Lyons-la-Forêt

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Lyons-la-Forêt
Les halles du XVIIe siècle.
Les halles du XVIIe siècle.
Blason de Lyons-la-Forêt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Lyons-la-Forêt (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Lyons-la-Forêt
Maire
Mandat
Thierry Plouvier
2014-2020
Code postal 27480
Code commune 27377
Démographie
Gentilé Lyonsais
Population
municipale
747 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 01″ N 1° 28′ 37″ E / 49.4002777778, 1.47694444444 ()49° 24′ 01″ Nord 1° 28′ 37″ Est / 49.4002777778, 1.47694444444 ()  
Altitude Min. 67 m – Max. 178 m
Superficie 26,99 km2
Localisation

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Lyons-la-Forêt

Lyons-la-Forêt (prononciation [liɔ̃s] « lionss ») est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie. Elle compte parmi « Les Plus Beaux Villages de France ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Lyons-la-Forêt est situé pratiquement au centre de la forêt domaniale de Lyons qui donna son nom au village et à cette région du Vexin normand, le pays de Lyons. C'est aujourd'hui l'extrême nord-est du département de l'Eure mais jusqu'à la Révolution le pays de Lyons s'étendait jusqu'à Beauvoir-en-Lyons au nord et Neuf-Marché-en-Lyons au nord-est, communes désormais situées en Seine-Maritime.

La Lieure coule en contrebas du bourg, après avoir pris sa source dans la commune voisine de Lorleau (littéralement « Lieure l'eau »), ensuite elle accueille le Fouillebroc (vieil anglais fūl brōc « ruisseau sale » Cf. Fulbrook à la Bretèque (Ménesqueville). Ce dernier prend sa source, dite de Sainte-Catherine, dans la forêt de Lyons et traverse l'abbaye de Mortemer. Augmentée des eaux du Fouillebroc, la Lieure se jette alors dans l'Andelle après Charleval.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village s'appelait à l'origine Saint-Denis, d'ailleurs l'église du village est placée sous le vocable de saint Denis. Lyons était jadis uniquement le nom de la forêt, comme semblent le montrer les attestations antérieures au XIIIe siècle.

Parmi les mentions anciennes, on trouve : Leons en 1015-1025 ; saltus Leonis en 1050 ; sylvam Leonum en 1051-1066 ; Leones in foresta en 1259[1] ; Lihons en Normandie en 1352 et 1481 et même Lions le chastel en 1391.

On note la présence de plusieurs toponymes similaires en France: Lihons (Leontium 1100), Liéhon (Liehons 1290), le Lion (Leontio 1166), etc[2].

Les latinisations d'après leo/leonis, lion, ne sont pas à prendre en considération et il convient de proposer *Licontio ou *Ligontio avec le suffixe -(o)nti-[2], attesté par ailleurs (Cf. : Mayence < Mogonti-acum ; Ressons < Rosontio et Besançon < Vesontio ou Sigonce < *Segontia). L'évolution phonétique de Lico-/ ligo- en Lio- représente une lénition de la consonne intervocalique c [k], phénomène régulier dans la formation de la langue française.

Le premier élément semble être l'hydronyme indo-européen (celtique [?]) lic / lig, bien identifié, et dont dérive aussi le nom de la rivière de Lyons : la Lieure (Loiris 1032 de *Licoris)[2]. Il peut être reconnu également dans le nom de la Loire, autrefois Liger, et dans le nom de lieu britannique Beverley du celtique bibro, castor et lic, rivière.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason de la commune de Lyons-la-Forêt se décrit :

de gueules aux deux lions affrontés d’or soulevant un sauvage de carnation habillé d’argent et tenant de sa senestre une massue renversée aussi d’or, à la bordure aussi d’argent chargée de six mouchetures d’hermine de sinople posées dans le sens de la bordure, au chef chargé de trois fleurs de lys d’or brochant sur le tout.

Historique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1706 17XX Charles Gohier    
17XX avant 1726 Charles Gehet   Procureur aux sièges de Lyons
an XII 1807 Louis Goutan   Manufacturier
1808 1812 Antoine Mazire   Marchand
1813 1816 Louis Goutan   Manufacturier
1816 1821 Labour    
1821 18XX Mazire    
1853 18XX Laisné[5]   Docteur
1905 1933 Louis Boullenger    
octobre 1947 1953 Aimé Holbé    
    Edgar Sizaire   Conseiller général honoraire de l'Eure
  1977 Philippe Debeaupuis    
1977 mars 2001 Henri Collard UDF-RAD Médecin, Conseiller général
mars 2001 mars 2008 Henri Collard UMP Médecin, Conseiller général
mars 2008 en cours Thierry Plouvier UMP Clerc de notaire, Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 747 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 650 1 674 1 754 1 660 1 650 1 608 1 524 1 538 1 609
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 441 1 443 1 391 1 370 1 323 1 269 1 260 1 223 1 185
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 157 1 042 1 000 931 856 818 792 878 781
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
749 880 772 734 701 795 764 754 747
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Graphique de l'évolution de la population 1794-1999

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges d'un ancien théâtre rural d'époque romaine (propriété privée)
  • Vestiges de l'ancienne résidence fortifiée des rois d'Angleterre et des rois de France de Philippe Auguste à Philippe le Bel (ISMH, propriété privée)
  • Église Saint-Denis (ISMH) XVe siècle avec éléments XIIe et XVIe siècles. Façade et nef en damier de grès et de silex
  • Ancien hôtel de la Maréchaussée XIIe et XVIIIe siècles (ISMH, propriété privée s'appuyant sur l'ancienne porte du château de Lyons (XIIe siècle, ISMH) et conservant les vestiges de l'ancien rempart (XIIe siècle, ISMH), voir ci-dessus)
  • Ancien couvent des Cordeliers XVIIe siècle. Créé en 1624, le couvent est utilisé jusqu'à la Révolution. Déclaré bien national en 1793, il accueille alors une manufacture de toiles imprimées puis une verrerie. Lors de l'incendie en 1852, l'église est détruite. Il reste aujourd'hui un bâtiment conventuel et le cloître (ISMH, propriété privée).
  • Hôtel de ville (ISMH) reconstruit en 1782 sur des fondations plus anciennes abritant jadis les cachots de la ville. Au premier étage, ancienne salle d'audience du bailliage.
  • Halles (ISMH) XVIIe siècle, restaurées en 1776 par le dernier seigneur de Lyons, le duc de Penthièvre.
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste[8]. Construite pour Jean de Nolléval en 1635, l'avant nef, la tribune et le campanile sont du XVIIIe siècle. Elle se trouve au lieu-dit de l'Essart Mador.
  • Ancien prieuré bénédictins Saint-Aubin de Villaine. Existant déjà au XIIe siècle, il dépendait de l'abbaye Sainte-Catherine du Mont de Rouen[9]. Aujourd'hui, il reste une chapelle du XVIIe siècle et le logis, remanié au XVIIIe siècle. C'est devenu une ferme[10].
  • Ancien couvent des bénédictines de Saint-Charles, adossé sur les vestiges de l'enceinte du château. Il abrite aujourd'hui l'école communale[11].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Delattre, Emmanuel Delattre, L'Eure, les 675 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre,‎ 2000, 296 p. (OCLC 52820568)
  • Commission régionale de Haute-Normandie. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Eure, canton de Lyons-la-Forêt. Paris: Imprimerie Nationale, 1976, 372 pages.
  • Auguste Le Prévost, Mémoires et notes pour servir à l'histoire du département de l'Eure., tome 2. Évreux: A. Hérissey, 1862-1869. [lire en ligne]
  • Michel Toussaint Chrétien Duplessis, Description géographique et historique de la Haute Normandie, Paris, P.-F. Giffart, 1740, p. 228-230. [lire en ligne]
  • Geneviève Bailly, Ravel à Lyons-la-Forêt, Paris, éditions Freylin, 2007 puis réédité en septembre 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 134
  2. a, b et c François de Beaurepaire, Op. cit.
  3. Michel Toussaint Chrétien Duplessis, Description géographique et historique de la Haute-Normandie : Le Vexin, P.-F. Giffart, Paris, 1740, lire sur Google Livres
  4. Titres du comte de Paris
  5. [1]
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. Chapelle Saint-Jean de l'Essart Mador
  9. [2]
  10. « Notice no IA00016910 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no PA27000011 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume…. Tome 6