Rollon

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Rollon
Statue de Rollon, sur le socle de celle du Conquérant, à Falaise (Calvados).
Statue de Rollon, sur le socle de celle du Conquérant, à Falaise (Calvados).

Titre Jarl des Normands
(911 – 927)
Successeur Guillaume Ier de Normandie
Biographie
Dynastie Rollonides
Nom de naissance Robert
Décès entre 928 et 933
Père Ragnvald Eysteinsson
Mère Ragnhilde
Conjoint Poppa de Bayeux
Gisèle
Enfants Guillaume, Gerloc

Rollon[1] (mort entre 928 et 933) est le chef viking à l'origine du duché de Normandie. En 911, en contrepartie de l'arrêt de ses pillages, il reçoit du roi Charles le Simple un territoire autour de Rouen. Environ cent ans plus tard, cette concession deviendra le duché de Normandie. Il est assez difficile de fixer la trame de la vie de Rollon, car elle est également l'objet de récits légendaires.

Noms et surnoms de Rollon[modifier | modifier le code]

Rollon (Rollo en latin[2]) est parfois appelé Robert Ier le Riche, Robert étant le nom qu'il reçut à son baptême. Les historiens normands le nomment volontiers Rhou ou Rou[3], qui résulte de l'évolution phonétique régulière de Hrólfr en dialecte normand, selon le schéma suivant: Hrólfr > Rolf > Rouf (cf. les noms de famille normand en -ouf) > Rou (voir également Osouf, variante Auzou ou Ingouf, variante Ygout). On trouve aussi une variante à partir du nom équivalent issu du germanique continental latinisé Rodulfus (Rodolphe), et une autre variante latinisée Radulfus (Ralf, Ralph), d'où son autre nom de Raoul. Plus souvent, on le surnomme « Rollon le Marcheur » (Göngu-Hrólfr en vieux norrois), car la légende raconte qu'aucune monture n'a jamais été capable de porter son imposante stature de plus de deux mètres pour plus de cent quarante kilos. Pour d'autres, la légende devait montrer Rollon comme un géant puisqu'il était puissant et redouté. De son côté, Régis Boyer, professeur de langues, littératures et civilisation scandinaves à l'université de Paris-Sorbonne, avance que ce surnom fait référence à ses multiples voyages, à son extraordinaire périple (göngu viendrait en fait de göngumadr, à savoir le vagabond).

Selon Adigard des Gautries, Hrólfr est la contraction de Hróó/ulfr, signifiant « renommée/loup »[4].

Les pérégrinations d'un chef viking[modifier | modifier le code]

4Le périple de Rollon.

L'histoire de Rollon est assez incertaine, notamment ses origines. L'historien Lucien Musset fait remarquer que « le succès de sa dynastie (Rollon est à l'origine de la lignée des ducs de Normandie) a créé autour de lui un halo de légendes »[5]. De plus, les sources qui évoquent ce personnage sont presque toutes tardives.

Certaines d'entre elles (notamment danoises) racontent qu'il serait né au Danemark en 845. Les sagas islandaises du XIIIe siècle le présentent plutôt comme un Norvégien. C'est cette dernière thèse qui semble emporter l'adhésion aujourd'hui. Ces mêmes sagas expliquent que Rollon est le fils de Rognevald[6], un jarl (comte) de la région de Møre og Romsdal, dans le centre-ouest de la Norvège[2]. Les ruines de son château se trouveraient dans la banlieue sud d'Ålesund. Comme beaucoup d'autres Scandinaves, il est finalement contraint à quitter son pays et à parcourir les mers. L'Heimskringla raconte qu'il est banni de Norvège par le roi Harald à la belle chevelure pour s'être livré à des actes de pillage dans le pays[7].

Selon toute vraisemblance, il prend la tête d'une bande de Vikings, essentiellement des Danois et quelques Norvégiens, s'attaque principalement aux côtes de la Mer du Nord et de la Manche. Dudon de Saint-Quentin, historien du début du XIe siècle, ajoute plusieurs détails, invérifiables[8] : après son bannissement de Norvège, Rollon trouve refuge auprès du roi anglo-saxon Alstelmus[9]. Ce dernier lui confie une petite troupe d'Anglais et le Viking part ainsi avec sa bande anglo-scandinave ravager la Frise, l'embouchure du Rhin et de l'Escaut.

Dudon de Saint-Quentin place l'arrivée de Rollon dans le royaume franc en 876, année d'une importante incursion viking sur la Seine[10]. Là encore, aucune preuve ne permet de vérifier cette affirmation. Aujourd'hui, plusieurs historiens, comme Jean Renaud ou Lucien Musset avant lui, doutent de l'exactitude de cette date, et proposent une datation plus tardive (890-905)[11].

L'installation de Rollon en Normandie[modifier | modifier le code]

Statue de Rollon, à Rouen, par Arsène Letellier (jardins de l'Hôtel de Ville).

Premiers contacts avec la Normandie[modifier | modifier le code]

En tout cas, quelle que soit la date, Rollon aborde la Francia par la Seine. Il découvre une région (la future Normandie) pillée régulièrement depuis 841 par ses compatriotes vikings. Sa bande s'installe à l'embouchure de la Seine et de là lance différents raids dans le royaume franc. Notre principale source, Dudon de Saint-Quentin, rapporte que Rollon participe au siège de Paris entre 885-887, puis part pour Bayeux entre 886 et 890. Battu par le duc breton Alain le Grand, il se serait replié pour hiverner à Noyon[10].

L'historien Pierre Bauduin défend la thèse d'une installation précoce de Rollon en Normandie. Une installation suffisamment longue pour que le chef viking noue des contacts avec les représentants du pouvoir carolingien et de l'Église. N'épouse-t-il pas, more danico (et certes de force), Poppa, la fille du comte de Bayeux Bérenger, après la prise de la ville et après avoir tué celui-ci ? Rollon développe sûrement des alliances avec les autorités en place, de telle manière qu'au début des années 910, il n'est plus un obscur chef de bande.

Le traité de Saint-Clair-sur-Epte (911)[modifier | modifier le code]

Le duché de Normandie entre 911 et 1050.

Après 886/890, Rollon quitte la Neustrie probablement pour l'Angleterre. C'est outremer que naît son fils Guillaume. Il revient vers 898 et conclut avec l'archevêque de Rouen le « pacte de Jumièges » afin d'épargner la ville de Rouen[12]. À l'été 911, il attaque Paris mais échoue. L'armée de Rollon assiège alors Chartres mais elle est défaite le [12]; la légende prétend que Gancelme, évêque de la ville, aurait fait partir Rollon en brandissant le voile de la Vierge Marie. Il faut surtout y voir l'intervention conjointe des grands aristocrates du royaume : Robert, duc des Francs et marquis de Neustrie; Richard le Justicier, duc de Bourgogne et Manassès, comte de Dijon[12].

C'est le moment que choisit le roi carolingien Charles le Simple pour négocier avec le puissant chef scandinave. Francon, archevêque de Rouen ou peut-être son prédécesseur Gui est envoyé en ambassade[13]. Il propose la cession du territoire compris entre l'Andelle et la mer, mais doit en contrepartie se convertir. Robert approuve le traité et se propose comme parrain de Rollon[13]. Les négociations aboutissent au traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. Ses clauses ne nous sont connues que par le récit de Dudon de Saint-Quentin. Le roi cède à Rollon une partie de la Neustrie, une terre allant de l'Epte à la mer, base du futur duché de Normandie[13]. En échange, Rollon s'engage à bloquer les incursions vikings menaçant le royaume franc. Il se fait baptiser en 912 en la cathédrale de Rouen sous le nom de Robert, du nom du duc Robert, son parrain de baptême et ancêtre des futurs rois capétiens[14].

Baptême de Rollon par l'archevêque de Rouen.

Rollon, jarl des Normands[modifier | modifier le code]

Considéré par les historiens comme le premier duc de Normandie et le fondateur du duché normand, il ne porte pourtant pas le titre de duc de Normandie mais seulement celui de jarl des Normands, l'équivalent du français prince. Aussi les textes latins le qualifient-ils très souvent de princeps, autrement dit de prince. Il hérite aussi de la charge carolingienne de comes Rothomagensis, comte de Rouen ou de marchiones, marquis, titre de celui qui défendait la Seine contre les incursions vikings.

Gouvernement de Rollon[modifier | modifier le code]

Il restaure la paix et la sécurité en Normandie. Une légende raconte que Rollon suspendit pendant trois ans un anneau d'or à un arbre de la forêt de Roumare sans que personne ose le voler. A Heuland, il existe une croix appelée Croix de Rollon à laquelle on prétend qu'il accrochait des joyaux et des bracelets d'or pour prouver qu'il n'y avait aucun voleur en son duché[15]. Le jarl s'appuie sur l'archevêque de Rouen pour relancer l'Église séculière et rétablir la vie monastique. Les moines de Saint-Ouen de Rouen osent revenir avec leurs reliques. La normalisation sur le plan religieux reste toutefois à ses prémices.

Rollon bouleverse-t-il le gouvernement de la région par rapport à ses prédécesseurs carolingiens ? S'inspire-t-il par exemple des institutions scandinaves pour réformer son nouvel État ? Les sources à notre disposition ne permettent pas de répondre. Il faut attendre les successeurs de Rollon pour comprendre l'administration du jeune duché.

Chef viking ou prince chrétien ?[modifier | modifier le code]

Rollon

L'installation de Rollon à Rouen n’inaugure pas la colonisation scandinave dans l’actuelle Normandie. Elle la renforce. En effet, selon Jean Renaud, des Danois s’étaient déjà installés à l’embouchure de la Seine, sans compter la colonisation régulière et indépendante sur les côtes du Cotentin.

Rollon partage la terre « entre ses chevaliers et des étrangers » précise Guillaume de Jumièges. Au vu de la toponymie, les colons s'établissent près des côtes et en Basse-Seine. Mais le pays est loin d'avoir été déserté par la population locale. Celle-ci avait fui les affrontements, mais une fois la paix rétablie et les nouveaux seigneurs installés, la vie reprit son cours normal.

Après le traité de Saint-Clair-sur-Epte, Rollon poursuit ses expéditions de pillage ou ses tentatives plus ou moins réussies d'extension territoriale. Il fait également preuve de sévérité à l’égard des hommes du roi, comme le souligne Dudon de Saint-Quentin. L’anecdote qui suit est décrite comme étant légendaire par les historiens, mais elle marque le rejet de toute ingérence royale dans les affaires de Rouen. Donc, en 922, deux chevaliers sont envoyés par Charles le Simple afin de s’assurer de la sécurité de sa fille Gisèle, qu'il avait promise comme épouse au jarl de Normands. Ces deux chevaliers ne sont pas présentés à Rollon, et circulent sans autorisation dans le comté. Lorsque celui-ci apprend leur existence, il les fait capturer, et les amène sur la Place du Vieux-Marché de Rouen pour les décapiter aux yeux de tous. Cet épisode représente pour Dudon de Saint-Quentin et Guillaume de Jumièges le début de la dégradation des rapports entre le comte et le roi Charles.

Lors de la déposition momentanée de Charles le Simple, les Normands de Rouen lui restent fidèles. Conformément aux clauses du traité, aucune flotte scandinave ne remonte la Seine pour piller le royaume franc. Mais les annales nous précisent qu'en 923, Rollon et ses hommes trahirent leur serment de 911. Selon Flodoard, Ragenold, chef des Vikings de la Loire, convainc « ses compatriotes de Rouen » de mener une entreprise de pillage jusqu’à Beauvais, ce qu’ils firent.

Le chroniqueur insiste sur le nombre de captifs francs, mille au total, ce qui justifia la réaction de 924 du comte Herbert II de Vermandois et du roi Raoul, mandé par Hugues le Grand, fils du roi Robert Ier, le prédécesseur de Raoul. Ces deux personnages menèrent une expédition punitive sur le comté de Normandie. Rollon réagit à cet affront en poussant son armée cette fois-ci bien au-delà de l’Oise. Pour trouver une issue favorable, la diplomatie prit à ce moment-là toute son importance, et ce furent les ambassadeurs normands qui eurent le dernier mot, puisque le roi fut contraint de payer un tribut aux Normands[16]. Rollon reçut également en réparation les régions du Bessin et de l’Hiémois. Il ne faut pas oublier que la population continuait de payer le danegeld au comte, et ce jusqu’en 926[17]. D'après les Annales de Flodoard, chanoine de Reims, en 924, le jarl des Normands obtint du pouvoir carolingien Cinomannis et Baiocae (Le Mans et Bayeux), c'est-à-dire le comté du Maine et le Bessin[14]. Lucien Musset juge improbable la concession de tout le comté et propose plutôt de parler de la région de l'Hiémois.

En 925, Flodoard retrace dans ses chroniques le parcours de Rollon sur les terres franques, qui rompit du même coup la paix de 924. Avec son armée, il prit position dans le comté de Flandre ; les villes de Beauvais, d'Amiens, d'Arras et enfin de Noyon furent tour à tour pillées et incendiées. Face à cette incursion, le comte Herbert et le roi Raoul allièrent de nouveau leurs forces pour piller le comté de Normandie. L’armée de Rollon les repoussa, mais le comte dut faire face à une révolte des gens du Bessin, qui refusaient certainement la nouvelle tutelle comtale.

La répression franque ne s’arrêta pas pour autant, puisqu’un second assaut se prépara contre la jeune Normandie. Arnoul Ier de Flandre s'empara de Bresles, et dirigea l’ensemble de ses forces sur la forteresse normande d’Eu. Rollon y envoya des renforts, que Flodoard estime à mille hommes. Mais quel que fût leur nombre, les Francs eurent raison de la forteresse, qui tomba sous leur contrôle, et finit par être brûlée avec ses occupants. C’est grâce à l’intervention de Hugues le Grand que les hostilités cessèrent. Les Normands acceptèrent les termes de l’accord et rendirent les terres qu'ils venaient fraîchement de conquérir. Les fils de Baudouin II le Chauve, Arnoul Ier de Flandre et Adolphe de Boulogne, reprirent leurs possessions. Raoul de Gouy et Helgaud de Ponthieu en firent autant. Cette défaite normande ne fut pas cuisante puisque le comté de Normandie ne fut amputé d’aucune concession territoriale.

Ces affrontements au niveau de la Picardie se placent dans un contexte d'effondrement du pouvoir royal dans cette région (le carolingien Charles le Simple est renversé par Raoul). La Picardie devenait à partir des années 920 « le terrain où se heurtaient les appétits des principaux dirigeants de la France du Nord[18] » (jarl des Normands, comte de Flandre, duc des Francs et comte de Vermandois). Avec pour enjeu principal : le contrôle des contrées littorales du pays. D'où des conflits autour des forteresses d'Eu et de Montreuil.

La fin incertaine de Rollon[modifier | modifier le code]

Gisant de Rollon (Rollo, en latin), dans la cathédrale de Rouen.

La date et les circonstances du décès du premier jarl des Normands restent incertaines. D'après Richer de Reims, Rollon le Marcheur meurt en 925, lors du siège du château d'Eu, conduit par Herbert II de Vermandois et Arnoul, comte de Flandre[19]. C'est, en effet, possible, puisque, en 927, on voit son fils Guillaume Longue-Épée prêter serment de fidélité pour les Normands. Toutefois, Flodoard, dans un passage ambigu, sous-entend que Rollon vivait encore en 928[20]. Surtout, selon Dudon de Saint-Quentin, le premier jarl n'aurait pas été tué : il aurait abdiqué en faveur de son fils, et vécu ensuite cinq ans encore[21]. L'historiographie actuelle reprend généralement ce récit, et place la mort de Rollon vers 932-933[22]. Par contre, l'historien anglais David Douglas ne croit pas à cette période de transition, et croit plutôt à une date de décès autour de 925-927[23].

Selon Adémar de Chabannes, Rollon aurait pratiqué des sacrifices humains en l'honneur des dieux païens peu de temps avant sa mort, en 932-933, tout en faisant des dons aux églises normandes. Cette anecdote est douteuse[24].

Selon le père Anselme, il est inhumé dans la cathédrale de Rouen, puis sa dépouille est transférée à l'abbaye de Fécamp dans la seconde moitié du Xe siècle, sous le principat de Richard Sans-Peur, son petit-fils.

Le gisant de Rollon, situé dans le déambulatoire sud de la cathédrale, est une copie du XIXe siècle du gisant d'Henri le Jeune. Il a été installé à son emplacement actuel en 1956[25]. Jusqu'en 1944, le gisant de Rollon était placé dans la chapelle du petit Saint-Romain (collatéral sud). Proche stylistiquement du gisant de son fils, il devait dater de la même période, troisième quart du XIVe siècle, mais l'original a été détruit[25].

Sur le socle, se trouve une épitaphe :
« IN.SINU.TEMPLI.ROLLO.QUIESCIT
A.SE.VASTATAE.CONDITAE.NORMANNIAE.PATER.AC.PRIMUS.DUX
LABORE.QUI.FRACTUS.OCCUBUIT.OCTOGENARIO.MAIOR.AN.CM.XXXIII »
(Traduction : Au sein de ce temple, repose Rollon,
père et premier duc de la Normandie, dévastée et fondée par lui.
À bout de force de ce labeur, il succomba en 933, âgé de plus de 80 ans.)

Généalogie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Descendance de Rollon.
Charles le Simple donne sa fille Gisèle à Rollon.
Ascendance possible de Rollon.

En ce qui concerne l’ascendance de Rollon, les sources nordiques sont plus prolixes que les sources normandes. Le Landnámabók, ou livre de partages des terres en Islande, permet de construire l’arbre généalogique de droite.

Si l’on suit le récit de Dudon de Saint-Quentin, Rollon a eu un frère, Gurim, qui trouva la mort dans une bataille contre le roi des Danois ; ce, avant que Rollon quittât son pays natal.

L’une de ses frilla (épouse à la manière danoise) les plus connues fut Poppa, fille du comte franc Bérenger de Bayeux, tué lors de la prise de la ville par les Vikings de Rollon[réf. nécessaire]. Après son baptême, Rollon aurait reçu une épouse officielle, Gisèle, fille du roi Charles le Simple, princesse carolingienne âgée au plus de quatre ans, mais cela n'est confirmé par aucun document contemporain[26].

Son fils Guillaume lui succède aux environs de 927. Sa fille Gerloc devient plus tard l’épouse de Guillaume Tête-d’Étoupe, comte de Poitiers et duc d’Aquitaine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Généalogie de Rollon sur le site Medieval Lands
  2. a et b Neveux 2009, p. 73.
  3. Jacques Antoine Dulaure, Histoire physique civile et morale des environs de Paris III, chap.5 p.37
  4. Jean Adigard des Gautries, Les Noms de personnes scandinaves en Normandie de 911 à 1066, Lund, 1954.
  5. Lucien Musset, « Naissance de la Normandie » dans Michel de Boüard (dir.), Histoire de la Normandie, 1970.
  6. Georges Bernard Depping, Histoire des expéditions maritimes des Normands, et de leur établissement en France au dixième...
  7. Heimskringla, Histoire de Harald à la Belle Chevelure, traduction de François-Xavier Dillmann, chapitre 24, p. 141
  8. Le De moribus et actis primorum Normanniae ducum de Dudon de Saint Quentin est un long récit puisé dans la tradition orale ; ce qui lui vaut d’être considéré par des critiques compétents comme peu fiable. D’autres autorités comme Pierre Bauduin ou François Neveux considèrent néanmoins, sans pour autant nier la présence de la légende, la valeur de cet ouvrage comme considérable pour l’histoire des Normands.
  9. Ce roi est inconnu. Peut-être s'agit-il d'Alfred le Grand qui vit à la même époque
  10. a et b Neveux 2009, p. 74.
  11. Selon Dudon de Saint-Quentin, la date de 876 correspond à la rencontre entre Rollon et l'archevêque de Rouen Francon à Jumièges. Francon aurait traité avec le chef scandinave et l'aurait laissé entrer dans Rouen sans combat. Le spécialiste des Vikings, Jean Renaud, ne conteste pas la réalité de cet accord (l'épargnement de la ville et de sa population par les Vikings contre le droit de s'installer) mais préfère le placer plus tard. En effet, une interpolation tardive, faite par un moine de Limoges dans la Chronique d'Adémar de Chabannes, situe l'arrivée de Rollon dans l'estuaire de la Seine entre 896 et 900
  12. a, b et c Neveux 2009, p. 77.
  13. a, b et c Neveux 2009, p. 79.
  14. a et b Neveux 2009, p. 80.
  15. Itinéraire général de la France, Normandie, p. 421, Adolphe Joanne, 1866 Lire en ligne
  16. Jean Renaud, Les Vikings et la Normandie, éditions Ouest France, Rennes, 1989. Chapitre V (p.84), l'auteur nous apprend qu'un tribut fut versé par le roi carolingien en même temps qu'il céda à Rollon le Bessin et l'Hiémois. Cette opération visait à réparer le préjudice subi par le comte normand, puisque les troupes franques avaient franchi l'Epte sans autorisation. Dans les Annales de Flodoard, le chroniqueur précise qu'un impôt fut levé à l'échelle du royaume pour acheter la paix aux Normands.
  17. Jean Renaud, Les Vikings et la Normandie, éditions Ouest France, Rennes, 1989. Chapitre V (p.85) l'auteur s'étonne que le tribut ou danegeld fût levé jusqu'en 926, soit quinze ans après la fondation du comté de Rouen.
  18. Pierre Bauduin, La première Normandie, p. 148.
  19. David Douglas, « Rollo », English Historical Review, vol.57, n°228, oct. 1942, p. 434-436.
  20. Idem.
  21. Neveux 2009, p. 87.
  22. François Neveux, La Normandie des ducs aux rois, Rennes, Ouest France, 2002, p. 33.
  23. David Douglas, op. cit.
  24. François Neveux, La Normandie des ducs aux rois, Xe-XIIe siècle. Éditions Ouest-France, 1998. (ISBN 2737309859)
  25. a et b Markus Schlicht (préf. Vincent Juhel), La cathédrale de Rouen vers 1300 : Portail des Libraires, portail de la Calende, chapelle de la Vierge, Caen, Société des Antiquaires de Normandie,‎ 2005, 426 p. (ISBN 2-9510558-3-8, OCLC 1279-6662), p. 347
  26. Marjorie Chibnall, The Normans, 2001, p. 12.
Précédé par Rollon Suivi par
Comte de Normandie
911-927
Guillaume Ier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Dudon de Saint-Quentin, De Moribus et actis primorum Normanniae ducum, v. 1020, éd. J. Lair, in Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, tome XXIII, Caen, 1865
  • Flodoard, Annales, 918-966
  • Guillaume de Jumièges, Gesta Normannorum ducum, v.1071-1072, Oxford, éd. Van Houts, 2 vol., 1992-1995

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis de Saint-Pierre, Rollon devant l'histoire, Paris, Peyronnet,‎ 1949
  • Lucien Musset, Nordica et Normannica. Recueil d'études sur la Scandinavie ancienne et médiévale, les expéditions des Vikings et la fondation de la Normandie, Paris, Société des Études nordiques,‎ 1997 (ISBN 2-912420-00-8)
  • Pierre Bauduin, « Des raids scandinaves à l’établissement de la principauté de Rouen » dans Elisabeth Deniaux, Claude Lorren, Pierre Bauduin et Thomas Jarry, La Normandie avant les Normands, de la conquête romaine à l’arrivée des Vikings, Rennes, éditions Ouest-France Université,‎ 2002 (ISBN 2-7373-1117-9).
  • François Neveux, La Normandie des ducs aux rois, Rennes, Ouest-France,‎ 2002 (ISBN 2-7373-0985-9)
  • Jean et Sigrid Renaud, Rollon, chef viking, éditions Ouest-France Université,‎ 2006 (ISBN 978-2-7373-3592-1)
  • François Neveux, L'aventure des Normands : VIIIe-XIIIe siècle, Paris, Perrin, coll. « Tempus »,‎ 2009, 368 p. (ISBN 978-2-262-02981-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]