Mamers

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Mamers
La place Carnot, au centre de la ville.
La place Carnot, au centre de la ville.
Blason de Mamers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Mamers
Intercommunalité Communauté de communes du Saosnois
Maire
Mandat
Frédéric Beauchef
2014-2020
Code postal 72600
Code commune 72180
Démographie
Gentilé Mamertin
Population
municipale
5 464 hab. (2011)
Densité 1 082 hab./km2
Population
aire urbaine
7 210 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 06″ N 0° 22′ 04″ E / 48.3516666667, 0.367777777778 ()48° 21′ 06″ Nord 0° 22′ 04″ Est / 48.3516666667, 0.367777777778 ()  
Altitude Min. 105 m – Max. 172 m
Superficie 5,05 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-mamers.fr

Mamers est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 5 464 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Mamers est située dans le Saosnois, à la limite du Perche, à 46 km au nord-est du Mans et à la limite de l'Orne et de la Sarthe (Alençon et Mortagne-au-Perche à 25 kilomètres). Elle est traversée par la Dive, affluent de l'Orne saosnoise.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mamers
Marollette
Saint-Longis Mamers Suré (Orne)
Saint-Rémy-des-Monts Origny-le-Roux (Orne)

Histoire[modifier | modifier le code]

Une église protestante avait été établie à Mamers, dès 1561, par Honoré Du Colombier. Ses efforts furent tels qu’un vaste temple fut construit la même année. Le 3 novembre 1563, Boisjourdan et Préaux, sicaires de Charles d'Angennes, évêque du Mans, s’y transportèrent à la tête d’une centaine de soldats. Ils se saisirent de quatre protestants logés dans l’hôtellerie d’Étienne Valette, déjà exécuté au Mans, et les tuèrent à coups d’épée ou d’arquebuse. Les noms de trois de ces victimes est connu : il s’agit de Guy Goveuret, diacre de l’église de Bellême, de Bodier, de Saint-Germain et d’Yves Husson de Bellême. Le soir, Macé Loiseau, vieillard de 60 ans, qui avait beaucoup contribué à propager à Mamers la Réforme protestante, fut découvert dans une cachette, dont il fut tiré et égorgé. Presque tous les Protestants de cette ville ayant eu le temps de fuir, les égorgeurs durent se contenter de piller leurs maisons, avant de retourner au Mans, emmenant avec eux Pierre Le Fèvre, surveillant de l’église, qui fut livré aux juges de l’évêque et décapité. Mécontents de leur première expédition qui ne leur avait livré que six victimes, les égorgeurs retournèrent à Mamers le premier vendredi du carême, et tuèrent encore quatre huguenots, le bonnetier Savary et Denis Gilbert, qui n’opposèrent aucune résistance, Félix Mollet, qui fut arquebusé parce qu’il avait cuit le pain de la Cène, et Nicolas Hamart, qui se défendit vaillamment, avant de succomber sous le nombre. L’évêque d’Angennes fut récompensé de son zèle par le pape Pie V en 1570 par un cardinalat[1]. Durant les guerres de religion, les catholiques détruisirent le temple de Mamers, tuèrent ou dispersèrent les protestants.

Le protestantisme, qui semblait complètement disparu du pays revint à Mamers avec la proclamation de la Deuxième République en 1848. Un colporteur, du nom de Prunier, entreprit de prêcher le pays. Devant le succès de son entreprise, la Société évangélique de Genève envoya de nouveaux ministres de l’Église réformée à Mamers. Ceux-ci se rendirent à l’Hôtellerie de la Tête Noire, où, trois siècles plus tôt, certains témoins de l’Évangile avaient été abattus. L’auberge n’avait pas changé de nom, et les propriétaires, qui étaient protestants, reçurent avec sympathie les évangélistes, et leur montrèrent, dans la cour, le lieu où les chrétiens avait souffert le martyre au XVIe siècle. En 1850, la Société évangélique de Genève envoya à Mamers le pasteur Porchat. La même année, plus de 600 auditeurs seront présents lors de l’inauguration d’une chapelle. En 1853, les autorités le sommèrent de fermer ce temple protestant qu’elles considèrent comme contraire à l’ordre public, mais Porchat reste à Mamers et continue le culte en privé. Ce n’est que quelque temps après sa mort, survenue en 1866, que le culte protestant est définitivement restauré[2],[3].

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Mamers :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'entrée de la sous-préfecture et de l'Hôtel de Ville se fait par le même bâtiment.

Mamers est une sous-préfecture de la Sarthe, la seconde sous-préfecture étant La Flèche.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1940 1946 Louis Legros - -
1946 1971 Robert Chevalier - -
1971 1989 Henri Courant - Conseiller régional
1989 1995 Philippe Chevreul - Conseiller régional
juin 1995 mars 2014 Michel Corbin PS -
mars 2014 en cours Frédéric Beauchef[4] UMP Juriste
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 464 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 200 5 382 5 660 5 583 5 822 5 704 5 782 5 984 6 017
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 884 5 839 5 832 5 365 5 342 6 070 6 478 6 016 6 014
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 045 5 924 5 658 4 380 4 600 4 260 4 726 5 407 5 086
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 869 5 777 6 392 6 450 6 071 6 084 5 784 5 696 5 473
2011 - - - - - - - -
5 464 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le cloître du couvent de la Visitation.
  • Halles.
  • Deux plans d'eau (dont l'un réservé à la pêche), promenade, petite plage de sable, pédalos, parc Jaillé avec arbres remarquables…

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Les trois jours de Mamers.
  • Festival de films européens Mamers en Mars : le festival Mamers en Mars tisse sa toile depuis 1990 et s’est affirmé comme la principale manifestation cinématographique sarthoise, et l’une des plus importantes des Pays de la Loire, en attirant près de 4 000 spectateurs par édition.
  • Grand tuning mamertin.
  • Concours national des meilleures rillettes[7].
  • Festival annuel de reggae/rap.
  • Comice
  • Football, les Sports athlétiques mamertins.
  • Balade moto pour les Restos du Cœur (2e week-end de septembre en général).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Mamers est jumelée avec :

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Une plaque posée sur la maison où est décédé Joseph Caillaux, le 22 novembre 1944.
Jean-Marie Lelièvre

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. E. Haag, La France protestante : ou Vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l’histoire depuis les premiers temps de la réformation jusqu’à la reconnaissance du principe de la liberté des cultes par l’Assemblée nationale, t. 4, Joël Cherbuliez,‎ 1846-1859, 560 p. (lire en ligne), p. 76-7.
  2. André Encrevé‪, Protestants français au milieu du XIXe siècle : les réformés de 1848 à 1870‬, Genève, Labor et Fides,‎ 1986‬, 1121 p. (ISBN 9782830900286‬[à vérifier : isbn invalide], lire en ligne), p. 327 et al.
  3. http://www.saosnois.com/mamers.html
  4. « De nouveaux maires et adjoints élus dès ce vendredi soir », Le Maine libre,‎ 28 mars 2014 (consulté le 29 mars 2014).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Mamers Recettes, Vins et gastronomie régionale

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]