Le Mont-Saint-Michel
| Le Mont-Saint-Michel | ||
Le Mont-Saint-Michel vu du Couesnon |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Manche | |
| Arrondissement | Avranches | |
| Canton | Pontorson | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Pontorson - Le Mont-Saint-Michel | |
| Maire Mandat |
Éric Vannier 2008-2014 |
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| Code postal | 50170 | |
| Code commune | 50353 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Montois | |
| Population municipale |
43 hab. (2010) | |
| Densité | 44 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 5 m — Max. 80 m | |
| Superficie | 0,97 km2 | |
| Localisation | ||
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Le Mont-Saint-Michel[1] est une commune française située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie qui tire son nom d’un îlot rocheux consacré à saint Michel où s’élève aujourd’hui l’abbaye du Mont-Saint-Michel.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie et le deuxième de France (après l'Île-de-France) avec plus de 3 000 000 de visiteurs chaque année[2] (3 250 000 en 2006[3]). Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 170 mètres au-dessus du rivage. Élément majeur, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 1862[4] (60 autres constructions étant protégées par la suite[5]) ; la commune et la baie figurant depuis 1979[6] sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
En 2010, la commune comptait 43 habitants[Note 1], appelés les Montois.
Géographie [modifier]
Histoire du rocher [modifier]
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, rocher sur lequel a été construit un sanctuaire en l’honneur de l’archange saint Michel à partir de 709. Antérieurement à cette date, il fut connu sous l'appellation de « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il fut couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari).
Le rocher ne représente qu’une petite partie de la commune qui s’étend aussi sur la digue et plusieurs dizaines d’hectares de polders. La partie essentielle du rocher est couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine.
Le mont Saint-Michel, situé à 48° 38' 10" de latitude nord et à 1° 30' 40" de longitude ouest, baigne dans la baie du mont Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot est une excroissance granitique d’environ 960 mètres de circonférence, qui atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, au-dessus de laquelle s’élève l’abbaye. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le Mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires. » (extrait de L’Avranchin monumental et pittoresque, t. 2, p. 310, 1846).
Le Mont était rattaché depuis l'époque de Charlemagne au diocèse d'Avranches, en Neustrie, ce qui reflète vraisemblablement une situation antérieure, c'est-à-dire l'appartenance du Mont au territoire des Abrincates, sur lequel va se plaquer le cadre administratif romain, puis le cadre religieux chrétien, conformément à un processus observé ailleurs dans la future Normandie et au-delà. En 867, le traité de Compiègne attribua le Cotentin, ainsi que l'Avranchin (bien que ça ne soit pas clairement stipulé), à la Bretagne. L'Avranchin, tout comme le Cotentin ne faisaient donc pas partie du territoire concédé à Rollon lors de l'établissement des Normands en 911 - le mont Saint-Michel restait provisoirement breton, tout en restant rattaché au diocèse d'Avranches, lui-même dans l'archidiocèse de Rouen. Il l'était encore en 933 lorsque Guillaume Ier de Normandie récupéra l'Avranchin : la frontière était alors fixée transitoirement à la Sélune, fleuve côtier qui se jetait à l'est du Mont.
Quelques décennies plus tard, en 1009, la frontière sud de l'Avranchin (et, partant, de la Normandie) fut déplacée jusqu'au Couesnon, fleuve côtier dont l'embouchure marqua pendant des siècles la limite officielle entre la Normandie et la Bretagne (bien avant d'être remplacée par une limite topographique fixe).
L'histoire et la légende se brouillent à cette date. Les textes de l'époque ne précisent pas le sort du mont Saint-Michel (ni sa localisation par rapport au Couesnon), mais son rattachement à la Normandie est attesté quelques décennies plus tard, et il est déjà effectif lorsque Guy de Thouars incendie le Mont en avril 1204.
Or, une légende affirme que le Couesnon, lors d'une de ses fréquentes divagations, se serait mis à déboucher à l’ouest du Mont, faisant ainsi passer ce dernier en Normandie. Si cette légende est exacte, le Mont aurait été situé à l'ouest du Couesnon en 1009 et la divagation du Couesnon se situerait quelques décennies plus tard. Si elle est fausse, le Couesnon se jetait déjà à l'ouest du mont Saint-Michel en 1009.
Quoi qu'il en soit, le mont Saint-Michel aura été breton de 867 à 1009 (ou dans le cas où la légende du basculement du Couesnon serait exacte, de 867 aux environs de 1050) de manière politique, sans jamais avoir été intégrée à l'archidocèse de Dol, de même, la fondation d'un collège de chanoine par l'évêque d'Avranches dès le VIIe siècle, le choix de saint Michel comme saint protecteur de l'empire par Charlemagne, puis les donations de Rollon pour restaurer la collégiale et enfin sa conversion en abbaye bénédictine au XIe siècle par une communauté de moines issue des abbaye de Saint-Wandrille, de Jumièges et de Saint-Taurin d'Évreux, toutes situées en Normandie, indiquent clairement l'appartenance permanente du Mont à la sphère d'influence de l'église franque puis normande, distinctes de l'église bretonne, ce qui rend la question de la localisation géographique exacte plutôt secondaire. La limite officielle entre la Bretagne et la Normandie est désormais fixée indépendamment de la localisation d'un cours d'eau - et précisément à 4 km à l’ouest, au pied du massif de Saint-Broladre. Il n'est donc plus possible pour le Mont de changer de région administrative, ni de département.
Il faut noter que l'hypothèse d'une divagation importante du Couesnon est parfaitement cohérente et vraisemblable, tant les lits des cours d'eau pouvaient varier, en l'absence de toute canalisation - et parfois de plusieurs dizaines de kilomètres. Le fait que l’embouchure du Couesnon se trouvait à 6 km du rocher au XVIIIe siècle n'apporte aucune information sur sa position au fil des siècles précédents - la topographie rend même inévitable qu'il ait bougé régulièrement. En revanche, aucun texte n'atteste qu'il ait basculé d'un côté du mont Saint-Michel à l'autre.
Caractéristiques de la baie [modifier]
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) a donné à son tour son nom à la baie du mont Saint-Michel, elle aussi classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
La baie du Mont-Saint-Michel est le théâtre des plus grandes marées d’Europe continentale, jusqu’à 15 mètres de marnage, différence entre basse et haute mers. La mer rejoint ensuite les côtes « à la vitesse d’un cheval au galop », comme le dit l’adage.
Territoire communal et communes limitrophes [modifier]
Hormis le rocher, le territoire communal comprend deux parties terrestres disjointes, limitrophes des communes de Beauvoir et d'Ardevon (commune associée à Pontorson).
La partie la plus importante, à l'ouest du Couesnon, est constituée des hameaux de Belmontet, Saincey et Camus, et des polders Molinié et Tesnières. L'ouest du lieu-dit la Caserne, zone hôtelière que l'on traverse pour accéder au rocher, constitue la deuxième enclave terrestre[7].
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 43 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].
| 1956-1962 | 1962-1968 | 1968-1975 | 1975-1982 | 1982-1990 | 1990-1999 |
|---|---|---|---|---|---|
| xx | 13 | 16 | 8 | 6 | 4 |
| 1956-1962 | 1962-1968 | 1968-1975 | 1975-1982 | 1982-1990 | 1990-1999 |
|---|---|---|---|---|---|
| xx | 6 | 6 | 4 | 5 | 3 |
La commune accueille jusqu’à 20 000 visiteurs par jour pendant la saison estivale. Parmi les 44 Montois dénombrés en 2009, il y a 5 moines et 5 moniales.
Administration municipale [modifier]
L'abbaye et le Centre des monuments nationaux [modifier]
L’abbaye, les remparts et certains immeubles (dont le bâtiment dit les Fanils) sont propriétés de l’État (administrateur : Jean-Marc Bouré), gérés par le Centre des monuments nationaux (président : Philippe Bélaval), établissement public administratif placé sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication. En 2011, l'abbaye a reçu 1 335 000 visiteurs. L'abbaye est le second monument national le plus visité, après Notre-Dame de Paris (la tour Eiffel et le château de Versailles n'étant pas gérés par le CMN).
Les Fraternités monastiques de Jérusalem [modifier]
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui étaient présents au Mont depuis 1966. Ils sont les locataires du Centre des monuments nationaux et n'interviennent pas dans la gestion de l'abbaye.
Ainsi, chaque jour, la communauté se retrouve pour les offices dans l’abbatiale (ou dans la crypte Notre-Dame des Trente Cierges en hiver), rendant ainsi à l’édifice sa destination originelle, pour prier et chanter la gloire de Dieu. Cela ne manque pas d'attirer visiteurs et pèlerins qui, nombreux, viennent assister aux diverses célébrations.
La restauration d'une maison du Mont, le « Logis Saint-Abraham », a été entreprise par la communauté, et permet, depuis octobre 2012, d'héberger des pèlerins retraitants.
Vie culturelle [modifier]
Les concerts et expositions à l'abbaye proposés par le Centre des monuments nationaux [modifier]
Soucieux de redonner un rayonnement culturel au Mont, le Centre des monuments nationaux organise depuis 2010 une série de concerts de prestige à l'abbaye entre mai et septembre. Ainsi ont été invités Jordi Saval / Hespèrion XXI, le chœur accentus / Laurence Equilbey, le Concert spirituel / Hervé Niquet, Anne Queffélec, Jean-Guihen Queyras, l'Orchestre de Basse-Normandie, l'Orchestre de la Garde républicaine, les organistes Vincent Warnier et Thierry Escaich...
À cette occasion, la restauration de l'orgue est achevée en 2012.
Des expositions sont proposées chaque année par le CMN, dont une exposition Arnulf Rainer en 2012.
Le Festival "13 siècles entre ciel et mer" [modifier]
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décidèrent, entre autres, de créer un festival d'Art Chrétien pour "sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel". Celui-ci aurait lieu en juillet 2008 et concorderait avec les Journées mondiales de la jeunesse 2008 de Sydney.
C'est ainsi, que durant ce mois de juillet, avec l'aide des Fraternitées Monastiques de Jérusalem du Mont-Saint-Michel, deux semaines de festival battirent leur plein, composé d'une semaine de concerts et d'animations variées (Classique, Gospel,...) et une autre d'exposition (Calligraphistes, Relieurs, Dessinateurs,...) De plus, des célébrations, veillées et autres festivitées eurent lieu, en relation avec les JMJ de Sydney.
Après ce festival, il fut décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine.
Histoire [modifier]
L’histoire ancienne de la commune étant peu dissociable de l’histoire de l’abbaye elle-même, nous renvoyons à l’article consacré à l’abbaye du Mont-Saint-Michel, y compris pour les périodes gauloise et romaine.
Le temps des pèlerinages [modifier]
Le village, implanté sur le mont en 709, s’est développé à l’ombre de son abbaye médiévale. Au nord de l’église Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du Mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française. On venait de toute l’Europe du Nord en pèlerinage à l’abbaye : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie.
En 1204, un épisode tragique se produit durant la conquête de la Normandie par Philippe Auguste contre Jean sans terre. Le Mont Saint Michel fait partie de la Normandie, fief de Jean sans terre Roi d'Angleterre. Les chevaliers bretons de Guy de Thouars sont révoltés par l’assassinat d'Arthur par Jean. Ils perdent toute mesure lorsqu'ils attaquent le Mont Saint Michel. Durant les combats, ils mettent le feu qui ravage entièrement le site. Les chevaliers de Guy de Thouars passent ensuite par l'épée tous ceux qui tentent de s'échapper[10].
Le temps du tourisme [modifier]
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France. On compte aujourd’hui trois millions de visiteurs annuels, dont un tiers seulement monte jusqu’à l’abbaye. Le temps moyen de visite est de deux à trois heures et il y a jusqu’à 20 000 visiteurs par jour en période estivale[réf. nécessaire].
Monuments et lieux touristiques [modifier]
61 immeubles de la commune sont protégés au titre des monuments historiques[5], par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
Économie [modifier]
Le Mont-Saint-Michel a longtemps « appartenu » à quelques familles, qui se partageaient les commerces de la commune, et se succédaient à l’administration du village. Le tourisme est en effet la principale, et même quasi unique source de revenus de la commune. On compte une cinquantaine de commerces pour 3 millions de touristes, alors que seulement 25 personnes dorment chaque soir sur le Mont (moines inclus) hormis dans les hôtels.
Aujourd'hui se partagent les principaux établissements de la commune :
- Éric Vannier, actuel maire et propriétaire du groupe de la Mère Poulard (détenant la moitié des restaurants, commerces et hôtels de la commune intra et extra-muros, ainsi que trois musées) ;
- Jean-Yves Vételé, PDG de la Sodetour (cinq hôtels, un supermarché et des commerces tous extra-muros, dont le Mercure La Caserne) ;
- Patrick Gaulois, ancien édile, hôtelier et restaurateur intra-muros (et à Saint-Malo) ;
- des commerçants indépendants.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 2009[11].
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune du Mont-Saint-Michel se blasonnent ainsi : * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (sinople sur azur).
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Personnages célèbres [modifier]
- Robert de Thorigny, célèbre abbé du mont ;
- Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel ;
- Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer » ;
- Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822 ;
- Louis Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont ;
- Armand Barbès, prisonnier politique au mont ;
- Monseigneur Bravard, restaurateur de l’abbaye ;
- la Mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
- Émile Couillard, écrivain, historien du Mont et abbé du Mont-Saint-Michel ;
Gastronomie locale [modifier]
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons de pré-salé). Le mouton ou l’agneau de pré-salé est ainsi une spécialité locale, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au Mont-Saint-Michel [modifier]
Dans la peinture [modifier]
Dès le Moyen Âge, le Mont-Saint-Michel fait l'objet de représentation, particulièrement dans des manuscrits enluminés. La représentation la plus célèbre se trouve sans doute dans les Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Mais on retrouve le mont représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle. C'estle cas notamment dans Les Très Belles Heures du duc de Berry ou heures de Bruxelles, dans une scène de fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)[13].
Dans la littérature [modifier]
- En 1832, le roman fantastique La Fée aux miettes de l’écrivain Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel.
- En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine.
- En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au Mont-Saint-Michel.
- En 1967, dans son Cycle des princes d'Ambre, Roger Zelazny s'est inspiré des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
- En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre les mille ans d'histoire et d'architecture du Mont-Saint-Michel, avec une préface de Françoise Chandernagor.
- En 2004, le roman La Promesse de l'ange, par Frédéric Lenoir et Violette Cabesos, est un polar archéologique dont l’action se situe principalement au Mont-Saint-Michel.
- En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au Mont-Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
- En 2011, le roman de science-fiction L'Ere du Vent de Pierre Bameul dans lequel le Mont-Saint-Michel est devenu le siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée [modifier]
- En 1961, Jacques Martin fait évoluer Guy Lefranc en partie sur le rocher, admirablement bien dessiné et documenté, dans "L'ouragan de Feu", deuxième volet des aventures du journaliste.
- En 1999 et 2000, Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse des Aventures de Vick et Vicky ayant pour cadre le Mont-Saint-Michel, sous le titre commun Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
- En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une vieille légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel, et se trouve agrémenté d'un livret pédagogique pour mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
- L'Etablissement scolaire de l'univers du manga Blue Exorcist, appelé "True Cross Academy", est inspiré du Mont-Saint-Michel.
- En 2012, dans la série de comics américains "Glory" de Joe Keatinge et Ross Campbell publiée par Image Comics, l'action prend place au Mont Saint Michel.
.Gilles Chaillet fait également évoluer son héros Vasco Baglioni au Mont Saint-Michel dans "le dogue de Brocéliande".
Dans la musique [modifier]
- En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est dédié au Mont-Saint-Michel.
- En 1998, le compositeur français Patrick Broguière publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement dédié aux légendes du Mont-Saint-Michel.
- En 1999, le musicien harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
- En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michaels Mount est inspiré à la fois par le Mont-Saint-Michel et le St Michaels' Mount, situé en Cornouailles.
- En 2003, le groupe Oldelaf et Monsieur D publie la chanson Le Mont St-Michel sur l'album Chansons Cons.
Au cinéma [modifier]
- 1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
- 1998 : Armageddon de Michael Bay
- 2013 : À la merveille de Terrence Malick
En philatélie [modifier]
- Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 F brun.
- En 1966, nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire du Mont-Saint-Michel.
- En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
- En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le Mont-Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial[14].
Dans les jeux vidéo [modifier]
- Le Mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood (2010), jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 2010[15],[16].
- Le mont Saint-Michel est également représenté à l'époque contemporaine dans le jeu vidéo Onimusha 3: Demon Siege (2004) édité par Capcom.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Population municipale légale en 2013.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Le trait d'union et le m majuscule permettent de différencier le nom du mont lui-même et celui de la commune : « mont Saint-Michel » pour le rocher insulaire ; « Le Mont-Saint-Michel » pour la commune. Les éléments propres à l’abbaye, son histoire et son architecture se trouvent à l’article abbaye du Mont-Saint-Michel.
- Pierre Le Hir, « Le Mont-Saint-Michel rendu à l’eau », dans Le Monde du 29-07-2007, [lire en ligne]
- Tourisme en France - Palmarès 2006 des sites les plus visités selon l’ONT
- Notice no PA00110460, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Liste des monuments historiques sur la commune du Mont-Saint-Michel, Base Mérimée, Ministère de la Culture.
- Site Unesco
- Territoire du Mont-Saint-Michel sur Géoportail.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Histoire d'Angleterre, depuis l'invasion de Jules-César jusqu’à la Révolution de 1968, Volumes 3 à 4 - William Jones - 1830 - page 149
- Préfecture de la Manche - Recueil des actes administratifs - 3 septembre 2009
- GASO, la banque du blason - Le Mont-Saint-Michel. Consulté le 12 février 2011
- Sophie Bourdon, « Quelques représentations médiévales inédites du Mont-Saint-Michel », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, Tome 106, numéro 2, 1999. pp. 9-32.[lire en ligne (page consultée le 02 octobre 2011)]
- Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1
- (fr) Ubisoft. Le Mont Saint-Michel dans Assassin's creed, sur letelegramme.com, consulté le 7 janvier 2010
- (en) Assassins Creed Brotherhood DLC Trailer [HD], sur youtube.com, consulté le 7 janvier 2010
Photographies [modifier]
-
Boîte en fer des Michelettes
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Chronique du Mont-Saint-Michel (1343-1468), éditées par Siméon Luce, sur Wikisource
- Édouard Le Héricher, Avranchin monumental et historique, t. 2, Avranches, Tostain, 1846 [lire en ligne], p. 197-439
- La 7e porte sur Dervy-Medecis (étude sur la symbolique du jardin de pierre qui orne l'intérieur du cloitre, 2002)
- Guillaume de Saint Pair, Le Roman du Mont Saint-Michel (XIIe siècle), Presses universitaires de Caen, 2009, 400 p.
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes de la Manche
- Abbaye du Mont-Saint-Michel
- Fortifications du Mont-Saint-Michel
- Baie du mont Saint-Michel
- Projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel
- St Michael's Mount en Cornouailles
Liens externes [modifier]
- Site officiel de l’Abbaye et du Centre des monuments nationaux
- Site des Fraternités monastiques de Jérusalem
- Visite détaillée des salles et histoire de la construction de l’Abbaye
- Baie du mont Saint-Michel sur le site Conservatoire-du-littoral.fr
- [PDF] Rapport du Conseil général des ponts et chaussées sur la desserte ferroviaire du mont, mai 2007, 38 p.
- [PDF] Rapport du Conseil général des ponts et chaussées sur l'état d'avancement de l'opération de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel, janvier 2009, 72 p.
- L'aménagement du milieu par les hommes et ses conséquences environnementales : l'exemple du Mont-Saint-Michel, serveur éducatif dédié à l'information géographique (SEIG)
