Darty

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Établissements Darty et fils

Description de cette image, également commentée ci-après

Logotype de Darty et fils

Création Premier magasin à Montreuil en 1957
Dates clés Première grande surface à Bondy en 1968
Fondateurs Natan, Marcel et Bernard Darty
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Le Contrat de confiance / 36000 solutions (depuis 2011)
Siège social Drapeau de France Bondy (France)
Direction Régis Schultz
Activité Distribution dans le secteur du multimédia et de l'électroménager
Produits TV, HI-FI, Multimédia, Téléphonie, Son, Gros et Petit Électroménager, Encastrable, Cuisines équipées, Fournisseur d'accès à internet
Société mère Kesa Electricals[1]
Effectif 12 656 salariés en 2009
Site web www.darty.com ou www.dartybox.com ou [1]
Chiffre d’affaires 2,79 milliards d'euros en 2010[2]
+ 2,6 %[3]
Résultat net 133,3 millions d'euros en 2010
Magasin Darty au Forum des Halles à Paris.

Darty est une entreprise française de magasins spécialisés dans la vente d'électroménager, de matériels informatiques et audiovisuels (télévision et audio), filiale de la société Kesa Electricals PLC. L'enseigne communique en promouvant son Service Après-Vente, et ne manque pas d'associer sa marque avec son slogan fétiche, « le contrat de confiance ».

Historique et activité[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2014). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Darty est créée par les trois frères Darty, Natan, Marcel et Bernard, des commerçants en textile de Montreuil, près de Paris[4]. Ils rachètent le local voisin où étaient en vente des postes de radio et des télévisions, pour agrandir leur magasin. Ils vendent en quelques jours seulement tout le stock, puis abandonnent le textile et recentrent leur activité sur la vente de produits électroménagers[réf. nécessaire]

En mai 1968, l'entreprise ouvre la première grande surface française spécialisée dans l'électroménager, à Bondy. En 1976, la société entre en bourse[5].

En 1982, la marque diversifie son activité en créant une filiale, Sparty, spécialisée dans le sport en région parisienne. Pour le lancement de cette marque, une campagne d'affichage originale est opérée dans le métro parisien ; en effet, les publicités sont situées entre chaque station. En 1987, le groupe cède ses 11 magasins Sparty à Genty-Cathiard, groupe qui rachète également la société Go Sport et la filiale sport de la Fnac, appelée Fnac Sport[réf. nécessaire].

En 1988, les fondateurs de Darty acceptent une offre publique d'achat qui permet aux salariés de contrôler 56 % du capital du groupe[réf. nécessaire]. Dans le même temps, le groupe s'implante en Belgique en investissant 49 % du capital du distributeur Vanden Borre[réf. nécessaire].

Dans les années 1990, l'entreprise est l'un des principaux annonceurs des bulletins météorologiques télévisés et utilise dans ses jingles d'annonce la voiture du service après-vente à ses couleurs, bleu et jaune[réf. souhaitée].

En 1993, le groupe Kingfisher plc intègre Darty dans sa filiale européenne Kingfisher Electricals. En 1999, la société ouvre un site internet marchand[6].

En 2003, la scission de Kingfisher en deux entités rassemble Darty au sein de Kesa Electricals PLC, avec les enseignes But (France), Comet (Roayaume-Uni), Vanden Borre (Belgique), BCC (Pays-Bas) et Datart (cz) (Tchéquie).

En 2004, l'entreprise compte 200 magasins en France et au Luxembourg et plus de 10 000 salariés. Elle poursuit son développement à l'international et s'implante en Italie en 2004, en Suisse en 2005 et en Turquie en 2007[réf. nécessaire]. En 2006, elle se lance sur le marché des fournisseur d'accès à internet (FAI) en créant DartyBox[réf. souhaitée].

En octobre 2007, l'entreprise se lance sur le marché de la cuisine sur mesure et crée également la « Carte de garantie électronique », capable de retrouver un produit acheté par le client, même si ce dernier a égaré sa facture[réf. nécessaire]. En 2009, elle continue son développement en France et sa campagne de rajeunissement de ses points de vente[réf. nécessaire]. En février 2011, elle se lance dans la téléphonie mobile en créant DartyMobile, et compte ainsi concurrencer les grands opérateurs qui proposent une offre « internet, téléphonie, télévision, mobile », dite « Quadruple-Play ».

En , le Groupe M6 annonce la finalisation de la cession de 100% du capital de Mistergooddeal au Groupe Darty[réf. souhaitée].

Dartybox[modifier | modifier le code]

En 2006, Darty lance sa box internet DartyBox, ainsi qu'une offre ADSL qui s'appuie sur le réseau de l'opérateur Numericable-Completel. Différentes formules sont proposées : l'Internet seul, l'Internet et le téléphone, l'offre Triple play (Internet + téléphone + télévision), sans frais de résiliation après les douze mois d'engagement[7], et enfin l'offre 4P avec DartyMobile. Il existe aussi une option Pack sérénité incluant un anti-virus et un anti-spam. A compter du , un nouveau modem (version 2) est proposé, avec le Wi-Fi incorporé, étant réservé aux utilisateurs Double-Play et Triple-Play. La connexion très haut débit est proposée depuis le , en utilisant un réseau de fibres optiques[8].

Le , Darty cède DartyBox et sa filiale Darty Mobile à Bouygues Telecom[réf. souhaitée].

Controverse[modifier | modifier le code]

Dans un reportage de l'émission Envoyé Spécial, diffusé le 21 avril 2011 sur la chaîne France 2[9], Darty est soupçonné, avec d'autres enseignes du secteur, de pratiques commerciales controversées, visant à inciter fortement sa clientèle à souscrire à des offres d'extension de garantie[10],[11] payantes, en supplément de la garantie constructeur obligatoire et gratuite.

Selon Envoyé Spécial, ces extensions de garantie ne seraient, au final, pas utiles au client, mais aideraient surtout la franchise à conserver les marges sur les produits qu'elle vend au grand public (les vendeurs de l'enseigne étant rémunérés pour moitié via des primes concernant ces extensions de garanties), ou bien en favorisant la vente des matériels leur donnant les primes de rendement les plus élevées, au détriment de matériels comparables d'autres marques, de meilleure qualité ou moins chers[12].

Par ailleurs, dans ce même reportage, le fonctionnement du service après-vente de Darty (comme ceux des autres enseignes du secteur) est décrié : lors de l'intervention de réparateurs chez un client pour un matériel défectueux, le diagnostic serait (comme chez certaines autres enseignes disposant d'un service comparable), influencé dans le but de forcer le client à abandonner son matériel en panne (même si au final le matériel était réellement réparable), et à en racheter un nouveau, en faisant valoir des frais de réparation supérieurs par rapport à l'achat d'un nouvel équipement neuf[13] (un cas typique d'obsolescence programmée).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claire Bader, « Pannes à répétition chez Darty », Capital, no 259,‎ avril 2013, p. 48-49.