Marie de Magdala

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Marie de Magdala
Image illustrative de l'article Marie de Magdala
Noli me tangere Marie-Madeleine au tombeau, par Giovanni Paolo Lomazzo, Vicenza, Pinacoteca Civica (1568).
Naissance Ier siècle av. J.-C.
Magdala ?
Vénéré à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume Vézelay
Vénéré par Église orthodoxe
Église catholique
Communion anglicane
Luthéranisme
Autres types d'Églises protestantes
Fête 22 juillet

Marie de Magdala, Marie-Madeleine ou Madeleine, appelée Marie la Magdaléenne (Μαρία ἡ Μαγδαληνή) dans les Évangiles est une disciple de Jésus qui le suit jusqu'à ses derniers jours. Les quatre Évangiles la désignent comme le premier témoin de la Résurrection, qui est chargée d'en prévenir les apôtres.

L'Église de Rome considéra, à partir de Grégoire Ier au VIe siècle, que Marie de Magdala ne faisait qu'une avec Marie de Béthanie ainsi qu'avec la pécheresse qui oint le Christ de parfum. Cette position est beaucoup plus rarement défendue aujourd'hui par les exégètes. De fait, pour l'Église catholique, sainte Marie de Magdala est célébrée le 22 juillet, tandis que Marie de Béthanie l'est avec sa sœur Marthe le 29 juillet. L'Église orthodoxe fait aussi la distinction entre ces personnages. Il en va de même chez les protestants.

Le nom[modifier | modifier le code]

Le nom de Magdala vient de Magdal en araméen ou Migdal en hébreu et désigne une construction en forme de tour[1]. De nombreux pères de l'Église et écrivains chrétiens connaissaient cette étymologie, puisqu'ils écrivent des sermons dans lesquels Marie Madeleine est présentée comme une tour symbolisant allégoriquement la foi et l'orthodoxie[2]. Chez saint Jérôme (IVe siècle), Marie Madeleine est « la tour » qui représente la foi[2].

Pour Raban Maur (IXe siècle), Marie Madeleine tire son nom de la ville de Magdala dont elle serait originaire[2]. Toutefois, le nom Magdala n'est pas attesté à l'époque de Jésus et dans les deux premiers siècles de notre ère. Aucune ville portant ce nom aux alentours du Lac de Tibériade n'est mentionnée dans le Tanakh, l'Ancien Testament ou chez Flavius Josèphe. Dans le secteur de Magdala, ce dernier mentionne les villes de Kfar-Nahum et Tarichae, mais pas de ville appelée Magdala. Dans l'évangile attribué à Matthieu, il est mentionné que Jésus a utilisé une barque pour se rendre « dans le territoire de Magadan (Mt 15:39) »[3]. Certains auteurs estiment que ce nom de Magadan est équivalent au nom Magdala[3]. Toutefois des spécialistes de ces langues sont beaucoup plus sceptiques sur le fait que Magadan renverrait au mot « tour » que ce soit en araméen ou en hébreu. De plus, l'évangile attribué à Marc, écrit une dizaine d'années plus tôt que celui attribué à Matthieu et sur lequel ce dernier est fondé, n'appelle pas ce site Magadan, mais Dalmanoutha (Mc 8:11), ce qui n'a clairement aucun rapport avec Magdala ou avec une tour.

Village de Al-Majdal vers 1900 (équivalent arabe de Magdala).

La plus ancienne mention de la ville de Magdala semble se trouver dans le Talmud où elle est appelée Migdal Zab'ayya (Pesachim 4, 30d)[4] ou Migdal Nunia (Pesachim 46a)[3]. La Mishna dont fait partie le traité Pesachim a été promulguée par Rabbi Yehouda ha-Nasi vers 200-220[5]. Cette ville semble située au nord de Tarichae, à moins que ce ne soit une nouvelle désignation pour la ville de Tarichae, qui était une ville importante à l'époque de Jésus, comme par la suite[6]. On considère généralement que le village arabe de Al-Majdal, détruit en 1948 sur décision des autorités israéliennes était l'héritier de Migdal Zab'ayya mentionné dans le Talmud dix-sept siècles plus tôt et qu'il donne une indication de la position de la ville appelée traditionnellement Magdala.

Une traduction plus fidèle de Μαρία ἡ Μαγδαληνή que l'on trouve dans les évangiles est Marie la magdaléenne. Des critiques ont donc émis l'hypothèse que Marie la magdaléenne était appelée ainsi car elle possédait des « tours », des châteaux. Il a aussi été envisagé que l'un d'entre eux ait été situé près de Magdala et que c'est ce dernier qui aurait donné naissance à l'appellation Migdal que l'on voit apparaître dans la mishna. En effet, les historiens spécialistes du judéo-christianime estiment qu'après la défaite de la révolte de 66-70 et surtout après celle de Bar Kokhba et l'expulsion des Juifs d'une grande partie de la Judée (135), des nazôréens ou ébionites sont venus s'installer dans la région[7],[8] et en particulier à Nazareth et à Kokaba, car les noms de ces lieux possédaient des résonances messianiques[9],[10].

Marie de Magdala dans les Évangiles[modifier | modifier le code]

Selon les Évangiles canoniques[modifier | modifier le code]

Originaire de la ville de Magdala[n 1], sur la rive occidentale du lac de Tibériade[11], Marie de Magdala est la femme la plus présente du Nouveau Testament. L'Évangile de Luc la présente comme la femme que Jésus a délivrée de sept démons[n 2] ; elle devint une de ses disciples — peut-être la disciple femme la plus importante du Christ après sa propre mère —, et le suivit jusqu'à sa mort [n 3].

Marie la Magdaléenne est distinguée avec « Jeanne, femme de Chouza, intendant d'Hérode et Suzanne » parmi plusieurs femmes qui assistaient Jésus de leurs biens[12].

Pour les quatre Évangiles, elle fut le premier témoin de la Passion du Christ et de la Résurrection. Ils la mentionnent assistant à la mise en croix avec les autres femmes[13]; dans les trois Évangiles synoptiques elle assiste également à la mise au tombeau[14].

Elle fut le premier témoin de la Résurrection de Jésus (Évangile de Marc, XVI, 1s ; Évangile de Matthieu, XXVIII, 9), mais elle ne le reconnaît pas tout de suite, et essaie de le toucher, ce qui lui vaudra la phrase Noli me tangere (« Ne me touche pas » ou « Ne me retiens pas ») dans l'Évangile de Jean, XX, 17.

Les écrits apocryphes[modifier | modifier le code]

Un texte du codex de Berlin, écrit en copte à la fin du IIe s. (selon Michel Tardieu), porte son nom : l’Évangile de Marie. Il s'agit d'un texte gnostique comprenant un dialogue entre le Christ et Marie de Magdala, celle-ci le restituant aux apôtres, suivi de dialogues entre Marie et eux.

Dans la Pistis Sophia, texte gnostique en copte datant de 350 environ, Jésus dialogue avec Marie-Madeleine et les autres disciples.

L’Épître des apôtres[15], l'Évangile de Pierre, l'Évangile de Thomas et l’Évangile de Philippe évoquent également Marie Madeleine.

Marie-Madeleine dans les traditions chrétiennes[modifier | modifier le code]

Les premières traditions : l'Apôtre des Apôtres[modifier | modifier le code]

Les Pères de l’Église soulignent tout d'abord son rôle de premier témoin de la Résurrection; elle est pour cela désignée comme l'« Apôtre des Apôtres » par Hippolyte de Rome[16].

Saint Jean Chrysostome souligne son courage, et celui des autres femmes, restées au pied de la Croix alors que les disciples s'étaient enfuis[17].

Grégoire de Tours, place en 590 le tombeau de Marie de Magdala à Éphèse, en Asie Mineure : « Dans cette ville repose Marie-Madeleine, n'ayant au-dessus d'elle aucune toiture » (In Gloria Martyrium, ch. 29, P.L., t. 71, c. 731). La dépouille de Marie-Madeleine aurait reposé dans l'atrium précédant un sanctuaire, tradition typiquement éphésienne. Pour Grégoire de Tours, Marie la Magdaléenne et Marie la mère de Jésus seraient toutes deux mortes à Éphèse. Cependant, cette tradition est fausse pour les exégètes qui pensent que Marie de Magdala ne s'est pas rendue en dehors de la Palestine[18].

L'assimilation à une pécheresse[modifier | modifier le code]

Fresque représentant différentes scènes de la vie de Marie-Madeleine, à l'Église de la Madeleine de Mont-de-Marsan.

Vers 591, le pape Grégoire le Grand (Homiliae in Evangelium 25) l'assimile à la pécheresse citée dans l’Évangile de Luc (VII, 36-50) [19] et l'identifie également avec Marie de Béthanie, sœur de Lazare et de Marthe. Il situe aussi le tombeau de Marie de Magdala à Éphèse, en Asie Mineure : « Dans cette ville repose Marie-Madeleine, n'ayant au-dessus d'elle aucune toiture » (In Gloria Martyrium, ch. 29, P.L., t. 71, c. 731). La dépouille de Marie-Madeleine reposait probablement dans l'atrium précédant un sanctuaire, tradition typiquement éphésienne.

Selon Jean Pirot, l'identification opérée dans le christianisme découle d'une erreur d'interprétation du passage de Luc 8:2, qui précise que Marie était possédée par sept démons. Il explique que cette « possession » n'était pas liée à l'idée de péché mais plutôt à une névrose, et considère d'une manière générale que les occurrences de possession par les « mauvais esprits » dans les Évangiles sont des métaphores pour désigner la maladie (physique ou nerveuse) plutôt que le péché[20], .

Selon Madeleine Scopello, « la Tradition chrétienne des premiers siècles s'est rapidement emparée [du personnage de Marie la Magdaléenne] en lui attribuant des actes accomplis et faits par d'autres femmes du cercle de Jésus: Marie de Béthanie, sœur de Lazare; la prostituée anonyme repentie chez Simon le Pharisien ; ou encore la femme présente chez Simon le lépreux. Ainsi, Marie-Madeleine est devenue un personnage composite qui a pris consistance sous le pape Grégoire le Grand (590-604), puis a traversé les siècles avec une extraordinaire fortune[21]. »

Marie-Madeleine apparaît au VIIIe siècle au martyrologe de Bède le vénérable, où elle est célébrée comme sainte le 22 juillet[19].

En 1969, le pape Paul VI décrète qu'elle ne doit plus être fêtée comme « pénitente », mais comme « disciple », l'Église catholique ne considérant plus Marie-Madeleine comme une prostituée repentie. Cependant, cela reste le point de vue dominant dans la tradition populaire et chez des exégètes minoritaires[22]. Mais les recherches actuelles précisent et confirment l'interprétation du concile Vatican II concernant Marie de Magdala et l'ancienne interprétation de Grégoire le Grand "deviendra de plus en plus quantité négligeable"[23].

Tradition orthodoxe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porteuses de myrrhe.
Maria Magdalene icon.jpg

L’Église orthodoxe ne partage pas cet amalgame. Marie de Magdala est considérée comme le premier témoin de la résurrection.

La Tradition orthodoxe rapporte qu'elle est allée reprocher à l'empereur Tibère la mort de Jésus, et lui annoncer sa résurrection. Devant le scepticisme de celui-ci, l’œuf qu'elle tenait en main se teint alors en rouge sang[24],[25].

Marie de Magdala, outre sa fête propre le 22 juillet, est également honorée lors du « Dimanche des Myrophores » qui correspond au troisième dimanche de la Pâque orthodoxe.

Théories diverses[modifier | modifier le code]

La Légende dorée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Légende dorée.

Au XIIIe siècle, Jacques de Voragine compile dans La Légende dorée les récits et légendes concernant 150 saints issus de la littérature religieuse du Moyen Âge.

Concernant Marie-Madeleine, il reprend une tradition provençale qui raconte qu'après avoir accosté aux Saintes-Maries-de-la-Mer et avoir évangélisé la région, Marie de Magdala aurait vécu toute la fin de sa vie en prière dans la grotte aujourd'hui sanctuaire de Sainte-Baume (Massif de la Sainte-Baume)[26]. Son tombeau à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (France), gardé par les Dominicains[27], est considéré comme le 3e tombeau de la chrétienté[réf. nécessaire].

Aujourd'hui, le fait que Marie de Magdala se soit déplacée jusqu'en Provence est considéré comme une légende. Les traditions qui mentionnent ce voyage ne datent que du Xe siècle environ et identifient Marie de Magdala avec la pécheresse de Luc 7, 36-50 et Marie de Béthanie, alors que cette identification est contestée. Certains exégètes en concluent que sa mort en Provence n'est que légendaire et que Marie de Magdala ne s'est pas rendue en dehors de la Palestine[28].

L'épouse du Christ[modifier | modifier le code]

Madeleine au miroir par Georges de La Tour.

En soutenant, dans Dieu homme et femme, que Marie de Magdala et Jésus étaient époux « en esprit », les théologiens Jürgen Moltmann et Elisabeth Moltmann posent la question d'une égalité fondamentale entre l'homme et la femme. Les dernières recherches exégétiques sur le lien entre Marie de Magdala et Jésus vont dans le sens de cette interprétation, comme le met en lumière l'exégète Xavier Léon-Dufour[29]: en Jean 20, 16, Marie dit à Jésus « Rabbouni ». Ce mot est traduit par « maître » dans l'Évangile, mais « Rabbouni » est en réalité un diminutif de Rabbi et pourrait ajouter une nuance d'affection ou de familiarité. La quête aimante de Jésus par Marie de Magdala en Jean 20, 11-16 renvoie au Cantique des cantiques 3,1-4.

La Madeleine à la veilleuse par Georges de La Tour (Louvre-Lens)

L'idée de dépeindre Marie de Magdala sous les traits d'une épouse a été exploitée dans la littérature dès le milieu du XXe siècle. Dans son roman de 1951 La Dernière tentation du Christ[30], qui montre un Jésus succombant à la tentation d'une vie simple, l'écrivain grec Níkos Kazantzákis fait intervenir le thème de l'union amoureuse entre les deux personnages.

Cette thématique a trouvé une fécondité dans le conspirationnisme contemporain : Marie-Madeleine aurait eu des enfants avec Jésus, mais l'Église catholique aurait étouffé ces faits par la force et la terreur, et fait de Marie-Madeleine une prostituée afin de condamner le désir charnel. C'est sous cet angle que la vie et le rôle de Marie de Magdala ont été exploités dans des livres destinés au grand public comme L'Énigme sacrée ou La Révélation des Templiers, sans valeur scientifique reconnue dans les milieux universitaires.

Ces théories sont reprises par le romancier Dan Brown pour son thriller ésotérique Da Vinci Code[31]. Il y fait de Marie-Madeleine le symbole de la « féminité sacrée », en prétendant qu'elle était elle-même le Graal : « Le Graal est littéralement l’ancien symbole de la féminité et le Saint Graal représente le féminin sacré et la déesse, qui bien sûr a disparu de nos jours, car l’Église l’a éliminée. Autrefois, le pouvoir des femmes et leur capacité à donner la vie était quelque chose de sacré, mais cela constituait une menace pour la montée de l’Église majoritairement masculine. Par conséquent, le féminin sacré fut diabolisé et considéré comme hérésie. Ce n’est pas Dieu mais l’homme qui créa le concept de « péché originel », selon lequel Ève goûta la pomme et fut à l’origine de la chute de la race humaine. La femme qui fut sacrée, celle qui donnait la vie, fut transformée en ennemi. » [32].

Représentations picturales et sculpturales[modifier | modifier le code]

Marie-Madeleine pénitente par El Greco (1676-1677). Musée des beaux-arts de Budapest

Dans l'art sacré, Marie-Madeleine est très souvent représentée dénudée, avec les cheveux longs et dénoués, pour signifier son repentir et sa pénitence, comme les prostituées de Palestine (Donatello). Cette représentation permet de la rapprocher de Marie l'Égyptienne avec qui elle est liée à partir de l'époque moderne[33].

  • La Tradition provençale de Marie-Madeleine (XIIIe siècle), chapelle Saint-Erige à Auron (06)
  • Icône peinte (180 × 90 cm) datée de 1225, représentant les scènes de la vie de la sainte autour de son portrait en pied, visible à l'Académie de Florence
  • Peinture de la mort de Marie-Madeleine, assistée de Marthe et Saint-Maximin, chapelle Saint-Erige à Auron (06)
  • peinture prédelle d'un Noli me tangere, œuvre du XVe siècle, basilique de Saint-Maximin
  • Sculpture en pierre de sainte Marie-Madeleine, vers 1310, église d'Écouis (Eure)
  • Marie-Madeleine de Piero della Francesca, duomo d'Arezzo, Toscane.
  • Sculpture de Francesco Laurana, cénotaphe du XVe siècle : Marie-Madeleine portée par les anges, a contenu autrefois les reliques de Marthe. Église de Tarascon
  • Vitrail anonyme : Marie-Madeleine myrrhophore, église Notre-Dame-des-Marais, La Ferté-Bernard (Sarthe)
  • Vitrail (dessin de Joseph Cabasson) : La Barque, église de Plan-de-Cuques (13).
  • Ensemble de vitraux de Pierre Petit, (1910-…) sur la vie de Marie-Madeleine, chapelle de la Sainte-Baume de 1977 à 1983.
  • Marie-Madeleine, la Vierge et l'Enfant entre sainte Catherine et Marie-Madeleine, 1490, peinture de Giovanni Bellini ; Galleria d'ell'Academia, Venise.
  • Bas-relief en marbre, La barque, 1500, La Vieille Major
  • Marie-Madeleine lisant, peinture perdue du Corrège, vers 1527-1530.
  • Baptême du roi et de la reine de Marseille sous les yeux de Marie-Madeleine épisode du Miracle Marseillais, 1525 église de Contes, (06)
  • Bas-relief de Jean Béguin : Départ dans la barque, 1536, Basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
  • Retable de Lukas Moser : l'autel de la Madeleine 1432, Tiefenbronn
  • La barque de Marie-Jacobé et de Marie-Salomé sculpture église des Saintes-Maries
  • Le vol sacré du moine Badilon à Aix-en Provence - Arrivée du corps à Vézelay, manuscrit de la Geste de Girard de Roussillon, enluminé par Jean Wauquelin en 1453.
  • Marie-Madeleine mise au tombeau sculpture du XVIe siècle, église Saint-Volutien de Foix (Ariège).
  • Marie-Madeleine élevée par les anges sculpture de L.J. Alexandre 1878, au fond de la Grotte de la chapelle de la Sainte-Baume.
  • Sainte Marie Madeleine au désert, de Jean-joseph Taillasson, 1784, Huile sur toile.
  • Reliquaire, œuvre d'Armand Caillat, offert en 1886 à la grotte par Mgr de Terris, évêque de Fréjus-Toulon.
  • 5 fresques du peintre Frédéric Montenard à l'hôtellerie de la chapelle de la sainte Marie-Madeleine à Plan-d'Aups-Sainte-Baume, posées en 1913.

Si elle est représentée avant son repentir, elle est montrée en courtisane parée et fardée (son image se rapprochant de celle de Vénus durant la Renaissance). Son attribut le plus fréquent et le plus ancien, qui permet d'identifier le personnage à l'analyse d'une œuvre, est le vase à nard dont elle oint les pieds de Jésus chez Simon (et qu'elle avait apporté avec elle au Sépulcre). Plus tardivement, seront ajoutés le miroir de courtisane, la tête de mort (devant laquelle elle médite lorsqu'elle se retire dans la grotte de la Sainte-Baume) et la couronne d'épine. Sauf en de rares exceptions, ses cheveux seront toujours longs et dénoués[34].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Histoire et analyses[modifier | modifier le code]

  • De Boer Esther A., Mary Magdalene, beyond the Myth (SCM Press London, 1997).
  • Karen King, Canonisation et marginalisation: Marie de Magdala. In Concilium, no 276 de juin 1998 p. 41-49.
  • Elisabeth et Jürgen Moltmann, Dieu homme et femme, éd. Cerf, 1984 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Pirot, Trois amies de Jésus de Nazareth, éd. Cerf, 1986 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Georges Duby, Dames du XIIe siècle: tome 1: Héloïse, Aliénor, Iseut et quelques autres, Gallimard, 1995: chapitre 2.
  • Jean-Yves Leloup, L’ Évangile de Marie : Myriam de Magdala , éd. Albin Michel, 1997
  • Élisabeth Pinto-Mathieu, Marie-Madeleine dans la littérature du Moyen Âge, éd . Beauchesne, 1997
  • Suzanne Tunc, Des femmes aussi suivaient Jésus. Essai d’interprétation de quelques versets des évangiles, éd . Desclée de Brouwer , 1998
  • Marianne Alphant, Guy Lafon, Daniel Arasse, L'apparition à Marie-Madeleine, éd. Desclée De Brouwer, 2001
  • Régis Burnet, Marie-Madeleine (Ier ‑ XXIe siècle) : De la pécheresse repentie à l'épouse de Jésus : histoire de la réception d'une figure biblique, éd. du Cerf, 2004
  • Christian Doumergue, Marie-Madeleine, coll. Qui suis-je?, éd. Pardès, Grez-sur-Loing, 2010
  • Ève Duperray, Georges Duby, Charles Pietri, Marie-Madeleine dans la mystique, les arts et les lettres, Colloque Avignon, éd Beauchesne, 1989 Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Vies médiévales de Marie-Madeleine, Introduction, édition du corpus, présentations, notes et annexes par Olivier Collet et Sylviane Messerli, Turnhout, Brepols, 2009.

Littérature[modifier | modifier le code]

Sculpture de Marie-Madeleine, Chapelle Sainte-Croix de Forbach
  • Jacques de Voragine, La Légende dorée,‎ entre 1261 et 1266 (lire en ligne), p. 160-167 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacqueline Kelen, Un amour infini. Marie-Madeleine prostituée sacrée, éd. Albin Michel, coll. « Espaces Libres » no 28, 1992
  • Jean Desmarets de Saint-Sorlin, Marie-Madeleine ou le triomphe de la Grâce, éd. Jérome Millon, coll. « Atopia » no 27, 2001
  • Jean-Yves Leloup, Une femme innombrable - Le roman de Marie Madeleine, éd. Albin Michel, 2009
  • Jean-Yves Leloup, Tout est pur pour celui qui est pur. Jésus, Madeleine et l'Incarnation., éd. Albin Michel, 2005
  • Yves Bridonneau, Le tombeau de Marie-Madeleine à St-Maximin, éd. Édisud, 2002
  • Yves Bridonneau, Naissance de la Provence chrétienne. La chanson de Geste de la Madeleine, Photographies de Pascal Robin, éd Édisud, Compagnie des éditions de la Lesse, Aix-en-Provence, 2008, 95.p.(ISBN 978-2-7449-0765-4)
  • Margaret Starbird, Marie-Madeleine et le Saint Graal : la controverse qui entoure Marie-Madeleine et sa relation avec Jésus, éd. Exclusif, 2006
  • Dan Burstein et Arne J. de Keijzer, Les secrets de Marie-Madeleine : La femme la plus fascinante de l'histoire, éd. ViaMedias, 2006
  • Christian Doumergue, Le Mystère Marie-Madeleine, éd. Thélès, 2006
  • Kathleen McGowan, Marie Madeleine, le livre de l'élue, éd. XO, 2007
  • Jacqueline Kelen, Marie-Madeleine ou la beauté de Dieu, éd La Renaissance du livre, 2003.
  • R.L. Bruckberger, Marie-Madeleine, éd Albin Michel, 1975.
  • Jean-Christophe Duchon-Doris, La fille au pied de la croix, éd Julliard, 2008
  • Serge Pey, Apocalypse de Marie-Madeleine, prière-slam pour le Christ des poubelles d'Anguiano[réf. nécessaire]

Ouvrages de foi[modifier | modifier le code]

  • Michèle Koné : Myriam de Madgala, Sainte Marie Madeleine, Éd. Anne Sigier, (livre illustré)
  • Henri Lacordaire o.p., Sainte Marie-Madeleine, 1860 ; rééd. préfacée par Bernard Montagnes o.p. et postfacée par Jean-Pierre Olivier o.p., éd. Cerf, 2005
  • Mgr Victor Saxer, La « Vie de Ste Marie-Madeleine » attribuée au pseudo-Raban Maur, œuvre claravallienne du XIIe siècle, Mélanges St-Bernard, Dijon, 1954. p. 408-421
  • Mgr Victor Saxer, Le culte de Marie-Madeleine en Occident. Des origines à la fin du Moyen Âge, éd. Cahiers d'archéologie et d'histoire, Auxerre, Paris, 1959, vol. 1-2.
  • Mgr Victor Saxer, Les origines du culte de sainte Marie-Madeleine à Aix-en-Provence, 1954-1955 in Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France. p. 148-151.
  • Mgr Victor Saxer, Un manuscrit démembré du sermon d'Eudes de Cluny sur Sainte Marie-Madeleine, in Scriptorium vol. 8 (1954), p. 119-123.
  • Mgr Victor Saxer, L'origine des reliques de Sainte Marie-Madeleine à Vézelay dans la tradition historiographique du Moyen Âge, in Revue des sciences religieuses, 1955. vol. 29. p. 1-18.
  • Mgr Victor Saxer, Sermo in sollemnitate Sancte Marie-Magdalene, 1956. in Mélanges Michel Andrieux. p. 385-401.
  • Mgr Victor Saxer, Les saintes Marie-Madeleine et Marie de Béthanie dans la tradition liturgique et homilétique orientale, 1958. In Revue des sciences religieuse, vol.32. p. 1-37.
  • Mgr Victor Saxer, Note sur l'origine d'un manuscrit de l' Abbreviato' de Jean de Mailly (dominicain) ; Paris, Mazarine 1731, in Analecta Bollandiana, 1976, vol.94. p. 155-159.
  • Mgr Victor Saxer, Les ossements dits de sainte Marie-Madeleine conservés à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, in Provence historique. vol. 27. p. 57-311.
  • Mgr Victor Saxer, Marie-Madeleine dans le Commentaire d'Hippolyte sur le Cantique des Cantiques, in Revue bénédictine, vol.101., 1991, p. 219-239.
  • Mgr Victor Saxer, La Madeleine, figure évangélique dans sa légende jusqu'au XIIe - XIIIe siècle, 1999, in Évangile et évangélisme. p. 198-220.
  • Mgr Victor Saxer, Le dossier vézelien de Marie-Madeleine. Invention et translation des reliques en 1265-1267. Contribution à l'histoire du culte de la sainte à Vézelay à l'apogée du Myen-Âge, Bruxelles, 1975.
  • Jacqueline Dauxois, Marie-Madeleine, éd. Pygmalion/Gérard Watelet, coll. « Chemins d'Éternité », 1998
  • Père Philippe Devoucoux du Buysson, Dialogues avec Marie-Madeleine sur la montagne de la Sainte Baume, éd. Théosis :
    • Tome 1 : Ma rencontre avec Jésus, 2005
    • Tome 2 : Marie-Madeleine prophète, 2007
  • Père Philippe Devaucoux du Buysson : Histoire du pèlerinage de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 1994.
  • Père Philippe Devaucoux du Buysson : La Sainte Baume, haut lieu de la Provence, 2008, éd PEC, 33. p. (ISBN 978-2-84293-212-1)

Galerie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Maddalena Scopello, Femme, gnose et manichéisme: de l'espace mythique au territoire du réel, p. 11-12.
  2. a, b et c Maddalena Scopello, Femme, gnose et manichéisme: de l'espace mythique au territoire du réel, p. 11.
  3. a, b et c Maddalena Scopello, Femme, gnose et manichéisme: de l'espace mythique au territoire du réel, p. 12.
  4. Stuart S. Miller, Sages and Commoners in Late Antique ʼEreẓ Israel, p. 153.
  5. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 148.
  6. Tsafrir, Di Segni, Green, Tabula in Imperii Romani. Iuadea-Palaestina: Eretz-Israel in the Hellenistic Roman Byzantine Periods: Maps and Gazetteer, p. 173.
  7. François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, p. 122-123.
  8. François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, p. 118.
  9. Richard Bauckham, 1990, p. 62-70
  10. François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, p. 123.
  11. Yohanan Aharoni, Michael Avi-Yonah, Macmillan Bible Atlas,‎ 1968, p. 145-146
  12. Luc 8, 3)
  13. Elle est citée nommément en Évangile de Matthieu, 27, 56-61, Évangile de Marc, 15, 40-41, Évangile de Jean, 19, 25; l'évangile de Luc, 23, 49 mentionnant juste « les femmes qui l’avaient accompagné depuis la Galilée » cf Ève Duperray, Georges Duby, Charles Pietri, Marie-Madeleine dans la mystique, les arts et les lettres, Beauchesne, p. 15-17
  14. Évangile de Matthieu, 27, 56-61, Évangile de Marc, 15, 47, Évangile de Luc, 23, (56-57, Évangile de Luc, 23, 49 cf Ève Duperray, Georges Duby, Charles Pietri, Marie-Madeleine dans la mystique, les arts et les lettres, Beauchesne, p. 15-17
  15. Cf. Écrits apocryphes chrétiens, tome I, sous la direction de F. BOVON et P. GEOLTRAIN, Bibliothèque de La Pléiade, Paris, 1997, p. 369-370.
  16. Régis Burnet, Paroles de la Bible, Seuil,‎ 2011, p. Chapitre « Ne me touche pas »
  17. Homélie 88, commentaire de Matthieu 27, 45-62
  18. André-Marie Gérard. Dictionnaire de la Bible (avec la collaboration de Andrée Nordon-Gerard et de François Tollu, P.S.S.), éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1989, p. 884.
  19. a et b Ortenberg Veronica, Iogna-Prat Dominique, « Genèse du culte de la Madeleine (VIIIe-XIe siècle) », Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen Âge, Temps modernes, no T. 104, no 1. 1992, p. 9-11,‎ 1992 (lire en ligne)
  20. Trois amies de Jésus de Nazareth, éditions du Cerf, 1986, 145 pages (ISBN 2-204-02583-6).
  21. Madeleine Scopello (interview), Sciences et Avenir, n° 791, Dossier: Les Évangiles secrets, p. 50.
  22. Jean-Philippe Watbled, Les figures bibliques de Marie-Madeleine, une histoire d’Amour, conférence de l'université de la Réunion.
  23. Jean Pirot, Trois amies de Jésus de Nazareth, éd. Cerf, 1986, p. 134.
  24. Sainte Marie Madeleine - Le premier œuf de Pâques
  25. Les femmes myrrhophores, Homélie prononcée par le père André, église orthodoxe de Metz
  26. Jacques de Voragine, La Légende dorée (lire en ligne), p. 160-167
  27. Sainte-Baume, sanctuaire des Dominicains
  28. Voir par exemple Richard Atwood, Mary Magdalene in the New Testament Gospels and Early Tradition. Dissertation for the attainment of the Doctor of Theology Degree from the University of Basel: 1993, p. 147-148. André-Marie Gérard. Dictionnaire de la Bible (avec la collaboration d'Andrée Nordon-Gerard et de François Tollu, P.S.S.), éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1989, p. 884. Suzanne Tunc, Des femmes aussi suivaient Jésus. Essai d'interprétation de quelques versets des évangiles, éd. Desclée de Brouwer, 1998, p. 41-42.
  29. Xavier Léon-Dufour, Lecture de l'Évangile selon Jean, t. 4, coll. Parole de Dieu, Seuil, Paris 1996, p. 221.
  30. porté à l'écran par Martin Scorsese en 1988.
  31. porté à l'écran par Ron Howard en 2006.
  32. Dan Brown, Da Vinci Code, p. 238
  33. Gaston Duchet-Suchaux et Michel Pastoureau, La Bible et les saints, Flammarion,‎ 2006, 357 p. (ISBN 2080115987 et 9782080115980, lire en ligne), p 238
  34. Gaston Duchet-Suchaux et Michel Pastoureau, La Bible et les saints, Flammarion,‎ 2006, 357 p. (ISBN 2080115987 et 9782080115980, lire en ligne), p 239