Saint-Florent (Haute-Corse)

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Saint-Florent
San Fiurenzu (co)
Vue de Saint-Florent
Vue de Saint-Florent
Blason de Saint-FlorentSan Fiurenzu (co)
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Canton Canton de Conca-d'Oro
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Claudy Olmeta
2014-2020
Code postal 20217
Code commune 2B298
Démographie
Gentilé Saint-Florentins
Sanfiurenzinchi (co)
Population
municipale
1 622 hab. (2011)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 40′ 55″ N 9° 18′ 07″ E / 42.681931, 9.302073 ()42° 40′ 55″ Nord 9° 18′ 07″ Est / 42.681931, 9.302073 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 356 m
Superficie 17,98 km2
Localisation

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Saint-Florent
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Saint-Florent (en corse San Fiurenzu, prononcé [sɑ̃ɱ fju.ˈrɛ̃ˑŋ.d͡zŭ]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse en région Corse. Jusqu'en 1848, le nom officiel était en italien San Fiorenzo. Capitale du Nebbio, cette ancienne cité génoise est bâtie au fond du golfe de Saint-Florent, à la base du Cap Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

L'Aliso au port de plaisance

Saint-Florent se situe dans le Nebbio. C'est l'une des huit communes composant le canton de Conca-d'Oro.

Relief[modifier | modifier le code]

Bâtie à fleur d'eau sur une pointe basse qui s'avance au fond du golfe de Saint-Florent, l'un des plus beaux de la mer Méditerranée, l'ancienne cité génoise, couronnée par sa citadelle, est aujourd'hui une grande station balnéaire.

À l'est, la commune est délimitée avec celle de Patrimonio par le cours du ruisseau de La Trutta, peu avant son embouchure au lieu-dit Olzu, Ce petit cours d'eau traverse une zone géologique sédimentaire du secondaire, avec ses collines calcaires aux sommets arrondis et au travers desquelles il a creusé son lit, créant des falaises blanches érodées remarquables.

À l'ouest, les limites de son littoral maritime avec la commune de Santo-Pietro-di-Tenda est la plage de Loto.

Niché au fond de son golfe, Saint-Florent, port de pêche et de plaisance, est à l'entrée des Agriates et de sa renommée plage de Saleccia et à proximité des vignobles de Patrimonio.

Dans le port de plaisance se jette l'Aliso, une rivière qui prend naissance sous San-Gavino-di-Tenda, l'un des villages du Haut-Nebbio, et qui traverse la fertile plaine d'Oletta appelée Conca d'Oro.

À l'entrée du port se trouve un danger pour les navires, l'écueil balisé Tourelle de Tignosu.

Petit paradis lové près du Cap Corse occidental, Saint-Florent est devenu l'une des localités les plus courues de l'île. Festivals, vignobles et plages sublimes lui ont même valu le surnom de « petit Saint-Tropez ».

Au pied du Cap Corse, perdu entre des montagnes et exposé à la mer, Saint-Florent jouit d'une situation privilégiée. La plus propice de l'île aussi à la culture des vignes.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Florent se trouve à 24 kilomètres à l'ouest de Bastia, entre le Cap Corse et le désert des Agriates. Elle est traversée dans son centre Place des Portes, par la route D81 reliant Bastia à la RN 1197 dite Balanina, la jonction des deux routes étant située à Pietre Moneta (Urtaca), via le désert des Agriates.

La D82 relie Saint-Florent depuis le rond-point dit du Pont de Fer à la RN 193 à Ortale de Biguglia. Elle dessert la plaine d'Oletta, plaine alluviale jadis riche et prospère qui se trouve au centre du Nebbio et que l'on appelle aujourd'hui encore la Conca d'Oru.

La ville est distante, par route, de :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Golfe de Saint-Florent Golfe de Saint-Florent Patrimonio Rose des vents
Santo-Pietro-di-Tenda N Barbaggio
O    Saint-Florent    E
S
Santo-Pietro-di-Tenda Oletta Poggio-d'Oletta

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Claudy Olmeta UMP Conseiller général depuis 1992
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 622 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
356 412 410 391 399 475 586 620 645
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
728 771 759 740 797 793 781 680 660
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
720 869 896 1 011 946 1 083 1 080 830 611
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
805 1 065 1 217 1 350 1 474 1 597 1 614 1 635 1 622
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Climat[modifier | modifier le code]

Saint-Florent possède un climat méditerranéen. La température moyenne annuelle s'élève à 15,5 °C et on y compte environ cinq jours de gel par an. Les vents y sont fréquents, et violents, la pluviométrie abondante (749,3 mm), mais on compte toutefois une moyenne de 340 jours de soleil par an.

Relevé météorologique de Saint-Florent.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 9,1 9,4 10,8 12,9 16,3 20 23,2 23,3 20,6 17,1 12,9 10,1 15,5
Précipitations (mm) 61,6 88 74,9 66,3 43,2 31,5 15 33,9 51,2 106,9 87,6 89,1 749,3
Source : Quid 2004, page 618


Histoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit de l'antique « Nebbio », qui a donné son nom à la micro-région ainsi qu'à l'évêché dont la cité était le siège, avec la cathédrale romane Santa-Maria-Assunta.

L'archéologie signale que ce territoire était déjà occupé au Néolithique ancien. Les chroniqueurs parlent de l'existence, à un kilomètre à l'ouest de la cité actuelle, de la ville romaine de Cersunum.

Saint-Florent fut fondée par les Génois au XVIe siècle. Mais dès 1440, une citadelle est bâtie afin de résister aux assauts aragonais, français et ottomans. Après sa défaite à Ponte Novu quelques années plus tôt, l'armée de Pascal Paoli, aidée de la flotte de Nelson, reconquit le port de Saint-Florent en 1793. C'était durant la brève période du royaume anglo-corse.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la résistance s'organise rapidement après que l'occupant fasciste italien (80 000 soldats) ait envahi la Corse le 11 novembre 1942. Deux des quatre agents de la mission secrète Pearl Harbour arrivés le 14 décembre 1942 (Toussaint Griffi, le militaire d'active volontaire et Laurent Preziosi, le civil résistant) prennent contact avec le responsable de la zone, Pierre Casale (futur maire de Saint-Florent à la Libération) et ses compagnons dont le peintre hongrois, Barta hébergé clandestinement chez lui. Ils sont informés des implantations locales de l'ennemi, trouvent un accord sur un réseau d'hébergement, de liaison pour la coordination au niveau de l’île d'un futur débarquement. Les deux autres membres de la mission, Pierre Griffi et le chef de la mission Roger de Saule, étaient restés à Corte pour étoffer le réseau et passer les informations radio avec Alger.

La Corse fut le premier département français libéré (le 4 octobre 1943). La ville de Saint-Florent a été l'un des lieux importants lors de la libération de Bastia en 1943. Une compagnie de tabors marocains qui avaient débarqué dans le golfe de Saint-Florent, au prix d'un combat acharné jusqu'au corps-à-corps, enlevèrent aux forces allemandes les fortifications installées au col de Téghime, un important point de passage stratégique sur la route menant à Bastia. À l'entrée de la ville en venant de Bastia, en bordure de mer, un blockhaus et un cimetière musulman témoignent de ces faits.

C'est aujourd'hui un lieu de villégiature pour de nombreux touristes en été.

Économie[modifier | modifier le code]

Comme toutes les stations balnéaires de Corse, Saint-Florent vit essentiellement du tourisme en saison estivale. Sa proximité de l'agglomération bastiaise lui permet d'avoir une certaine activité hors saison.

  • Les services. On y trouve tous les services pouvant satisfaire la clientèle : plaisance (entretien, gardiennage, location de bateaux), activités en mer (école de plongée, de voile, promenade en mer), location de voiture, etc.
  • L'artisanat. Un artisan potier d'art à l'enseigne Poterie du Nebbiu, y est installé.
  • L'agriculture n'occupe que peu de personnes. Quelques éleveurs et trois viticulteurs (domaines Cordoliani, Gentile et Brizzi). Les vignobles de Saint-Florent se trouvent à la fois dans la zone d'appellation d'origine contrôlée Patrimonio et de l'A.O.C. Muscat du Cap Corse.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine sacré[modifier | modifier le code]

Cathédrale de Nebbiu[modifier | modifier le code]

L'église Santa Maria Assunta, ancienne cathédrale de Nebbiu
Article détaillé : Cathédrale de Nebbio.

L'ancienne cathédrale de Nebbio connue aussi sous le vocable d'église Santa Maria Assunta, se trouve à la limite de Saint-Florent le long de la petite route qui remonte vers Poggio d'Oletta par la Strette di San Germanu. C'est un magnifique édifice médiéval bien restauré et qui sert encore parfois de lieu de culte. La date de sa construction est incertaine, au XIIe siècle entre 1125 et 1140. Le bâtiment est protégé dès 1840 et classé monument historique en 1875.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Sainte-Anne au clocher carré du XVIIIe siècle. Elle est située au cœur de la petite ville.
  • Chapelle Saint-Antoine sur l'esplanade de la citadelle.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Citadelle génoise[modifier | modifier le code]

Construite en 1440 en même temps que la ville sur les ordres de Janus Campofregoso, la citadelle surveille le golfe qu'elle domine. Stratégiquement la place forte protège les arrières de Bastia, commande la plaine de la Conca d'Oro et le Nebbiu, protégeant le goulet d'étranglement qui conduit cette riche zone agricole à la mer.

L'amiral Nelson vainqueur d'Aboukir et de Trafalgar a dit en parlant du lieu : « … donnez-moi le golfe de Saint-Florent, et j'empêcherais qu'un seul vaisseau sorte de Marseille ou de Toulon… » Une autre preuve de son importance stratégique.

La citadelle fut génoise, aragonaise, française, anglo-corse, italienne et bien sûr corse. Elle fut siège du Gouverneur du Nebbio et finit caserne de gendarmerie. Le rocher sur lequel cette dernière et la ville ont été construites n'était sans doute pas vierge. Il devait se trouver vraisemblablement l’ancien sanctuaire où jusqu’au XIIe siècle étaient conservées les reliques de Saint-Florent emportées par la suite à Trévise pour les soustraire aux pillages des sarrasins. D'après Anton Pietro Filippini qui acheva en 1594 l'Histoire de la Corse écrite par Marc-Antonio Ceccaldi (traduction de Antoine-Marie Graziani)[3], il fut même retiré au moment de sa construction un grand nombre d'urnes funéraires sur lesquelles des inscriptions en latin précisaient qu'une grande bataille avait eu lieu près d'ici, peut-être la bataille du champ des Myrthes au moment de la colonisation romaine.

Citadelle de St Florent.jpg

Tour de la Mortella[modifier | modifier le code]

Tour de la Mortella située dans le golfe de Saint-Florent

Pour accéder à la tour de la Mortella, située sur la côte est des Agriates, il faut aimer soit marcher, soit avoir le pied marin. La tour n'offre plus aujourd'hui aux regards qu'un pan de mur, surmonté d'une demi-couronne de mâchicoulis. Cette tour tout en jouant le même rôle que les autres édifices du même type pouvant être admirés tout autour de la Corse, faisait partie du système de défense du golfe de Saint-Florent, commandant l'entrée de ce dernier avec la tour de Vecchiaia, située sur l'autre rive. La tour aurait été commencée en 1553, terminée en 1555 par Andrea Doria (voir la page consacrée au siège de Saint-Florent en 1553-1554 par cet amiral génois). Après la guerre, la tour, poste avancé de la citadelle, sera occupée en permanence par une garnison payée par Gènes. Elle assurera pendant deux siècles et demi un rôle de surveillance et de protection notamment pour les agriculteurs venant du cap par bateau ensemencer les terres des Agriates. La garnison n'est pas très nombreuse, par exemple en 1715 elle est composée d'un chef de la tour (capo), un bombardier et cinq soldats. Les rotations entre la tour et la citadelle se font par barque.

Au XVIIIe siècle, l'intérêt stratégique de cet édifice revient au premier plan. Dès 1727 la tour est attaquée par des Corses qui essayent de s'emparer de l'armement. Peut-être un groupe de bandits comme il en existait à l'époque. Puis au cours de la guerre d'indépendance, cette dernière est attaquée en novembre 1760 où Paoli lui fait tirer dessus. Par la suite Gian’Carlo Saliceti prend la tour, faisant prisonnière la garnison génoise. À partir de 1769 la tour redevient le poste avancé de la citadelle, la garnison est maintenant française. Mais après la Révolution, Les Britanniques en guerre contre la France républicaine, interviennent en Corse. Le 19 septembre 1793 les six hommes du 16e d'infanterie légère corse, préfèrent abandonner le site plutôt que de combattre la flotte britannique. La tour redevient rapidement française. En février 1794 vingt-six navires britanniques sous les ordres de l'amiral Hood qui venaient d'être chassés de Toulon mouillent à Saleccia. Le 6 février un vaisseau de 74 canons, le Fortitude, et une frégate de 32 canons, le Juno, attaquent la tour par la mer. Pendant ce temps des troupes britanniques débarquées la veille assiègent par la terre l'édifice. La garnison de 38 hommes résiste. Après trois heures de feu les Britanniques se retirent, les navires endommagés par les boulets rouges crachés par le canon de l'édifice. Le lendemain les Britanniques récidivent par la terre avec deux canons. La tour résistera au feu toute la journée du 7 février, toute la nuit suivante et une partie du lendemain. La garnison finit par se rendre. La tour avait été définitivement et sérieusement endommagée, mais sa résistance permit aux troupes françaises de fortifier les hauteurs environnantes. À cette occasion l'amiral Nelson, impressionné par la solidité du bâtiment, en fit relever les plans. À partir de 1801 le gouvernement anglais fit construire le long des côtes britanniques et irlandaises un chapelet de tours inspirées de la tour de la Mortella, appelées Martello Towers.

Tour de Fornali[modifier | modifier le code]

Tour de Fornali

Cette tour génoise faisait partie d'un dispositif de défense de Saint-Florent mis en place par les Génois dès le XVIe siècle. Une dizaine de tours (Ostriconi, Malfalcu, Mignola, Saleccia, Curza, Mortella, Fornali, Vecchiaia…) devaient être édifiées le long des côtes des Agriates, depuis la Punta di Paraghjola au nord de la plage d'Ostriconi à l'ouest jusqu'à la calanca di a Torre sous la Punta Vecchiaia à l'est. Plusieurs ont été construites ; pour d'autres seule la construction de leur base avait commencé. Mais aucune n'est en état de nos jours.

Autres[modifier | modifier le code]

Monument aux morts
  • Fontaine au centre de la place Doria.
  • Monument aux morts sur la place des Portes entièrement rénovée.

Plages[modifier | modifier le code]

  • Plage de la Roya. Au fond du golfe, c’est la seule plage de sable aux abords de Saint-Florent. C’est une plage familiale par excellence car on a pied très loin. C'est aussi le point de départ du sentier des douaniers qui longe tout le littoral du désert des Agriates.
  • L’Ospedale, une plage de galets roses que longe la D81 depuis le blockhaus jusqu’à l’entrée orientale de la ville.
  • le Loto (commune de Santo-Pietro-di-Tenda), dans le site protégé du littoral des Agriates, propriété du Conservatoire du littoral. La magnifique plage est desservie en saison estivale par deux compagnies de transports par mer de passagers. Embarquement au port de plaisance de Saint-Florent.
  • Saleccia, toujours dans le site protégé des Agriates, mais qui appartient à la commune de Santo-Pietro-di-Tenda. La plage est accessible par une piste d’une dizaine de kilomètres qui prend son départ à Casta, un hameau de Santo-Pietro-di-Tenda. Elle est aussi accessible par bateau (absence de ponton ou de débarcadère) ou à pied (plus de quatre heures de marche depuis la plage de la Roya par le sentier des douaniers).
Le golfe de Saint-Florent

Célébrations religieuses[modifier | modifier le code]

  • Le soir du Vendredi Saint après une célébration en l'église Sainte Anne, une procession du pénitent (catenacciu, en langue corse) a lieu, comme dans nombres de villages corses.
  • Tous les trois ans depuis 1771 le lundi de Pentecôte le village suit en procession Saint-Flor, martyr chrétien reposant dans sa chasse, offert par le pape Clément XIV à l'évêque du Nebbio de l'époque.
  • Le 2 juin, Saint-Florent comme plusieurs villes portuaires corses, célèbrent Saint-Érasme, une procession en mer est organisée suite à la messe.
  • Le 26 juillet, après une messe en l'église Sainte-Anne, une procession dans le village est organisée pour honorer la patronne du village.
  • Le soir du 24 décembre, les habitants se réunissent autour d'un feu après la messe de Minuit.

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

  • Le festival Porto Latino (musiques d’inspirations sud-américaine et espagnole) y a lieu habituellement en août. Son but est de faire connaître au public les nouveaux talents.

Jumelages et échanges[modifier | modifier le code]

La commune adhère à l’association des Saint-Florent de France regroupant sept communes intégrant « Saint-Florent » dans leur nom :

Les dixièmes échanges[précision nécessaire] ont eu lieu les 3 et 4 juillet 2010 à Saint-Florent-sur-Cher.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Bizarelli, ancien sénateur et député de la Drôme, né à Saint-Florent en 1836.
  • Lizzy Mercier Descloux a passé ses dernières années à Saint-Florent. Elle y décède en 2004.
  • Marie Ferranti écrivain. Ses ouvrages sont édités par la maison Gallimard depuis 1995. Son premier roman, "Les femmes de San Stefano" obtient le prix François Mauriac de l'Académie Française. En 2002, "La princesse de Mantoue", Grand prix du Roman de L'Académie Française est traduit en plusieurs langues. Son dernier ouvrage intitulé "Une haine de Corse. Histoire véridique de Napoléon Bonaparte et de Charles-André Pozzo di Borgo" a paru en février 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]