Clément Marot

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Clément Marot

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Activités Poète
Naissance hiver 1497
Cahors
Décès 1544
Turin
Langue d'écriture Français
Genres Poésie

Œuvres principales

  • L’adolescence clémentine (1532)

Clément Marot, né à Cahors pendant l’hiver 1496 et mort en 1544 à Turin, est un poète français.

Bien qu'encore marqué par l'héritage médiéval, Clément Marot est l'un des premiers grands poètes français modernes. Précurseur de la Pléiade, il est le poète officiel de la cour de François Ier. Malgré la protection de Marguerite de Navarre, sœur du roi de France François Ier, ses sympathies marquées pour la Réforme et pour Luther lui ont cependant valu la prison puis l'exil en Suisse et en Italie.

Biographie[modifier | modifier le code]

À propos des données biographiques présentes dans l’œuvre de Marot, « il faut donc conclure à une fiction narrative montée de toutes pièces et destinée à accréditer une filiation, à légitimer une descendance, par imitation et répétition d'un destin premier[1]. »

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Clément Marot est né à Cahors, d’une mère gasconne et d’un père originaire de Caen, Jean des Marets dit Marot. Ce Jean des Marets était marchand, mais, à la fin de l’année 1505 il fut révoqué par sa corporation. Il quitta alors la région du Quercy et se mit à écrire des vers. Comme ces vers plurent à Michelle de Saubonne, femme de Jean IV de Parthenay, seigneur du Parc de Soubise, il fut présenté à la reine Anne de Bretagne. Il fut bien reçu et devint un des poètes favoris de Louis XII, qu’il accompagna en Italie.

Il plaça son fils Clément, qui avait été écolier à Paris, comme page chez Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroy, dans la maison duquel le jeune homme demeura peu. Très vite le jeune Clément Marot composa lui aussi des vers.

Marguerite de Navarre[modifier | modifier le code]

Dès 1513, il passa en qualité d'homme de chambre au service de Marguerite d'Angoulème, duchesse d’Alençon, sœur de François Ier[2]. Ce monarque, sachant combien elle aimait la poésie, lui fit présenter Marot par le seigneur de Pothon. S’il faut en croire l'un des éditeurs de ses œuvres, Nicolas Lenglet-Dufresnoy, le poète osa aspirer aux faveurs de Diane de Poitiers et même de Marguerite de Valois, liaison que plusieurs écrivains, entre autres Laharpe, ne mettent pas en doute. Mais rien n’est moins prouvé ; et l’abbé Claude-Pierre Goujet assure que ces amours sont de pure invention. Marot, en effet, eut les plus grandes difficultés à se faire inscrire sur l’état de la maison de la princesse, au point qu’il s’en plaint dans sa huitième ballade.

François Ier[modifier | modifier le code]

Quoi qu’il en soit de cette liaison, le poète suivit François Ier à Reims et à Ardres en 1520, et le duc d'Alençon au camp d’Attigny, où ce prince, en 1521, était à la tête de l’armée française.

Il traduit Virgile et Lucien. Dès 1515, il offre au nouveau roi, François Ier, un recueil intitulé, Le Temple de Cupido, fait par Maistre Clément Marot, facteur de la Royne. En 1517 ou 1518, il adresse au Roi une Petite Epistre.

En 1521, il se trouva à l’armée du Hainaut que François Ier commandait en personne ; et on le voit en 1525 à la bataille de Pavie, où il fut blessé au bras et fait prisonnier.

La prison[modifier | modifier le code]

De plus grandes infortunes l’attendaient en France ; il y était revenu, comptant peut-être un peu trop sur la protection de la cour, où son talent, la politesse de ses manières et l’enjouement de sa conversation l’avaient mis en crédit. Marot, libertin d’esprit et de cœur, peu réservé dans ses propos et frondant ouvertement les observances ecclésiastiques, donnait prise à ses ennemis. On l’accusa d’être imbu des nouvelles opinions ; il a des sympathies marquées pour la Réforme et pour Luther. Il est arrêté, accusé d’hérésie et conduit dans les prisons du Châtelet où il fut enfermé en 1525. Il proteste, dans son Épître à l’inquisiteur Bouchard, qu’il n’était ni luthérien, ni zuinglien, ni anabaptiste.

Après la mort du duc d’Alençon en 1525, on a rapporté qu’il se serait vengé d’une femme aimée, une certaine Isabeau[3], en publiant Élégie Iere à une Dame. Celle-ci, piquée de l’indiscrétion de son amant ou de ses satires, se serait vengée à son tour et dénoncé pour avoir mangé du lard pendant le Carême. Mais la délation mise au compte d’une femme, Luna ou Ysabeau, relève de la satire misogyne la plus traditionnelle et rappelle une nouvelle fois Villon (F. Lestringant). Un pareil conte semble peu croyable. Il paraît pourtant que ce fut une dame qui le dénonça, si l’on en juge par ces vers, où il raconta lui-même son aventure[4]. Vainement protesta-t-il de la pureté de sa foi, et réclama-t-il l’intérêt de ses maîtres et de ses protecteurs. La seule grâce qu’il obtint fut d’être transféré en 1526 des prisons du Châtelet dans celles de Chartres, moins obscures et plus saines que celles de Paris ; les visites des personnes les plus considérables de la ville adoucirent un peu les ennuis de sa captivité. Ce fut là qu’il composa son poème, l’Enfer, description satirique du Châtelet, et invective contre les abus des gens de justice[5].

Il y retoucha aussi le Roman de la Rose, en substituant des phrases connues à celles qui avaient vieilli[6]. Il peut sortir de prison[7], grâce à son ami Lyon Jamet, et à l’évêque de Chartres, Louis Guillard. Pour remercier son ami, il écrit Epistre à son amy Lion.

Épître au roi[modifier | modifier le code]

Sa détention ne l’avait pas corrigé. En 1526-1527, il s’éprend d’une jeune fille et écrit Dalliance de Grande Amye.

En 1527, s’étant avisé d’arracher des mains des archers un homme que l’on menait en prison, il y fut mis lui-même ; et il implora la protection de François Ier par une jolie épître Epistre de Marot envoyée au Roy, qui fut si bien reçue, que ce prince écrivit de sa propre main à la cour des aides pour faire accorder la liberté au prisonnier[8].

En 1531, à l'occasion de la mort de Louise de Savoie, mère du roi, il la dépeint comme une sainte qui a réformé la cour de France et lui a enfin donné de bonnes mœurs, à tel point que son trépas laisse le pays et la nature sans vie, les nymphes et les dieux accourent et gémissent. Il la dépeint comme évangélique dans sa conception de la vie sociale avec une vision pastorale et traditionnelle de la manière dont on doit se conduire.

En 1532, il publie Epistre au Roy, par Marot estant malade à Paris. Le Roi est sensible à tant d’esprit et accorde à Marot qui est officiellement son valet de chambre depuis 1528, cent écus d’or au soleil en faveur et considération de ses bons et agréables services. À peine le poète commençait-il à respirer, que ses sentiments sur la religion élevèrent contre lui une nouvelle tempête. La justice saisit ses papiers et ses livres.

L’Italie[modifier | modifier le code]

En 1533, il publie la traduction du Pseaume VI, qu’il compose après avoir échappé à la terrible maladie qui le terrasse presque. À la suite de l’affaire des placards en 1534, catholiques et protestants s’affrontent violemment. François Ier, après avoir beaucoup tergiversé, se décide pour la répression. Clément Marot préfère s’éloigner de la cour.

Il se sauve dans le Béarn en l’an 1535, et ensuite à la cour de la duchesse de Ferrare, madame Renée de France, en Piémont. Il y retrouve les dames de Soubise. Mais s’apercevant qu’il était vu de mauvais œil par le duc, il se retira en 1536 à Venise.

Le retour en France[modifier | modifier le code]

Ce fut de là qu’il obtint son rappel en France, puis à la cour, par le moyen d’une abjuration solennelle qu’il fit à Lyon entre les mains du cardinal de Tournon. Il obtient le pardon du Roi. Pour remercier le Roi, il écrit Epistre au Roy, du temps de son exil à Ferrare.

À ces orages succéda un intervalle de paix dû à la prudence que la réserve italienne et le souvenir de ses disgrâces passées parurent lui inspirer. La publication de ses premiers Psaumes troubla cette tranquillité. En 1541, il publie Trente Pseaulmes de David, mis en françoys par Clément Marot, puis les Cinquante Pseaumes. Cette traduction qu’il entreprit, à la sollicitation du célèbre Vatable, eut la plus grande vogue à la cour. François Ier chantait ces Psaumes avec plaisir. Chacun des seigneurs et dames de la cour en affectionnait un qu’il accommodait de son mieux aux vaudevilles, souvent burlesques, qui étaient alors à la mode. Mais on peut dire qu’ici Marot avait méconnu le genre de son talent ; et les personnes sensées, dit l’abbé Goujet, ne tardèrent pas à s’apercevoir qu’il avait chanté sur le même ton les hymnes du roi-prophète et les merveilles d’Alix. Bientôt la Sorbonne crut remarquer des erreurs dans cette traduction et en porta des plaintes au roi. François Ier, qui aimait le poète et qui désirait la continuation de son travail, eut peu d’égard à ces remontrances[9]. La faculté de théologie n’en continua pas moins ses plaintes et ses censures, et finit par défendre la vente de l’ouvrage[10].

La Suisse et les États de Savoie[modifier | modifier le code]

En 1542, François Ier fait rechercher les luthériens, et bien que son nom ne soit pas prononcé, il part de nouveau en exil et gagne Genève. Victor Palma Cayet prétend qu’il y débaucha la femme de son hôte, et qu’à la recommandation de Calvin, la peine capitale qu’il avait encourue fut commuée en celle du fouet. Cette accusation paraît calomnieuse ; en effet, comment, après une telle aventure, aurait-il osé se présenter, comme il fit, devant ceux qui commandaient en Piémont pour le roi ? Il est possible que la licence de ses mœurs, qui ne pouvait être tolérée dans une ville comme Genève, ait donné lieu à ce bruit injurieux.

En 1543, il s’installe à Chambéry, capitale des États de Savoie où il est tranquille et ne court aucun risque d'être inquiété pour ses opinions réformistes. Début 1544, il passe quelque temps au château de Longefanla Biolle, près d'Aix-les-Bains), puis est reçu au château de François de Bellegarde, grand amateur de poésie, pour lequel il compose une épître.

Voulant rejoindre l'armée française au Piémont, il gagne Turin où il décède dans l’indigence en 1544, toujours occupé de nouveaux vers et de nouvelles amours, et laissant pour fils unique Michel Marot. Jodelle lui fit cette épitaphe dans le goût de son siècle :

Querci, la Cour, le Piémont, l’Univers,
Me fit, me tint, m’enterra, me connut ;
Querci, mon los, la cour tout mon temps eut,
Piémont mes os, et l’univers mes vers.

Le personnage[modifier | modifier le code]

Marot avait l’esprit enjoué et plein de saillies sous l’extérieur grave d’un philosophe. Il joignait, ce qui arrive souvent, une tête vive à un bon cœur. Doué d’un noble caractère, il paraît avoir été exempt de cette basse jalousie qui a terni la gloire de plus d’un écrivain célèbre. Il n’eut de querelle qu’avec François de Sagon et Charles de la Hueterie, qui l’attaquèrent pendant qu’il était à Ferrare. Le premier fut assez impudent pour solliciter la place de Marot, mais non assez favorisé pour l’obtenir. Le deuxième se dédommagea du déplaisir de voir cesser la disgrâce du poète par un calembour qui donne la mesure de son esprit : Marot en avait beaucoup mis dans une épître à Lyon Jamet, où il racontait les peines de son exil et où il se comparait au rat libérateur du lion. La Huéterie s’empara de l’application que Marot se faisait de cet apologue, et crut très plaisant de l’appeler le Rat pelé (le rappelé). Marot ne lui répondit que sous le nom de son valet pour mieux lui témoigner son mépris[11].

La poésie[modifier | modifier le code]

Le nom de Marot, dit Laharpe, est la première époque vraiment remarquable dans l’histoire de notre poésie, bien plus par le talent qui lui est particulier, que par les progrès qu’il fit faire à notre versification. Ce talent est infiniment supérieur à tout ce qui l’a précédé, et même à tout ce qui l’a suivi jusqu’à Malherbe. La nature lui avait donné ce qu’on n’acquiert point : elle l’avait doué de grâce. Son style a vraiment du charme et ce charme tient à une naïveté de tournure et d’expression qui se joint à la délicatesse des idées et des sentiments : personne n’a mieux connu que lui, même de nos jours, le ton qui convient à l’épigramme, soit celle que nous appelons ainsi proprement, soit celle qui a pris depuis le nom de madrigal, en s’appliquant à l’amour et à la galanterie. Personne n’a mieux connu le rythme du vers à cinq pieds, et le vrai ton du genre épistolaire, à qui cette espèce de vers sied si bien. Son chef-d’œuvre en ce genre est l’épître où il raconte à François Ier comment il a été volé par son valet ; c’est un modèle de narration, de finesse et de bonne plaisanterie. Cette estime pour les poésies de Marot a triomphé du temps et des vicissitudes du langage.

Boileau a dit dans les beaux jours du siècle de Louis XIV : Imitez de Marot l’élégant badinage. La Fontaine a prouvé qu’il était plein de sa lecture. II n’y a guère, dit la Bruyère, entre Marot et nous que la différence de quelques mots. Jean-Baptiste Rousseau, qui lui adresse une épître, fait gloire de le regarder comme son maître. Clément l’a défendu contre Voltaire, qui s’est attaché à le décrier dans ses derniers ouvrages, probablement par haine pour Jean-Baptiste Rousseau, coupable, selon lui, d’avoir donné le dangereux exemple du style marotique, qu’il est plus aisé d’imiter que le talent de Marot.

Mais, dit encore Laharpe, il fallait que la tournure naïve de ce poëte fût bien séduisante, puisqu’on empruntait son langage depuis longtemps vieilli pour tâcher de lui ressembler.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Poète varié, plus grave qu’on ne l’imagine, mais incapable de s’accommoder de l’austérité d’un Calvin, Clément Marot participe encore de la tradition médiévale. L’œuvre de Marot est très abondante et « l’élégant badinage » auquel Boileau l’associe dans son Art Poétique n’est qu’un aspect. On remarque, en lisant ses Œuvres, comme le poète a évolué de la discipline des Rhétoriqueurs, vers un art très personnel qui le rapproche de l’humanisme. Dans les pays francophones, il est surtout connu pour l'élaboration de nombreux psaumes protestants qui seront chantés dans le monde entier.

L’Adolescence clémentine (1532-1538) comprend les poèmes de jeunesse. Ils se caractérisent par la variété des formes et des sujets abordés :

  • La première Églogue des Bucoliques de Virgile (traduction)
  • Le Temple de Cupido (inspiré du "Temple de Vénus" de Jean Lemaire de Belges)
  • Le Jugement de Minos (inspiré de la traduction latine du "Dialogue des morts" de Lucien de Samosate)
  • "Les Tristes vers de Philippe Béroalde" (traduction du "Carmen lugubre de die dominicae passionis" de Philippe Béroalde)
  • Oraison contemplative devant le Crucifix (traduction de l'"Ennea ad sospitalem Christum" de Nicolas Barthélemy de Loches)
  • Épîtres : 10 pièces (11 si l’on compte L’Épître de Maguelonne). Cette épître de Maguelonne relève de l’héroïde.
  • Complaintes
  • Épitaphes: forme brève, l’épitaphe peut ne comporter que deux vers. Au début de la section le ton est grave, puis le sourire fait son apparition.
  • Ballades: elles comprennent une trentaine de vers répartis en trois strophes et demie, un refrain d’un vers et un envoi-dédicace. La Ballade joue sur trois ou quatre rimes. Le poème se termine par une demi-strophe, adressée au Prince (ou à la Princesse).
  • Rondeaux: qui comprennent de 12 à 15 vers, caractérisés par le retour du demi-vers initial au milieu et à la fin du poème.
  • Chansons: La chanson est propice à toutes les acrobaties de la rime.

Ces trois derniers genres étaient pratiqués par les rhétoriqueurs.

L’organisation de L’Adolescence clémentine montre que Marot compose une œuvre et que le recueil n’est pas le fruit d’un épanchement spontané. La chronologie n’y est pas respectée. Marot opère des modifications. Ainsi la "Ballade V" change de destinataire en 1538. Gérard Defaux fait observer que Marot construit sa vie dans le recueil, comme un romancier compose un roman. Marot aime inscrire son nom dans ses poèmes : il représente volontiers dans le poème "l’activité scripturaire". Son goût le porte vers les genres brefs.

Éditions anciennes[modifier | modifier le code]

  • Les oeuvres de Clément Marot, de Cahors augmentées de deux livres d'Épigrammes, et d'ung grand nombre d'aultres oeuvres par cy devant non imprimées, le tout songneusement par luy mesmes reveu et mieulx ordonné, Lyon, M. Dolet, 1538
  • Les Oeuvres de Clément Marot, de Cahors reveues, augmentées de plusieurs choses et disposées en beaucoup meilleur ordre que ci-devant. Plus, quelques oeuvres de Michel Marot, fils dudit Marot, Niort, T. Portau, 1596
  • Elzévir, 2 vol. in-16
  • Oeuvres publiées par N. Lenglet Du Fresnoy, La Haye, 1731
  • Oeuvres de Clément Marot, nouvelle édition avec des notes historiques et un glossaire des vieux mots, par Pierre René Auguis, Paris, Constant-Chantpie, 1823
  • Oeuvres complètes de Clément Marot, nouvelle édition augmentée d'un essai sur la vie et les ouvrages de Cl. Marot, de notes historiques et critiques et d'un glossaire, par Paul Lacroix, Paris, Rapilly, 1824
  • Oeuvres choisies de Clément Marot, accompagnées de notes historiques et littéraires, par M. Desprès, et précédées d'un essai sur Clément Marot, et sur les services qu'il a rendus à la langue, par M. Campenon, Paris, Janet et Cotelle, 1826

Traduction[modifier | modifier le code]

  • Les Pseaumes, mis en rime françoise par Clément Marot et Théodore de Bèze. - La Forme des prières ecclésiastiques - Le Catéchisme - Exercice du père de famille et de tous ses domestiques pour prier - Confession de foy faite d'un commun accord par les Églises qui sont dispersées en France et s'abstiennent des idolâtries papales, , La Rochelle, J. Rocquet et J. de La Place, A. Vincent, 1563 disponible sur Gallica

Édition des œuvres de François Villon[modifier | modifier le code]

  • Les oeuvres de Françoys Villon, de Paris, reveues et remises en leur entier, par Clément Marot, Paris, G. Du Pré, 1533

Études[modifier | modifier le code]

  • Pierre Villey, « Tableau chronologique des publications de Marot », Revue du XVIe siècle, II, p. 206-234, Paris, 1920
  • Michael Screech, Marot évangélique, Genève, Droz, 1967
  • Claude A. Mayer, La Religion de Marot, Genève, Droz, 1960
  • Robert Griffin, Clement Marot or the Inflections of Poetic Voice, Berkeley, University of California Press, 1974
  • Gérard Defaux, Le Poète en son jardin. Étude sur Clément Marot, Paris, Champion 'Unichamp', 1996
  • Gérard Defaux, Clément Marot - vigne et vins, Toulouse, leperegrinateurediteur.com, 1996
  • Mireille Huchon, « Rhétorique et poétique des genres : ‘L’Adolescence clémentine’ et les métamorphoses des œuvres de prison », Le Génie de la langue française autour de Marot et de La Fontaine, Éditions Fontenay-Saint-Cloud, 1997 (dir. J.-Ch. Monferran)
  • Thierry Martin, Poésie homosexuelle en jobelin, de Charles d’Orléans à Rabelais. GKC/Question de Genre, 2007, p. 82-85.
  • Frank Lestringant, Clément Marot de l’Adolescence à l’Enfer, Orléans, Paradigme, 2006.
  • Simone Domange, Lire encore Marot, Viroflay, Roger, 2006
  • Douglas Hofstadter, Le Ton beau de Marot (en), Basic Books, 1997

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frank Lestringant, Clément Marot: de L'adolescence à L'enfer, Paradigme, « Publications universitaires », 2006, p. 31.
  2. Une variante affirme que le roi le recommande à sa sœur Marguerite,duchesse d’Alençon, qui le fait secrétaire de son mari, le duc d'Alençon, qu’il accompagne dans ses campagnes.
  3. Une variante donne Diane de Poitiers
  4. Un jour j’écrivis à ma mie
    Son inconstance seulement ;
    Mais elle ne fut endormie
    A me le rendre chaudement :
    Car dès l’heure tint parlement
    A je ne sçais quel popelard,
    Et lui a dit tout bellement :
    Prenez-le, il a mangé le lard.
    Lors six pendards ne Vaillent raie
    A me surprendre finement,
    Et de jour, pour plus d’infamie,
    Firent mon emprisonnement.
    Ils vinrent à mon logement.
    Lors se va dire un gros paillard :
    Par la morbleu ! voilà Clément.
    Prenez-le, il a mangé le lard.
  5. Là (dit-il) les plus grands, les plus petits détruisent,
    Là les petits peu ou point aux grands nuisent,
    Là trouve l’on façon de prolonger
    Ce qui se doit ou se peut abréger :
    Là sans argent povreté n’a raison ;
    Là se détruit mainte bonne maison, etc.
  6. Paris, 1529, in-8° (voir : Lorris)
  7. On attribue aussi sa liberté au retour de François Ier en 1526
  8. Cette lettre, si honorable pour le protecteur et pour le protégé, est rapportée par Ménage dans son Anti-Baillet, part. 2, chap. 112, p. 235, édit. in-4°.
  9. , comme Marot le témoigne dans ces vers :
    Puisque vous voulez que je poursuive, ô sire,
    L’œuvre royal du Psautier commencé,
    Et que tout cœur aimant Dieu le désire,
    D’y besogner ne me tiens dispensé.
    S’en sente donc qui voudra offensé,
    Car ceux à qui un tel bien ne peut plaire
    Doivent penser, si jà ne l’ont pensé,
    Qu’en vous plaisant me plaist de leur déplaire.
  10. On sait que cette traduction, complétée par Théodore de Bèze, a été pendant plus d’un siècle le texte chanté par les calvinistes dans leur culte public (voir : Goudimel), jusqu’à ce que Conrart en eût donné une version moins gauloise, que l’on y chante encore au XIXe siècle.
  11. et l'exhortant à "ravaler plume, encre papier et venin". On trouvera les détails de ce démêlé dans la Bibliothèque française, de Goujet, t. 11, p. 86, et dans les Querelles littéraires de l’abbé Irailh, t. 1, p. 105. Nous nous contenterons d’extraire de la réponse de Marot les vers qui prouvent l’union dans laquelle il vivait avec les bons écrivains de ce temps-là, et l’estime qu’ils avaient pour lui
    Je ne voy point qu’un Saint-Gelais,
    Un Heroel, un Rabelais,
    Un Brodeaux, un Seix, un Chappuy,
    Voysent escrivant contre luy.
    Ne Papillon pas ne le poinct :
    Ne Thenot ne le tenne point :
    Mais bien un tas de jeunes veaux,
    Un tas de rimassins nouveaux,
    Qui cuydent eslever leur nom,
    Blasmant les hommes de renom

Source partielle[modifier | modifier le code]

« Clément Marot », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition,‎ 1843-1865 [détail de l’édition]

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