Mamers
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| Mamers | |
|---|---|
La place Carnot, au centre de la ville. |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Pays de la Loire |
| Département | Sarthe |
| Arrondissement | Mamers |
| Canton | Mamers |
| Code commune | 72180 |
| Code postal | 72600 |
| Maire Mandat en cours |
Michel Corbin 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Saosnois |
| Site web | www.mairie-mamers.fr |
| Démographie | |
| Population | 5 617 hab. (2008) |
| Densité | 1 112 hab./km2 |
| Gentilé | Mamertin, Mamertine |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 105 m — maxi. 172 m |
| Superficie | 5,05 km2 |
Mamers est une commune française, située dans le département de la Sarthe et la région Pays de la Loire.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Mamers est située dans le Saosnois, à la limite du Perche, à 46 km au nord-est du Mans et à la limite de l'Orne et de la Sarthe (Alençon et Mortagne-au-Perche à 25 kilomètres).
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Histoire
Une église protestante avait été établie à Mamers, dès 1561, par Honoré Du Colombier. Ses efforts furent tels qu’un vaste temple fut construit la même année. Le 3 novembre 1563, Boisjourdan et Préaux, sicaires de Charles d'Angennes, évêque du Mans, s’y transportèrent à la tête d’une centaine de soldats. Ils se saisirent de quatre protestants logés dans l’hôtellerie d’Étienne Valette, déjà exécuté au Mans, et les tuèrent à coups d’épée ou d’arquebuse. Les noms de trois de ces victimes est connu : il s’agit de Guy Goveuret, diacre de l’église de Bellême, de Bodier, de Saint-Germain et d’Yves Husson de Bellême. Le soir, Macé Loiseau, vieillard de 60 ans, qui avait beaucoup contribué à propager à Mamers la Réforme protestante, fut découvert dans une cachette, dont il fut tiré et égorgé. Presque tous les Protestants de cette ville ayant eu le temps de fuir, les égorgeurs durent se contenter de piller leurs maisons, avant de retourner au Mans, emmenant avec eux Pierre Le Fèvre, surveillant de l’église, qui fut livré aux juges de l’évêque et décapité. Mécontents de leur première expédition qui ne leur avait livré que six victimes, les égorgeurs retournèrent à Mamers le premier vendredi du carême, et tuèrent encore quatre huguenots, le bonnetier Savary et Denis Gilbert, qui n’opposèrent aucune résistance, Félix Mollet, qui fut arquebusé parce qu’il avait cuit le pain de la Cène, et Nicolas Hamart, qui se défendit vaillamment, avant de succomber sous le nombre. L’évêque d’Angennes fut récompensé de son zèle par le pape Pie V en 1570 par un cardinalat[1]. Durant les guerres de religion, les catholiques détruisirent le temple de Mamers, tuèrent ou dispersèrent les protestants.
Le protestantisme, qui semblait complètement disparu du pays revint à Mamers avec la proclamation de la Deuxième République en 1848. Un colporteur, du nom de Prunier, entreprit de prêcher le pays. Devant le succès de son entreprise, la Société évangélique de Genève envoya de nouveaux ministres de l’Église réformée à Mamers. Ceux-ci se rendirent à l’Hôtellerie de la Tête Noire, où, trois siècles plus tôt, certains témoins de l’Évangile avaient été abattus. L’auberge n’avait pas changé de nom, et les propriétaires, qui étaient protestants, reçurent avec sympathie les évangélistes, et leur montrèrent, dans la cour, le lieu où les chrétiens avait souffert le martyre au XVIe siècle. En 1850, la Société évangélique de Genève envoya à Mamers le pasteur Porchat. La même année, plus de 600 auditeurs seront présents lors de l’inauguration d’une chapelle. En 1853, les autorités le sommèrent de fermer ce temple protestant qu’elles considèrent comme contraire à l’ordre public, mais Porchat reste à Mamers et continue le culte en privé. Ce n’est que quelque temps après sa mort, survenue en 1866, que le culte protestant est définitivement restauré[2],[3].
[modifier] Vie militaire
Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Mamers :
- 71e régiment d'infanterie, 1939 - 1940
- 115e régiment d'infanterie, 1906
[modifier] Administration
Mamers est une sous-préfecture de la Sarthe, la seconde sous-préfecture étant La Flèche.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| juin 1995 | En cours | Michel Corbin | PS | - |
| 1989 | 1995 | Philippe Chevreul | - | Conseiller régional |
| 1971 | 1989 | Henri Courant | - | Conseiller régional |
| 1946 | 1971 | Robert Chevalier | - | - |
| 1940 | 1946 | Louis Legros | - | - |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Économie
[modifier] Monuments et lieux touristiques
- Halles.
- Deux plans d'eau (dont l'un réservé à la pêche), promenade, petite plage de sable, pédalos, parc Jaillé avec arbres remarquables…
[modifier] Patrimoine religieux
- Couvent de la Visitation .
- Église Notre-Dame du XVIe siècle.
- Église Saint-Nicolas, en partie du XIIIe ou XIVe siècle.
[modifier] Activité et manifestations
- Les trois jours de Mamers.
- Festival de films européens Mamers en Mars.
- Grand tuning mamertin.
- Concours national des meilleures rillettes[7].
- Festival annuel de reggae/rap.
- Comice
- Football, les Sports athlétiques mamertins.
- Balade moto pour les Restos du Cœur (2e week-end de septembre en général).
[modifier] Jumelages
La ville de Mamers est jumelée avec :
[modifier] Personnalités liées
- Claude Yvon, (1714 à Mamers - 1791), théologien et encyclopédiste.
- Edmond Goblot (1858 à Mamers - 1935) , philosophe et logicien.
- Joseph Caillaux (1863 - 1944 à Mamers), président du Conseil (1911-1912) et plusieurs fois ministre des Finances entre 1899 et 1925.
- Jean-Marie Lelièvre (1900 à Mamers - 1976), président de l'Automobile Club de l'Ouest (1951-1973), président directeur général de la Mutuelle générale française (aujourd'hui MMA) (1931-1966), président du Secours national.
[modifier] Notes et références
- E. Haag, La France protestante : ou Vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l’histoire depuis les premiers temps de la réformation jusqu’à la reconnaissance du principe de la liberté des cultes par l’Assemblée nationale, t. 4, Joël Cherbuliez, 1846-1859, 560 p. [lire en ligne (page consultée le 14 mars 2011)], p. 76-7.
- André Encrevé, Protestants français au milieu du XIXe siècle : les réformés de 1848 à 1870, Genève, Labor et Fides, 1986, 1121 p. (ISBN 9782830900286) [lire en ligne (page consultée le 14 mars 2011)], p. 327 et al.
- http://www.saosnois.com/mamers.html
- Recensement de 2008 des communes de la Sarthe
- Source : Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Mamers », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le {{{datecons}}}
- INSEE : Population depuis le recensement de 1962
- Mamers Recettes, Vins et gastronomie régionale
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Le patrimoine des communes de la Sarthe, Paris, Flohic Éditions, janvier 2000 (ISBN 2-84234-106-6)