Auguste Poulet-Malassis

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Auguste Poulet-Malassis

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Par Carolus-Duran (vers 1858-1860).

Naissance 16 mars 1825
Alençon
Décès 11 février 1878 (à 53 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Éditeur et bibliographe
Famille
Poulet-Malassis

Auguste Poulet-Malassis, né à Alençon le 16 mars 1825 et mort à Paris le 11 février 1878, est un éditeur et bibliographe français.

Le nom de Poulet-Malassis reste à jamais associé à celui de son ami Charles Baudelaire qui le surnommait « Coco Mal-Perché ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’une longue lignée d’imprimeurs alençonnais à laquelle on doit une impression de la Bible en français à la Réforme, il commence très jeune son apprentissage dans l’entreprise familiale. Il se lie d’amitié avec Léon de la Sicotière au lycée des jésuites d’Alençon. En 1845, il va à Paris faire des études de lettres en tant qu'élève de l'École des chartes. Il découvre aussi les bouquinistes.

Il prend part à la Révolution de 1848 en publiant son propre journal, l’Aimable Faubourien, journal de la canaille : vendu par la crapule et acheté par les honnêtes gens, qui lui vaudra sept mois de prison.

En 1855, il reprend la direction de l’imprimerie familiale avec son beau-frère, Eugène de Broise. Il ouvre une librairie à Paris, rue de Buci.

Il connaît Charles Baudelaire depuis 1850 ; le 30 décembre 1856, les éditions Malassis-de Broise et le poète signent le contrat de publication des Fleurs du mal. Attaqué en justice, l'ouvrage est condamné pour outrage à la morale publique et six des poèmes devront en être retirés. Poulet-Malassis et de Broise devront débourser chacun 100 francs d’amende. Le 24 mai 1861, Baudelaire cède à l’éditeur le droit de reproduction exclusif de ses œuvres littéraires parues ou à paraître, ainsi que de ses traductions d’Edgar Allan Poe.

Auguste Poulet-Malassis a également édité les poètes du Parnasse tels que Théodore de Banville et Leconte de Lisle.

Mais son goût pour les auteurs marginaux et les textes licencieux (Nerciat, Crébillon) finissent par le mener à la faillite, qui survient le 2 septembre 1862. Emprisonné pour dettes, il s’exile en Belgique où il recommence à imprimer clandestinement des textes de la même veine. Il revient à Paris en 1875, trois ans avant de mourir.

Un hommage de Baudelaire à l'époque de l'exil[modifier | modifier le code]

1ère édition des Fleurs du mal de Charles Baudelaire. Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1857

Tiré des poèmes divers (Fleurs du Mal) de Baudelaire:

XVIII

Monsieur Auguste Malassis
Rue de Mercélis
Numéro trente-cinq bis
Dans le faubourg d’Ixelles,
Bruxelles.
(Recommandée à l’Arioste
De la poste,
C’est-à-dire à quelque facteur
Versificateur)

Références[modifier | modifier le code]

  • Auguste Poulet-Malassis, Lettres à Charles Asselineau (1854-1873), édition établie, présentée et annotée par Christophe Carrère, Paris, Honoré Champion, coll. "Bibliothèque des correspondances, mémoires et journaux", no 73, 2013. (ISBN 9782745324771)
  • Benoît Noël, Auguste Poulet-Malassis & Charles Baudelaire, 150 ans de l’édition des Fleurs du Mal, Ville d’Alençon éditeur, 2007.
  • Benoît Noël et Laurent Paturaud, Auguste Poulet-Malassis, éditeur alençonnais d’avant-garde, Ville d’Alençon éditeur, 2007.
  • Gérard Oberlé, Auguste Poulet-Malassis, un imprimeur sur le Parnasse. Ses ancêtres, ses auteurs, ses amis, ses écrits, Montigny-sur-Canne, Manoir de Pron et Imprimerie alençonnaise, 1996.
  • Claude Pichois, Auguste Poulet Malassis : l’éditeur de Baudelaire, Paris, Fayard, 1996. (ISBN 221359600X)
  • Maurice Tourneux, Auguste Poulet-Malassis, notes et souvenirs intimes, Aux bureaux de l’Artiste, 1893. texte sur Gallica
  • Comte Gérard de Contades, Bibliographie raisonnée et anecdotique des livres édités par Auguste Poulet-Malassis (1853-1862), collection Poulet-Malassis, Paris, Rouquette, 1885. texte sur Gallica

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