Rinceau
Le rinceau désigne un motif d'« arabesque de feuillages, de fleurs ou de fruits sculptée ou peinte servant d'ornement en architecture ou dans les arts décoratifs. »[1].
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Décoration [modifier]
Motifs peints (ex : enluminure) ou muraux (peint ou sculpté) composé de feuillages et tiges végétales généralement déployés en frise ou enroulements successifs. Ils sont employés pour la décoration graphique, de peinture et/ou d'architecture. Les rinceaux contiennent fréquemment des fleurs, vases, animaux, macarons et autres petites figures.
Architecture [modifier]
Arabesques végétales sculptées ou peintes servant d'ornement dans différents ordres architecturaux et styles décoratifs.
Les rinceaux apparaissent dans l'architecture antique dans les décors des toitures (sima) à l'époque grecque, puis dans les frises à l'époque impériale romaine. Lorsqu'ils sont associés à des personnages ou à des animaux, on parle de « rinceaux peuplés ».
Ce n'est qu'à l'époque médiévale qu'on les retrouve également dans les chapiteaux.
Manuscrit [modifier]
On les utilise dans les manuscrits, pour désigner les végétaux qui ornent les pages du manuscrit, ils sont près des lettrines.
Héraldique [modifier]
Dans le domaine héraldique, rinceau « se dit aussi en blason, des branches chargées de feuilles » [2].
Annexes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Dictionnaire culturel en langue française, sous la direction d'Alain Rey, p. 340. (ISBN 2 84902 179 - 2) (tome IV)
- Dictionnaire de L'Académie française, 4e édition (1762)
- Evelyne Thomas, « L'originalité des rinceaux français », dans L'invention de la Renaissance, actes du colloque tenu à Tours du 1er au 4 juin 1994, Picard, 2003, p. 177 à 186.