Le Mont-Saint-Michel

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la commune française. Pour l'île, voir Mont Saint-Michel. Pour les autres significations, voir Mont Saint-Michel (homonymie).
Le Mont-Saint-Michel
Le Mont-Saint-Michel vu du Couesnon
Le Mont-Saint-Michel vu du Couesnon
Blason de Le Mont-Saint-Michel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Pontorson
Intercommunalité Communauté de communes Avranches - Mont-Saint-Michel
Maire
Mandat
Yann Galton
2014-2020
Code postal 50170
Code commune 50353
Démographie
Gentilé Montois
Population
municipale
43 hab. (2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 10″ N 1° 30′ 41″ O / 48.636028, -1.511393 ()48° 38′ 10″ Nord 1° 30′ 41″ Ouest / 48.636028, -1.511393 ()  
Altitude Min. 5 m – Max. 80 m
Superficie 0,97 km2
Localisation

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Le Mont-Saint-Michel

Le Mont-Saint-Michel[1] est une commune française située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie qui tire son nom d’un îlot rocheux consacré à saint Michel où s’élève aujourd’hui l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie et le troisième de France (après l'Île-de-France) avec plus de 3 000 000 de visiteurs chaque année[2] (3 250 000 en 2006[3]). Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 170 mètres au-dessus du rivage. Élément majeur, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 1862[4] (60 autres constructions étant protégées par la suite[5]) ; la commune et la baie figurant depuis 1979[6] sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

En 2011, la commune comptait 43 habitants[Note 1], appelés les Montois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire du rocher[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mont Saint-Michel.
Vue aérienne du mont Saint-Michel

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, rocher sur lequel a été construit un sanctuaire en l’honneur de l’archange saint Michel à partir de 709. Antérieurement à cette date, il fut connu sous l'appellation de « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il fut couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari).

Le rocher ne représente qu’une petite partie de la commune qui s’étend aussi sur la digue et plusieurs dizaines d’hectares de polders. La partie essentielle du rocher est couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine.

Le mont Saint-Michel, situé à 48° 38' 10" de latitude nord et à 1° 30' 40" de longitude ouest, baigne dans la baie du mont Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot est une excroissance granitique d’environ 960 mètres de circonférence, qui atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, au-dessus de laquelle s’élève l’abbaye. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le Mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires. » (extrait de L’Avranchin monumental et pittoresque, t. 2, p. 310, 1846).

Le mont Saint-Michel vu par le satellite Spot.

Le Mont était rattaché depuis l'époque de Charlemagne au diocèse d'Avranches, en Neustrie, ce qui reflète vraisemblablement une situation antérieure, c'est-à-dire l'appartenance du Mont au territoire des Abrincates, sur lequel va se plaquer le cadre administratif romain, puis le cadre religieux chrétien, conformément à un processus observé ailleurs dans la future Normandie et au-delà. En 867, le traité de Compiègne attribua le Cotentin, ainsi que l'Avranchin (bien que ça ne soit pas clairement stipulé), à la Bretagne. L'Avranchin, tout comme le Cotentin ne faisaient donc pas partie du territoire concédé à Rollon lors de l'établissement des Normands en 911 - le mont Saint-Michel restait provisoirement breton, tout en restant rattaché au diocèse d'Avranches, lui-même dans l'archidiocèse de Rouen. Il l'était encore en 933 lorsque Guillaume Ier de Normandie récupéra l'Avranchin : la frontière était alors fixée transitoirement à la Sélune, fleuve côtier qui se jetait à l'est du Mont.

Quelques décennies plus tard, en 1009, la frontière sud de l'Avranchin (et, partant, de la Normandie) fut déplacée jusqu'au Couesnon, fleuve côtier dont l'embouchure marqua pendant des siècles la limite officielle entre la Normandie et la Bretagne (bien avant d'être remplacée par une limite topographique fixe).

L'histoire et la légende se brouillent à cette date. Les textes de l'époque ne précisent pas le sort du mont Saint-Michel (ni sa localisation par rapport au Couesnon), mais son rattachement à la Normandie est attesté quelques décennies plus tard, et il est déjà effectif lorsque Guy de Thouars incendie le Mont en avril 1204.

Or, une légende affirme que le Couesnon, lors d'une de ses fréquentes divagations, se serait mis à déboucher à l’ouest du Mont, faisant ainsi passer ce dernier en Normandie. Si cette légende est exacte, le Mont aurait été situé à l'ouest du Couesnon en 1009 et la divagation du Couesnon se situerait quelques décennies plus tard. Si elle est fausse, le Couesnon se jetait déjà à l'ouest du mont Saint-Michel en 1009.

Quoi qu'il en soit, le mont Saint-Michel aura été breton de 867 à 1009 (ou dans le cas où la légende du basculement du Couesnon serait exacte, de 867 aux environs de 1050) de manière politique, sans jamais avoir été intégrée à l'archidiocèse de Dol, de même, la fondation d'un collège de chanoine par l'évêque d'Avranches dès le VIIe siècle, le choix de saint Michel comme saint protecteur de l'empire par Charlemagne, puis les donations de Rollon pour restaurer la collégiale et enfin sa conversion en abbaye bénédictine au XIe siècle par une communauté de moines issue des abbaye de Saint-Wandrille, de Jumièges et de Saint-Taurin d'Évreux, toutes situées en Normandie, indiquent clairement l'appartenance permanente du Mont à la sphère d'influence de l'église franque puis normande, distinctes de l'église bretonne, ce qui rend la question de la localisation géographique exacte plutôt secondaire. La limite officielle entre la Bretagne et la Normandie est désormais fixée indépendamment de la localisation d'un cours d'eau - et précisément à 4 km à l’ouest, au pied du massif de Saint-Broladre. Il n'est donc plus possible pour le Mont de changer de région administrative, ni de département.

Il faut noter que l'hypothèse d'une divagation importante du Couesnon est parfaitement cohérente et vraisemblable, tant les lits des cours d'eau pouvaient varier, en l'absence de toute canalisation - et parfois de plusieurs dizaines de kilomètres. Le fait que l’embouchure du Couesnon se trouvait à 6 km du rocher au XVIIIe siècle n'apporte aucune information sur sa position au fil des siècles précédents - la topographie rend même inévitable qu'il ait bougé régulièrement. En revanche, aucun texte n'atteste qu'il ait basculé d'un côté du mont Saint-Michel à l'autre.

Le mont Saint-Michel sur une carte au XVIIIe siècle.

Caractéristiques de la baie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Baie du mont Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) a donné à son tour son nom à la baie du mont Saint-Michel, elle aussi classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le Mont en 1900.
Le Mont en 2004.

La baie du Mont-Saint-Michel est le théâtre des plus grandes marées d’Europe continentale, jusqu’à 15 mètres de marnage, différence entre basse et haute mers. La mer rejoint ensuite les côtes « à la vitesse d’un cheval au galop », comme le dit l’adage.

Territoire communal et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hormis le rocher, le territoire communal comprend deux parties terrestres disjointes, limitrophes des communes de Beauvoir et d'Ardevon (commune associée à Pontorson).

La partie la plus importante, à l'ouest du Couesnon, est constituée des hameaux de Belmontet, Saincey et Camus, et des polders Molinié et Tesnières. L'ouest du lieu-dit la Caserne, zone hôtelière que l'on traverse pour accéder au rocher, constitue la deuxième enclave terrestre[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 43 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234 234 282 904 390 385 1 082 1 100 1 182
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 153 1 056 203 193 184 209 211 199 230
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
235 238 232 230 247 250 231 186 268
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
132 105 114 80 72 46 41 43 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution des naissances
1956-1962 1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999
xx 13 16 8 6 4
Évolution des décès
1956-1962 1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999
xx 6 6 4 5 3

La commune accueille jusqu’à 20 000 visiteurs par jour pendant la saison estivale.

Au Moyen Âge, 300 à 400 personnes vivaient au Mont. La population est tombée à 250 au XIXe siècle et décline depuis, l'inconfort des maisons du Rocher (exiguës, humides car construites à même la roche qui suinte en permanence, et non accessibles en voiture) incitant les habitants à s'installer dans des maisons plus agréables dans la baie. Parmi les 44 Montois dénombrés en 2013, 20 habitent dans les polders, 24 intra-muros (une famille avec deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, 5 moines, 7 moniales et trois prêtres)[10].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
- 1983 Julien Nicolle   Hôtellier
1983 mars 2001 Éric Vannier DVD PDG du Groupe Mère Poulard
mars 2008 Patrick Gaulois UMP Hôtelier-restaurateur
  Éric Vannier DVD PDG du Groupe Mère Poulard
en cours Yann Galton DVD Restaurateur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

L'abbaye et le Centre des monuments nationaux[modifier | modifier le code]

L’abbaye, les remparts et certains immeubles, dont le bâtiment dit les Fanils, sont propriétés de l’État et placés sous l'autorité d'un administrateur Jean-Marc Bouré. L'ensemble est géré par le Centre des monuments nationaux, établissement public administratif placé sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication. En 2011, l'abbaye a reçu 1 335 000 visiteurs. Elle est le second monument national le plus visité, après Notre-Dame de Paris (la tour Eiffel et le château de Versailles n'étant pas gérés par le CMN).

Les Fraternités monastiques de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui étaient revenus au Mont depuis 1966. Ils sont les locataires du Centre des monuments nationaux et n'interviennent pas dans la gestion de l'abbaye.

Ainsi, chaque jour, la communauté se retrouve pour les offices dans l’abbatiale (ou dans la crypte Notre-Dame des Trente Cierges en hiver), rendant ainsi à l’édifice sa destination originelle, pour prier et chanter la gloire de Dieu. Cela ne manque pas d'attirer visiteurs et pèlerins qui, nombreux, viennent assister aux diverses célébrations.

La restauration d'une maison du Mont, le « Logis Saint-Abraham », a été entreprise par la communauté, et permet, depuis octobre 2012, d'héberger des pèlerins retraitants.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Les concerts et expositions à l'abbaye proposés par le Centre des monuments nationaux[modifier | modifier le code]

Soucieux de redonner un rayonnement culturel au Mont, le Centre des monuments nationaux organise depuis 2010 une série de concerts de prestige à l'abbaye entre mai et septembre. Ainsi ont été invités Jordi Saval / Hespèrion XXI, le chœur accentus / Laurence Equilbey, le Concert spirituel / Hervé Niquet, Anne Queffélec, Jean-Guihen Queyras, l'Orchestre de Basse-Normandie, l'Orchestre de la Garde républicaine, les organistes Vincent Warnier et Thierry Escaich…

À cette occasion, la restauration de l'orgue est achevée en 2012.

Des expositions sont proposées chaque année par le CMN, dont une exposition Arnulf Rainer en 2012.

Le Festival "13 siècles entre ciel et mer"[modifier | modifier le code]

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décidèrent, entre autres, de créer un festival d'Art Chrétien pour "sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel". Celui-ci aurait lieu en juillet 2008 et concorderait avec les Journées mondiales de la jeunesse 2008 de Sydney.

C'est ainsi, que durant ce mois de juillet, avec l'aide des Fraternités Monastiques de Jérusalem du Mont-Saint-Michel, deux semaines de festival battirent leur plein, composé d'une semaine de concerts et d'animations variées (Classique, Gospel…) et une autre d'exposition (Calligraphistes, Relieurs, Dessinateurs…) De plus, des célébrations, veillées et autres festivitées eurent lieu, en relation avec les JMJ de Sydney.

Après ce festival, il fut décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le mont Saint-Michel sur une carte de 1758.

L’histoire ancienne de la commune étant peu dissociable de l’histoire de l’abbaye elle-même, nous renvoyons à l’article consacré à l’abbaye du Mont-Saint-Michel, y compris pour les périodes gauloise et romaine.

Article détaillé : abbaye du Mont-Saint-Michel.

Le temps des pèlerinages[modifier | modifier le code]

Le village, implanté sur le mont en 709, s’est développé à l’ombre de son abbaye médiévale. Au nord de l’église Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du Mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française. On venait de toute l’Europe du Nord en pèlerinage à l’abbaye : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie.

En 1204, un épisode tragique se produit durant la conquête de la Normandie par Philippe Auguste contre Jean sans terre. Le Mont Saint Michel fait partie de la Normandie, fief de Jean sans terre Roi d'Angleterre. Les chevaliers bretons de Guy de Thouars sont révoltés par l’assassinat d'Arthur par Jean. Ils perdent toute mesure lorsqu'ils attaquent le Mont Saint Michel. Durant les combats, ils mettent le feu qui ravage entièrement le site. Les chevaliers de Guy de Thouars passent ensuite par l'épée tous ceux qui tentent de s'échapper[11].

Le temps du tourisme[modifier | modifier le code]

Un chemin de fer secondaire fut aménagé dès le début du XXe siècle pour desservir le Mont

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France. On compte aujourd’hui trois millions de visiteurs annuels, dont un tiers seulement monte jusqu’à l’abbaye. Le temps moyen de visite est de deux à trois heures et il y a jusqu’à 20 000 visiteurs par jour en période estivale[réf. nécessaire].

Dans la brume

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

61 immeubles de la commune sont protégés au titre des monuments historiques[5], par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

Économie[modifier | modifier le code]

Le Mont-Saint-Michel a longtemps « appartenu » à quelques familles, qui se partageaient les commerces de la commune, et se succédaient à l’administration du village. Le tourisme est en effet la principale, et même quasi unique source de revenus de la commune. On compte une cinquantaine de commerces pour 3 millions de touristes, alors que seulement 25 personnes dorment chaque soir sur le Mont (moines inclus) hormis dans les hôtels.

Aujourd'hui se partagent les principaux établissements de la commune :

  • Éric Vannier, actuel maire et propriétaire du groupe de la Mère Poulard (détenant la moitié des restaurants, commerces et hôtels de la commune intra et extra-muros, ainsi que trois musées) ;
  • Jean-Yves Vételé, PDG de la Sodetour (cinq hôtels, un supermarché et des commerces tous extra-muros, dont le Mercure La Caserne) ;
  • Patrick Gaulois, ancien édile, hôtelier et restaurateur intra-muros (et à Saint-Malo) ;
  • des commerçants indépendants.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 2009[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes du Mont-Saint-Michel

Les armes de la commune du Mont-Saint-Michel se blasonnent ainsi :
D'azur aux deux fasces ondées cousues de sinople et aux deux saumons d'argent posés en barre l'un sur l'autre, celui du chef contourné, brochant sur le tout[13].

* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (sinople sur azur).

  • Ce blason serait une simplification d'une forme plus ancienne (à droite), plus compliquée, mais ayant l'avantage de n'être pas à l'enquerre !
  • Blason abbaye fr Mont Saint Michel (50).svg Le blason de l'Abbaye du Mont-Saint-Michel (de sable à 10 coquilles d'argent et chef de France) est souvent abusivement attribué à la commune.
Ancien blason du Mont-Saint-Michel

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gastronomie locale[modifier | modifier le code]

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons de pré-salé). Le mouton ou l’agneau de pré-salé est ainsi une spécialité locale, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au Mont-Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Dans la peinture[modifier | modifier le code]

La Fête de l'Archange, Les Très Riches Heures du duc de Berry, musée Condé, Chantilly, ms.65, f.195

Dès le Moyen Âge, le Mont-Saint-Michel fait l'objet de représentation, particulièrement dans des manuscrits enluminés. La représentation la plus célèbre se trouve sans doute dans les Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Mais on retrouve le mont représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle. C'estle cas notamment dans Les Très Belles Heures du duc de Berry ou heures de Bruxelles, dans une scène de fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)[14].

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Dans la bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • En 1961, Jacques Martin fait évoluer Guy Lefranc en partie sur le rocher dans L'Ouragan de feu, deuxième volet des aventures du journaliste.
  • En 1999 et 2000, Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse des Aventures de Vick et Vicky ayant pour cadre le Mont-Saint-Michel, sous le titre commun Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
  • En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une vieille légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel, et se trouve agrémenté d'un livret pédagogique pour mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
  • L'Établissement scolaire de l'univers du manga Blue Exorcist, appelé "True Cross Academy", est inspiré du Mont-Saint-Michel.
  • En 2012, dans la série de comics américains "Glory" de Joe Keatinge et Ross Campbell publiée par Image Comics, l'action prend place au Mont Saint Michel.
  • Gilles Chaillet fait également évoluer son héros Vasco au Mont Saint-Michel dans Le dogue de Brocéliande.

Dans la musique[modifier | modifier le code]

  • En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au Mont-Saint-Michel.
  • En 1998, le compositeur français Patrick Broguière publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du Mont-Saint-Michel.
  • En 1999, le musicien harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
  • En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michaels Mount est inspiré à la fois par le Mont-Saint-Michel et le St Michaels' Mount, situé en Cornouailles.
  • En 2003, le groupe Oldelaf et Monsieur D publie la chanson Le Mont St-Michel sur l'album Chansons Cons.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

En philatélie[modifier | modifier le code]

  • Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 F brun.
  • En 1966, nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire du Mont-Saint-Michel.
  • En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
  • En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le Mont-Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial[15].

Dans les jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le trait d'union et le m majuscule permettent de différencier le nom du mont lui-même et celui de la commune : « mont Saint-Michel » pour le rocher insulaire ; « Le Mont-Saint-Michel » pour la commune. Les éléments propres à l’abbaye, son histoire et son architecture se trouvent à l’article abbaye du Mont-Saint-Michel.
  2. Pierre Le Hir, « Le Mont-Saint-Michel rendu à l’eau », dans Le Monde du 29-07-2007, [lire en ligne]
  3. Tourisme en France - Palmarès 2006 des sites les plus visités selon l’ONT
  4. « Notice no PA00110460 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. a et b Liste des monuments historiques sur la commune du Mont-Saint-Michel, Base Mérimée, Ministère de la Culture.
  6. Site Unesco
  7. Territoire du Mont-Saint-Michel sur Géoportail.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. Cécile Réto, « Les gens du Mont voient le monde à leurs portes », Dimanche Ouest France, no 807,‎ 30 juin 2013, p. 8-9
  11. Histoire d'Angleterre, depuis l'invasion de Jules-César jusqu’à la Révolution de 1968, Volumes 3 à 4 - William Jones - 1830 - page 149
  12. « Préfecture de la Manche - Recueil des actes administratifs - 3 septembre 2009 »
  13. « GASO, la banque du blason - Le Mont-Saint-Michel » (consulté le 12 février 2011)
  14. Sophie Bourdon, « Quelques représentations médiévales inédites du Mont-Saint-Michel », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, Tome 106, numéro 2, 1999. p. 9-32.[lire en ligne (page consultée le 02 octobre 2011)]
  15. Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1
  16. (fr) « Ubisoft. Le Mont Saint-Michel dans Assassin's creed », sur letelegramme.com, consulté le 7 janvier 2010
  17. (en) « Assassins Creed Brotherhood DLC Trailer [HD »], sur youtube.com, consulté le 7 janvier 2010

Photographies[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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