Le Salaire de la peur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Salaire de la peur

Réalisation Henri-Georges Clouzot
Scénario Georges-Jean Arnaud
Henri-Georges Clouzot
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France Drapeau de l'Italie Italie
Sortie 1953
Durée 141 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Salaire de la peur est un film franco-italien réalisé par Henri-Georges Clouzot, adapté du roman du même nom de Georges Arnaud et sorti en salles en 1953. Ce film est un des seuls de l'histoire du cinéma à avoir remporté la même année la Palme d'or du Festival de Cannes et l'Ours d'or au Festival de Berlin.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Guatémala, 1951. Après diverses péripéties, un groupe d'Européens a échoué à Las Piedras, une misérable bourgade où règnent la misère et le chômage. Un jour, un puits de pétrole est ravagé par un gigantesque incendie. Une compagnie pétrolière américaine, la SOC, décide alors d'embaucher quatre hommes afin de convoyer 400 kilos de nitroglycérine, répartis en deux camions, jusqu'au puits de pétrole. Quatre des Européens sont engagés : Mario, Jo, Luigi et Bimba. Mais la tâche ne sera pas aisée, car les routes sont presque impraticables... Plusieurs épreuves se succèdent : « tôle ondulée », ponts délabrés... et trou empli de pétrole où Jo perdra sa jambe, écrasée par le camion White 666 de White Motor.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

C'est à Jean Gabin que fut proposé à l'origine le rôle de Jo mais celui-ci refusa pensant que tenir le rôle d'un lâche risquerait d'entacher sa carrière.

Informations de tournage[modifier | modifier le code]

Commencé en 1951, le tournage fut repoussé à la suite de la noyade accidentelle de deux soldats. Il reprit en 1952.

Le film a été tourné en partie dans l'ancien camp de Saliers (sur la commune d'Arles) où 700 tsiganes furent internés par le régime de Vichy entre 1942 et 1944. Alors que toute l'histoire se passe théoriquement sous le chaud soleil de l'Amérique tropicale, il ne faisait pas très chaud. Il a également été tourné à la Baume sur les communes de Poulx et de Sanilhac-Sagriès (Gard).

Les puits et derricks furent construits en Camargue.

La bambouseraie de Prafrance (Anduze) fut le lieu de tournage de nuit où le camion roule sur la « tôle ondulée ».

C'est sur la D 979, entre Nîmes et Uzès, dans les virages de cette route traversant le camp des garrigues, qu'a été tournée la scène d'Yves Montand zigzagant avec son camion.

L'endroit où Charles Vanel passe sous le camion dans un trou empli de pétrole se trouve sur la rive gauche du Gardon (43° 56′ 15″ N 4° 25′ 50″ E / 43.9375, 4.4306 ()). On a pu, en 2002, lors de la grande crue du Gardon, « redécouvrir » cet endroit, entre l'ancien Hôtel et la source de la Canelle (coordonnées ci-dessus). En effet, depuis des décennies, 3 mètres de sable, d'alluvions, et de végétation de la ripisylve recouvraient l'endroit.

Le 7e régiment du génie d'Avignon avait fabriqué une « portière » sur cinquenelle afin de faire transporter le matériel sur l'autre côté de la rive gauche inaccessible par le nord, ainsi que le ponton situé au-dessus du ravin.

La route où l'on voit le camion d'Yves Montand tomber dans la combe est la route de la Baume (ancienne D 127) en limite de Poulx (43° 56′ 07″ N 4° 25′ 50″ E / 43.93528, 4.4306 ()). Les débris de celui-ci, recouvert par d'autres, gisaient au fond de la combe (coordonnées ci-dessus) jusqu'en 1990[1], montrant les épaves en fond du talweg : châssis, plateau et ridelles qui émergeaient des autres carcasses, la cabine, retournée, sur la portière de laquelle on pouvait encore lire le logo de la compagnie pétrolière « SOC ». Par la suite, on effectua un nettoyage de la combe de Signore pour enlever 50 carcasses : un hélicoptère hélitreuilla les débris préalablement découpés au chalumeau et à la disqueuse.


Quand Bimba prend un bidon de nitroglycérine pour faire sauter le rocher qui obstrue la route, on voit que le bidon porte une estampille S E A.

Remakes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Photo couleur du livre de Gérard Joyon : L'Appel de la Garrigue, 1989 ((ISBN 2-9504214-0-7)), p. 94.

Le site de La Baume Saint Vérédème Jean Bernard LIDON 1992.


Camp des Garrigues, Travaux du 7ème RG Adjudant Chef Gérard JOYON Vincennes/ Archives Armée de terre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]