Mamers
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| Mamers | ||
La place Carnot, au centre de la ville. |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Pays de la Loire | |
| Département | Sarthe | |
| Arrondissement | Mamers | |
| Canton | Mamers | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Saosnois | |
| Maire Mandat |
Michel Corbin 2008-2014 |
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| Code postal | 72600 | |
| Code commune | 72180 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Mamertin | |
| Population municipale |
5 473 hab. (2010) | |
| Densité | 1 084 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
7 300 hab. (2009) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 105 m — Max. 172 m | |
| Superficie | 5,05 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.mairie-mamers.fr | |
| modifier |
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Mamers est une commune française, située dans le département de la Sarthe et la région Pays de la Loire, peuplée de 5 473 habitants[Note 1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Mamers est située dans le Saosnois, à la limite du Perche, à 46 km au nord-est du Mans et à la limite de l'Orne et de la Sarthe (Alençon et Mortagne-au-Perche à 25 kilomètres).
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Une église protestante avait été établie à Mamers, dès 1561, par Honoré Du Colombier. Ses efforts furent tels qu’un vaste temple fut construit la même année. Le 3 novembre 1563, Boisjourdan et Préaux, sicaires de Charles d'Angennes, évêque du Mans, s’y transportèrent à la tête d’une centaine de soldats. Ils se saisirent de quatre protestants logés dans l’hôtellerie d’Étienne Valette, déjà exécuté au Mans, et les tuèrent à coups d’épée ou d’arquebuse. Les noms de trois de ces victimes est connu : il s’agit de Guy Goveuret, diacre de l’église de Bellême, de Bodier, de Saint-Germain et d’Yves Husson de Bellême. Le soir, Macé Loiseau, vieillard de 60 ans, qui avait beaucoup contribué à propager à Mamers la Réforme protestante, fut découvert dans une cachette, dont il fut tiré et égorgé. Presque tous les Protestants de cette ville ayant eu le temps de fuir, les égorgeurs durent se contenter de piller leurs maisons, avant de retourner au Mans, emmenant avec eux Pierre Le Fèvre, surveillant de l’église, qui fut livré aux juges de l’évêque et décapité. Mécontents de leur première expédition qui ne leur avait livré que six victimes, les égorgeurs retournèrent à Mamers le premier vendredi du carême, et tuèrent encore quatre huguenots, le bonnetier Savary et Denis Gilbert, qui n’opposèrent aucune résistance, Félix Mollet, qui fut arquebusé parce qu’il avait cuit le pain de la Cène, et Nicolas Hamart, qui se défendit vaillamment, avant de succomber sous le nombre. L’évêque d’Angennes fut récompensé de son zèle par le pape Pie V en 1570 par un cardinalat[1]. Durant les guerres de religion, les catholiques détruisirent le temple de Mamers, tuèrent ou dispersèrent les protestants.
Le protestantisme, qui semblait complètement disparu du pays revint à Mamers avec la proclamation de la Deuxième République en 1848. Un colporteur, du nom de Prunier, entreprit de prêcher le pays. Devant le succès de son entreprise, la Société évangélique de Genève envoya de nouveaux ministres de l’Église réformée à Mamers. Ceux-ci se rendirent à l’Hôtellerie de la Tête Noire, où, trois siècles plus tôt, certains témoins de l’Évangile avaient été abattus. L’auberge n’avait pas changé de nom, et les propriétaires, qui étaient protestants, reçurent avec sympathie les évangélistes, et leur montrèrent, dans la cour, le lieu où les chrétiens avait souffert le martyre au XVIe siècle. En 1850, la Société évangélique de Genève envoya à Mamers le pasteur Porchat. La même année, plus de 600 auditeurs seront présents lors de l’inauguration d’une chapelle. En 1853, les autorités le sommèrent de fermer ce temple protestant qu’elles considèrent comme contraire à l’ordre public, mais Porchat reste à Mamers et continue le culte en privé. Ce n’est que quelque temps après sa mort, survenue en 1866, que le culte protestant est définitivement restauré[2],[3].
Vie militaire [modifier]
Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Mamers :
- 71e régiment d'infanterie, 1939 - 1940
- 115e régiment d'infanterie, 1906
Administration [modifier]
Mamers est une sous-préfecture de la Sarthe, la seconde sous-préfecture étant La Flèche.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 5 473 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].
Économie [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- Halles.
- Deux plans d'eau (dont l'un réservé à la pêche), promenade, petite plage de sable, pédalos, parc Jaillé avec arbres remarquables…
Patrimoine religieux [modifier]
- Couvent de la Visitation .
- Église Notre-Dame du XVIe siècle.
- Église Saint-Nicolas, en partie du XIIIe ou XIVe siècle.
Activité et manifestations [modifier]
- Les trois jours de Mamers.
- Festival de films européens Mamers en Mars : le festival Mamers en Mars tisse sa toile depuis vingt-trois ans et s’est affirmé comme la principale manifestation cinématographique sarthoise, et l’une des plus importantes des Pays de la Loire, en attirant près de 4 000 spectateurs par édition. À travers une sélection de longs et courts métrages inédits, ce festival de films européens offre un panorama de la cinématographie européenne d’aujourd’hui et de demain, au cœur d’une ville rurale de 6 000 habitants où la passion du cinéma fait partie de l’art de vivre. Depuis sa création, le festival Mamers en Mars a su révéler de nombreux films, de Peter’s friends et Métisse, en 1993, à My name is Hallam Foel ou L'Art de la pensée négative, en 2008. Et c’est aussi à Mamers que les réalisateurs Mathieu Kassovitz, François Ozon, Laurent Cantet, Anne Fontaine, Sébastien Lifshitz, Stéphane Brizé, Gaël Morel, Stephan Guérin-Tillé, Pascal-Alex Vincent, Lidia Bobrova ou encore Julio Medem ont fait leurs premières armes. Mamers en Mars est aussi le rendez-vous des jeunes comédiens (Benoît Magimel, Julie Gayet, Mathilde Seigner, Élodie Bouchez, Jalil Lespert, Frédérique Bel…) et des grands talents confirmés (Carole Bouquet, Dominique Blanc, Michel Duchaussoy, Bernadette Lafont, Claire Nebout, Nicole Croisille…). Le temps d’un week-end, les spectateurs, venus de tous horizons, se retrouvent au sein d’un authentique théâtre « à l’italienne » pour profiter de l’ambiance chaleureuse qui a fait la réputation de ce festival.
- Grand tuning mamertin.
- Concours national des meilleures rillettes[6].
- Festival annuel de reggae/rap.
- Comice
- Football, les Sports athlétiques mamertins.
- Balade moto pour les Restos du Cœur (2e week-end de septembre en général).
Jumelages [modifier]
La ville de Mamers est jumelée avec :
Personnalités liées [modifier]
- Claude Yvon, (1714 à Mamers - 1791), théologien et encyclopédiste.
- Edmond Goblot (1858 à Mamers - 1935) , philosophe et logicien.
- Joseph Caillaux (1863 - 1944 à Mamers), président du Conseil (1911-1912) et plusieurs fois ministre des Finances entre 1899 et 1925.
- Jean-Marie Lelièvre (1900 à Mamers - 1976), président de l'Automobile Club de l'Ouest (1951-1973), président directeur général de la Mutuelle générale française (aujourd'hui MMA) (1931-1966), président du Secours national.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- E. Haag, La France protestante : ou Vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l’histoire depuis les premiers temps de la réformation jusqu’à la reconnaissance du principe de la liberté des cultes par l’Assemblée nationale, t. 4, Joël Cherbuliez, 1846-1859, 560 p. [lire en ligne (page consultée le 14 mars 2011)], p. 76-7.
- André Encrevé, Protestants français au milieu du XIXe siècle : les réformés de 1848 à 1870, Genève, Labor et Fides, 1986, 1121 p. (ISBN 9782830900286) [lire en ligne (page consultée le 14 mars 2011)], p. 327 et al.
- http://www.saosnois.com/mamers.html
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Mamers Recettes, Vins et gastronomie régionale
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Le patrimoine des communes de la Sarthe, Paris, Flohic Éditions, janvier 2000 (ISBN 2-84234-106-6)
- René Plessix, « La mortalité à Mamers de Louis XIV à Napoléon III », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest. Tome 90, numéro 3, 1983. p. 467-482.
