Daniel Balavoine

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Daniel Balavoine

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Daniel Balavoine en 1984.

Informations générales
Naissance 5 février 1952
Drapeau de la France Alençon (France)
Décès 14 janvier 1986 (à 33 ans)
Drapeau du Mali Gourma-Rharous (Mali)
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, producteur de musique
Genre musical Pop, soft rock, new wave, world music, variété française
Instruments Claviers, Fairlight CMI, guitare acoustique, percussions
Années actives 19711986
Labels Disques Vogue (1971-1973)
Barclay Records (depuis 1975)

Daniel Balavoine est un auteur-compositeur-interprète français, né le 5 février 1952 à Alençon (Orne) et mort dans un accident d'hélicoptère le 14 janvier 1986, à huit kilomètres de Gourma-Rharous (Mali), en marge du Paris-Dakar.

Porté par sa très haute tessiture et sa grande étendue vocale, il connait le succès en 1978 et 1979 avec son titre Le Chanteur et son rôle de Johnny Rockfort dans l'opéra rock Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon. Dans son travail de composition, Daniel Balavoine prend comme modèle son ami Michel Berger et revendique ses influences anglo-saxonne (Genesis, Yes, Simple Minds, Tears for Fears, U2, Queen ...) et la recherche d'un son sophistiqué. Dans les dernières années de sa vie, il évolue vers une pop à dominance électronique dont il reste l'un des pionniers en France.

Réputé pour sa dimension sociale et ses prises de position médiatiques, il n'hésite pas à provoquer les corporations ou le monde politique dans des interventions restées célèbres. Durant les années 1985-1986, il s'engage personnellement en faveur de l'Afrique par le biais du Dakar et devient l'un des premiers artistes « humanitaires » français. C'est au cours d'une opération destinée à acheminer des pompes à eaux aux populations locales qu'il perd la vie dans le crash d'un hélicoptère.

En dépit de sa courte carrière et d'une mort prématurée, Daniel Balavoine a écrit et composé plus d'une centaine de titres, et demeure aujourd'hui encore l'un des artistes francophones les plus populaires, fort de près de 20 millions de disques vendus et de tubes comme Mon fils ma bataille, Tous les cris les S.O.S., L'Aziza ou encore La vie ne m'apprend rien. En 2005 il figure sur la liste des 100 français les plus célèbres établie par sondage BVA ; il y est classé dix-neuvième. A l'instar de Jean-Jacques Goldman, sa ligne mélodique inspirera de manière profonde la variété française des années 1990 et du début des années 2000[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts (1952-1978)[modifier | modifier le code]

1952-1968 : la jeunesse[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille originaire des Landes et du Pays basque, Daniel Balavoine est le benjamin d'une famille de six enfants. Il a deux sœurs  : Marie-Françoise (née en 1940) et Claire (née en 1943) et trois frères  : Bernard (né en 1944), Guy (né en 1946) et Yves (né en 1948). Son père Émile est ingénieur en urbanisme et travaille pour le ministère de la reconstruction. Sa mère Élisabeth est antiquaire. Il passe la majorité de sa jeunesse dans le sud-ouest. En 1959, Daniel entre en pension à la suite de la mutation de son père en Algérie. C'est à la même époque que ses parents se séparent. Il apprécie peu le pensionnat, qui lui fait perdre le goût de la religion et provoque chez lui un profond rejet de la discipline qui y règne. Vers 11 ans, il entend dans l'établissement She Loves You des Beatles ce qui - il le confiera plus tard[Quand ?] - lui donne goût à la musique.

Lycéen à Pau, Balavoine est un élève doué, surtout en littérature. Il s'implique de très près dans la révolte étudiante de mai 68 et s'imagine alors faire une carrière politique. Mais la fin du mouvement le déçoit, et il décide de se lancer dans la musique[2].

Après trois mois de terminale, il quitte son établissement.

1968-1972 : le temps des groupes[modifier | modifier le code]

Il débute chanteur de bal et se produit à Pau en interprétant Bob Dylan. Intégrant successivement les éphémères groupes de rock Réveil, Shake's puis Purple Eruption, il acquiert ainsi une petite notoriété locale.

En 1971 il décide de monter à Paris avec ses amis une première fois. Grande désillusion. Mais de retour à Pau, il est contacté par le groupe Présence, dont le chanteur vient de partir. De nouveau sur Paris, il passe une audition au cours de laquelle un autre jeune chanteur, du nom de Laurent Voulzy, concourt. Balavoine est retenu et commence à côtoyer les studios. Un premier 45 tours oscillant entre hard rock et slow sort chez Vogue, il ne s'en vendra que 247 exemplaires. Malgré l'échec de ce disque, Présence se produit un peu partout en France[3].

En 1972, le groupe signe chez Warner Bros et Balavoine le quitte[2].

1972-1978 : les années galères[modifier | modifier le code]

Pour assurer le quotidien, Balavoine trouve un emploi de disquaire mais ne renonce pas pour autant à la musique. En 1973 la maison de disques Vogue le rappelle et l'encourage à entamer une carrière solo. Le 45 tours Viens vite sort mais obtient à peine plus de succès qu'à l'époque de Présence. Il gardera un mauvais souvenir de cette période en raison des exigences du directeur artistique[2]. Accompagné de son frère Guy, Daniel, ayant quitté Vogue, devient alors choriste. La même année, ils sont engagés dans l'opéra rock La Révolution française de Claude-Michel Schönberg.

À la même période, Patrick Juvet prépare son passage à l'Olympia et recherche un choriste avec une haute tessiture. Contacté par sa productrice, Daniel est engagé et entame avec l'artiste une tournée au cours de l'année 1974. Daniel Balavoine lui compose une chanson Couleurs d'automne pour son prochain album intitulé Chrysalide ; Patrick Juvet, généreux, la lui laisse chanter. Le disque sort chez Barclay. C'est d'ailleurs pendant cet enregistrement que Daniel fait la connaissance d'Andy Scott, ingénieur du son qui ne le quittera plus. Séduit par la voix de Balavoine, Léo Missir, vice-président et directeur artistique de Barclay, lui fait signer sur le champ un contrat de trois albums. Leur collaboration durera bien au-delà.

Le premier 33 tours de Daniel Balavoine sort en mars 1975 et s'intitule De vous à elle en passant par moi. Aucun titre ne se démarque clairement, l'album ne rencontre pas le succès.

Peu avant il croise la route de Catherine Ferry dont il tombe amoureux. Il devient par ailleurs le pygmalion de la jeune femme[4]. Elle est choisie pour représenter la France à l'Eurovision en 1976 et termine deuxième. Les frères Balavoine chantent les chœurs. Daniel écrira la majeure partie des futures chansons de Catherine Ferry.

Au cours d'un voyage en Pologne, Balavoine, heurté par le climat politique ambiant, imagine un album-concept autour du mur de Berlin. Intitulé Les Aventures de Simon et Gunther..., le disque sort en avril 1977. Malgré le succès d'estime obtenu, les ventes restent faibles et Eddie Barclay s'impatiente des non-résultats du chanteur et fait savoir à Léo Missir que le prochain album sera décisif.

Entre-temps Michel Berger, qui est en passe d'achever la composition de l'opéra rock Starmania, cherche un chanteur pour interpréter le rôle de Johnny Rockfort. Impressionné par une prestation de Balavoine qui interprète à la télévision Lady Marlène, (l'unique titre du dernier album ayant réussi à percer), il l'embauche. Dés lors débute entre eux une grande et fraternelle amitié[réf. nécessaire].

Daniel Balavoine sur le plateau de l'émission « Midi Première » de TF1, le 17 octobre 1980

Une vie de chanteur (1978-1982)[modifier | modifier le code]

1978-1979 : la reconnaissance[modifier | modifier le code]

En octobre 1978 sort l'album studio de Starmania[5], dont, de nombreux titres deviennent en quelques semaines des hits. Balavoine y interprète Quand on arrive en ville, Banlieue nord et le S.O.S. d'un terrien en détresse, composé et taillé sur mesure à sa voix. Le disque demeure la septième meilleure vente française de l'Histoire, cumulant deux millions deux cent mille unités[6]. (L'œuvre, plus tard, adaptée en anglais sera tout aussi bien accueillie à l'étranger).

En parallèle - et après deux 45 tours encore peu rentables : Je suis bien et Le français est une langue qui résonne - Daniel Balavoine enregistre son troisième album Le Chanteur avec le groupe Clin d'Œil (Patrick Dulphy: guitares acoustiques, Bernard Serre: basse, Roger Secco: batterie / chant, Hervé Limeretz: claviers, Jean-Paul Batailley: percussions / batterie, Patrick Bourgoin: cuivres, Guy Balavoine: chœurs, Colin Swinburn: guitare), dans les bacs quelques semaines avant la sortie de Starmania. Clin d'Œil participera aussi aux deux albums suivants. La chanson éponyme qui donne son titre à l'album, obtient un succès fulgurant et se vend à plus d'un million d'exemplaires, entraînant avec lui quelque huit cent mille albums vendus[réf. souhaitée]. Avec ce titre, (devenu un standard de son répertoire et demeure, aujourd'hui encore, une de ses plus célèbres chansons), Balavoine lucide et amer, chante les ambitions et les craintes d'un artiste en devenir. Il évoque la fulgurance du succès d'un nouveau venu dans le monde de la chanson, « J'me présente/je m'appelle Henri, (...), j'suis chanteur, je chante pour mes copains », qui adulé du public et reconnu par les médias donne « des concerts de 100 mille personnes, où même le tout Paris s'étonne », puis passe au terme d'une longue carrière du statut d'idole à celui de vieux chanteur jugé ringard par la jeune génération « les nouvelles de l'école, (...), bruleront mon auréole, saliront mon passé  » et s'achève, après l'abandon de toute illusion et le désamour du public, par : « J'veux mourir malheureux / pour ne rien regretter »[7]. Extraits du même album, Les oiseaux et Lucie sont aussi des hits.

Cette double réussite, quasi-simultanée, fait passer Daniel Balavoine de simple inconnu au statut de vedette en devenir, ce qui, par la même occasion lui permet de renouveler sereinement son contrat chez Barclay.

Du 10 avril au 3 mai 1979 Starmania est joué au Palais des congrès de Paris, où cent mille personnes au total assistent au spectacle. La distribution, outre Daniel, se compose de France Gall, Fabienne Thibeault, Étienne Chicot, Diane Dufresne, Nanette Workman pour ne citer qu'eux. Balavoine marque profondément cette production et cette participation accroit davantage sa notoriété en lui donnant une image de rebelle, voyou et tendre à la fois.

Fort de cette expérience, il enregistre son quatrième album Face amour / Face amère, qui sort en octobre 1979. Le disque se vend moins bien que le précédent, souffrant des ventes de ce dernier qui sont encore très importantes[réf. nécessaire]. Le disque comprend notamment : Love Linda, dédié à sa nouvelle compagne Linda Lecomte, Rougeagèvre, Ces petits riens une douce balade pop et Me laisse pas m'en aller dont la construction musicale rappelle celle du Chanteur. Sans réel tube, le disque est moyennement accueilli par le public, tout en étant salué par la critique qui lui décerne le prix Raoul-Breton[8]. À Lille, au mois de novembre il donne le premier concert à son nom[réf. nécessaire].

1980-1981 : Un autre monde[modifier | modifier le code]

Balavoine se produit à l'Olympia du 31 janvier au 2 février 1980.

Toujours en ce début d'année 1980, il apparait dans le film Alors... Heureux ? jouant le rôle d'un brancardier homosexuel ; il compose également la musique du film.

Il fait aussi sensation le 19 mars 1980, lors d'un débat au journal de midi sur Antenne 2[9] au cours duquel il prend à partie François Mitterrand, alors premier secrétaire du Parti socialiste et par la même occasion les journalistes présents sur le plateau, les accusant d'ignorer les problèmes de la jeunesse dans un monologue resté célèbre. Les médias l'érigent alors en porte-parole de cette même jeunesse ; un rôle qu'il réfute et dont il désirera toujours se défaire estimant que ce n'était pas du tout son intention[réf. nécessaire]. Créant la polémique, il devient désormais un invité incontournable des émissions-débats[10], devenant un "bon client" aux yeux des médias. Après cette intervention, il est catalogué comme chanteur engagé dans l'esprit du grand public[réf. nécessaire].

En bon ami, il soutient à l'époque la candidature de Coluche à l'élection présidentielle de 1981. Après le retrait de ce dernier, François Mitterrand lui demande de se joindre à sa campagne[réf. nécessaire] ; Balavoine sensible aux idées de gauche, chante dans la première partie de ses meetings pendant quelques semaines avant de se rétracter, refusant ce qu'il estime être une récupération politique[réf. nécessaire].

En novembre 1980, il revient avec l'album Un autre monde, disque contenant les tubes : Mon fils ma bataille (inspiré du divorce de son guitariste et ami Colin Swinburne), Je ne suis pas un héros (initialement écrit pour l'album À partir de maintenant de Johnny Hallyday), La vie ne m'apprend rien, qui deviennent des incontournables de son répertoire, tout comme, dans une moindre mesure, Lipstick Polychrome.

Fort du succès de ses nouvelles chansons, Daniel réinvestit la scène de l'Olympia du 10 au 14 mars 1981. Il fait salle comble et enregistre son premier album en public, Balavoine sur scène qui parait en novembre 1981. La Chine est très présente dans ce spectacle[précision nécessaire]. Il entame ensuite une grande tournée et participe, le 22 octobre, au concert 100 artistes pour les prisonniers d'opinions, au profit d'Amnesty International.

1982 : Vendeurs de larmes[modifier | modifier le code]

Durant l'hiver 1981, il part à Ibiza enregistrer un sixième 33 tours avec de nouveaux musiciens, dont le batteur américain Joe Hammer. À 30 ans Balavoine veut entamer un nouveau virage musical, plus rock, plus électronique, s'écartant de plus en plus de l'acoustique. En avril sort Vendeurs de larmes porté par la chanson Vivre ou survivre, qui devient très vite un tube.

Dieu que l'amour est triste, Soulève-moi et le titre éponyme de l'album sont aussi notables. Ce disque rencontre un grand succès public et obtient le prix Diamant de la chanson française.

Estimant que ses productions sont maintenant dignes de concerts plus imposants, il investit la plus grande salle parisienne de l'époque, le Palais des sports, où il joue à guichets fermés du 9 au 13 juin 1982. Les moyens mis en œuvre sont importants et Balavoine offre au public un grand spectacle[11]. Séduit par l'acoustique du lieu ainsi que son ambiance, il restera fidèle à cette salle.

Il se voit également proposer un second rôle au cinéma dans le film Qu'est-ce qui fait craquer les filles....

Balavoine sans frontières (1983-1986)[modifier | modifier le code]

1983 : Loin des yeux de l'Occident[modifier | modifier le code]

Passionné de sports mécaniques, Balavoine participe en janvier au Paris-Dakar. Tombé en panne à la première étape, il suit la caravane en touriste et découvre l'Afrique. Électrochoc pour Daniel Balavoine qui prend violemment conscience de la famine et de la pauvreté du continent. Revenant avec des images dures, il déclare : « Lorsqu'on voit au détour d'un village un môme à quatre pattes en train de ramasser des mouches pour les manger, il n'y a plus rien à dire ».

Durant l'été, il part en Écosse composer son septième album Loin des yeux de l'Occident. Sorti en octobre 1983 et réputé être son album le plus engagé[réf. nécessaire] , les textes évoquent les femmes du tiers-monde avec Pour la femme veuve qui s'éveille, la torture avec Frappe avec ta tête, la drogue avec Poisson dans la cage, les dictatures d'Amérique du Sud avec Revolucion. Notons également : Partir avant les miens, dont le texte à l'annonce de sa mort sonnera comme étrangement prémonitoire. Musicalement, le disque, inspiré par Peter Gabriel, mêle sonorités électroniques et ambiances « world music » avec l'emploi de percussions africaines.

Durant l'année, Balavoine participe au conte musical Abbacadabra avec Frida du groupe ABBA, avec laquelle il enregistre le single Belle.

Pendant trois semaines, à 18h30, il tient une chronique quotidienne de 2 minutes 30 sur une éphémère radio 95.2[12], il réagit sur l'actualité en rédigeant des billets d'humeurs. En septembre 1983 il préfigure les Restos du Cœur dans une de ses chroniques en émettant l'idée d'une grande « banque alimentaire » [13]. Certains politiques[Lesquels ?] feront comprendre au chanteur qu'il n'a pas à se mêler de tels sujets[réf. nécessaire] et l'idée n'ira pas plus loin.

Le chanteur invité à l'émission d'information 7 sur 7[14] le 23 octobre 1983, jour de l'attentat du Drakkar au Liban où son frère Yves — militaire — est basé, il lance sous le coup de l'émotion : « J'emmerde les anciens combattants! ». Phrase en fait adressée à tous ceux qui souhaitent à la jeunesse « une bonne guerre ». Il poursuit avec véhémence et colère dans une diatribe profondément anti-politique et anti-militariste. Son propos fait scandale et deux semaines plus tard, il s'excuse publiquement dans une émission de Michel Drucker, ce qui n'empêche pas l'annulation de certains de ses concerts du fait de manifestations d'anciens combattants, notamment à Avignon[réf. souhaitée]).

1984 : la scène et la paternité[modifier | modifier le code]

Balavoine entreprend une tournée marathon à travers la France durant l'hiver-printemps 1984. Le 2 avril, il fait une halte au Printemps de Bourges.

Le 15 juillet 1984, naît son fils Jérémie. Daniel a rencontré sa mère Corinne pendant l'enregistrement de Vendeurs de larmes.

Dans l'émoi et à titre promotionnel pour sa rentrée parisienne, il compose un 45 tours inédit Dieu que c'est beau illustrant d'une manière métaphorique l'accouchement avec des références omniprésentes à la Genèse.

Sa tournée se clôture au Palais des sports du 21 au 30 septembre, où est enregistré le double album live Balavoine au Palais des sports. Daniel Balavoine présente au public un spectacle qui utilise les faisceaux Vari-Lite (projecteurs assistés par ordinateur dont le spectre est quasi-infini) et la technologie HF (sans fil). Le décor est très dépouillé, Balavoine privilégiant largement la lumière et le rendu sonore, qu'il désire irréprochable. La totalité des chansons a été réorchestrée soit dans des ambiances techno-world soit dans un rock très prononcé.

Durant l'année, il compose et écrit l'album Vivre avec la Musique pour Catherine Ferry, où il expérimente pour la première fois le sampleur Fairlight qu'il vient d'acquérir pour un prix exorbitant[réf. souhaitée].

1985 : Sauver l'amour[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 1985, Balavoine se lance dans son deuxième Paris-Dakar comme copilote de Jean-Luc Roy à bord d'un Toyota. Ils arriveront à Dakar trentième.

L'année 1985 marque l'entrée du showbiz dans le monde de l'humanitaire: Les artistes du monde entier se mobilisent pour l'Éthiopie qui subit alors une famine effroyable. À l'initiative de Bob Geldof qui a créé Band Aid l'année passée, un concert planétaire est donnée le 13 juillet 1985 au Wembley Stadium qui est marqué par des performances scéniques, comme, par exemple, celle de Queen. Une délégation française, composée de Michel Berger, France Gall, Jean-Jacques Goldman, et Daniel Balavoine, est présente[15]. Amer de n'être que spectateur de l'événement, le groupe décide de reproduire un exploit similaire en France. Ce sera le concert des Chanteurs sans frontières organisé par Renaud à La Courneuve le 13 octobre 1985. Daniel Balavoine y chante en duo Je marche seul avec Jean-Jacques Goldman[16] et Il jouait du piano debout avec France Gall. Le concert en plein air, dont le prix des places fut jugé trop onéreux, est un échec mais le disque SOS Éthiopie se vendra bien.

Durant l'été, Balavoine retourne en Écosse pour enregistrer son huitième album studio. Sauver l'amour parait en octobre 1985[17]. Le disque est également diffusé en CD, format d'écoute encore rarissime à cette époque), ce qui, en bon amateur de nouvelle technologie, fait le bonheur de Daniel Balavoine. L'album est marqué musicalement par l'utilisation d'un sampleur Fairlight, permettant une large gamme de sonorités nouvelles et encore inédites en France où l'appareil n'est pas encore en usage[réf. nécessaire]. 1 240 000 albums et 1 580 000 singles seront vendus, ce qui en fait la meilleure vente toutes catégories confondues du chanteur.

Sur les neuf chansons que compte l'album, quatre deviennent des tubes : L'Aziza, en hommage à sa femme juive-marocaine Corine, le plus grand succès de l'album dont les ventes en single dépassent le million d'exemplaires, Sauver l'amour, Aimer est plus fort que d'être aimé et l'hymne au désespoir Tous les cris les S.O.S.. Jamais sorti en single, Ne parle pas de malheur atteint également le numéro des palmarès au Québec. La quasi-totalité des titres traitent d'un problème politique ou social: une jeunesse incomprise pour Petite Angèle, le sujet grave des enfants soldats avec Petit homme mort au combat, la rupture avec Ne parle pas de malheur et la sécheresse (et a fortiori la famine en Éthiopie) avec Un enfant assis attend la pluie qui clos l'album. Après sa mort, on apprendra que l'artiste avait cédé en secret tous les droits de cette dernière chanson au profit de l'Afrique[réf. nécessaire]. Toute la fin de l'année 1985 est consacrée à la promotion du disque. Parallèlement il réalise deux titres pour Jeanne Mas : Cœur en stéréo et Oh Mama[18].

Balavoine participe à plusieurs manifestations parmi lesquelles, les premières Victoires de la musique le 23 novembre qu'il préside pendant une partie en remettant un prix à Jean Michel Jarre et au groupe Téléphone. Le 7 décembre, il reçoit le prix de la chanson anti-raciste pour L'Aziza des mains de Harlem Désir au nom de SOS Racisme[19]. Militant de la première heure au sein de cette association, il était inscrit comme militant de base au comité de Colombes, son lieu de résidence. Quelques jours plus tard le 14 décembre, il participe au lancement officiel des Restaurants du cœur par son ami Coluche. Balavoine en est le premier parrain[20].

Par sa volonté d'être sur tous les fronts, le chanteur se voit extrêmement médiatisé à cette période.

Paris-Dakar, Paris du Cœur[modifier | modifier le code]

Le représentant en France de Band Aid, Lionel Rotcage, l'encourage ainsi que Michel Berger, France Gall et Richard Berry à s'investir dans l'opération Action Écoles[21] qui consiste à créer des comités d'élèves dans tous les établissements scolaires de France afin de lever des fonds et de financer des projets précis sur le continent africain.

Parmi ces projets, Daniel Balavoine se voit confier la responsabilité de l'opération Pompes à eaux pour l'Afrique, qui l'amène à repartir sur le Paris-Dakar, non pas en tant que concurrent, mais comme ambassadeur des Paris du cœur (une action humanitaire visant à installer des pompes à eaux dans des villages africains, en profitant de la logistique du rallye). Il supervise, avec l'aide du créateur et directeur de la course Thierry Sabine, ce programme en prenant appui sur le rallye[22]. À l'aide d'une caméra et d'un appareil photo, il réalise un reportage au fur et à mesure de ses arrêts dans le but de le présenter sur le plateau de Champs-Élysées peu après son retour[23] (25 janvier). Parallèlement, il rédige des chroniques quotidiennes pour Europe 1. Il part donc le 6 janvier 1986 de Tamanrasset pour rejoindre l'équipe qui se trouve au Rallye Dakar.

Ainsi, le 8 janvier 1986, on le voit assistant à l'installation d'une pompe à eau solaire dans un village voisin d'Agadez. C'est probablement sa dernière apparition télévisée, bien qu'il existe un court film amateur tourné quelques heures avant sa mort.

Le 12 janvier, deux jours avant sa mort, il sauve la vie de la pilote Catherine Caly, alors gravement blessée, en l'évacuant d'urgence à bord de son avion. "Il faut être fou pour faire cette course ..." lui aurait-il dit[24]

14 janvier 1986, l'accident mortel[modifier | modifier le code]

Tombe de Daniel Balavoine à Biarritz

Présent lors du Paris-Dakar 1986 en tant qu'ambassadeur de l'action humanitaire des Paris du Cœur, Daniel Balavoine meurt dans l'accident de l'hélicoptère (Eurocopter AS350 écureuil) qui l'emmenait de Gao (Mali) au bivouac de Gourma-Rharous (Mali) le soir du 14 janvier 1986, l'avant-veille de son retour en France. Les quatre passagers présents à ses côtés sont également tués : le pilote de l'hélicoptère François-Xavier Bagnoud, l'organisateur du rallye Thierry Sabine, la journaliste du Journal du dimanche Nathalie Odent et le technicien radio Jean-Paul Le Fur. En France, l'accident n'est connu que le lendemain, dans la matinée.

Plusieurs journalistes ont échappé à la mort ce jour-là. En effet, Daniel Balavoine, jusqu'au dernier moment, n'était pas invité à monter à bord. Patrick Poivre d'Arvor, Jean-Luc Roy et Yann Arthus Bertrand se seraient trouvés embarqués si des changements logistiques dans le choix des passagers n'avaient pas eu lieu[25].

Les circonstances sont toujours floues, mais la version la plus communément admise veut que cet accident soit dû aux conditions météorologiques difficiles. L'appareil, désorienté par un vent de sable et par la nuit, aurait raclé à haute vitesse le sommet d'une dune par trois fois (trois traces de patins) avant de se désintégrer sur une centaine de mètres, heurtant dans sa course un ou plusieurs acacias.

Le corps de Daniel Balavoine est, dans les jours qui suivent, rapatrié en France pour y être inhumé. Résident de Colombes, il est exposé un temps au public au funérarium de Nanterre. Ses obsèques furent célébrées le 20 janvier 1986 à Biarritz, où il repose désormais, au cimetière de Ranquine.

Un rêve brisé[modifier | modifier le code]

La mort de Daniel Balavoine intervient à un moment charnière où le chanteur bouillonne de projets et rêve d'entamer une carrière internationale. Son seul succès francophone ne lui suffit plus, il désire s'exporter outre-Manche et créer un groupe.

Voulant se remettre en cause et repartir de zéro, il était convenu que, dès février 1986, Balavoine aille s'installer à Londres. Son introduction sur le marché du disque anglais se serait réalisé par l'intermédiaire de l'ex-chanteur de Genesis, Peter Gabriel, avec qui Daniel Balavoine était en pourparler en vue d'une collaboration artistique. Là-bas était prévue l'admission du chanteur dans un groupe dans lequel il n'occuperait pas forcément la place de chanteur ou de leader. Entièrement anglo-saxonne et réservée au marché britannique, cette nouvelle production nommée Bicycle aurait été pour lui non seulement un moyen de convaincre les critiques rocks que sa musique était digne de la Grande-Bretagne mais aussi de renouer avec ses débuts. L'équipe aurait été composée, outre Balavoine, du batteur Joseph Hammer, du guitariste John Wooloff et du claviériste Matt Clifford, le tout accompagné d'Andy Scott à la réalisation. La même équipe que pour l'enregistrement de Sauver l'amour. Un 45 tours à titre expérimental serait sorti au cours de l'année 1986, puis selon le succès un premier album en anglais vers fin 1987[26].

En parallèle, Balavoine voulait continuer sa carrière nationale. Sa salle fétiche, le palais des Sports, devait à nouveau l'accueillir pour trois semaines de show, une durée exceptionnelle, dès la fin septembre 1986[27]. Il n'était d'ailleurs pas exclu que la formation anglaise s'occupe de la première partie du spectacle en interprétant des inédits. Le spectacle aurait inauguré une tournée qui se serait étendue de la France aux Pays-Bas, en passant par l'Allemagne jusqu'en mars 1987. Elle aurait rejoint celle de Jeanne Mas au palais des Sports de Lyon où les deux artistes envisageaient de donner un spectacle en commun.

Autour de la quarantaine, le chanteur, estimant que son métier n'est pas une fin en soi, disait vouloir mettre un terme à sa carrière pour pouvoir commencer autre chose. Politique, production, cinéma, écriture… il ne le savait pas encore. Certaines personnes de son entourage affirment qu'il aurait quand même continué[28].

Association Daniel Balavoine[modifier | modifier le code]

L'Association Daniel Balavoine, loi 1901, a été créée en mars 1986, par les amis et la famille, pour répondre à l'appel de ceux qui souhaitaient continuer l'action de Daniel Balavoine et Thierry Sabine en Afrique de l'Ouest. Son but principal est de fournir des motopompes d'irrigation pour la culture du riz au Sénégal, en Mauritanie et au Mali (tracé du Paris-Dakar). Ce matériel est destiné aux coopératives villageoises, pour leur permettre d'atteindre l'auto-suffisance alimentaire. L'association est apolitique et sans position religieuse, et se veut ouverte à tous.

Hommages[modifier | modifier le code]

Quatre jours après sa mort, Jean-Jacques Goldman lui a rendu hommage en direct dans Champs-Élysées en lui dédiant sa chanson Confidentiel, dont les paroles reflètent son état d'âme vis-à-vis du disparu[29].

Alors qu'elle remporta le concours « Tremplin de la musique du Festival de Wallonie » en 1986, Lara Fabian décide de faire figurer sur la face A de son premier 45 tours la chanson écrite et composée en hommage à Daniel Balavoine par Marc Lerchs L'Aziza est en pleurs. Remarquée par Claude Rappé de RTL, elle sera sélectionnée par le producteur Hubert Terheggen pour représenter le Luxembourg à l'Eurovision 1988.

Michel Berger a écrit et composé pour France Gall la chanson Évidemment (sur l'album Babacar, en 1987), en hommage à Daniel Balavoine. Il lui a également fréquemment dédié sa chanson La Minute de silence lors de concerts.

Dans son album Rocktambule (1988), Catherine Lara rend également hommage à Daniel Balavoine avec la chanson I.E.O.

De même, Francis Cabrel enregistre sur son album Sarbacane (1989) la chanson Dormir debout dans laquelle il rend hommage à « l'homme qui courait après Lucie » et « l'homme qui pouvait sauver l'amour ».

Jeanne Mas interprète systématiquement une chanson de Daniel Balavoine lors de ses tournées en France[30] depuis la mort de ce dernier.

En 1990, Johnny Hallyday pour la première fois inscrit à son répertoire Je ne suis pas un héros, qu'il dédie lors de son tour de chant à Daniel Balavoine. Sortie en single, cette version live devient un tube et cela malgré la censure qui l'interdit de radio et de télé durant la Guerre du Golfe. (voir album live Dans la chaleur de Bercy).

En 1997, les Enfoirés reprendront Sauver l'amour, puis en 2004 Tous les cris les SOS comme hymnes officiels.

En 2010, le rappeur Soprano lui rend aussi hommage dans sa chanson Hiro en affirmant vouloir remonter le temps pour « boycotter » son décollage.

Marc Lavoine a pour sa part interprété Sauver l'amour en duo avec Joana Balavoine, fille de l'artiste disparu, lors de l'émission Daniel Balavoine, Évidemment diffusée en juin 2011.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Chansons emblématiques[modifier | modifier le code]

1977
1978
1979
1980
1982
1983
1984
1985

Compositions[modifier | modifier le code]

Issu de la nouvelle scène française émergeant au milieu des années 1970, à savoir les Michel Berger, Cabrel, Renaud, Souchon, Voulzy ou Goldman, il se distingue par sa volonté de mettre en avant l'instrumentation électronique, et d'utiliser principalement les synthétiseurs (dans la deuxième moitié de sa carrière).

Il n'hésitait pas à critiquer une majorité d'artistes français établis, qu'il accusait alors de faire de la musique de « music hall », pas assez en rapport avec les attentes de la jeunesse tendant à se tourner davantage vers la musique anglo-saxonne[31].

Il prend pour modèle essentiellement le groupe Genesis et ses membres : Phil Collins mais surtout Peter Gabriel, détenteur d'un univers bien particulier, idole du chanteur. Une collaboration entre les deux artistes avait même été envisagée[32]. Balavoine était enthousiaste face à l'arrivée des nouvelles technologies (le CD naissant et l'informatique) motivé par la perpétuelle recherche de sons nouveaux. C'est dans cette optique d'innovation qu'il s'essaye même à la world music avec Pour la femme veuve qui s'éveille dont découle l'album Loin des yeux de l'Occident. On dit de lui qu'il est un alchimiste de studio, perfectionniste voulant toujours être à l'avant-garde[réf. nécessaire].

Un Fairlight CMI

On note que l'achat du Fairlight CMI marque un tournant décisif dans sa carrière. Grâce à ce matériel, il est l'un des premiers à avoir expérimenté le concept du home studio [réf. nécessaire]; l'informatisation de la musique lui permet de composer et travailler chez lui. Le sampleur Fairlight, permettant d'enregistrer des sons réels puis de les échantillonner pour pouvoir ensuite les jouer, lui octroie un éventail presque infini de possibilités musicales. En découlent des airs inédits, telle l'intro de Tous les cris les S.O.S. matérialisée par un vrai sifflement de train mêlé à des taiko japonais. Les percussions ainsi que les effets synthétiques (synthèse proche de l'orgue ou du violon) occupent un rôle qui ne cessera de croître, devenant ainsi priorité sur Sauver l'amour[33]. Sauver l'amour ne peut pas être non plus réduit à un album de « laboratoire », album dont certains morceaux seraient d'ailleurs qualifiés d'électro-pop aujourd'hui, le solo de guitare de L'Aziza joué en une prise au retour du Live Aid par John Woolloff est un parfait contre-exemple et révèle que certains titres requièrent toujours beaucoup de spontanéité[34].

Compositeur avant d'être auteur, Balavoine passe la majeure partie de son temps à élaborer ses musiques[34]. Les textes sont écrits rapidement et toujours au dernier moment ; à titre d'anecdote Le Chanteur a été écrit en trois quarts d'heure sur un coin de console[35][réf. obsolète]. Balavoine n'est pas musicien de formation, par conséquent il travaille à l'oreille, ne sachant pas écrire la mélodie[36].

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Daniel Balavoine.

Albums studio[modifier | modifier le code]

Année Titre Nombre d'albums vendus
1975 De vous à elle en passant par moi 5 000
1977 Les Aventures de Simon et Gunther... 23 000
1978 Le Chanteur 800 000
1979 Face amour / Face amère 130 000
1980 Un autre monde 520 000
1982 Vendeurs de larmes 610 000
1983 Loin des yeux de l'Occident 280 000
1985 Sauver l'amour 1 240 000

Albums live[modifier | modifier le code]

Année Titre Nombre d'albums vendus
1981 Balavoine sur scène 180 000
1984 Balavoine au Palais des sports 300 000

DVD[modifier | modifier le code]

  • 2005 : Le chanteur (double DVD)
  • 2007 : Master Série

Diverses participations[modifier | modifier le code]

Sa musique[modifier | modifier le code]

Le style Balavoine[modifier | modifier le code]

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Balavoine, l'anglo-saxon[modifier | modifier le code]

« Je ne fais pas de la variété, cela n'a rien à voir avec la musique de Michel Sardou »[37], résumait Daniel Balavoine.

Durant toute sa carrière, il n'a de cesse de blâmer les critiques rock qui, à son sens, censurent son statut de « rockeur » et ne reconnaissent pas à part entière son travail, ou tout simplement ne considèrent pas sa musique comme étant du rock. Cette quête permanente de reconnaissance artistique fut plus ou moins récompensée en 1984, année où l'émission Les Enfants du rock lui consacre un portrait. Il gardera toutefois une profonde amertume envers cette presse spécialisée. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles il voulait partir en Angleterre, dans l'idée qu'y fonder un groupe de rock lui aurait assuré une légitimité à long terme.

Grand détracteur de la catégorie « variétés », du moins dans le sens péjoratif qu'on lui donne, il essaie, à la moindre interview et par tous les moyens, d'échapper à cet étau, à son goût hautement réducteur. Balavoine définit la musique comme prioritaire sur les textes, sans pour autant les dénigrer, se distinguant ainsi du modèle français de tradition plutôt littéraire ne voulant en aucun cas être comparé à des poètes tels que Jacques Brel, Georges Brassens ou Léo Ferré. Il désire faire la synthèse entre la musicalité rock anglaise et la langue française à laquelle il reste viscéralement attaché (il chante en 1978 Le français est une langue qui résonne), déplorant le diktat sur les marchés du disque d'une mondialisation linguistique anglo-saxonne. Daniel Balavoine est l'un des rares chanteurs français à avoir introduit des instrumentaux dans ses albums studios : Un autre monde, (dans l'album éponyme de 1980) et La danse, (en 1982, album Vendeurs de larmes).

Les textes[modifier | modifier le code]

Son écriture, engagée par les sujets traités, dresse le portrait de facettes sensibles de la société (célébrité, divorce, enfance, argent et réussite sociale, travail, guerres, drogue, torture, politique, amour, tolérance et racisme, drames humanitaires, vie et mort, etc.). Il inclut dans une grande majorité de ses chansons la notion d'espoir au sein d'un environnement majoritairement désespérant, Vivre ou survivre et Tous les cris les S.O.S. illustrent bien cette idée, autant textuellement que musicalement[38]. Balavoine est fréquemment montré comme appartenant à une certaine mouvance romantique.

Un chanteur à voix[modifier | modifier le code]

Sa voix reste néanmoins sa principale caractéristique. Puissante et assez singulière, on la reconnait par son timbre haut perché et parfois volontairement éraillé. On lui décerne la plupart du temps une amplitude de trois octaves (généralement représentative de la montée effectuée sur le S.O.S. d'un terrien en détresse qui couvre aussi bien les graves que les aigus). La confusion qu'engendre sa tonalité naturellement plus haute que la normale, aurait tendance à l'oreille, à majorer son étendue vocale[39]. Il n'utilise que peu la voix de tête et reste la majeure partie du temps en voix pleine (normale) qui lui suffit pour chanter haut.

Succès posthume[modifier | modifier le code]

En seulement huit ans de succès (1978-1986), Balavoine laisse plus d'une quinzaine de tubes. Nombre d'artistes ont interprété ultérieurement des chansons de son répertoire tel que Jeanne Mas, Liane Foly, Léna Ka, Nicole Rieu, Pascal Obispo, Patrick Fiori, Florent Pagny, la troupe des Enfoirés, Grégory Lemarchal ou Marie Denise Pelletier pour ne citer qu'eux.

Daniel Balavoine a vendu près de 20 millions de disques[40] et est de ceux dont la carrière posthume est autant prolifique sinon plus que celle menée de leur vivant. Il est fréquemment diffusé sur les ondes (en 2003, il a été l'artiste le plus diffusé à la radio, en moyenne une fois par heure[41]) et souvent repris à la télévision.

Il jouit encore aujourd'hui d'une grande popularité, en témoignent les ventes de ses principales compilations  : L'Essentiel (paru en 1995) vendu à 720 000 exemplaires et l'actuel Balavoine sans frontières (paru en 2005) atteignant les 150 000 copies[42]. Ses actions humanitaires et prises de positions sont unanimement saluées[21]. Cependant très peu d'artistes de la nouvelle génération se réclament de lui musicalement[43].

C'est l'un des auteurs compositeurs disparu qui génère le plus de droits d'auteur en France.[réf. nécessaire]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 5 disques d'or et 2 d'argent lui ont également été remis lors de sa carrière[44].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1986 : Tout sur Balavoine, Philippe Deboissy, Hyperstar Biographie
  • 1986 : Balavoine, Geneviève Beauvarlet, Éditions Poésie et Chanson
  • 1987 : Balavoine, Geneviève Beauvarlet, Éditions Le Club des Stars (réédition)
  • 1987 : Balavoine, Geneviève Beauvarlet, Éditions France Loisirs (réédition)
  • 1987 : La légende Balavoine, Philippe Deboissy, Hyperstar Biographie
  • 1995 : Balavoine, Gilles Verlant, Éditions Albin Michel
  • 2001 : De la scène au Sahel, Franck Stromme, Éditions Kiron-Éditions du Félin
  • 2001 : L'ascension de l'apprenti-chanteur, Thierry Rouault, Juke Box Magazine (no 173)
  • 2002 : Balavoine, Gilles Verlant, Éditions Albin Michel (réédition)
  • 2006 : Le roman de Daniel Balavoine, Didier Varrod, Éditions Fayard
  • 2006 : Il était une fois... Daniel Balavoine, Fabien Lecoeuvre, Éditions de la Lagune
  • 2011 : Balavoine parmi nous, Fabien Lecoeuvre, Éditions du Rocher [45]
  • 2012 : L'inoubliable, Thierry Rouault, Éditions Camion Blanc [46]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Varrod, Le Roman de Daniel Balavoine, p.257
  2. a, b et c Biographie de Daniel Balavoine du site dbalavoine.com
  3. Livre Il était une fois Balavoine par Fabien Lecoeuvre
  4. Article sur la relation de Balavoine avec Catherine Ferry
  5. Biographie de Michel Ber
  6. Source : infodisc.fr.
  7. Biographie sur le site Tous les cris les SOS
  8. Encyclopédie Bordas 1996, page 525
  9. Extraits du journal Midi Première sur le site Balavoine.net / Retranscription écrite sur dbalavoine.com
  10. Références des participations dans des émissions de télévision sur le site Balavoine.net
  11. Article sur Vendeurs de larmes, Salut 12 mai 1982
  12. http://www.weloveradio.fr/radio_95.htm
  13. http://www.francesoir.fr/hommage-daniel-balavoine-engage-et-enrage-64040.html
  14. Extraits de l'émission Sept sur Sept sur le site Balavoine.net
  15. Balavoine parle du Live Aid
  16. (la vidéo [1] ici)
  17. Étude de Sauver l'amour dans le magazine Paroles et musiques de janvier 1987
  18. Collaboration avec Jeanne Mas
  19. Extrait remise du prix
  20. Daniel Balavoine répond à l'appel de Coluche
  21. a et b Daniel Balavoine, RFI
  22. Interview de Camille Scoffier, VSD, janvier 1986 sur le site Balavoine.net
  23. [2]
  24. Balavoine sauve Caty Caly
  25. [Patrick Poivre d'Arvor, Seules les traces font rêver. Souvenirs et portraits, Robert Laffont, 2013]
  26. Télé 7 jours du 04/01/86
  27. Daniel Balavoine parle de ses projets pour 1986, sur Dailymotion
  28. Paris Match 29/12/2005
  29. [3]
  30. Jeanne a réalisé plusieurs reprise en hommage à Daniel Balavoine
  31. Le Roman de Daniel Balavoine, Didier Varrod page 181, 194, 198
  32. http://www.dbalavoine.com/hommages/interviews/gilles-verlant/ Balavoine par Gilles Verlant
  33. Magazine Numéro 1er octobre 1985
  34. a et b Balavoine côté studio
  35. [4]
  36. DVD Balavoine Le Chanteur vol.1 piste 16
  37. [5]
  38. Vivre ou survivre
  39. [6]
  40. Émission Duel de stars (M6) du 4 mars 2004
  41. Capital du mois de novembre 2004
  42. Chiffres albums
  43. [Le Parisien du 14/01/2006]
  44. Les 30 destins de stars, TF1 2007
  45. http://livre.fnac.com/a3118952/Fabien-Lecoeuvre-Balavoine-parmi-nous
  46. http://www.camionblanc.com/?p=detail_livre&ID=392

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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