d'Arles) où 700 Roms furent internés par le régime de Vichy entre 1942 et 1944. Alors que toute l'histoire se passe théoriquement sous le chaud soleil de l'Amérique tropicale, il ne faisait pas très chaud. Il a également été tourné à la Baume sur les communes de Poulx et Sanilhac-Sagriès (Gard, France).

La bambouseraie d'Anduze fut le lieu de tournage de nuit où le camion roule sur la « tôle ondulée ».

Les puits et derricks furent construits en Camargue.

C'est sur la D 979, entre Nîmes et Uzès, dans les virages de cette route traversant le camp des garrigues, que la scène d'Yves Montand zigzagant a été tournée.

L'endroit où Charles Vanel passe sous le camion dans un trou empli de pétrole se trouve sur la rive gauche du Gardon (43°56′15″N 4°25′50″E / 43.9375, 4.43056). On a pu, en 2002, lors de la grande crue du Gardon, « redécouvrir » cet endroit, entre l'ancien Hôtel et la source de la Canelle (coordonnées ci-dessus). En effet, depuis des décennies, 3 mètres de sable, d'alluvions, et de végétation de la ripisylve recouvraient l'endroit.

Le 7e régiment du génie d'Avignon avait fabriqué une « portière » sur cinquenelle afin de faire transporter le matériel sur l'autre côté de la rive gauche inaccessible par le nord, ainsi que le ponton situé au-dessus du ravin.

La route où l'on voit le camion d'Yves Montand tomber dans la combe est située sur la route de la Baume (ancienne D 127) en limite de Poulx (43°56′7″N 4°25′50″E / 43.93528, 4.43056).

Les débris de celui-ci, recouvert par d'autres, gisaient au fond de la combe (coordonnées ci-dessus) jusqu'en 1990[2], montrant les épaves en fond du talweg : châssis, plateau et ridelles qui émergeaient des autres carcasses, la cabine, retournée, sur la portière de laquelle on pouvait encore lire le logo de la compagnie pétrolière « SOC ». Par la suite, on effectua un nettoyage de la combe de Signore pour enlever 50 carcasses. Ce nettoyage impliqua un hélicoptère, qui hélitreuilla les débris préalablement découpés au chalumeau et à la disqueuse.

Les deux jeunes enfants jouant avec des cafards volants sont frères et sœurs. Ils habitent toujours Nîmes. À l'époque ils avaient 4 ans et 6 ans. Ils sont issus d'un mariage entre un homme d'origine africaine et une femme d'origine nimoise.

[modifier] Remake

[modifier] Références

  1. Gérard Joyon, historique, patrimoine Militaire. Eouze de Poulx. Les voies de circulation citées traversent la zone militaire du camp des garrigues.
  2. Photo couleur du livre de Gérard Joyon : L'Appel de la Garrigue, 1989 (ISBN 2-9504214-0-7), p. 94

[modifier] Liens externes


Les films d'Henri-Georges Clouzot

La Terreur des Batignolles (1931) Le Roi des palaces, de Carmine Gallone (1932) Tout pour l'amour (1933) Caprice de princesse (1933) Les Inconnus dans la maison, d'Henri Decoin (1941) L'assassin habite au 21 (1942) Le Corbeau (1943) Quai des Orfèvres (1947) Manon (1949) Retour à la vie (segment Le Retour de Jean, 1949) Miquette et sa mère (1949) Le Voyage au Brésil (inachevé, 1950) Le Salaire de la peur (1952) Les Diaboliques (1954) Le Mystère Picasso (1956) Les Espions (1957) La Vérité (1960) L'Enfer (inachevé, 1964) Grands chefs d'orchestre (1966) La Prisonnière (1968)

= Dialoguiste | = Producteur | = Réalisateur | = Scénariste


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