Mathias Énard

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Mathias Énard

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Mathias Énard au Salon du livre de Paris en mars 2010.

Naissance (43 ans)
Niort Drapeau de la France France
Activité principale
Ecrivain, traducteur
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Mathias Énard, né à Niort en France le , est un écrivain et traducteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mathias Énard, après des études d’arabe et de persan à l'INALCO et de longs séjours au Moyen-Orient, s’installe en 2000 à Barcelone. Il y anime plusieurs revues culturelles. Il traduit deux ouvrages, l'un du persan, et l'autre de l'arabe. Il participe aussi au comité de rédaction de la revue Inculte à Paris et, en 2010, il enseigne l'arabe à l'université autonome de Barcelone[1].

La Perfection du tir, son premier ouvrage, paraît en 2003, roman narratif d'un sniper durant une guerre civile - d'un pays non évoqué, mais qui pourrait être le Liban[2] - et son obsession de la mort : « Je ne savais plus si j'étais celui qui tirait ou celui sur lequel on tirait. »[3]. L'ouvrage est récompensé l'année suivante par le Prix des cinq continents de la francophonie, et Prix Edmée-de-La-Rochefoucauld. Il est aussi sélectionné au Festival du premier roman 2004[4].

Il est pensionnaire de la Villa Médicis en 2005-2006[5].

En 2008, Actes Sud publie son roman Zone, caractérisé par une seule phrase à la première personne, de cinq cents pages[6],[7] (avec pour exceptions trois chapitres, extraits de l'ouvrage que lit le narrateur[8]), et récompensé par plusieurs prix[9], dont le Prix Décembre, le Prix Candide et le Prix du Livre Inter.

Il publie en 2010 aux éditions Actes Sud un petit conte, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, sur un épisode probablement fictif de la vie de Michel-Ange, une escapade à Constantinople, où il débarque le 13 mai 1506 à l'invitation du sultan Bajazet II. Ce court récit montre la Constantinople tolérante et européenne qui a su accueillir les juifs chassés d'Espagne par les rois catholiques. L'ouvrage est couronné par prix Goncourt des lycéens 2010, et par le 25e Prix du livre en Poitou-Charentes & La Voix des lecteurs en 2012[10], décerné par le Centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes.

Féru d'art contemporain, Mathias Énard a par ailleurs créé en 2011 les éditions d'estampes « Scrawitch », et sa galerie éponyme, à Paris 11e, cocréée avec Thomas Marin, lithographe, et Julien Bézille, philosophe de formation[11].

En 2012, il publie Rue des voleurs chez Actes Sud, un récit de voyage d’un jeune Marocain errant en Espagne lors des printemps arabes et du mouvement des indignés. Rue des voleurs est la réponse de l’écrivain à ces événements, ainsi qu’une réflexion plus globale sur l’engagement et la révolte[12].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

Mirzâ Habib Esfahâni, Épître de la queue, Verticales,‎
Youssef Bazzi, Yasser Arafat m'a regardé et m'a souri, Verticales,‎

Adaptation cinématographique de son œuvre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice d'autorité de la BnF »
  2. Article dans le magazine Transfuge, n°50, mai 2011.
  3. Citation du livre, cité dans l'article du magazine Transfuge, op. cit.
  4. Festival du premier roman 2004, site officiel.
  5. « Notice biographique », sur Villa Médicis
  6. « Zone, de Mathias Énard : "J'ai voulu faire une épopée contemporaine" », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. « Zone de Mathias Énard, Voyage en enfer », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne)
  8. « C’est un monologue ponctué par un véritable récit interne – un roman sur la guerre israélo-palestinienne [...]. Sur les vingt-quatre chants du livre, trois sont des chapitres de ce livre. » « Entretien avec Mathias Enard », site D-Fiction du 01/07/2010.
  9. a et b Liste des prix du roman, sur le site de l'éditeur, Actes Sud.
  10. a et b Les deux Prix, sur le site du Centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes.
  11. Site de la galerie « Scrawitch », Paris.
  12. « Rencontre avec Mathias Énard »,‎
  13. Marion Cocquet, « Mathias Énard remporte le Goncourt des lycéens », sur http://www.lepoint.fr,‎ 09 nov. 2010 à 12:59 (consulté le 9 novembre 2010)
  14. Jean-Baptiste Harang, « L'Alcool et la Nostalgie, de Mathias Énard », sur http://www.magazine-litteraire.com,‎ (consulté le 4 mai 2011)
  15. « Mathias Énard, lauréat du Prix Roman-News 2013 », sur actualitte.com,‎ (consulté le 20 juin 2013)
  16. a et b Traductions de Mathias Énard, dans l'article du site de la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations, du 5 décembre 2012.