Église Saint-Eustache de Paris

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Église Saint-Eustache de Paris
Image illustrative de l'article Église Saint-Eustache de Paris
Présentation
Culte catholique romain
Type église paroissiale
Rattachement archidiocèse de Paris
Début de la construction 1532
Fin des travaux 1633
Style dominant gothique (structure),
Renaissance (détail)
Site web www.saint-eustache.org/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Commune Paris
Coordonnées 48° 51′ 47.8″ N 2° 20′ 42.2″ E / 48.863278, 2.34505648° 51′ 47.8″ Nord 2° 20′ 42.2″ Est / 48.863278, 2.345056  

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Église Saint-Eustache de Paris

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Église Saint-Eustache de Paris

L’église Saint-Eustache est une église de Paris. Elle est située dans le 1er arrondissement au cœur du quartier des Halles.

Histoire : une construction difficile[modifier | modifier le code]

La première église[modifier | modifier le code]

Les origines de l'église Saint-Eustache remontent au début du XIIIe siècle. Une chapelle consacrée à sainte Agnès fut le premier édifice construit. Une crypte portant ce nom jouxte encore l'église côté oriental. Cette chapelle serait le don d'un bourgeois de Paris, Jean Alais, qui l'aurait fait bâtir en remerciement du droit que le roi Philippe Auguste lui avait octroyé de prélever un denier sur chaque panier de poisson qui arrivait aux Halles.

Dès 1223, Sainte-Agnès fut érigée en paroisse et prit le nom de Saint-Eustache. La raison la plus probable de la nouvelle appellation serait le transfert d'une relique du martyr saint Eustache dans la nouvelle église, relique jusqu'alors détenue par l'abbaye de Saint-Denis. L'église fut plusieurs fois remaniée et agrandie au fur et à mesure de l'accroissement de population du quartier.

Au XIVe siècle, le roi Philippe VI conservait sa protection royale, notamment pour les confréries de la Madeleine qui y assuraient la messe. Juste avant sa mort, en août 1483, Louis XI la confirma par lettres patentes[1].

L'église de 1532[modifier | modifier le code]

Église Saint-Eustache sur le plan de Truschet et Hoyau (1550).
Ancienne façade occidentale de Saint-Eustache.

En 1532, il fut enfin décidé de construire une église digne du cœur de Paris. La première pierre de l'édifice actuel fut posée le 19 août par Jean de la Barre, prévôt des marchands. Les travaux furent successivement confiés à Boccador, Nicolas Le Mercier et Charles David, gendre du précédent. Bâtie dans un style gothique en pleine Renaissance, l'église dégage un caractère architectural harmonieux où l'antique des colonnes grecques et romaines côtoie les lignes encore présentes du Moyen Âge. L'objectif était de faire du gothique avec du plein-cintre. Ainsi, l'église a l'élévation du style gothique, les courbures du roman et les ornements de la Renaissance ; tous ces caractères réunis donnent à l'édifice un caractère unique.

Sa construction fut ralentie par de fréquentes difficultés de financement. René Benoist, curé de l'église Saint-Eustache en 1569, acquit une telle influence sur les paroissiens qu'il fut surnommé le « Pape des Halles ». En 1578, il fit imprimer une requête afin d'obtenir des secours pour l'achèvement de son église. Commencée en 1532, elle n'avait pu être terminée, et Benoist lui-même n'avait pas encore entrepris de travaux, malgré la « plus grande affluence de peuple qu'en aucune église paroissiale de la France et par aventure de la chrétienté ». La lettre obtint sans doute quelque somme d'argent, car on construisit à cette époque plusieurs piliers de la nef et plusieurs autres fenêtres.

Après maintes interruptions, l'église fut terminée en 1633 et consacrée le 26 avril 1637 par Monseigneur de Gondi, archevêque de Paris.

Évolution de la façade occidentale entre la fin du XVIe siècle} et le début du XVIIIe siècle

L'église de 1754[modifier | modifier le code]

L'ancienne façade occidentale de Saint-Eustache, dont les tours étaient restées inachevées, fut fragilisée par la construction de deux chapelles commandées en 1665 par Colbert. Le sous-œuvre devant être repris, il fut décidé de la rebâtir. Un nouveau projet fut dessiné par Louis Le Vau dont Colbert devait assurer le financement.

Ce ne fut pourtant que le 22 mai 1754 que le duc de Chartres en posa la première pierre. Jean Hardouin-Mansart de Jouy en devenait l'architecte. Sa construction traîna en longueur par manque de moyens, et le projet initial, qui comprenait deux tours à deux étages reliées entre elles par une galerie, se vit transformé par le lourd fronton qui écrase la façade.

L'architecte Moreau en termina l'exécution. La tour sud reste encore inachevée jusqu'aujourd'hui.

L'église, déjà grande, aurait probablement atteint une taille et une hauteur impressionnantes si les difficultés rencontrées à son élaboration avaient été moins nombreuses.


Projets et évolution de la façade occidentale de Saint-Eustache

Personnalités et événements[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Eustache a été le lieu de nombreux baptêmes, mariages et sépultures de grandes personnalités.

Richelieu, Molière, Jean-François Regnard et Madame de Pompadour y ont été baptisés.

Louis XIV y fit sa première communion vers 1649.

Sully, Lully et Pomponne s'y sont mariés.

Le corps de Mirabeau est déposé dans l'église le lendemain de sa mort, le 3 août 1791, où Joseph-Antoine Cerutti prononce son oraison funèbre, avant qu'il ne soit transféré au Panthéon. Colbert y est inhumé (1683) ainsi que Scaramouche, Rameau, François de Chevert, l'amiral de Tourville, Voiture, Vaugelas, Marivaux, Montesquieu, Mme de Tencin ; les obsèques de La Fontaine, de Mirabeau et de la mère de Mozart, Anna Maria Pertl, y furent célébrées.

L'oraison funèbre de Turenne y fut prononcée en 1676 par Fléchier[2]. C'est également à Saint-Eustache que Jean-Baptiste Massillon a prononcé son sermon Sur le petit nombre des élus en 1704. Plus tard, Berlioz y dirigea la première exécution de son Te Deum le 30 avril 1855 et Liszt, celle de sa Messe solennelle, le 15 mars 1896[3]. Le 18 décembre 2012, le chanteur Laurent Voulzy donna un concert unique au sein de cette église dans le cadre de sa tournée Lys & Love Tour.

Architecture[modifier | modifier le code]

L'édifice fut longtemps considéré comme une église royale grâce à sa proximité avec le haut lieu de la monarchie, le Louvre.

Les symboles de saint Eustache, saint qui avant sa conversion avait beaucoup aimé la chasse[4], sont rappelés à plusieurs reprises ; ils le sont par exemple au sommet des transepts (nord et sud) ou sur des piédestaux à l'intérieur de l'église.

Extérieur[modifier | modifier le code]

  • Longueur extérieure : 105 mètres.
  • Largeur extérieure (au niveau du transept) : 43,5 mètres.
  • Hauteur sous voûte : 33,46 mètres.
Entrée nord de l'église
Transept sud et son cadran solaire

Intérieur[modifier | modifier le code]

La chapelle de la Vierge fut construite en 1640 puis restaurée de 1801 à 1804 ; elle fut inaugurée par Pie VII le 22 décembre de cette dernière année lorsque celui vint à Paris pour le couronnement de Napoléon[5].

Cette chapelle absidiale, avec une voute nervurée en cul-de-four, possède en son centre une sculpture de la Vierge à l'Enfant de Jean-Baptiste Pigalle que le peintre Thomas Couture a mis en valeur par trois grandes fresques sur le thème de la Vierge : «La Vierge triomphante adorée par les Anges» , «La Vierge étoile des marins» et «La Vierge consolatrice des affligés».

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Décors intérieurs, mobilier, vitraux[modifier | modifier le code]

Le Martyre de saint Eustache de Vouet[modifier | modifier le code]

Simon Vouet, Martyre de saint Eustache, 1635, huile sur toile, 300 x 260 cm, Paris, Église Saint-Eustache

Lors de sa construction dans les années 1630, le chœur de l'église Saint-Eustache est paré d'un maître-autel architecturé[6], conformément au goût de l'époque. Financé, par Claude de Bullion, surintendant des Finances, ce maître-autel est l'un des plus grands de Paris. Pour décorer sa partie centrale, deux toiles sont commandées à Simon Vouet : l'une représentant Le Martyre de saint Eustache[7] et l'autre L'Apothéose de saint Eustache[7] (la seconde étant placée au-dessus de la première). Vouet, revenu de Rome en 1627, est alors la figure dominante de la peinture parisienne. Il est également l'auteur des tableaux ornant les maîtres-autels des églises Saint-Nicolas-des-Champs (1629), Saint Paul-Saint Louis (1639-1642) et Saint-Merri (vers 1645).

Victime du changement de goût, le maître-autel architecturé de l'église est détruit au XVIIIe siècle. Les tableaux de Vouet sont cependant réutilisés dans le nouvel autel (c'est probablement à cette occasion que Le Martyre de saint Eustache, originellement de format rectangulaire, est cintré). Après les confiscations révolutionnaires, les chemins des deux tableaux se séparent : L'Apothéose de saint Eustache est envoyée en 1809 au musée de Nantes et le Martyre de saint Eustache est vendu en 1810 au Cardinal Fesch. Ce dernier tableau est finalement racheté par la préfecture de la Seine en 1855 pour être rendu à l'église Saint-Eustache.

Le Martyre de saint Eustache est maintenant accroché au bas de la nef, au-dessus de la porte nord. Eustache, général romain converti au christianisme, y est représenté détournant ses yeux du dieu païen que l'empereur Trajan lui demande d'adorer. L'empereur le condamne alors à être brûlé vif dans un taureau d'airain avec sa femme et ses deux fils, visibles au milieu des fumées dégagées par le brasier. Des angelots porteurs de couronnes de lauriers manifestent la reconnaissance divine et anticipent l'accueil d'Eustache et de sa famille auprès de Dieu. Ce tableau, intensément dramatique, au coloris froid et lumineux, marque l'apogée du style lyrique développé par Vouet après son retour de Rome.

Peintures murales du XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le tombeau de Colbert[modifier | modifier le code]

À sa mort en 1683, Colbert est inhumé dans l'église Saint-Eustache, dont il était paroissien. Deux ans après, sa veuve, Marie Charron, commande aux sculpteurs Tuby et Coysevox l'exécution d'un tombeau[8] dont le dessin est fourni par Le Brun[Qui ?]. Ce tombeau prend place sous une arcade donnant sur la chapelle de la Vierge. Une statue de Colbert, à genoux, les mains jointes, revêtu du manteau de chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, est posée sur un sarcophage de marbre noir. Un ange tenant un livre ouvert lui fait face. Le sarcophage est supporté par deux hautes consoles posées sur un grand soubassement où sont assises la Fidélité (à gauche) et la Foi ou l'Abondance (à droite).

À la Révolution, le tombeau de Colbert est démantelé et ses principaux éléments sont confisqués, puis exposés au Musée des monuments français. La statue de l'ange disparaît au moment du démantèlement. En 1817, les principaux éléments du tombeaux sont rendus à l'église Saint-Eustache et installés à un nouvel emplacement, dans la chapelle Saint-Louis-de-Gonzague, où ils sont toujours actuellement.

Peintures, sculptures et mobilier anciens[modifier | modifier le code]

L'église abrite également deux tableaux de peintres italiens relativement rares dans les collections françaises : Santi di Tito et Rutilio Manetti. Le tableau de Santi di Tito, Tobie et l’ange[9] [10], se trouve dans la troisième chapelle du déambulatoire. À l'origine, ce tableau ornait la sacristie de la Basilique San Marco de Florence. Envoyé à Vienne lors d'un échange de tableaux entre l'Empereur d'Autriche et le Grand-Duc de Toscane en 1792-1793, il fit partie des œuvres d'art saisies en 1809 en Autriche par Vivant Denon, directeur du Musée du Louvre, et fut finalement déposé à l'Église Saint-Eustache en 1811. Le tableau de Manetti, L'Extase de la Madeleine[11] [10], se trouve dans la cinquième chapelle du déambulatoire.

  • Les Pélerins d'Emmaüs[12] anciennement attribué Rubens et maintenant considéré comme une copie d'atelier d'un original perdu.
  • La Déposition du Christ[13], copie d'atelier d'une œuvre de Luca Giordano conservée au Musée de l'Ermitage.
  • Une copie[14] (partielle) par Alexandre-François Caminade d'un tableau du Dominiquin, Le Martyre de sainte Agnès, est accroché au-dessus de la porte, au bas des collatéraux sud. L'original, peint vers 1620 pour le couvent Sainte-Agnès de Bologne, fut saisi lors de la campagne d'Italie puis exposé au Musée du Louvre. C'est là que Caminade en fit une copie, achetée en 1808 par le curé de Saint-Eustache. Le tableau du Dominiquin, restitué à la chute de l'Empire, est maintenant exposé à la Pinacothèque de Bologne. Vierge à l'Enfant de Pigalle (1748).
Tableaux
  • Peintures monumentales dans la Chapelle Saint-Eustache, par le peintre Alphonse Le Hénaff en 1855: Vocation de Saint-Eustache [15]; Le Baptême de Saint-Eustache[16]

Vitraux[modifier | modifier le code]

La restauration de Baltard[modifier | modifier le code]

Décors du XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • L'un des neuf exemplaires du triptyque, "La vie du Christ" de Keith Haring, en bronze recouvert d'une patine d'or blanc, se trouve dans la chapelle Saint-Vincent-de-Paul[17]. Par un curieux hasard, la fresque de Simon Vouet qui le surplombe et qui représente le triomphe eschatologique de l'Église sur le mal, résume le Nouveau Testament en étant encadrée par l'évocation de son premier et de son dernier chapitre, à savoir, au-dessous dans un camaïeu de roses, la Naissance de la Vierge entourée d'anges, dont le nouveau né rappelle l'enfant rayonnant du triptyque également encadré d'anges, et au-dessus l'Apocalypse, avec Saint-Jean et la bête[18] à sept têtes, à laquelle fait écho l'être à 12 membres au centre de l'œuvre de Keith Haring.


Les grandes orgues[modifier | modifier le code]

Histoire et description[modifier | modifier le code]

Les grandes orgues.

Avec près de 8 000 tuyaux, il est le plus grand orgue de France, devant les instruments historiques de la cathédrale Notre-Dame de Paris (111 jeux, environ 8 000 tuyaux) et de l'église Saint-Sulpice (102 jeux pour environ 7 500 tuyaux).

Depuis 1989, chacune de ses deux consoles est composée de :

  • 5 claviers de 61 notes et un pédalier de 32 notes ;
  • 101 jeux, 147 rangs, 8 000 tuyaux.

Saint-Eustache possède un orgue depuis le XVIe siècle, mais on ne dispose que de très peu d'informations sur sa composition d'origine. L'orgue de facture classique de Saint-Germain-des-Prés lui est ensuite attribué (XVIIIe siècle ?). Remanié au début du XIXe siècle par les facteurs André-Marie Daublaine et Louis Callinet, il est détruit par le feu en 1844, peu de temps après son inauguration. Il est reconstruit de 1849 à 1854 par Charles Spackmann Barker et Charles Verschneider. L'instrument, ayant beaucoup souffert des évènements de la Commune, est reconstruit en 1879 par Joseph Merklin, puis modifié à la demande de l'organiste Joseph Bonnet dans les années 1920 et 1930.

Les grandes orgues de Saint-Eustache ont été reconstruites presque intégralement par le facteur hollandais Van Den Heuvel en 1989, à l'exception du buffet qui est d'origine et de quelques jeux, dont les grands tuyaux de la Montre qui datent de 1854. Les grandes orgues de Saint-Eustache font partie des plus prestigieuses du monde actuellement, en grande partie grâce à l'aura exceptionnelle de son titulaire depuis 1963, Jean Guillou. Elles firent même l'objet d'une visite exceptionnelle de la reine Elisabeth II d'Angleterre, après leur inauguration par Jacques Chirac, alors maire de Paris.

L'orgue, conçu par Jean-Louis Coignet, expert de la Ville de Paris, et Jean Guillou, possède deux consoles : une, à traction mécanique avec machines Barker, qui se trouve en tribune, et une autre, à traction électrique, destinée aux concerts, qui se trouve dans la nef.

Parmi les caractéristiques rares de cet instrument, on remarque :

  • le grand plein-jeu basé sur le 32 pieds au Grand Orgue ;
  • les séries harmoniques allant jusqu'à la neuvième : en 32 pieds à la Pédale (Théorbe : 4 4/7, 3 5/9), en 16 pieds au Grand-Chœur, en 8 pieds au Solo (Harmoniques : 1 1/3, 1 1/7, 8/9), et jusqu'à la septième, en 8 pieds, au Positif ;
  • le Plein Jeu Harmonique 2-8 du Grand-Chœur ;
  • la Batterie d'anches basée sur le 32 pieds au récit ;
  • l'ensemble de Tubas 16, 8, 4, coudés vers la nef, au Grand-Chœur ;
  • les cinq rangs de chamades au Solo, alimentés par de l'air à pressions croissantes (6 pressions différentes) ;
  • et aussi, parmi les couleurs exceptionnelles, la série de flûtes harmoniques (8, 4, 2 2/3, 2, 1 3/5, 1) au Solo, qui est une innovation de Jean Guillou déjà introduite par lui-même avec grand succès dans les orgues du Chant d'Oiseau à Bruxelles et de la Tonhalle à Zurich.

C'est également Jean Guillou qui a eu l'idée d'ajouter la Sesquialtera au Grand-Orgue : ce jeu apporte de nombreuses possibilités à la fois solistiques et en combinaison avec les mixtures.

La Contre-Bombarde 32 mérite une mention particulière. Ce jeu n'était pas prévu dans le devis, mais, considérant que le Trombone 32 existant (avec ses résonateurs en bois de taille assez modeste) n'était pas suffisant pour un orgue de cette ampleur, les frères Van den Heuvel ont offert cette Contre-Bombarde 32 à la ville de Paris. L'orgue de Saint-Eustache se trouve ainsi être le seul orgue de France disposant de trois jeux d'anches de 32 pieds. Une plaque de laiton a été placée en 2007 en hommage au jour et à la rencontre extraordinaire des initiales de Saint Eustache.

Composition de l’orgue[modifier | modifier le code]

I Positif C–c4
Quintaton 16′
Montre 8′
Salicional 8′
Unda-Maris 8′
Bourdon 8′
Prestant 4′
Flûte à Fuseau 4′
Nasard 22/3
Doublette 2′
Tierce 13/5
Larigot 11/3
Septième 11/7
Fourniture V 2′
Cymbale II 1/3
Douçaine 16′
Trompette 8′
Cromorne 8′
Clairon 4′
Trémolo


II Grand-Orgue C–c4
Montre 32′
Montre 16′
Principal 8′
Flûte à Cheminée 8′
Violoncelle 8′
Grosse Flûte I–II 8′
Prestant 4′
Flûte 4′
Doublette 2′
Grande Fourniture IV–VIII 22/3
Plein-Jeu IV–V 1′
Sesquialtera II 22/3
Grand Cornet III–V
Bombarde 16′
Trompette 8′
Clairon 4′
III Récit Expressif C–c4
Flûte à Cheminée 16′
Principal 8′
Cor de Nuit 8′
Flûte Traversière 8′
Viole de Gambe 8′
Voix Céleste 8′
Octave 4′
Flûte Octaviante 4′
Octavin 2′
Carillon III 22/3′+13/5′+1′
Plein-Jeu VI 22/3
Contrebasson 32′
Bombarde 16′
Trompette Harmonique 8′
Basson-Hautbois 8′
Voix Humaine 8′
Clairon Harmonique 4′
Trémolo


IV Grand-Chœur C–c4
Violonbasse 16′
Bourdon 16′
Diapason 8′
Flûte Majeure 8′
Violon 8′
Principal 4′
Grande Quinte 51/3
Flûte Conique 4′
Grande Tierce 31/5
Quinte 22/3
Grande Septième 22/7
Fifre 2′
Grande Neuvième 17/9
Plein-Jeu Harmonique II–VIII 2′
Clarinette 16′
Cor de Basset 8′
Tuba Magna 16′
Tuba Mirabilis 8′
Cor Harmonique 4′
V Solo C–c4
Flûte Harmonique 8′
Flûte Octaviante 4′
Nasard Harmonique 22/3
Octavin 2′
Tierce Harmonique 13/5
Piccolo Harmonique 1′
Harmoniques III 11/3′ +1/7′+8/9
Ranquette 16′
Chalumeau 8′
Trompeteria II
Trompette en Chamade I–III 8′
Trémolo


Pédale C–g1
Principale basse 32′
Flûte 16′
Contrebasse 16′
Soubasse 16′
Grande Quinte 102/3
Flûte 8′
Violoncelle 8′
Grande Tierce 62/5
Quinte 51/3
Flûte 4′
Flûte 2′
Théorbe II 44/7′+35/9
Mixture V 4′
Contre-Bombarde 32′
Contre-Trombone 32′
Bombarde 16′
Basson 16′
Trompette 8′
Baryton 8′
Clairon 4′

Accessoires :

  • Accouplements Récit/Positif, Positif/GO, Récit/GO, GC/GO, Solo/GO, GC/GO alto, Solo/GO soprano, Solo/Récit, Positif/Récit, Solo/GC.
  • octaves graves GO, octaves grave Récit, octaves graves GC, octaves graves Solo.
  • Tirasses Positif, GO, Récit en 8' et 4', GC en 8' et 4', Solo,
  • division de pédale ajustable (2010)
  • Tremblants Positif, Récit, Solo.
  • système MIDI et replay.
  • Sostenutos Positif, Récit, Solo (2010)
  • combinateur Heuss sur chaque console (2010) : 20 combinaisons x 10 séries x 100 espaces : 20000 combinaisons. séquentiel avant/arrière (aux manuels et aux pédaliers); sauvegarde des combinaisons sur clé USB
  • Pédale de crescendo avec 2 programmes programmables : Tutti et Crescendo orchestral.
  • transmission entre la console de nef et le buffet par fibre optique (2010)

Quelques titulaires des grandes orgues[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://books.google.fr/books?id=VORZAAAAYAAJ&pg=PA114 Lettres patentes de Louis XI, signé par ses conseillers au nom du roi, Paris, août 1483 (Il s'agit des dernières lettres patentes de Louis XI)
  2. Abbé Duplessy, Paris religieux, Guide artistique, historique et pratique, A. Roger et F. Chernoviz Éditeurs, Paris, 1900, p. 22.
  3. Jacques Hillairet - Dictionnaire historique des rues de Paris - T.1, p. 686
  4. Eustache de Mâcon (IIIe siècle), Placidus de son vrai nom, né à Mâcon, général romain aimant chasser, converti au christianisme, prit le nom d’Eustache après avoir vu apparaître un crucifix entre les bois d’un cerf qu’il poursuivait.
  5. Jacques Hillairet - Dictionnaire historique des rues de Paris - T.2, p. 685
  6. Cat. 39 dans Les Couleurs du Ciel 2012
  7. a et b Cat. 40 dans Les Couleurs du Ciel 2012
  8. Cat. 41 dans Keller-Dorian 1920
  9. Base RETIF INHA. Référence : INHA__OEUVRE__12115. http://www.purl.org/inha/agorha/003/12115
  10. a et b Dumas 2012
  11. Base RETIF INHA. Référence : INHA__OEUVRE__25568. http://www.purl.org/inha/agorha/003/25568
  12. Cat. 8 dans Corpus Rubenianum VII
  13. Base RETIF INHA. Référence : INHA__OEUVRE__25578 . http://www.purl.org/inha/agorha/003/25578
  14. Base RETIF INHA. Référence : INHA__OEUVRE__25621. http://www.purl.org/inha/agorha/003/25621
  15. « Notice no PM75003000 », base Palissy, ministère français de la Culture
  16. « Notice no PM75003001 », base Palissy, ministère français de la Culture
  17. Keith Haring Triptych in St. Eustache, Kelli Cox, site TravelBlog.
  18. Keith Haring, dessin réalisé en public au cours des 24 H du Mans, 1984,« Keith Haring François Boisrond », Hervé Perdriolle, 3 août 2008, site Blogspot
  19. « Deux nouveaux organistes à l’église Saint-Eustache »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Du Bastiment des Temples Materiels, pour l'exercice et profession de la religion, a l'honneur, gloire, & exaltation du tres-hault & tres-sainct, nom du Dieu vivant, tou-puissant & eternel. À Tres-Chrestienne Princesse, Catherine de Médicis, mere du Roy, & à tous autres Paroissiens de sainct Eustache à Paris. Par M. René Benoist, Angevin, Docteur &…. À Paris chez Nicolas Chesneau 1578.
  • Traité sur la nécessité d'édifier temples et églises, précédée d'une adresse à la reine-mère Catherine de Médicis pour la poursuite des travaux de l'église Saint-Eustache à Paris.
  • Les orgues de Paris, Béatrice de Andia, Jean-Louis Coignet, Michel le Moël ; Éd. Action artistique de la Ville de Paris.
  • L'Orgue, souvenir et avenir, Jean Guillou, Paris 1989, Éd. Buchet-Chastel
  • Sophie Descat, Les travaux de Pierre-Louis Moreau pour la fabrique Saint-Eustache dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, p. 207-230, Société française d'archéologie, Bulletin monumental, année 1997, no 155-3 (Lire en ligne)
  • Guillaume Kazerouni, Les Couleurs du Ciel : Peintures des églises de Paris au XVIIe siècle, Paris-Musées,‎ 2012.
    Il s’agit du catalogue de l’exposition au Musée Carnavalet, 4 octobre 2012 au 24 février 2013.
  • Bertrand Dumas, Trésors des églises parisennes, Parigramme,‎ 2012
  • (en) David Freedberg, « The Life of Christ after the Passion », dans Corpus Rubenianum Ludwig Burchard,‎ 1984, 425 p. (ISBN 0905203615, lire en ligne), partie VII, 1 volume
  • Georges Keller-Dorian, Antoine Coysevox (1640-1720), Catalogue raisonné de son oeuvre,‎ 1920

Liens externes[modifier | modifier le code]