Villard-de-Lans

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Villard-de-Lans
1. Le bourg de Villard-de-Lans et le Roc Cornafion, au printemps,
2. La place de la Liberté, en automne
3. L'entrée de la rue piétonne, en été
4. Le bourg de Villard-de-Lans et le Roc Cornafion, en hiver
Vue de Villard en juin 2013.JPG
Place de la Liberté.JPG Vue d'une rue de Villard de Lans.JPG
Villard hiver 2013 (5).JPG
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Blason de Villard-de-Lans
Héraldique
Villard-de-Lans
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Fontaine-Vercors
Intercommunalité Communauté de communes du massif du Vercors
Maire
Mandat
Chantal Carlioz
2014-2020
Code postal 38250
Code commune 38548
Démographie
Gentilé Villardiens
Population
municipale
4 051 hab. (2012)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 15″ N 5° 33′ 05″ E / 45.0708333333, 5.5513888888945° 04′ 15″ Nord 5° 33′ 05″ Est / 45.0708333333, 5.55138888889
Altitude Min. 1 020 m – Max. 2 286 m
Superficie 67,20 km2
Localisation

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Liens
Site web villard-de-lans.fr

Villard-de-Lans [vilaʁ.də.lɑ̃ ] est une commune française située, géographiquement dans le massif du Vercors, administrativement dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes et, autrefois rattachée à l'ancienne province du Dauphiné.

La commune est la principale ville du massif du Vercors septentrional, également connu sous le vocable des « Quatre-Montagnes » ou du « Val de Lans »[1]. C'est la zone du massif la plus développée économiquement et démographiquement, bien desservie par un réseau routier qui la relie à la vallée de l'Isère et aux grandes métropoles de la Région (Grenoble dont l'agglomération est très proche, et Valence).

Villard-de-Lans fut donc, logiquement, le chef-lieu de son canton jusqu'aux élections départementales de 2015, car à compter de ce scrutin, Villard-de-Lans et les communes de son ancien canton ont toutes été incorporées dans le nouveau Canton de Fontaine-Vercors. Toutefois, la ville reste le siège de la communauté de communes du massif du Vercors (CCMV). Villard-de-Lans est aussi la commune qui offre le plus grand nombre de lits du secteur hôtelier du Parc naturel régional du Vercors et malgré sa séparation avec la commune de Corrençon-en-Vercors, survenue en 1857, Villard-de-Lans reste aussi la commune ayant le territoire le plus étendu de la CCMV, avec une superficie légèrement supérieure à 67 km2; un territoire qui, par ses dimensions, présente donc un potentiel forestier, montagnard (notamment en zone skiable), spéléologique et faunistique réellement important. La commune a obtenu le niveau « 2 fleurs » au concours des villes et villages fleuris, et l'Espace Villard-Corrençon est doté du label « Famille Plus ». La mairie est située à 1 020 m d'altitude.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur en fonction de l'altitude.
carte topographique du Massif du Vercors.

Villard-de-Lans (Mairie) est situé à environ 28 km de Sassenage, 35 km de Grenoble, 69 km de Valence, 176 km de Genève (Suisse), 126 km de Lyon, 270 km de Montpellier, 285 km de Marseille, 440 km de Nice (par la route et l'autoroute), 597 km de Strasbourg et 593 km de Paris[2].

Le point culminant du territoire communal se situe à 2 286 m au sommet de La Grande Moucherolle et l'altitude moyenne du territoire est estimée à 1 503 m. L'altitude minimale se situe au débouché de la Bourne en aval du hameau des Jarrands, à la sortie du territoire communal avec une mesure à 720 m[3].

Situation et description[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Villard-de-Lans appartient au massif et au parc naturel régional du Vercors dans les Préalpes françaises qui se situent dans le Sud-Est de la France.

Cette commune est positionnée plus précisément au pied de la Grande Moucherolle (2 286 m), 2e sommet du Vercors. Les autres principaux sommets de la commune bien visibles du bourg central sont le roc Cornafion, (2 049 m) et les arêtes du Gerbier, (2 109 m).

Son territoire se situe également à l'extrémité méridionale d'un val jurassien typique, le Val de Lans, qui forme la moitié est de cette partie du massif du Vercors[4]. La Bourne, principal torrent, draine ce val en évacuant l'ensemble des eaux d'écoulement vers l'ouest et le bassin du Rhône. Ce torrent forme ensuite de grandes gorges très encaissées en aval du bourg.

Bien que le territoire communal soit intégralement situé dans le département de l'Isère, il se localise sur la bordure occidentale de celui-ci, à la frontière du département de la Drôme. Le 45e parallèle passe au niveau de la limite sud du territoire communal (secteur montagneux des « Deux Sœurs »), dans la partie qui le sépare des territoire de la commune de Chateau-Bernard et de la commune de Corrençon-en-Vercors.

Le sol karstique de Villard-de-Lans favorise l’infiltration de l’eau, d’où l’absence de grands lacs naturels[5]. Toutefois, Villard-de-Lans possède un étang saisonnier, le lac du Lauzet, qui se remplit par capillarité à la fonte des neiges.

Photographie de Villard
Le site de Villard depuis le sentier du col Vert
Au premier plan : la moraine des platres
À gauche : la clairière du hameau des Clots
À droite : le val de Lans et le sommet du Meillarot
Au milieu de la photo : le bourg de Villard
Au fond : le Gros Martel et La vallée de la Bourne

Description[modifier | modifier le code]

Fondée au Moyen Âge en une paroisse distincte de celle de Lans-en-Vercors et appartenant au domaine linguistique du Francoprovençal (la limite avec le provençal ou occitan passant au sud du territoire cantonal, sans que celle-ci soit parfaitement définie), le village du Villard dit « de Lans » et tout le secteur des « Quatre-Montagnes » resteront très longtemps isolés des voies de communications principales qui sillonnaient alors le Royaume de France. Il faudra alors attendre le XIXe siècle, et surtout le début du XXe siècle pour que le village et son canton connaissent enfin un désenclavement définitif, grâce à l'aménagement de nouvelles routes et même d'une voie de chemin de fer locale (Ligne de Tramway Grenoble - Villard-de-Lans), aujourd'hui disparue (mais remplacée par une ligne régulière de cars sous régie départementale[6]).

Principale commune du Parc naturel régional du Vercors avec ses 4 034 habitants, répartis dans le bourg central et de nombreux hameaux ou lieux-dits, pour une superficie totale de 67,2 km2 donnant une densité d'environ 60 habitants par km2, la commune de Villard-de-Lans cumule une fonction résidentielle, essentiellement de type secondaire, et un espace aménagé de Station de sports d'hiver dont l'équipement principal est établi dans un secteur de moyenne montagne désigné sous le vocable de « Domaine skiable de Villard-de-Lans Corrençon-en-Vercors » ; celui-ci présentant en 2015 un nombre de 50 pistes praticables dont dix noires. Le point culminant de ce domaine skiable se dénomme « La Cote 2000 », rappelant ainsi aux amateurs que ces pistes de ski locales débutent à une altitude très proche des plus hauts sommets du massif du Vercors (à proximité du sommet de la Grande Moucherolle).

Le domaine de ski nordique s'étend, quant à lui, dans la partie sud-ouest du territoire communal et sa porte d'entrée principale se situe près de l'ancienne ferme du hameau de Bois-Barbu, transformée en hôtel-restaurant de montagne et située à 1 100 m d'altitude[7]. Un grand parking attenant permet le stationnement des véhicules de particuliers et des cars de tourisme. Cet espace nordique s'enrichit, depuis 2013, au niveau de la porte même de Bois-Barbu, de nouveaux aménagements, tel que « le Nordic Park » et un stade de biathlon comprenant un pas de tir[8].

Photographie depuis la maison de la Colline vers la Colline des bains
La Colline des bains.
Schéma représentant le canton au sein de l'arrondissement
Le canton de Villard avant sa fusion avec le nouveau canton de Fontaine-Vercors en 2015.

Historiquement, Villard-de-Lans, fut, autrefois, à l'instar d'autres communes de son ancien canton, considérée comme une station climatique. À ce titre, la commune a accueilli beaucoup d'enfants venus de grandes zones urbaines pour la qualité de son air, entre les années 1930 et les années 1950 (voir le sous chapitre sur "Les Bâtiments d'architecture climatique"), et comme l'indique, encore aujourd'hui, le site de l'office de tourisme[9], la station-village vercussienne reste toujours tournée vers la famille et les enfants grâce à l'aménagement dans le bourg-centre même, d'une patinoire, d'un centre nautique et d'un parc de glisse consacré essentiellement aux enfants, et dénommé « La Colline des bains » : ce parc présente des pistes de ski et six pistes de luges particulièrement adaptées aux jeunes enfants.

La commune présente également un espace commerçant piétonnier, situé au cœur même du bourg central, une zone artisanale et commerciale dans sa périphérie, de nombreux aires de stationnement dans le centre (le plus grand étant situé devant la maison de la communauté de communes du massif du Vercors), une gare routière avec, notamment, des navettes la reliant directement à la station de ski et au domaine skiable, un espace réservé aux camping-cars près du hameau des pierres, et, au moins, un camping ouvert en été et en hiver sur le site dit de « l'Oursière ».

Sur le plan sportif international, la commune Villard-de-Lans a accueilli sur son territoire les compétitions de luge dans le cadre des Jeux olympiques d'hiver de 1968 et fut, durant six fois, une ville étape du Tour de France et de nombreuses autres manifestations sportives.

Le village et sa station restent, encore aujourd'hui, un espace accueillant de nombreuses animations sportives, et abrite le siège du club des Ours de Villard-de-Lans, une grande équipe française de hockey sur glace, qui a évolué durant de nombreuses saisons en ligue Magnus, ainsi qu'un club de ski alpin et un club de ski nordique.

Un plan de l'ensemble du territoire de la commune est publié sur la carte de l'IGN « intitulée Villard-Mont Aiguille/PNR du Vercors » et éditée au 1/25000[10]. Un plan de la Ville est également disponible, gratuitement remis aux visiteurs de l'office de Tourisme de Villard-de-Lans.

Domaine skiable de Villard-de-Lans Corrençon-en-Vercors.Vue panoramique depuis les pistes de ski

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rencurel Méaudre / Lans-en-Vercors Lans-en-Vercors/Varces Rose des vents
Rencurel
Saint-Julien-en-Vercors
N Saint-Paul-de-Varces/Le Gua (Isère)
O    '    E
S
Saint-Martin-en-Vercors Corrençon-en-Vercors Château-Bernard

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Situé à la limite des Alpes du Nord et des Alpes du Sud, Le climat du Vercors est sous la triple influence climatique de la moyenne montagne, des précipitations atlantiques, venus de l'ouest et des régimes méditerranéens, venus du sud. Ce régime est également soumis à l'altitude du territoire de la commune, entièrement situé entre 800 et 2 300 mètres[11]. Durant certaines périodes (généralement au cours des intersaisons, favorables aux fortes variations de température) la vitesse du vent peut, quelquefois, dépasser 100 km/h[12].

L'été présente des périodes chaudes, mais modérées par l'effet de l'altitude et respirables grâce à l'absence de pollution. Les hivers de ces dix dernières années ont connu des enneigements constants.

Températures minimales et maximales enregistrées en 2011 et 2013[modifier | modifier le code]

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −0,6 −0,4 3,2 7,3 11,1 14 13,2 14,6 12,7 8,1 2,4 0,7
Température maximale moyenne (°C) 7,5 10,5 15,1 22,5 25,4 25 24,8 29,4 24,9 18,9 13,1 7,9
Source : Climat de Villard-de-Lans en 2011 sur linternaute.com, d'après Météo France.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −1,4 −2 2,7 6,4 8,5 12,7 16,3 14,9 12 10,2 −3 −1,7
Température maximale moyenne (°C) 5,4 5,3 12,1 17,7 18,4 25 29,6 27,8 23,6 19,5 9,1 9,1
Source : Climat de Villard-de-Lans en 2013 sur linternaute.com, d'après Météo France.


Conséquences du réchauffement climatique à Villard-de-Lans[modifier | modifier le code]

Selon de nombreux experts[13], le réchauffement global de notre planète entre 1990 et 2100 doit être estimé entre 1,1 et 6,4°C, voire entre 1,8 °C et °C selon les meilleures évaluations. À l’échelle du Massif du Vercors, des suivis sont en cours d'estimation afin de mieux préciser les évolutions possibles et les changements prévisibles de ce phénomène climatique à l'échelle locale.

À l'échelle du Massif alpin et des Préalpes, l’élévation de température est estimée entre °C à °C à 1 800 m d’altitude sur ces 45 dernières années. Cela signifierait qu'en matière de réchauffement, l’augmentation serait donc plus importante pour ce massif montagneux de l'Europe occidentale que pour la moyenne annoncée au niveau mondial. Dans ce modèle de prédiction élaboré par l'observatoire écoclimatique des hauts plateaux du Vercors[14], il serait question d'une augmentation de °C entre 2000 et 2030, et de °Centre 2000 et 2100 (Il faut savoir qu'une augmentation de °C correspond à une variation altitudinale de 150 m d’altitude. et qu'en conséquence, on peut prévoir que ces modifications climatiques auront des effets notables sur la végétation et la faune, mais également, par voie de conséquence, sur les activités humaines, notamment les stations de sport d'hiver).

La municipalité de Villard-de-Lans et les principaux intervenants liés à l'activité touristique hivernale prévoient déjà depuis quelques saisons des alternatives ludiques et sportives pour les familles en cas de pénurie de neige au niveau local[15].

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.

Le Massif du Vercors, dans lequel se situe dans son intégralité le territoire de la commune de Villard-de-Lans, est un massif préalpin qui s'est soulevé lors de la surrection des Grandes Alpes.

Articles connexes : Préalpes et Préalpes (France).

Histoire géologique[modifier | modifier le code]

Schéma simplifié
Gorges et falaises du Vercors.

Ce massif est composé de roches sédimentaires qui se sont successivement déposées dans un océan formé durant l'ère secondaire. Les calcaires durs formés au fond de ces mers, à l'origine peu profondes, font alternance avec des marnes et marno-calcaires tendres qui, elles, ont été formés dans des mers nettement plus profondes (l'origine marine de ces roches est attestée par la présence de nombreux fossiles). Il en résulte, à l'image d'un mille-feuille, un empilement de plusieurs kilomètres d'épaisseur de roches au sein même de massif[16].

Sous l'effet de la dérive des continents (dite aussi tectonique des plaques), le massif s'est ensuite plissé de façon progressive durant plusieurs millions d'années. Puis, la succession de différents glaciers et l'eau des torrents a profondément modifié l'aspect du paysage environnant la commune. En effet, l'érosion karstique a dissous et modifié les calcaires et l'érosion torrentielle a creusé les gorges (telles que les gorges de la Bourne située à l'ouest du bourg).

Le Muséum d’histoire naturelle de Grenoble situé 1, rue Dolomieu à Grenoble, présente de belles collections de roches et de minéraux, issus des préalpes et du Vercors, représentant différentes périodes géologiques.

Composition et aspect[modifier | modifier le code]

Le massif du Vercors est essentiellement composé de trois bancs de nature calcaire.

Copie d'une carte postale ancienne, vers 1910
Paysage karstique du Vercors (les Grands goulets).

Le premier étage, ou niveau inférieur, se dénomme l'Hauterivien qui est la base imperméable du Massif sur laquelle repose l’ensemble des réseaux d'eau souterraines de type karstique composée de marne ne subissant pas ou très peu la corrosion de l'eau. L'étage au-dessus, ou niveau intermédiaire, se dénomme l’Urgonien qui est issu d’une mer tropicale, peu profonde et riche en traces coralliennes. Cet étage est décrit comme la partie la plus karstifiable du massif. Enfin, le dernier étage, ou niveau supérieur, se dénomme le Sénonien de composition plus variée dans le massif en raison de sa sédimentation de type lacustre. Au nord, cet étage sénonien est de type calcaire à l'origine de la lauze, cette pierre plate utilisée par les artisans locaux qui fabriquent ainsi pour les paysans du Vercors de petites dalles plates qui permettent d'élaborer des construction de toit typique dans le plateau. Au sud l’étage Sénonien présente un aspect essentiellement gréseux[17].

Extérieurement, le Vercors, dans sa partie septentrionale (ou se situe le territoire de Villard de Lans), présente de grandes falaises de calcaire à l'aspect très spectaculaire depuis le bassin grenoblois et la vallée du Grésivaudan. Cela donne au visiteur une forte impression de citadelle naturelle, description souvent reprise dans de nombreux plaquettes touristiques locales de présentation du massif ou dans des guides de tourisme régionaux ou nationaux[18].

Le relief karstique, si typique de l'environnement villardien et vercussien, est un ensemble calcaire dont les formes autant extérieures qu'intérieures sont le résultat de la dissolution du calcaire par l'écoulement de l'eau pluviale et nivale, ce qui entraîne un nombre important de cavités naturelles, de grottes et de résurgences. En effet, L’eau des intempéries chargée de gaz carbonique, s’insinue dans les fissures de cet environnement calcaire formant ainsi des rivières souterraines, agrandissant et modifiant de façon constante le réseau souterrain dont elle a contribué à la formation. En surface l’eau ayant dissout le calcaire, crée ces reliefs à l'aspect de roches déchiquetées, dénommée les lapiaz, ces petits bassins circulaires, dénommés les dolines et ces gouffres rocheux souterrains, dénommés les « scialets ».

Articles connexes : Karst et Karstologie.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Villard-de-Lans est entièrement situé dans une zone de sismicité moyenne (en terminologie spécialisée, on évoque une zone de sismicité 4)[19]. La cité scolaire Jean Prévost, inaugurée en 2012, est le dernier bâtiment public local de grande dimension à avoir été construit sur le territoire villardien selon des normes intégrant le risque sismique[20].

Le principal séisme survenu dans le secteur immédiat de Villard-de-Lans, durant l'époque contemporaine, s'est déroulé le 25 avril 1962. Avec une magnitude de 5,3, considéré comme modéré sur l'échelle ouverte de Richter, le tremblement de terre dit de Corrençon-en-Vercors, du nom de la commune du canton de Villard où il a effectué le plus de dégât visible est l'un des plus importants séismes destructeurs de la seconde moitié du XXe siècle dans les Alpes françaises[21].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Photographie
Confluence entre Le Corrençonnais et la Bourne.

Le territoire communal est sillonné de plusieurs cours d'eau : une rivière et onze rus ou ruisseaux qui sont tous ses affluents et dont on peut découvrir la liste, ci-dessous :

Le principal cours d'eau est la rivière La Bourne, affluent de l'Isère.

Les ruisseaux sont :

  • le ruisseau Plènouse[Note 1] ;
  • le ruisseau de Ville-Vieille ;
  • le ruisseau de Font Noire[Note 2] ;
  • le ruisseau des Charbonniers ;
  • le ruisseau des Rioux ;
  • le ruisseau de Font Belin[Note 3] ;
  • le ruisseau de Pourouse[22] ;
  • le ruisseau des Rochettes ;
  • le ruisseau de Corrençon[23] ;
  • la source du Font le renard[Note 4] ;
  • le ruisseau du Frier[Note 5] ;
  • le ruisseau de la Fauge[Note 6] ;
  • le ruisseau du Brochet[Note 7] ;
  • le ruisseau du Méaudret.

La Bourne[modifier | modifier le code]

Photographie de la rivière entre deux rangées d'arbres
La Bourne à l'entrée du hameau de Charpichon.

La Bourne, principale rivière, passant au pied du village, prend sa source sur le plateau entre les bourgs de Villard-de-Lans et de Lans-en-Vercors. Ce cours d'eau présente des fluctuations saisonnières de type pluvial, fortement accentuées à la fin du printemps en raison de la fonte nivale. La rivière longe la station d'épuration de la CCMV dans le hameau du Fenat (voir la sous-section « Eau et assainissement »). Au niveau halieutique, sur le territoire de la commune, le bassin de la Bourne est gérée par l'AAPMA de Villard-de-Lans[24],[25].

Au-delà du hameau des Jarrands, peu après avoir reçu les eaux du Méaudret, puis passé sous le pont des Olivets, la pente s'accentuant, le petit ruisseau de la Bourne se transforme en un véritable torrent et creuse de très profondes gorges qui portent son nom.

Article connexe : Gorges de la Bourne.

Villard-de-Lans n'héberge les célèbres gorges de la Bourne que sur la rive gauche du torrent. La rive droite étant dépendante du territoire de la commune de Rencurel. Ses gorges, très encaissées sous d'importantess masses rocheuses, font l'objet d'une surveillance constante de la part du conseil départemental de l'Isère. La route départementale 531, ouverte en 1872 pour relier Villard-de-Lans à Pont-en-Royans, peut donc faire l'objet de travaux importants de consolidation des parois rocheuses et entraîner régulièrement, et de façon provisoire, une circulation alternée, voire, quelquefois, une coupure totale de la route. Une déviation est, alors, mise en place à la sortie du village[26].

La Fauge et le Vallon de la Fauge[modifier | modifier le code]

Photographie du ruisseau en contrebas de la route
La Fauge en contrebas du hameau des Pierres.
Le ruisseau de la Fauge à la sortie de son vallon.
Photographie du ruisseau entre deux champs couverts de neige
Le ruisseau du Méaudret à l'entrée du territoire communal.

Situé au pied des plus hauts sommets du Massif du Vercors (et du col Vert), le secteur dénommé « vallon de la Fauge » est parcouru par le ruisseau du même nom. Sa forme particulière, et notable dans le paysage, vient du fait qu'il a été occupé par un glacier durant une période estimée entre 300 000 et 200 000 années avant notre ère. À cette époque, les températures moyennes étaient inférieures de 5° C à celles de notre époque[27].

Article détaillé : Glaciation de Riss.

Ce glacier qui atteignait ce qui sera plus tard les limites méridionales du bourg central, a laissé, petit à petit, sa place à ce vallon apprécié pour sa fraîcheur, son aspect bucolique, et son silence[28].

Articles détaillés : Glacier et Moraine.

Des rochers, transportés par la glace et déposés de chaque côté du petit ruisseau de la Fauge, sont les derniers indices encore visibles de la présence d'anciennes moraines glaciaires. Ces rochers calcaires ont donné leurs noms au « hameau des Pierres », situé juste en contrebas de la cité scolaire Jean Prévost, aux limites méridionales du bourg central.

Dans la partie supérieure du vallon situé au sud-est du bourg, on peut observer que la roche calcaire est affleurante et que l’eau s’infiltre sous terre. Les lapiaz offrent, d'ailleurs, un bel exemple de cette infiltration. Des zones légèrement argileuses existent cependant, et on peut y découvrir, ci et là, quelques plants de Pinguicula alpina, dite Grassette des Alpes, une plante carnivore.

De nombreux sentiers agrémentent le vallon de la Fauge. Certains de ses chemins empruntés par les randonneurs et les cavaliers du centre équestre voisin permettent notamment de découvrir le pont de l'amour (un petit pont en bois sur la Fauge), une cascade, et enfin une modeste bergerie située à plus de 1 350 mètres d'altitude. Une « course nature » (ou trail), organisée par l'association « Cap Nature », s'est déroulée dans ce secteur en 2013[29].

Le Méaudret[modifier | modifier le code]

Ce petit torrent s'écoulant du nord vers le sud, bien que de longueur et de débit modeste, reste un des principaux affluents de la Bourne, en provenance du nord du massif. Le nom de ce ruisseau provient du village de Méaudre qu'il traverse durant son cours. Un hameau portant son nom le surplombe depuis sa rive droite avant sa confluence avec la Bourne.

Article détaillé : Méaudre.

Prenant sa source au niveau du territoire de la commune d'Autrans, ce torrent typique du plateau des « Quatre-Montagnes », draine le vallon de Méaudre-Autrans, puis il traverse de courtes gorges encaissées au pied de la montagne du Gros Martel, avant de rejoindre la Bourne sur sa rive droite en aval de Villard. La confluence entre la Bourne et le Méaudret se situe au niveau du hameau des Jarrands.

le Méaudret est formé par la réunion de nombreux ruisseaux dont celui des Griats, le ruisseau Achard ou le ruisseau de Naves. En raison de la présence de terrains calcaires présentant de nombreuses failles, ce ruisseau subit de nombreuses pertes tout au long de son parcours[30].

Les Lacs[modifier | modifier le code]

Photographie de la montagne se relétant dans le lac
Le lac des près au pied des arêtes de Gerbier.

La commune de Villard-de-Lans abrite deux lacs sur son territoire. Ils sont tous les deux de dimension assez modestes, et situés en zone de moyenne montagne, à plus de 1 500 m d'altitude. Ils sont tous les deux facilement accessibles à pied afin d'éventuellement y pratiquer la pêche (sous licence).

Lac des Prés[modifier | modifier le code]

Ce lac, situé à une altitude de 1 536 m et d'une superficie 1,2 hectare, il est visible de la gare supérieure de la télécabine de la Cote 2000. On y pratique la pèche à la mouche sèche ou noyée, voire au simple bouchon. Ses habitants, au niveau piscicole, sont la truite arc-en-ciel et le fario.

Lac de la (ou des) Moucherolle(s)[modifier | modifier le code]

Ce lac, situé à une altitude 1 916 m et d'une superficie 1,8 hectare, il est visible, comme son nom l'indique non loin de la Petite et de la Grande Moucherolle, en limite de territoire communal. Le type de pêche est identique à celle qui pratiquée au Lac des Prés. On peut y découvrir de nombreux poissons, tels la truite arc-en-ciel, le saumon fontaine et l'omble chevalier.

L'association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique villardoise, dite « AAPMA de la truite du plateau », assure périodiquement des lâchers annuels de poissons de la famille des salmonidés au niveau de ces deux lacs[31].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le Réseau routier[modifier | modifier le code]

Carte simplifiée
Le tracé de l'autoroute A 48.
Accès par l'autoroute[modifier | modifier le code]

Le territoire de Villard-de-Lans se situe à proximité de deux grandes autoroutes françaises, toutes deux dépendantes du réseau AREA :

  • L’autoroute A 48 est une voie routière à grande circulation qui permet la liaison autoroutière entre les agglomérations de Lyon et de Grenoble. Elle se connecte à l'A 43 au niveau de Bourgoin-Jallieu, puis s'achève sur le territoire de la commune de Saint-Égrève à l'entrée de l'agglomération grenobloise au niveau de l'échangeur avec l'A 480.
Pour se rendre à Villard-de-Lans, il faut emprunter la sortie no 14 « Saint-Égrève nord » à 52 km : Saint-Égrève, Fontanil-Cornillon, Autrans, Villard-de-Lans. Quelques kilomètres après la barrière de péage de Voreppe, la première sortie, en direction de Grenoble, au niveau de la commune de Saint-Egrève indique la direction de Villard-de-Lans, d'Autrans et du parc naturel régional du Vercors. Cette sortie se raccorde sous la forme d'une Bretelle à la route départementale 1532 (ancienne route nationale 532), importante voie routière qui relie Grenoble à Valence et qui traverse Sassenage.
Article détaillé : Autoroute A48 (France).
Carte simplifiée
Le tracé de l'autoroute A 49.
La route départementale 1532 se raccorde ensuite au niveau de la commune de Sassenage, par un rond-point, à la route départementale 531, route principale menant à l'ensemble des communes du plateau du Vercors.
  • L’autoroute A 49 est une voie routière à grande circulation, qui relie Romans (Valence) à Grenoble. Elle a été mise en service définitivement en 1992.
Pour se rendre à Villard-de-Lans, il faut emprunter la sortie no 8 « La Baume d'Hostun » à Saint-Nazaire-en-Royans, La Baume-d'Hostun, Villard-de-Lans.Au-delà de la barrière de péage de Chatuzange-le-Goubet et quelques kilomètres après l'aire de service de Royans-en-Vercors, dans le sens Valence-Grenoble, la sortie suivante indique la direction de Villard-de-Lans, par le Royans.
Article détaillé : Autoroute A49 (France).
La bretelle rejoint, ensuite, la route départementale 1532 qui se raccorde à son tour à la même route départementale 531 à l'instar de l'A 48.
Accès par la route[modifier | modifier le code]
Photographie du panneau à l'entrée de la ville, avec deux fautes de typographie.
Panneau d'entrée de Villard-de-Lans, dans la rue du Royans (RD 531).

Le territoire communal est traversé par la route départementale 531 qui débute donc à Sassenage, au rond-Point de la place Jean-Prévost, depuis la route départementale 1532 et se termine à Saint-Just-de-Claix (hameau de Clairivaux) au carrefour de cette même RD 1532.

Article détaillé : Route nationale 532.

La route départementale 531 relie ainsi directement Villard-de-Lans à Lans-en-Vercors, Engins et Sassenage vers le nord, et Choranche (et ses grottes) vers le sud-ouest. La route départementale 103, qui commence à l'extrémité ouest de la commune par détachement de la RD 531, relie quant à elle, le bourg de Villard-de-Lans aux villages de Saint-Martin-en-Vercors, La Chapelle-en-Vercors et à la ville de Die, communes toutes situées dans la Drôme, voisine.

Grâce à cette route, Villard-de-Lans est située à 32 km de Grenoble (Pont du Vercors), 27 km de Sassenage (Mairie) et 7 km de Lans-en-Vercors.

Le territoire de Villard est aussi desservi par la route départementale 215c qui relie le lieu-dit Le Clos de la Balme (Corrençon-en-Vercors) au lieu-dit Les Sables (Villard-de-Lans), par la route départementale 215b, qui relie la RD 215c au Balcon de Villard.

Le territoire de Villard-de-lans est également une des extrémités de la route touristique des Gorges de la Bourne qui le relie avec les communes des autres secteur touristique dont, notamment, le Royans, le Bas-Grésivaudan et la vallée du Rhône.

Transport routier[modifier | modifier le code]

Photographie du bâtiment de la gare routière avec un autobus en premier plan.
La gare routière de Villard-de-Lans.
Photographie du car de la navette devant la gare routière.
La navette gratuite à la gare routière.
Photographie de deux autocars Transisère (transporteur VFD), au dépôt de la maison du conseil général de Villard-de-Lans.
Autocars Transisère (transporteur VFD).

La commune (et son canton) est desservie par quatre lignes régulières qui fonctionnent tous les jours, samedis, dimanches et jours fériés, compris. Il s'agit des lignes 5100, 5110, 5120 et 5130 du réseau départemental Transisère :

  • la ligne 5100 relie Villard à Grenoble (Gare) par Engins et Lans (Office de tourisme)[32] ;
  • la ligne 5110 relie Lans à Grenoble avec correspondance avec le 5100 à Lans en Vercors à l'office de tourisme[32] ;
  • la ligne 5120 relie Villard à Lans par Autrans (le village) et Méaudre (la place)[33] ;
  • la ligne 5130 relie Villard à Corrençon (office de tourisme et Clos de la Balme).

Au niveau communal, des navettes gratuites circulent en toutes saisons, celles-ci étant plus fréquentes durant les périodes de vacances scolaires françaises d'été, de Noêl et d'hiver :

  • Gare routière de Villard ↔ Le Balcon de Villard (ou/et) Les Glovettes (Domaine alpin). Fonctionne en saison estivale et hivernale ;
  • Gare routière de Villard ↔ Bois Barbu (Domaine nordique). Fonctionne uniquement en saison hivernale ;
  • Gare routière de Villard (ou/et) Cote 2000 (Domaine alpin) ↔ Corrençon centre ↔ Hauts Plateaux (Domaine nordique) ↔ Clos de la Balme (Domaine alpin). Fonctionne uniquement en saison hivernale.

Transport scolaire[modifier | modifier le code]

La commune est également desservie par un réseau de transport d'enfants scolarisés dans les différents établissements scolaires situés sur son territoire[34] : ligne PVILA : transports des primaires hameau de Ville Vieille / Villard-de-Lans, ligne PVILB : transport des primaires hameau des Pouteils / Villard-de-Lans, ligne PVILC : transport des primaire hameau des Jarrands / Villard-de-Lans, ligne VIL01 : Autrans / Méaudre / Villard-de-Lans, ligne VIL02 : Autrans / Méaudre / Villard-de-Lans, ligne VIL03 : Autrans / Méaudre / Villard-de-Lans, ligne VIL04 : Rencurel / Villard-de-Lans, ligne VIL05 : Engins / Lans-en-Vercors / Villard-de-Lans, ligne VIL07 : Côte 2000 / Corrençon-en-Vercors / Villard-de-Lans et ligne VIL08 : Grenoble / Villard-de-Lans - Lycée.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Grenoble, située à environ 35 km du centre de la commune.

Il était prévu que Villard-de-Lans puisse de doter d'une ligne de chemin de fer à crémaillère, la Patache, à l'horizon 2008. La ligne de 6 km devait passer par l'ouest du village, partant du parking de la combe Fichetaire, pour rejoindre les Sagnes, l’Essarton, desservir la Maison médicale, la colline des Bains, le lycée, et relier la Cote 2000 puis les Charpennes avec plus de 2 000 voyageurs voyageurs en une heure et par tous les temps. Le matériel roulant devait être récupéré du métro Ouchy à Lausanne. À la suite des élections municipales de 2008, le projet a été annulé par la nouvelle équipe, le jugeant trop coûteux.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère, situé à environ 70 km. Il existe depuis la commune une liaison routière par autocar pour cet aéroport Transisère mais en transitant par la gare routière de Grenoble. L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry et son hub régional, quatrième aéroport français est, lui aussi, relié, lui aussi, par une ligne de car (mise en place avec le concours du conseil régional de Rhône-Alpes), avec la gare routière de Grenoble, est situé à 110 km.

Le territoire villardien n'abrite aucun héliport, mais des liaisons entre les établissements hospitaliers de l'agglomération grenobloise sont possibles par hélicoptères, notamment par les équipements de la Gendarmerie nationale, le SAMU de Grenoble (Unité Mobile Héliporté)[35] et le SDIS de l'Isère.

Autres transports locaux[modifier | modifier le code]

Photographie en surplomb du bâtiment de départ des télécabines.
Station (aval) de départ des télécabines.

Il existe sur le territoire villardien un ensemble de transport par câble, de type télécabine : le « télécabine de la Cote 2000 » et le « télécabine du Pré des Preys ».

Ce système de transport par câble, dans son mode de fonctionnement actuel, a été lancé en 1973 pour la ligne de la Côte 2000, puis en 1981 pour celle du Pré des Preys. Il s’agissait, alors, du premier type de télécabines avec six places en Europe (avant leur réaménagement) et qui restera unique en son genre dans le massif du Vercors. Ce dispositif permet de transporter les skieurs et les touristes à l'altitude de 1 720 mètres et leur permettre un accès direct au principales pistes de ski en hiver et à un grand nombre de sentiers de randonnée, en été. Le point de départ des cabines se situe devant les immeubles du Balcon de Villard et à quelques mètres du terminus des navettes gratuites en provenance du bourg de Villard-de-Lans et des autres hameaux.

Le télécabine de la Côte 2000[modifier | modifier le code]

Il s’agissait, alors, du premier type de télécabines avec six places en Europe (avant leur réaménagement) et qui restera avec sa future voisine, un système unique en son genre dans le massif du Vercors. Ce système permet de transporter les skieurs et les touristes à l'altitude de 1 720 mètres afin d'accéder directement au principales pistes de ski en hiver et à un grand nombre de sentiers de randonnée, en été. Le point de départ des cabines se situe devant les immeubles du Balcon de Villard et à quelques mètres du terminus des navettes gratuites en provenance du bourg de Villard-de-Lans et des autres hameaux.

Ce dispositif comprend[36] une capacité maximum de dix personnes par cabine avec un temps de montée de six minutes de station à station pour un débit maximum de 2 300 passagers par heure avec 49 cabines. Cet ensemble bénéficie d'un système de secours électrique sur poulie. Cette ligne de transport par câble a nécessité également la pose un ensemble total de 14 pylônes.

La station d'arrivée du télécabine (située en amont de la ligne) n'abrite qu'un seul restaurant-bar, dénommé les marmottes. Celui-ci présente une salle de restauration et de bar avec une vue panoramique sur l'ensemble du Val de Lans et du Vercors septentrional en direction de l'ouest et du nord-ouest.

Le télécabine du Pré des Preys[modifier | modifier le code]

Ce second système de télécabine inauguré huit ans après celui de la Côte 2000 va augmenter le débit offert depuis la station pour rejoindre le domaine d’altitude et permet de transporter les skieurs et les touristes à l'altitude de 1 518 mètres.

Ce dispositif comprend[37] une capacité maximum de six personnes par cabine avec un temps de montée de moins de 5 minutes de station à station pour un débit maximum de 1 200 passagers par heure avec 45 cabines. Cet ensemble bénéficie d'un système de secours électrique sur poulie. Cette ligne de transport par câble a nécessité également la pose un ensemble total de 13 pylônes.


Des webcams ont été installées sur le site, en amont des télécabines. Celles-ci permettent d'observer le niveau d'enneigement en direct et d'informer ainsi les éventuels pratiquants[38].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Carte simplifiée représentant le relif de la région avec le contours des limites des communes
Territoire communal de Villard-de-Lans.
Photographie du bourg, en surplomb, direction nord-ouest
Le bourg présente de nombreux immeubles dont les logements sont utilisés comme résidences secondaires.
Photographie
L'entrée de la rue piétonne.

Villard de Lans, une petite ville à la campagne[modifier | modifier le code]

Regroupant plus d'un tiers de la population de sa communauté de communes, la cité de Villard-de-Lans, bien qu'implantée en secteur rural, présente, de par son nombre de constructions et de logements, un aspect urbain évident. Son territoire se compose d'une agglomération principale (le bourg ou ville-centre), proprement dite, d'une quarantaine de hameaux et de lieux-dits, ainsi que d'une station de sport d'hiver. Le bourg, ou ville-centre, se situe sur une élévation du relief dominant le ruisseau de la Bourne.

La démographie urbaine a du, et a su, s'adapter aux différentes natures de terrains et à la configuration géologique de ce territoire typiquement montagnard. Le développement des constructions est surtout lié à la fréquentation touristique ainsi qu'à la pratique des résidences secondaires exercée par les citadins de Grenoble, de Lyon et issus d'autres grandes agglomérations françaises. Ces constructions sont cependant soumises à des conditions liées au respect de l'environnement, ainsi qu'à des contraintes liées au relief et au climat.

Le service et le plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

La municipalité a adopté le 20 juin 2005, un plan local d'urbanisme (PLU), document essentiel et incontournable pour toute demande d'occupation, et/ou d'utilisation des sols. De larges extraits de ce document sont accessibles sur le site de la commune[39].

L'insertion dans le paysage, le respect des économies de moyens (notamment en privilégiant les entreprises et les artisans locaux), les économies d'énergie, la promotion d'une architecture de qualité (en accord avec l'architecture traditionnelle) sont les premières recommandations publiés sur ce document, dans sa page traitant de la « zone du bourg » (ou ville-centre).

Afin de gérer et réglementer sa politique locale d'urbanisme, la municipalité de Villard-de-Lans a mis en place un service urbanisme, qui veille à l'application des principaux règlements en matière de construction. Le service urbanisme analyse également les principaux projets de développement du territoire.

Les différentes missions de ce service dont les bureaux se situe dans l'hôtel de ville sont notamment, la gestion et la révision du Plan local d'urbanisme (PLU), le traitement et l'instruction des permis de construire y compris pour les zones d'aménagements concertés (ZAC), le respect de la mise en sécurité des établissements recevant du public (EPR), la gestion du cadastre et du Système d'Informations Géographique (SIG), la procédure des acquisitions et des cessions foncières (droit de préemption et fiscalité foncière) et, enfin, la gestion du plan de prévention des risques[40].

Outre le bourg central, le territoire de la commune est constitué de 42 hameaux.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 5 654, alors qu'il était de 5 336 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 32,2 % étaient des résidences principales, 65,1 % des résidences secondaires et 2,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 30,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 67,5 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 61,7 %, en augmentation importante par rapport à 1999 (51,3 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 10,4 %, en baisse par rapport à 1999 où elle était de 11,4 %[I 3]. La demande de logement est gérée par l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC) de Voiron.

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Photographie de l'entrée du hameau sous la neige.
Le hameau de Fénat accueille la station d'épuration (visible en arrière plan).

Villard-de-Lans et la communauté de communes du massif du Vercors (soit un ensemble de sept communes) bénéficient d'une station d'épuration moderne (située au lieu-dit Fenat, sur la route de Pont-en-Royans), ainsi que d'une usine de compostage de boue inaugurées toutes les deux le 6 octobre 2012 par le président du conseil général de l'Isère André Vallini.

Le financement de cette station d'épuration a été assuré, en partie, par l'agence de l'eau Rhone-Méditerranée-Corse (appartenant à l'État), le conseil général de l'Isère, le conseil régional de Rhône-Alpes et essentiellement par autofinancement dont un recours à l'emprunt de la communauté de communes[41].

La capacité de traitement de cette station est de 45 000 équivalent habitant, chiffre qui pourrait paraître surdimensionné, si on oubliait que Villard-de-Lans et le secteur des Quatre-montagnes accueillent un nombre important de touristes durant les saisons estivales et hivernales. Le débit de pointe est de 17 000 m3.

C'est la société « Véolia Eau » qui gère l'exploitation de ce service, par délégation (Délégation de service public (DSP) de la mairie de Villard-de-Lans.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Un projet de développement et d'extension de la zone d’activités des Geymonds, située dans la commune est prévu dans le projet de révision simplifiée no 01 du Plan local d'urbanisme de Villard-de-lans éditée le 11 juillet 2012 [42]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villard-de-Lans est dénommée successivement Ecclesia del Vilar en 1115, puis Vilarium de Lans au XIVe siècle[43].

Villars est la forme méridionale du latin Villare dérivé de Villa qui, jusqu’au IVe et Ve siècles, correspond à un domaine gallo-romain. Le Villard est le prolongement agricole de la ferme gallo-romaine. Le Villard jusqu’au XIe siècle signifie domaine, puis progressivement village, hameau[44].
Plus récemment l’article défini le précède Villard-de-Lans selon le grenoblois Stendhal« du Villard-de-Lans[45] » – et parfois selon l'office de tourisme[46].

Lans est dénommée successivement Lancium au XIe siècle, puis Lantz et Lanche au XIIe siècle puis Lamps au XVIIe siècle. L’origine celte est admise et correspond au mot lania qui désigne un plateau[47].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

Crâne d'ours
Crâne d'ours
Maison du Patrimoine

Selon l'encyclopédie intitulée, « Histoire des communes de l'Isère »[48]", les vestiges les plus anciens de présence humaine découverts dans le val de Lans et le secteur des « Quatre-montagnes » remontent à l'épisode interglaciaire Riss-Würm (soit entre 120 000 et 80 000 ans avant notre ère).

Article détaillé : Homme de Néandertal.

Le musée de la préhistoire de Vassieux-en-Vercors précise que des traces de l'homme de Neandertal ont été retrouvées dans le secteur du Vercors Drômois, voisin[49]. Un crâne d'ours des cavernes découvert dans un site de fouille préhistorique situé sur le territoire de la commune est exposé à la maison du patrimoine de Villard-de-Lans (voir photo).

Les hommes, très certainement de type néandertalien[50], qui parcouraient le Vercors à cette époque et pratiquaient la technique de taille du silex dite « Méthode de Levallois », ont laissé de nombreux spécimens d'artefacts sur le site des Mourets, situé à 1 160 mètres d'altitude, au nord-est du bourg[51], et datant du Paléolithique moyen. De nombreuses fouilles y ont été effectuées, et les résultats de ces recherches ont fait l'objet de communications au niveau de la communauté scientifique internationale[52].

Article détaillé : Méthode Levallois.

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Carte de l'Allobrogie
Carte de l'Allobrogie indiquant nommément le territoire des Vertacomocores

Durant l'antiquité, les membres d'un peuple de gaulois), très certainement d'origine celtique, les vertacomicorii (ou vertamocores), dépendant du peuple des voconces, s'installe dans les secteurs les plus accessibles du massif du Vercors. Une partie de ce peuple quitta le plateau pour aller fonder ce qui sera plus tard la ville de Novare dans le Piémont italien[53].

Articles détaillés : Vertamocores et Voconces.

C'est d'après le nom de ce peuple que les géographes modernes (dont Raoul Blanchard) attribueront, plus tard, ce nom à la région montagneuse qui entoure Villard-de-Lans. Le secteur des "quatre montagnes" correspondant au canton actuel de Villard-de-Lans, bien que situé à la limite du territoire des Allobroges n'a, cependant, jamais été dépendant ou soumis à cette grande tribu gauloise dont le domaine a toujours été situé au-delà de l'Isère.

Aucune trace d'une installation durable de ces peuples ne semble avoir été découvert, jusqu'à présent, dans le secteur des "quatre montagnes"[54].

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Dauphin Humbert II de Viennois, le dernier des dauphins du Viennois

Fondé au XIe siècle, selon l'ouvrage de Florent Camoin, « Villard-de-Lans, son histoire, son site », le territoire du Villard-de-Lans se structura en hameaux au gré des fronts de défrichements qui définirent, petit à petit, les terroirs cultivables. Le bourg fut fondé au croisement de deux chemins existant depuis la République romaine, celui de Cassenatico (Sassenage) à Dea Augusta (Die) et celui qui reliait le Royans au Col Vert.

Terre dauphinoise, sous domination des comtes d'Albon qui prirent au XIIe siècle le titre de dauphins de Viennois. Le comté d'Albon prit alors le titre de Dauphiné. Ce qui deviendra les Quatre-montagnes (correspondant au contour de l'ancien canton) reste cependant sous la suzeraineté des seigneurs de Sassenage. Historiquement, Le Villard-de-Lans fut cité pour la première fois en 1080 dans le cartulaire de saint Hugues sous le vocable de Sancti Boniti di Vilar juxta Lanz, mais on ignore jusqu'à présent, la raison du choix de ce saint patron. Le terme « du Villard » désigne dès sa fondation un ensemble d'habitats, un bourg, burgum dépendant alors du château de Corrençon.

Armoiries de la Maison de Sassenage.
Armoiries de la Maison de Sassenage

Durant toute son histoire, la paroisse restera la plus peuplée du massif du Vercors. Le , une bulle papale confirme l'église Sancti Boniti di Vilari dans le diocèse de Grenoble (l'héritage antique situait la délimitation plus au nord, entre le col de l'Arc et la Bourne). Le « mandement du Villard de Lans », englobant les hameaux de Corrençon et de Méaudret apparaît à ce moment. Le mandement de Lans, son voisin, exerçait sa domination sur les paroisses de Méaudre et Autrans. L'ensemble était réuni sous la désignation des « Quatre Montagnes ».

Bourg commercial particulièrement actif et prospère, le Villard se voit octroyer à l'occasion de la charte des franchises de 1338 un article lui reconnaissant le monopole commercial de son marché sur l'ensemble des Quatre Montagnes[55]. Sous l'épisode coseigneurial de 1243-1360, le bourg est alors élevé au statut de capitale de la baronnie au même titre que Sassenage. Cela devient un enjeu d'influence par le biais de transactions et de procédures juridiques.

Paroisse forestière, la communauté du Villard a su tirer avantage de ses forêts de résineux dès le XIIIe siècle, en déployant un vaste réseau marchand réputé. En 1265, la première scie à eau du Vercors est mentionnée sur le domaine féodal de la Bessia (Les Blachons) ; au XVe siècle, quatre scieries fonctionnent et centralisent la transformation du bois des Quatre Montagnes.

L'Époque Moderne[modifier | modifier le code]

carte du Gouvernement général du Dauphiné en 1652.
Carte du Gouvernement général du Dauphiné en 1652

La Renaissance[modifier | modifier le code]

Objet de toutes les attentions, la paroisse voit ses prérogatives augmenter au XVIe siècle. Le commerce du bois et l'agriculture céréalière garantissant la plus grande part des revenus de la Baronnie de Sassenage.

Les guerres de religion et la faillite des barons au cours de la deuxième moitié du XVIe siècle entraînèrent la rupture des liens privilégiés entre le Villard et Sassenage. Une nouvelle époque va commencer.

Le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Autonome, la communauté augmenta massivement l'exploitation forestière au cours du XVIIe siècle, permettant à quelques familles locales d'en tirer des profits considérables (Ravix-Delors, Gaillard, Lavallonne). Lié économiquement au Pont en Royans, le Villard de Lans utilisa sa position au cœur des montagnes pour s'instaurer comme un carrefour marchand incontournable. Le « Breuil » ou champ de foire, issu du Moyen Âge, devint un marché référent pour l'ensemble du Vercors.

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le XVIIIe siècle vit le fleurissement des domaines agricoles particuliers, chaque hameau dépendant la plupart du temps d'une famille « châtelaine » exploitant des fermiers. L'état du couvert forestier, dévasté par la surexploitation privée pose problème dès 1700 et il apparut nécessaire d'inverser ce phénomène.

En 1780, les premières mesures furent prises avec la saisie des fustes (grumes) dans les six scieries de la paroisse. En 1782, pendant trois jours, les commissaires enquêteurs saisirent plus de 5 000 fustes malgré l'opposition de la population. La destruction de certaines scieries fut ordonnée.

La Révolution française et l'Empire[modifier | modifier le code]

Réunion des états généraux du Dauphiné au château de Vizille en 1788.

La Révolution française, dont les prémices ont été ressenties très tôt dans le Dauphiné, comme en témoigne la célèbre journée des Tuiles, séries d'émeutes survenues à Grenoble en et la Réunion des états généraux du Dauphiné organisée le 21 juillet 1788, est suivie avec enthousiasme par les Villardiens.

La nuit du 4 août 1789 qui entraîna l'effondrement des mandements seigneuriaux cristallisa de nouveau, les anciennes querelles de clochers, chaque commune réclamant son autonomie. Lans et Le Villard se disputèrent le titre de chef-lieu de canton, finalement obtenu par le Villard qui avait su conserver l'intégrité de son mandement. Néanmoins, une scission apparut en 1808 avec le hameau de Corrençon, réclamant la part de ses droits féodaux sur les bois noirs de Corrençon et une partie de la forêt de Charpennel.

Carte du Département de l'Isère en 1852
Carte du Département de l'Isère en 1852

Selon Romain Buclon[56], spécialiste de cette période et qui révèle cet évènement dans les cahiers du Peuil, revue régionale d'histoire, l'année 1812 fut celle d'un grand incendie qui dévasta la majeure partie du bourg, dont la maison bourgeoise de Mme de Lavallonne (les précédents eurent lieu en 1649 et 1763), obligea les habitants à investir dans les toitures en tuiles et la création d'un embryon de protection contre les incendies avec la réforme de l'ancien chemin de ronde médiéval pour la surveillance des incendies. La dispersion des biens seigneuriaux permit l'investissement de certaines familles, issues des anciens notables du XVIIIe siècle, qui surent tirer profit des nouveaux liens avec les places financières. Rapidement, le bourg du Villard-de-Lans fut ceinturé de maisons de maîtres, propriétés de familles de notaires ou notables (Bertrand-Jullien, Jourdan, Lavallonne, Achard-Piccard, Nicollet, Cocat, etc.). Cette même année, le bourg accueillit sa première école.


L'Époque Contemporaine[modifier | modifier le code]

Carte postale ancienne de Villard-de-Lans.
Villard-de-Lans en 1900
Ligne de Grenoble à Villard-de-Lans.
Ligne de Grenoble à Villard-de-Lans

Le désenclavement du canton de Villard-de-Lans[modifier | modifier le code]

En 1822, les maires du canton écrivent une lettre commune auprès du Préfet de l'Isère pour transformer le chemin muletier reliant Villard-de-Lans à Sassenage en un chemin praticable aux voitures[57].

En 1857, au bout de presque 50 ans de procès et de négociations, le hameau de Corrençon se détache enfin de la commune du Villard-de-Lans et devient une commune indépendante, celle de Corrençon-en-Vercors[58]

De nouvelles routes sont construites durant toute la durée du XIXe siècle, telles que la route Villard-de-Lans à Sassenage par les gorges d'Engins, ouverte en 1826, puis la route des gorges des Grands Goulets en 1856 qui sera remplacée par un tunnel en 2008 en raison de nombreux éboulements. Le tunnel du Rousset qui relie Villard à Die est percé en 1866. La route de Grenoble à Saint-Nizier-du-Moucherotte est ouverte en 1875, complétée par la route des Ecouges en 1883, celle de Presles en 1885 et, enfin, celle de Combe Laval en 1896[59]. Toutes ces routes, enfin terminées à la fin du XIXe siècle, désenclavent le village qui est définitivement relié à tous les secteurs du Vercors et aux principales villes de la région (Grenoble, Die, Valence).

En 1888, Villard-de-Lans devient une des premières communes de France électrifiées grâce à l'ingénieur Séraphin Achard-Picard.

La naissance des sports d'Hiver[modifier | modifier le code]

Dès l'année 1906, le bourg de Villard de Lans est reconnu comme une station de ski[60] et des aménagements effectués dans les années 1920 lui permette d'accueillir les premières compétitions de bobsleigh en 1931[61].

Durant plus de 10 ans, une ligne de tramway dénommée le Tramway Grenoble - Villard-de-Lans est construite pour relier le bourg au centre de la préfecture de l'Isère. Les travaux se termine le 26 juin 1920 et la ligne est inaugurée sous la présidence d'André Honnorat[62], ministre de l’Instruction publique du Gouvernement. Exploitée par la Société grenobloise de tramways électriques, cette ligne de tramway à crémaillère qui desservait également les bourgs de Saint-Nizier-du-Moucherotte et Lans-en-Vercors cesse définitivement son activité en 1951.

L'ère du climatisme[modifier | modifier le code]

La réputation du climat, liée à l'altitude et son éloignement des grandes agglomérations permet à la commune d'ouvrir son premier sanatorium en 1922, sous l'égide de l'institut d'hygiène de la ville de Paris en collaboration avec la mairie de Villard-de-lans qui en deviendra l'unique propriétaire en 1926 pour en modifier la mission. En effet, dés cette année, les communes du canton de Villard émettent le souhait privilégier la prise en charge des enfants dits « fragiles » mais sains, à celles des enfants malades[63] en n'autorisant localement que la création de structures d'accueil baptisés prosaïquement sous le nom d'aériums[64].

Au-delà de cette activité sanitaire qui attire beaucoup d'enfants, l'essor du tourisme, l'attrait de la montagne entraîne un accroissement de la capacité hôtelière dès les années vingt et les années trente : si, au début du XXe siècle, le territoire de la commune ne comptait que 3 hôtels, dont, notamment, l'hôtel Ravix et l'hôtel Piccard, il en comptera une trentaine à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Le , alors qu'il est en voyage officiel vers Paris pour y rencontrer les membres du gouvernements français, le Sultan du Maroc, Mohamed V, ses enfants et sa suite, débarquées à Marseille le matin même, passeront une nuit dans les hôtels de Villard-de-Lans et de Lans-en-Vercors. Ses enfants dont, le futur Hassan II, resteront jusqu'au 20 août dans le canton[65].

La Seconde Guerre Mondiale et la Résistance[modifier | modifier le code]

Plaque à l'École polonaise de Paris en mémoire des morts du lycée polonais Cyprian Norwid de Villard-de-Lans pendant la Seconde Guerre mondiale.
Plaque à l'École polonaise de Paris en mémoire des morts du lycée polonais Cyprian Norwid
Drapeau de la République du Vercors en 1944

Durant la Seconde Guerre mondiale, Villard-de-Lans accueille le seul lycée polonais de l'Europe occupée. Il sera installé dans les bâtiments de l'hôtel du Parc et du château. De nombreux élèves et enseignants seront déportés dans des camps par l'occupant (voir photo). La région abrite plusieurs milliers de Polonais, clandestins, militaires évadés, résistants du réseau F2 (Monika), etc[66]. Très vite, Villard-de-Lans devient un lieu de refuge pour les résistants à l'occupation allemande qui formeront le Maquis du Vercors. Avec l'apport de jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire, l'ensemble du secteur finit même par rassembler (de 1942 à 1944) une véritable armée intérieure forte de 5 000 hommes[67].

Le 9 juin 1944, quelques jours après le débarquement des troupes anglo-américano-canadiennes en Normandie, l'immense majorité des hommes valides de Villard-de-Lans rejoignent le maquis en réquisitionnant tous les cars et toutes les voitures de la compagnie Huillier. Grâce à un stratagème (faux enlèvement), les gendarmes de la commune rejoignent le maquis.

Dès 1942, un plan audacieux, dénommé « Plan Montagnard » est envisagé afin d'utiliser le plateau du Vercors comme tête de pont aéroportée pour les troupes alliées. Malheureusement, l'arrestation de son principal initiateur le général Delestraint suspendra la mise en place de ce plan[67].

Charles de Gaulle en 1942

En fait, ce sont les Allemands qui utiliseront ce stratagème, en envoyant des troupes d’élite qui réussiront à atterrir au moyen de 40 planeurs de 8 hommes chacun à Vassieux-en-Vercors). Le 23 juillet, le petit hameau de Valchevrière, ainsi que les fermes de Roche et Mistri, sont incendiés par ces militaires de la Wehrmacht (à noter que le hameau est resté, aujourd'hui, en l'état, avec ses poutres calcinées, ses pierres noircies et il peut être visité). La population villardienne et le maquis paieront un lourd tribu.

Le Général de Gaulle rendra hommage aux combattants du Vercors en se rendant à Villard-de-Lans en 1948, à l'occasion d'une visite privée et durant laquelle il prononcera un discours où il essaiera de s'expliquer sur la polémique encore très forte à l'époque vis-à-vis de l'attitude du chef de la France libre à l'égard du Maquis du Vercors[68].

Ce sera l'unique visite, à Villard-de-Lans, de celui qui deviendra Président de la République française, 10 ans plus tard.

De nombreuses plaques commémoratives rappelant aux passants les victimes de la lutte contre l'occupant ont été installées dans de nombreux secteurs de Villard-de-Lans. Une plaque est visible sur la façade de l'ancien lycée polonais et d'autres plaques sont visibles sur le secteur de Valchevière et notamment sur le balcon installée sur la route dominant l'ancien village[69].

Les Trente Glorieuses[modifier | modifier le code]

La côte 2000.
La Cote 2000 dans les années 1980
Bernhard Glass médaillé d'or de la luge en 1968.

Malgré les conséquences de la guerre, les Trente Glorieuses permettent au village de continuer son expansion. Le projet d'aménagement de la Cote 2000 se concrétise avec la construction de la première télécabine en 1951. La station accueille alors les championnats de France de ski en 1953 et 1969. En 1964, le lycée climatique Jean Prévost accueille ses premiers élèves.

Le ski, jusqu'alors réservé aux classes privilégiées, se transforme en un véritable outil économique, ouvert à tous. Certains Villardiens s'y adonnent et deviennent champions (voir le chapitre "Personnalités liées à la commune").

Parallèlement à cette évolution touristique et sportive, Villard-de-Lans va connaître durant une bonne partie XXe, du début des années 1930, jusqu'à la fin des années 1960, la grande période du climatisme : l'air pur des montagnes du Vercors étant considéré comme bénéfique à de nombreux enfants, la commune continuera à exploiter cette réputation d'une station au climat vivifiant auprès des touristes français et étrangers. Durant cette période, la station est alors fréquentée par les grands de ce monde : l'ancienne impératrice austro-hongroise Zita (dont un rue du village porte le nom en sa mémoire), le roi du Maroc Hassan II, Georges Guétary, Fernandel, Hugues Aufray, Brigitte Bardot, Henri Cochet et même l'écrivain Georges Perec qui n'hésitera jamais à revenir, adulte, sur son lieu d'exil enfantin de la dernière guerre (voir chapitre " Villard-de-Lans et ses environs dans la littérature").

Les Jeux Olympiques d'hiver de 1968[modifier | modifier le code]

Logo des JO d'Hiver de Grenoble.
Logo des J.O d'Hiver de 1968

Les Jeux olympiques d'hiver de 1968, dont le site principal (et le village olympique) fut fixé à Grenoble, sera dès le début organisé et voulu par le Général de Gaulle. Cela renforcera, dès lors, la notoriété de Villard-de-lans et du plateau des Quatre Montagnes (qui accueilleront certaines épreuves de sport d'hiver) et permettront le développement et la modernisation des voies d'accès au plateau du Vercors, ainsi que de son équipement. Villard-de-Lans aura l'honneur d'accueillir, durant cette manifestation sportive prestigieuse, les épreuves de luge sur les pentes de la Balmette au lieu-dit "Le bois du Frier". Le terrain avait été acquis par la commune en 1966 sous le mandat du Dr Le François[70].

Les épreuve de luge se sont déroulées entre le 15 et le 18 février 1968, mais seulement trois courses de luge ont pu avoir lieu : deux épreuves masculines et une épreuve féminine. Toutes les compétitions ont été plusieurs fois retardées en raison de températures trop élevées. Certaines courses ont même du voir leurs trajets raccourcis.

La piste naturelle de Villard-de-Lans mesurait, à cette époque, 1 000 mètres et présentait 14 virages pour une dénivellation totale de 110 m. Elle avait nécessité 1 400 m3 de terrassement et 1 800 m3 de béton. La piste été ensuite réaménagée dans un site ludique privé ouvert en toutes saisons.

Article détaillé : Luge aux Jeux olympiques de 1968.

Après 2000[modifier | modifier le code]

Rue du Général de Gaulle
Rue du Général de Gaulle en 2013

Après l'ouverture d'un nouveau centre nautique, d'une patinoire couverte (le club de Hockey des Ours de Villard-de-Lans remporte la Coupe de France de hockey sur glace en 2003), d'un casino, il est évident de constater que la commune parie ouvertement sur le tourisme.

En 2013, avec la transformation de la salle de cinéma (le Rex) en salle polyvalente qui accueillera des spectacles, des projections de films et des congrès[71], et le lancement d'une étude d'un nouveau téléphérique reliant Lans-en-Vercors avec l'agglomération grenobloise[72] (projet qui fait l'objet d'une certaine controverse[73]), la commune de Villard-de-Lans semble décider de renforcer une image touristique plus diversifiée et plus ouverte sur le nouveau siècle.

Car si le tourisme reste de nos jours l'activité principale du village, l'agriculture et l'exploitation forestière demeurent encore des activités incontournables qui ont, depuis toujours, joué un rôle primordial dans la vie des Villardiens.

Néanmoins, le canton de Villard-de-Lans ayant été appelé à fusionner avec le canton de Fontaine-Sassenage à l'occasion des élections des élections cantonales de 2015[74], l'assemblée représentative de la communauté des sept communes du massif du Vercors créée à Villard de Lans, il y a plus de 45 ans, souhaite s'engager dans un rôle plus important au niveau de ses administrés notamment en se rendant plus visible : la première étape ayant consisté à reconstruire le nouveau siège de cette communauté dans un bâtiment plus imposant et gérant l'ensemble de ses activités au cœur même du bourg de Villard-de-Lans en 2013, tout près de la mairie et face au grand parking de la Croix-Margot.

Quelques dates de l'histoire de Villard-de-Lans
Quelques dates de l'histoire du Dauphiné et de la France - Histoire de Villard-de-lans et du Vercors

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Entrée principale de la mairie.

Chantal Carlioz, docteur en Droit public, diplômée de l’Institut des études européennes de Genève et certifiée de I’Institut Universitaire des Hautes Études Internationales[75], est maire de la commune depuis 2008, réélue en 2014. Elle fut également conseillère générale du canton de Villard-de-Lans de 2013 à 2015, puis, depuis les élections départementales françaises de 2015, elle est conseillère départementale du nouveau canton de Fontaine-Vercors.

Première femme élue maire de la commune, elle est assistée dans sa fonction, par huit adjoints au maire, dont quatre hommes et quatre femmes : le 1er adjoint, membre du conseil communautaire est chargé affaires juridiques et du patrimoine, la 2e adjointe est chargée de la vie scolaire et de la jeunesse), le 3e adjoint est chargé des affaires financières et de l'occupation du domaine public, la 4e adjointe est chargée des affaires sociales, le 5e adjoint est chargé de l'urbanisme et de l'agriculture, la 6e adjointe est chargée des ressources humaines, le 7e adjoint est chargé des associations et des équipements sportifs, et enfin la 8e adjointe est chargée de la santé, la dépendance et la citoyenneté.

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 3 500 et 4 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 27[76]. Durant la mandature 2014-2020, la répartition des sièges se définit par un nombre de 21 membres pour la liste majoritaire de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI) et un nombre de 6 membres pour la liste d'opposition des Divers (AEPV)[77].

Conseil municipal de Villard-de-Lans (2014-2020)
Groupe Président Effectif Statut
UDI Chantal Carlioz 21 majorité
LDIV Véronique Beaudoing 6 opposition

Les réunions du conseil municipal ont lieu mensuellement, elles sont publiques et donc ouvertes à tous. Les votes se font généralement à mains levées[78]. L'opposition municipale gère, quant à elle, son propre site internet[79].

Le maire de Villard-de-Lans, six des ces adjoints et deux membres du conseil municipal siégeant dans les rangs de l'opposition sont également membres de la communauté de communes du massif du Vercors[80].

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1961 René Mure-Ravaud RPF puis MRP Huissier de Justice
1961 1970 Roger Lefrançois   Médecin
1970 1971 Gaston Rey    
1971 1977 André Ravix   Artisan cordonnier
1977 1983 Albert Orcel PS Directeur de collège
1983 1989 Marcel Bonnard DVD  
1989 1995 Albert Orcel PS Directeur de collège
1995 2001 Michel Daudens   Administrateur de société
18 mars 2001 16 mars 2008 Jean-Pierre Bouvier SE Commerçant
16 mars 2008[81] en cours
(au avril 2014)
Chantal Carlioz UDI Chargée de Mission

Élections[modifier | modifier le code]

Porte d'entrée de l'ancienne maison communale
Porte d'entrée de l'ancienne maison communale.

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 2008, une nouvelle équipe a été élue, faisant ainsi basculer la majorité de l'assemblée municipale de divers gauche vers divers droite. L'abstention fut relativement importante (au second tour) avec un taux de 25% : la liste « Villard autrement » conduite par Chantal Carlioz recueille 52,91 % des suffrages exprimés contre 47,09 % pour la liste « Ensemble pour un avenir » conduite par Jean-Pierre Bouvier.

Aux élections municipales et territoriales de 2014, ce glissement de l'électorat local vers la droite a été confirmé, la liste sortante confortant sensiblement son avance sur la liste d'opposition municipale. L'abstention a légèrement progressé depuis le précédent scrutin avec un taux de 26.85%[77]. C'est la première fois dans l'histoire de Villard-de-Lans, et ceci, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, qu'une équipe municipale est réélue dans son intégralité pour un second mandat : la liste « Villard2Lans, gardons l'élan » conduite par Chantal Carlioz recueille 56,73 % des suffrages exprimés contre 43,26 % pour la liste « Ensemble, avançons pour Villard » conduite par Véronique Beaudoing.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy, président sortant, recueille 54,92 % des suffrages exprimés avec près de 300 voix d'avance sur son adversaire de gauche, François Hollande (45,08 %), président élu, confirmant, pour cette période, ce nouvel ancrage de l'électorat de Villard-de-Lans à droite. L'abstention au second tour reste limitée à 14,75 %[82].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune dispose de plusieurs services, tous situés dans le bourg, un bureau de police municipale situé dans l'hôtel de ville, un bureau de la gendarmerie nationale[85] situé rue de la Chapelle, un centre de secours situé chemin des plâtres, un centre d'entretien routier départemental[86].

La mairie met à la disposition de ses administrés, tous les premiers vendredis de chaque mois, un écrivain public[87].

Villard-de-Lans est rattachée judiciairement à la cour Cour d’appel ainsi qu'au Tribunal d'instance, au Tribunal de commerce, au Conseil des prud’hommes ainsi qu'au Tribunal administratif de Grenoble, ville qui est en outre le siège de la Préfecture de l'Isère et du Conseil départemental.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

« Espace à déchets » de la commune.

La commune a délégué la gestion des déchets des usagers (particuliers, commerçants et entreprises) à la communauté de communes du massif du Vercors (CCMV).

Cette communauté de communes est adhérente, depuis 2000, aux côtés de huit autres communautés de communes du département auprès d'un syndicat dénommé SICTOM de la Bièvre, (Syndicat Intercommunal de Collecte et de traitement des Ordures Ménagères) dont le siège se situe à Roybon.

En outre, un projet d'implantation de conteneurs semi-enterrés a été voté fin 2008 par les élus de la commission Environnement et accepté en délibération par le conseil communautaire. Cette décision a impliqué la création de 80 nouveaux sites semi-enterrés répartis dans les différents quartiers et hameaux de la commune et permet ainsi de diminuer le coût de la collecte en répartissant de façon plus économique le passage des camions chargés du ramassage[88].

La déchetterie municipale, ouverte à tous, est située dans le hameau de Fénat, sur la route de Choranche et de Méaudre, en direction de Valence[89].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Capacité d'autofinancement[modifier | modifier le code]

Le tableau, ci-dessous, présente l'évolution de la capacité d'autofinancement de la commune. C'est un des indicateurs des finances locales de Villard-de-Lans, sur une période de dix ans[90] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Villard-de-Lans de 2004 à 2013
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 3500 à 5000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Villard-de-Lans 352 401 317 246 395 333 270 404 520 328
Moyenne de la strate 169 175 182 186 173 186 213 236 225 228


CAF de Villard-de-Lans CAF moyenne de la strate

La capacité d'autofinancement de la commune[Note 8], comparée à la moyenne de la strate (ensemble des communes de 250 à 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé), bien que très variable, est toujours supérieure ou égale à la valeur moyenne de la strate. Le résultat comptable[Note 9], toujours positif, est lui aussi, supérieur à celui de la strate[90].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les différents taux de fiscalité locale, émis par la commune de Villard-de-Lans auprès de ses administrés imposables, particuliers et entreprises.

Taux de fiscalité directe

Taxe 2009 2010 2011 2012 2013
d'habitation 13.11 % 13.11 % 20.16 % 20.16 % 20,16 %
foncière sur le bâti 27,95 % 27,95 % 27,95 % 27,95 % 27,95 %
foncière sur le non-bâti 60,03 % 60,03 % 62,94 % 62,94 % 62,94 %
foncière des entreprises 27,93 % 27,93 % 27,93 % 27,93 % 27,93 %
Sources des données : Site du ministère de l'Intérieur, Fiscalité locale[92] Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Mikolajki, le port de plaisance.

Au 29 mai 2015, Villard-de-Lans est jumelée avec[93],[94] :

Cette commune polonaise est peuplée de 3 744 habitants. Autrefois, située en Prusse orientale, elle est aujourd'hui présentée comme la capitale touristique de la région des grands lacs de Mazurie. L'association « Villard-Jumelage », domiciliée à l'hôtel de ville de Villard-de-Lans gère les activités souhaitées ou prévues par les habitants de ces deux communes.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 4 051 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 10],[Note 11].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 058 1 814 2 147 2 131 2 026 2 196 2 298 2 500 2 597
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 406 2 047 2 002 1 970 2 020 2 032 1 915 1 846 1 849
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 801 1 790 1 698 1 524 1 631 1 885 2 215 3 990 3 321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
2 760 3 085 3 258 3 224 3 346 3 798 4 088 4 038 4 051
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[95] puis Insee à partir de 2004[96].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges, à savoir la répartition par sexe et par âge de la population de la commune de Villard-de-Lans en 2011. Ce diagramme montre une grosse représentation des classes d'âge situées entre 30 et 59 ans.

Pyramide des âges de la commune de Villard-de-Lans en 2011 en pourcentage [97].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,5 
75 à 89 ans
6,8 
14,2 
60 à 74 ans
14 
22,7 
45 à 59 ans
22,6 
21,7 
30 à 44 ans
22,3 
14,2 
15 à 29 ans
12,7 
22 
0 à 14 ans
21,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire deux établissements chargés de l'enseignement des enfants et des adolescents de la commune et de son canton[98]:
Le premier, relevant de l'enseignement primaire, se dénomme Le Groupe scolaires des Laiches
Le second, relevant de l'enseignement secondaire se dénomme La Cité scolaire Jean Prévost

Le Groupe Scolaire des Laiches[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire des Laiches devant le Roc Cornafion.
Le groupe scolaire des Laiches devant le Roc Cornafion.

Situés toutes les deux dans un espace géographique unique (dans le quartier dit des « Laiches »), juste devant la maison de la communauté de communes du massif du Vercors, non loin de l'hôtel de ville et de son double parking urbain, ce groupe scolaire élémentaire et pré élémentaire à vocation communale se partage en deux structures distinctes :

La Cité scolaire Jean Prévost[modifier | modifier le code]

L'ancienne cité scolaire.
L'ancienne cité scolaire en 2010.
La Cité scolaire Jean Prévost.
La Cité scolaire Jean Prévost devant la Grande Moucherolle en 2013.

Cet établissement du second degré se présente sous la forme d'un collège public associé à un lycée climatique et sportif public réunis sous le nom commun de Cité scolaire Jean Prévost. L'ensemble des bâtiments ont entièrement été reconstruits entre 2011 et 2012, dans un plus grand souci, au niveau architectural et environnemental, de préserver son environnement montagnard[101].

Le Collège[modifier | modifier le code]

Cette structure de l'enseignement secondaire présente un effectif de 720 élèves en 2013. Sa zone de recrutement est ordinairement limitée à la carte scolaire (Canton de Villard-de-Lans). L’affectation dans les classes spécialisées se font sur proposition des clubs sportifs locaux ou de l’école de musique encadrant les élèves. Exceptionnellement, pour des raisons de santé ou pour une pratique de sport de haut niveau, des dérogations peuvent être accordées.

Cet établissement présente des spécificités telles que des Sections sportives scolaires (SSS) en ski alpin, ski nordique, snowboard, biathlon, saut à ski et tennis, des classes à horaires aménagés : hockey sur glace, natation synchronisée, danse sur glace, judo, équitation, des classes musicales travaillant avec les écoles de musique du plateau.

Une « Unité localisée pour l'inclusion scolaire » (ULIS) a également été créée dans l'établissement, afin de permettre la scolarisation totale ou partielle de tous les élèves du secteur, y compris ceux en situation de handicap[102].

Le Lycée[modifier | modifier le code]

Cette structure de l'enseignement secondaire présente un effectif de 360 élèves en 2013. L’inscription des sportifs de haut niveau de ski s'organise autour d'une décision de la commission mixte, présidée par le proviseur du lycée et qui se réunit généralement à la fin du mois de juin. Pour les autres sportifs la procédure est la même qu’au collège. L’option musicale y est facultative, il suffit donc simplement que les candidats le mentionnent sur leurs dossiers d’inscription.

L'Équipement commun[modifier | modifier le code]

La Cité scolaire propose à la disposition de l'ensemble des élèves, collégiens comme lycéens deux gymnases pour l'organisation des matchs de handball, basketball, badminton, tennis et volley-ball, Une salle de danse indépendante de 120 m2 environ et un mur artificiel d’escalade[103].

Le Centre de réinsertion scolaire (ERS)[modifier | modifier le code]

Un établissement de réinsertion scolaire, accueillant 8 à 12 élèves, tous volontaires est rattaché administrativement à la Cité Scolaire Jean Prévost. Celui-ci a été ouvert à la rentrée 2011 sur le territoite la commune voisine d'Autrans[104]. Les élèves accueillis sont généralement âgés de 13 à 16 ans et issus des classes de 5e à la 3e. Ils doivent, soit avoir fait l'objet d'au moins une exclusion définitive, soit être en situation d’absentéisme, soit en situation de déscolarisation. En outre, ils ne doivent pas relever de l'enseignement spécialisé et adapté, ni d'un placement dans un cadre pénal. Le programme d'enseignement des ERS est identique à celui du collège[105].

Equipement sanitaire[modifier | modifier le code]

affiche municipal
Extrait du règlement d'hygiène de la ville de Villard-de-Lans dans les années 1930

Reconnue par l'État comme une station climatique d'où la présence de nombreux établissements de repos au grand air (aériums) durant la seconde moitié du XXe siècle, la commune de Villard-de-Lans ne présente pourtant aucun établissement d'hopsitalisation public ou privé sur son territoire, mais la ville abrite cependant différents cabinets médicaux et para-médicaux[106] dont un cabinet médical regroupant plusieurs médecins assurant des gardes médicales est situé près du hameau des Pierres et des terrains de tennis municipaux, mais également un pédiatre, une sage-femme, trois cabinets de dentistes, trois cabinets d'infirmier(e)s libéraux, trois orthophonistes, trois kinésithérapeutes, deux psychothérapeutes.

Trois pharmacies sont toutes situées dans le bourg central et elles assurent, chacune, un tour de garde tous les dimanches et les jours fériés.

Il existe également un service de soins à domicile pour personnes âgées dépendantes dénommé « Réseau M.A.D Vercors Santé », mis en place depuis le printemps 2011 par la communauté de communes du massif du Vercors. Il s'agit d' un dispositif de gestion de dossiers de suivi à domicile, consultable par tous les professionnels sociaux et de santé intervenant chez les personnes dépendantes[107]. Ce réseau a pour objectif principal de participer à l'amélioration de la qualité de la prise en charge à domicile, des malades en perte d’autonomie et une plaquette d'information a été diffusée dans le canton de Villard-de-Lans fain d'informer la population de son existence[108].

On peut également soigner ses animaux puisque la commune possède une clinique vétérinaire (dite des jonquilles), également proche du centre du bourg[109].

Agenda sportif et culturel[modifier | modifier le code]

La commune de Villard-de-Lans, seule, ou en collaboration avec d'autres collectivités, voire d'autres partenaires publics ou privés, invite sur son territoire, tout le long de l'année, des manifestations sportives, socio-culturelles et musicales organisées de façon périodique et dont certaines peuvent avoir un impact au niveau régional, national, voire international.

Ces manifestations ponctuelles peuvent être également organisées durant les périodes de vacances scolaires, soit en période estivale comme des animations musicales ou culturelles, soit en période hivernale comme le gala de Noël sur glace à la patinoire municipale ou éventuellement des compétitions régionales et inter-régionales de patinage.

L'office de tourisme présente généralement un calendrier annuel de ces animations et festivités sur son site ouvert à tous et dans son bureau d'accueil, ouvert tous les jours durant les saisons d'activité touristique. Voici, ci-dessous une liste non exhaustive des principales animations culturelles et sportives organisées sur le territoire communal.

Période Evènements
Mars. Le Trans Nordic Vercors (41e édition en 2015, le 8 mars). Organisé par le label « Idées Alpes », cette manifestation sportive de ski nordique est organisée sur les hauts plateaux du Vercors et sa ligne d'arrivée était située sur le site du bois barbu à Villard-de-Lans[110].
Mai ou Juin Le Salon Vercors Bien être (1re édition en 2015, le 30 et 31 mai). Organisé à la salle de la coupole, ce salon présente des stands allant de l’allopathie aux médecines complémentaires dites alternatives.

Le Week-end Moto (4e édition en 2015, le 23, 24 et 25 mai), organisé par la commune qui accueille des exposants et organise des rallyes et autorise des spectacles d'acrobatie ou de démonstration festive. Organisée par la municipalité, cette manifestation est ouverte à tous les public et libre d'accès

Début Juin Le Vélo Vert Festival, (6e édition en 2015, le 7 juin), qui présente des compétitions spécifiques qui se dérouleront sur la station. Pour les amateurs, les organisateurs du festival proposent des randonnées et des parcours de découverte libre tels que la descente, l'Enduro, le prêt de vélos électriques et des orientations GPS.
Fin juin L'EuroNordicWalk du Vercors, (2e édition en 2015, les 20 et 21 juin) qui propose au public de pratiquer la randonnée en découvrant le matériel, tester les nouveautés sur parcours dédié et participer à des animations « Sport-Santé » pour tous. Cette manifestation est gratuite d'accès et ouverte à tous.

L'open d'échecs de Villard-de-lans, 12e édition en 2015, entre le 27 juin et le 4 juillet. Cette rencontre est organisée par l'échiquier grenoblois et l'accueil des participant s'effectue généralement à la salle de la Coupole). Cette manifestation est ouverte à tous les publics et l'inscription payante pour tous les participants[111].

Juillet
Place de la libération à Villard-de-Lans
Place de la libération pendant le swing summer festival
L'équi festival (4e édition en 2015, les 11 et 12 juillet), qui présente des animations, démonstrations et jeux équestres organisés pour tous les publics à Villard de Lans, afin de présenter une approche ludique et agréable du monde équestre. L'accueil est ouvert à tous les publics et reste libre d'accès[112].

Le Swing Summer Festival est une animation récurente et gratuite d'accès organisée par l'office de tourisme. Les diférents thèmes musicaux sont liés au jazz, au swing, au blues et du rock [113].

Aout Musique en Vercors, (19e édition en 2015, du 6 au 21 août). Ce festival présente une programmation riche et variée de 21 concerts en 16 jours dans différents lieux du plateau. Parallèlement, à ce festival, se déroule la 25e Académie Musicale d'été qui accueille des stagiaires venant de toute la France, qui viennent se perfectionnent dans le cadre idyllique et montagnard du Vercors. Cette manifestation est ouverte à tous les publics et payantes. Elle est organisée par une association villardienne avec l'appui du conseil départemental de l'Isère et des communes de Villard-de-Lans, de Corrençon-en-Vercors, d'Autrans et de Lans-en-Vercors, ainsi que les deux principales communautés de communes du plateau[114].

La trans-vercors VTT, (26e édition en 2015) Cette association organise des randonnées sur différents circuits dans le secteur des Quatre Montagnes et le Vercors Drômois. La manifestation est ouverte à tous les publics. Une participation est demandée. Elle est organisée par une association (Vercors traversée) avec l'appui des conseils départementaux de la Drôme et de l'Isère, la Région Rhône-Alpes et le parc naturel régional du Vercors.

Septembre L'Ultra Trail du Vercors, (4e édition en 2015, le 5 septembre). Cette manifestation sportive organise une traversée du Vercors, comprenant le territoire de Villard-de-Lans. L'inscription à cette course sportive est payante et demande de bonnes conditions physiques pour y participer [115]
Octobre
Montgolfière accueillant le public
Montgolfière au Festiv'air
Le Festiv'air (8e édition en 2015, les 3 et 4 octobre). Unique en son genre dans les Alpes françaises, le Festiv'air organise un rassemblement de montgolfières et autres aérostats avec la possibilité d'effectuer des baptêmes de l'air et, pour les enfants, de participer à des ateliers sur le thème de l'air et de « tout ce qui vole avec ou sans moteur ». Les ateliers sont généralement situés sur la place Mure-Ravaud, face à l'office de Tourisme, et le lieu de décollage des montgolfières et des autres aérostats se situe généralement sur un grand parking communal, ou depuis un espace dégagé, généralement à proximité du centre du village. Cette manifestation se déroule généralement durant le premier week-end d'octobre mais elle peut quelquefois être reporté d'une semaine. Elle est ouverte à tous les publics, y compris les enfants et reste libre d'accès aux visiteurs.

Ce type de meeting étant tributaire de la météo, celle-ci peut donc être quelquefois reportée à une date ultérieure par les organisateurs et les personnes intéressées par cette manifestation doivent donc ne pas oublier de se renseigner, à l'avance, sur le site de l'office de Toursime[116] ou auprès des organisateurs [117]

Novembre Le Festival d'humour Villard de Lans vit l'art de rire , (25e édition en 2014). Véritable festival de création, la manifestation présente et rassemble chaque année des jeunes talents et des artistes humoristes en herbe. Ce festival présente de nombreuses animations de nature culturelle et dont le point commun reste l'humour : théâtre (dont un théâtre de marionnettes), cinéma, chanson, danse, fanfare et expositions sont les diverses animations offertes au public[118]. Présidée par le comédien et humoriste grenoblois Serge Papagalli, cette manifestation a généralement lieu en automne, elle ouverte à tous les public mais l'accès aux spectacles est payant. Son organisation est gérée par une association et par la commune avec l'appui du conseil départemental de l'Isère.

Le festival a, pour la première fois, été présenté durant l'année 2013, dans la nouvelle salle de cinéma villardienne, « le Rex », modifié en salle de spectacle pour cette occasion. La salle de la Coupole est également toujours utilisée pour accueillir les autres artistes et le public.

Equipements sportifs[modifier | modifier le code]

Historiquement, le site de Villard-de-Lans peut être considérée comme une des premières grandes stations de ski des alpes dauphinoises, voire française, car le village créa son club de ski en 1909[119], alors que Chamrousse créa son club en 1929 et l'Alpe d'Huez le créa en 1933.

La commune et sa station reste donc, encore aujourd'hui, fortement tournée vers les sports d'hiver, cependant la volonté du conseil municipal est de diversifier les activités sportives en tenant compte des nouvelles données climatiques actuelles[120] : au-delà de ses espaces de ski alpin et nordique, déjà évoqué, le territoire communal comprend aussi, du fait de leurs fréquentations par les touristes saisonniers, une patinoire et deux piscines, ainsi que d'autres équipements sportifs et culturels.

Les domaines skiables[modifier | modifier le code]

VEspace Villard-Corrençon (38)- Restaurant « Altitude 2000 ».
Vue générale de la Cote 2000
Domaine nordique de Bois barbu
Domaine nordique de Bois barbu
La Colline des bains
La Colline des bains

Le territoire de Villard-de-Lans abrite en son sein trois domaines de ski bien distincts, dont un ouvert plus spécifiquement aux jeunes enfnats :

1- Le domaine de ski alpin
La « Cote 2000 » est la porte d'entrée du domaine de ski alpin de Villard-de-Lans. Cette structure située près du hameau des Pouteils et au niveau du lieu-dit dénommé Le Balcon de Villard. L'altitude minimum de la station est de 1 143 m et son altitude maximum de 2 029 m.Ce secteur est connu pour ses pistes larges et pour son nombre élevé de skieurs. Le nom du domaine skiable a reçu le nom d'« Espace Villard-Corrençon » à la saison 2008-2009. L'espace est exploité par la Société d'Équipement de Villard-de-Lans - Corrençon-en-Vercors (SEVLC). L'espace skiable, situé à 3 5 kilomètres du bourg central, compte[121] 35 pistes et 19 remontées mécaniques.

Article détaillé : Espace Villard-Corrençon.

2- Le domaine de ski nordique
Le domaine de ski nordique de Villard-de-Lans, situé à 4 kilomètres du bourg central, porte le nom de « Site nordique du Haut Vercors »[122].

Ce domaine est étendu sur 4 communes et 2 départements :

L'accès au site s'effectue via trois[122] portes d'entrées :

3- Le « Luge et Ski-Parc de la colline des bains »
Le site de la « Colline des Bains » offre en son sein, un « Ski-Parc »[123] avec des pistes enneigées accessibles aux jeunes skieurs débutants et aux amateurs de glisse de tous âges, telle que la luge pour enfants. Ce site est situé tout près du centre du village, en face du club de tennis.

L'École du Ski Français (ESF) les accueille dans un espace spécialement aménagé pour les tout-petits et propose des cours collectifs ainsi que des préparations « ourson » adaptées aux enfants de 3 à 5 ans. Un service d'accueil et de restauration est assuré à l'entrée du site, dans un bâtiment dénommé, Maison de la Colline[124].

La patinoire et les piscines[modifier | modifier le code]

Espace de Loisirs : entrée de la patinoire et du centre nautique.
Espace Loisirs : entrée de la patinoire et du centre nautique
La patinoire André Ravix[modifier | modifier le code]

La commune héberge une patinoire couverte

  • La patinoire comprend une surface glacée de 1 800 m2 et elle héberge notamment un club de danse sur glace (ballet) qui a gagné plusieurs championnats du monde et de France. Elle a reçu le nom d'un ancien maire de la commune à l'origine de sa fondation.
Cette patinoire abrite le siège d'une équipe de hockey sur glace évoluant en Ligue Magnus : Les Ours de Villard-de-Lans. La boutique du club se situe face à son entrée principale.
Cet équipement est ouvert au public et accueille un centre d'entrainement sportif et des manifestations sportives liées surtout au patinage artistique. Il est situé dans le centre du bourg, derrière l'office de tourisme, au sein de "l'Espace Loisirs" (voir le chapitre "Loisirs")
L'espace aqualudique et l'ex piscine des bains[modifier | modifier le code]

La commune n'héberge plus qu'une seule piscine depuis la fermeture de la piscine dite « des bains », qui fut, pourtant historiquement, la première installation villardienne de cette nature.

  • « L'espace aqualudique » comprend deux bassins dont une piscine à vagues. Deux toboggans accessibles aux enfants dont un double piste (accessible au plus de 6 ans). Un espace gouter (avec snack bar) et une aire de jeux pour les petits[125]. Cet équipement qui présente une couverte, donc ouvert en hiver, est situé dans "l'espace Loisirs", près de la patinoire.
  • « L'espace des bains » ne possède plus de piscine (à bassin unique) depuis que la Mairie a pris la décision d'une fermeture définitive en pour des raisons financières, et son emplacement a été absorbé par l'extension de l'espace du club de tennis de la commune. La pataugeoire pour enfants a cependant été conservée.

Les autres équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Skate Parc des Geymonds.
Skate Parc des Geymonds
Vol de parapente.
Vol de parapente

La commune héberge sur son sol, d'autres équipements sportifs notables : neuf terrains de tennis, dont deux tennis couverts, près de la Colline des bains, huit courts de badminton, tous situés près des courts de tennis et de la colline des bains, un boulodrome couvert, situé au rond-point de Bréduire, une salle de musculation dit « centre de remise en forme et de fitness », situé près de la patinoire, un terrain multi-sport et plusieurs terrains de football en plein air dont un dans quartier des Geymonds et un dans le quartier des Jeandiats et un terrain de rugby dans la cour du lycée climatique.

Il existe, également, un site aménagé pour rollers et skateboard, le « Skate-Parc des Geymonds », accessible par la navette gratuite de la commune, plusieurs écoles de parapente, utilisant les remontées mécaniques de l'Espace Villard-Corrençon pour cette pratique sportive, sont situées sur le plateau[126], une piste de luge d'été, située dans le "Ludi-Parc". Un service de sorties accompagnées est proposé au sein de la commune pour les utilisateurs de vélos ordinaires et de vélos à assistance électrique dénommé E« -Bike Resort »[127].

Un Parc de loisirs bi saisonnier pour luge et VTT situé à la colline des Bains, un « bike resort »[128] comprenant un ensemble sportif et ludique consacré au vélo dont :

Au niveau du balcon de Villard, la commune propose un « Bike Park » (aménagement spécial (en été) avec des passages en sous-bois, en alpages et clairières). La remontée de ces pistes s'effectuant en télécabine (Cote 2000) aménagées pour la circonstance (3 VTT par cabines). Cet aménagement sportif présente notamment[129]:

  • Neuf itinéraires permanent de DH dont 1 freeride
  • 20 km de pistes et 600 m de dénivelé
  • Des pistes pour tous les niveaux (débutant à Expert)
  • Des sauts, virages relevés, modules « North Shore » (passerelles)
  • Une zone de découverte et d’initiation au pied du Bike Park
  • Des services de locations de vélo

Un site d'escalade[130] naturel a été aménagé sur le territoire de la commune, situé au-dessus du hameau des Clots, au niveau du vallon de la Fauge : ce site se prête très bien à la découverte de l'escalade y compris pour les jeunes enfants. Ce site est uniquement utilisé par les associations agréées par la commune

Les événements sportifs[modifier | modifier le code]

Les Ours de Villard de Lans[modifier | modifier le code]
Logo 2013 des Ours de Villard-de-Lans

Créé en 1931[131], par Gabriel et Ernest Guigon, le club de Hockey sur glace de Villard-de-Lans commence à participer au championnat de France en 1935, où il est évolue de façon sporadique en 2e série jusqu'à la seconde guerre mondiale.

En 1966, en raison d'un manque de joueurs, les clubs de hockey des deux villes de Grenoble et de Villard-de-Lans fusionnent pour créer le H.C. Grenoble-Villard-de-Lans, l'équipe choisissant le surnom des « Ours dauphinois ».

En 1968, grâce à la dynamique crée par les Jeux olympiques de Grenoble, qui favorise la multiplication des créations de patinoires et de clubs de hockey en France, le C.S. Villard-de-Lans en profite pour refonder une équipe autonome, mettant ainsi fin au Grenoble-Villard Hockey Club[132].

À la suite de nombreux avatars qui l'entrainent en division inférieure, Le club parviendra enfin par remonter en élite en 2002-2003 lorsque cette division est élargie à 16 clubs. Par la suite les ours réussiront à se maintenir dans l'élite du Hockey national jusqu'en 2013.

À la fin de la saison 2013/2014, devant faire face à un financement de plus en plus aléatoire (retrait du principal mécène du club, Daniel Huillier), les dirigeants du club prennent la décision ne plus aligner d'équipe professionnelle. Le club des ours de Villard-de-Lans reprend alors la saison 2014/2015 en division 2 (qui se dénomme officiellement le Championnat de France de hockey sur glace D3 ) sous la direction de Daniel Sedlak, ancien joueur du club.

Article connexe : Ours de Villard-de-Lans.

Les rencontres sportives dites, à domicile, du club sont organisées à la Patinoire André Ravix, d'une capacité de 2000 places. Le bâtiment et la boutiques du club sont situés en plein centre du village, derrière l'office de tourisme (voir le chapitre "Équipements sportifs")

Le Tour de France[modifier | modifier le code]
1989 Tour de France
Villard-de-Lans a été une importante ville étape du Tour de France 1989
François Mitterrand en 1981
François Mitterrand se rendra sur le territoire de Villard-de-Lans à l'occasion d'une étape du Tour de France 1985
Greg Lemond
Greg LeMond en 1989
Pedro Delgado en 1993
Pedro Delgado en 1993

Villard-de-Lans fut de nombreuses fois une ville étape du Tour de France: 6 fois en qualité de ville d'arrivée, et 6 fois en qualité de ville de départ. Certaines étapes à Villard-de-Lans ont marqué les esprits des amateurs de la grande boucle. :

Pour son entrée dans la légende du Tour de France, Villard-de-Lans accueille une étape Contre-la-montre. Cette étape sera gagnée par le cycliste belge Eric Vanderaerden, et ce même tour par le champion français Bernard Hinault.
C'est à l'occasion de ce passage du tour de France dans le Vercors que François Mitterrand, alors Président de la République française viendra saluer, encourager et même photographier les coureurs cyclistes en faisant poser l'hélicoptère présidentiel sur le territoire du Parc naturel régional, plus précisément sur la commune de Montaud située au nord de plateau.
Le Président François Mitterrand a ensuite profité de ce passage dans le massif du Vercors pour rendre visite et hommage au village martyr de la Seconde Guerre Mondiale de Valchevrière, ce qui restera, jusqu'à présent, le premier et le dernier lieu de passage d'un Président de la République française sur le territoire de Villard-de-Lans[133]
Cette année là, Villard-de-Lans ne fut qu'une ville de départ d'étape au lendemain d'une arrivée à l'Alpe d'Huez brillamment gagnée par Bernard Hinault.
Cette édition du tour a connu une lutte acharnée entre l'espagnol Pedro Delgado et l'irlandais Stephen Roche et c'est à Villard que l'irlandais réussit pour la première fois à prendre le maillot jaune à l'espagnol.
Nouvelle étape Contre-la-montre. Celle-ci fut gagnée par Pedro Delgado qui en profitera pour gagner le Tour, cette année là.
Le tour 1989 marqua les esprits, et il sera qualifié par la presse de « Tour le plus fou »[134]. L'étape villardienne fut, d'ailleurs, au centre de cette « épopée », car si le français Laurent Fignon avait réussi à distancer l'américain Greg LeMond à l'arrivée à « la Côte 2000 » (en fait, le balcon de Villard), le lendemain, au départ du bourg, une blessure à la jambe le fit souffrir et l'empêchera d'être dans sa meilleure forme à l'arrivée à Paris. Le français finira par perdre cette compétition pour huit secondes à l'arrivée sur les Champs-Élysées, deux jours plus tard, laissant le maillot jaune et la victoire au coureur américain.
Villard renoue avec la tradition de l'étape du "contre la montre", mais depuis Fontaine afin d'éviter de paralyser totalement l'agglomération grenobloise. L'étape fut remportée par Erik Breukink et le tour par Greg Lemond
Tour de France 1993 10e étape : Villard-de-Lans - Serre Chevalier
Pour le tour 1993 parti du Puy du Fou dans le sens des aiguilles d'une montre, l'étape de Villard - Serre-Chevalier sera la première étape alpine et même la première étape de montagne. Malgré la victoire du cycliste allemand Olaf Ludwig, le champion espagnol Miguel Indurain mènera cette édition du tour d'une main de maitre jusqu'à Paris.
Ce fut le sixième tour en tant que ville de départ pour Villard et le sixième tour du coureur américain Lance Armstrong qui gagna l'étape à la Cote 2000. Cependant le coureur américain, reconnu avoir été dopé, sera disqualifié en 2012.
Le Critérium du Dauphiné[modifier | modifier le code]
Le maillot jaune du vainqueur du Critérium du Dauphiné

Dénommée jusqu'en 2010, le « Critérium du Dauphiné libéré », cette course cycliste n'étant plus attaché au journal du même nom, cette course se dénomme, aujourd'hui tout simplement Le « Critérium du Dauphiné ». La commune a hébergé les coureurs pour une étape entière en 2003 et les accueille de nouveau en 2015.

La prestigieuse course régionale voit, pour la première fois, la course débuter et donc sa première étape se dérouler à Villard-de-Lans dans une course contre-la-montre. Le critérium de 2003 s'est terminé à Grenoble.
L'étape a été remportée par le portugais Rui Costa qui s'imposait devant Vincenzo Nibali, le coureur italien endossant provisoirement pour sa part le maillot de leader de la compétition, cependant l'édition 2015 du Critérium sera remporté par le britannique Christopher Froome. Le critérium de 2015 s'est terminé à Modane.
Le Paris-Nice[modifier | modifier le code]

Chose plus rare pour la saison, le Paris-Nice 1980 a établi l'arrivée de la cinquième étape dans cette station du Vercors. Klaus-Peter Thaler remporta cette étape partie de Saint-Étienne et longue de 185 km.

Jeannie Longo.
Jeannie Longo.
Le Tour de France féminin et La Grande Boucle féminine internationale[modifier | modifier le code]

La commune de Villard-de-Lans a accueilli de nombreuses fois sur son territoire, les deux plus grandes compétitions cyclistes féminines que furent le Tour de France féminine et La Grande Boucle féminine internationale dont de nombreuses étapes furent gagnées par Jeannie Longo, la sportive la plus titrée de toute de l'histoire du sport français (13 titres de championnes du Monde, 8 titres de vice-championne du Monde et 59 titres de championnes de France).

Article connexe : Jeannie Longo.

La championne Jeannie Longo, née à Annecy, mais dauphinoise d'adoption (elle fut adjointe au conseil municipal de Grenoble durant le mandat d'Alain Carignon), remporta notamment la 8e étape Vizille - Villard-de-Lans, de l'épreuve du Tour de France féminin 1989 devant Maria Canins, la grande championne italienne, sa principale concurrente. Jeannie Longo en profitera, d'ailleurs, pour gagner Le Tour devant la même Maria Canins en la devançant de 8 minutes et 44 secondes aux Champs-Élysées[135].

À noter que Jeannie Longo gagnera 3 fois le Tour de France féminin (1987, année qui connaitra 3 étapes dans le canton de Villard-de-Lans, 1988 et 1989)

Les compétitions de VTT[modifier | modifier le code]

La commune a accueilli la toute première édition des championnats du Monde de VTT en 1987, avant sa reconnaissance par l'UCI[136].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite[modifier | modifier le code]

Trois organes de la Presse écrite sont consultables sur le territoire de la commune de Villard-de-Lans et qui sont, soit en vente chez les marchands de journaux locaux pour le premier, soit distribués directement dans les boîtes aux lettres pour les deux suivants.

  • Le Dauphiné libéré
Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Grenoble, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres évènements divers à caractère local.
Article connexe : Le Dauphiné libéré.

Il existe également d'autres médias édités sur papier, uniquement distribués au niveau local, et qui sont :

  • La Lettre aux Villardiens
Bulletin d'information municipale publié trimestriellement et distribué gratuitement dans les boites aux lettres des habitants du village et également consultable sur le web[137].
  • CCMV Infos,
Bulletin paraissant trois fois par an est distribuée dans les boites aux lettres par la communauté de communes du massif du Vercors[138].

Les stations de Radio FM[modifier | modifier le code]

En matière de radio, les habitants de Villard-de-Lans et ses environs bénéficiaient d'un chaine locale dénommée Fréquence 4 en référence aux « Quatre-Montagnes » qui cessa d'émettre en 2009 par décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel[139].

En , une nouvelle station dénommé Radio-Oxygène commence à émettre ses émissions sur le plateau. Il s'agit d'une chaine de stations de radio FM qui possède la particularité d'émettre principalement dans les grandes stations de ski alpines telles que Val d'Isère, L'Alpe d'Huez ou Isola 2000[140],[141]

Crâne d'ours
Logo de FR3 Alpes

Les chaînes de Télévision[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne la réception de la télévision, les habitants de la commune, équipés avec des appareils adéquats, peuvent recevoir les 22 chaines de la TNT, comprenant les deux éditions de France 3 : France 3 Alpes - Grenoble et France 3 Rhône-Alpes - Lyon.

Les Télécommunications[modifier | modifier le code]

En matière de téléphonie mobile, le territoire de Villard-de-Lans bénéficie d'une bonne couverture puisque les trois opérateurs historiques sont présents sur la quasi totalité du territoire. Très peu de secteurs sont en zone blanche et celles-ci sont généralement situées dans des secteurs du territoire communal très peu peuplés, voire désertes (moyenne montagne et zone forestière)[142].

Les réseaux Internet[modifier | modifier le code]

Dans le domaine de l'information en ligne, il existe enfin le portail « Initiatives Vercors »[143], proposant un agenda local et des actualités diverses et un forum ouvert à tous, mais fermé provisoirement depuis les élections municipales de 2014.

Les Autres médias[modifier | modifier le code]

Afin d'informer l'ensemble des résidents de la commune et les touristes se déplaçant sur le territoire, la municipalité a installé dans les secteurs commerciaux et touristiques, de nombreux panneaux d'affichage électronique municipaux d'information, tous situés en plein air (dont un, situé à l'entrée de l'Espace Loisirs).

Cultes[modifier | modifier le code]

Il existe différents lieux de cultes situés sur le territoire de Villard-de-Lans ou dans ses environs.

La chapelle et la Croix de Valchevrière
Chapelle de Valchevrière

Religion catholique[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Villard-de-Lans se dénomme « Paroisse de Valchevrière », en hommage à l'ancien hameau martyr de la Seconde Guerre mondiale. Cette paroisse a été créée en l'an 2000. Ce secteur géographique de la vie religieuse couvre l'ensemble du canton actuel. Un site internet dédié à cette activité cultuelle permet de connaitre toutes les informations sur ce sujet[144]. Ce site présente également l'aspect historique de cette activité.

Religion protestante[modifier | modifier le code]

Une paroisse protestante existe sur le territoire de la commune. Celle-ci est affiliée à la Fédération évangélique de France ainsi qu'à la communauté et assemblées évangéliques de France. Un temple, dont la communauté se dénomme « Agapé du Vercors », est situé au hameau des Geymonds, sur la route de Lans-en-Vercors, en direction de Grenoble[145].

Religion bouddhiste[modifier | modifier le code]

Un centre d’études Tibétaines dénommé « Karma Migyur Ling », lieu d’étude et de pratique du bouddhisme, est situé sur les contreforts du Massif du Vercors entre les communes de Rencurel et d'Izeron, à, environ, une douzaine de kilomètres de Villard-de-lans. Un site dédié à cette activité religieuse est visitable sur internet[146].

Les autres religions[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne la religion musulmane, les mosquées les plus proches de Villard-de-Lans sont situées à Fontaine, à environ 28 km et au Pont-de-Claix, à environ 30 km[147].

En ce qui concerne le culte juif, la synagogue la plus proche de la commune, se situe, rue Maginot à Grenoble, soit à environ 30 km.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est le centre économique du plateau des Quatre-Montagnes, et de l'ensemble du massif du Vercors. Ses divers commerces permettent d'éviter à de nombreux habitants de la région de se rendre à Grenoble pour y trouver les produits du quotidien.

Le tourisme est, à l'évidence, le premier employeur de la commune. Il génère 80% de l'activité. Le territoire de la commune présente 20 000 lits lits touristiques et 40 % des emplois sont directement liés au tourisme, représentant plus d'un tiers des équivalents temps plein. Le flux économique drainé est estimé à 80 millions d'euros. L'activité est assez bien répartie entre l'hiver (58 %) et l'été (42 %). 450 000 journées-skieurs alpins et nordiques profitent des infrastructures. Une augmentation de 20 % du nombre d'emploi en haute saison a été constatée[148].

Emploi[modifier | modifier le code]

Emplois locaux[modifier | modifier le code]

Selon le site de la commune, les diverses entreprises et collectivités ainsi que les artisans implantés sur le territoire de la communauté de communes propose 4500 emplois locaux, dont 3600 équivalents temps plein (ETP)[149].

On peut noter également le chiffre de 2200 emplois saisonniers (représentent un 1/3 du temps de travail total), et 60% de ces saisonniers sont des résidents de Villard-de-Lans et des communes voisines. Selon ce même site, le taux de chômage de la commune est au niveau du taux enregistré sur le territoire national.

Répartition des actifs/inactifs par Catégories socio-professionnelles en 2007 selon l'INSEE[150]
Catégorie socio-professionnelles Villard-de-Lans France
Agriculteurs 0,4 % 1,6 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 7,0 % 5,9 %
Cadres, professions intellectuelles 7,3 % 13,1 %
Professions intermédiaires 16,6 % 16.0 %
Employés 16,5 % 11,9 %
Ouvriers 11,2 % 21,7 %
Retraités 29,8 % 24,4 %
Autres personnes sans activité 11,3 % 5,5 %

On peut noter, dans le tableau ci-dessus, le faible taux d'agriculteurs actifs, alors que la commune est située en zone rurale et inversement le nombre important de personnes retraitées et sans activité, prouvant ainsi le rôle que peut avoir le village en tant que station de villégiature. Derrière ces chiffres, il faut tout de même tenir compte que la commune compte un nombre important de résidences secondaires et donc un grand nombre de résidents temporaires.

Aide à l'emploi[modifier | modifier le code]

Afin d'aider les villardiens et les habitants du canton à entreprendre et faciliter leurs démarches dans la recherche d'un emploi, ceux-ci peuvent trouver dans la commune les équipements suivants :

La Maison de l'Emploi des Quatre-Montagnes[modifier | modifier le code]

Cette structure, dont le bâtiment est situé dans le chemin de la Croix Margot, propose un service emploi, ainsi qu'une aide à la demande de formation. À noter que cette structure propose également, en collaboration avec le FONGECIF, l'AFRAT et le GRETA, un service de formation pour les personnes intéressées par un emploi de travailleur saisonnier en station[151].

Le Point Information Jeunesse[modifier | modifier le code]

Le bureau du P.I.J est installée dans les locaux de la Maison pour Tous de la commune, dont le bâtiment est situé derrière la résidence Maéva. Cette structure ouverte à tous, permet de répondre aux questions des jeunes gens du canton dans différents domaines, dont notamment au sujet des débouchés vers les différents métiers et les formations[152].

Le secteur touristique et les loisirs[modifier | modifier le code]

L'équipement touristique[modifier | modifier le code]

Le tourisme est donc l'atout économique majeur pour la commune de Villard-De-Lans, son canton et ses habitants. En 1969, la construction d'une station de sport d'hiver intégrée au-dessus du bourg et dénommée "la Cote 2000" avec des ensembles d'immeubles cumulant 7000 lits comprenant les Glovettes est l'amorce d'un tournant pour la petite ville de ce secteur très montagneux du Vercors. L'altitude semble suffisamment élevée, aux yeux des promoteurs, pour mettre en place une vraie station de montagne avec ses équipements[153].

logo du PRNV

Au-delà de cette exploitation, non sans risque, dans un domaine de moyenne montagne, la commune et sa région possèdent d'autres atouts qui se concrétiseront par la création d'un Parc naturel régional en 1970 et dont Villard-de-Lans (avec Die) reste la ville principale. Ce territoire qui comprend des zones protégées s'étend sur 206 208 hapossède une faune et une flore variée qui attire de nombreux touristes ce qui demande une certaine forme de gestion écologique liée à la fargilité d'un tel patrimoine.

Il reste, cependant, à ce niveau, un point méconnu, celui du tourisme historique qui est bâti sur une renommée historique évidente et datant de la seconde guerre mondiale. Au-delà des monuments commémoratifs disséminés sur l'ensemble du plateau (dont les plus connus sont les sites de Vassieux-en-Vercors et de Saint-Nizier-du-Moucherotte), Villard-de-Lans possède le site historique de Valchevrière qui reçoit encore aujourd'hui de nombreux visiteurs.

Articles connexes : Valchevrière et Maquis du Vercors.

À noter, enfin, que la commune a toujours su jouer sur sa réputation de lieu de villégiature particulièrement ouverte à l'accueil des enfants : tout d'abord, historiquement, en qualité d'ancienne station climatique, et encore aujourd'hui de par ses nombreuses activités, autant ouvertes aux enfants des touristes qu'aux enfants des résidents permanents[154].

Office de tourisme de Villard-de-Lans.
L'Office de tourisme

L'Office de Tourisme[modifier | modifier le code]

En toute saison, l'office de tourisme présente, dans un bâtiment facilement identifiable situé au centre de la commune (place Mure-Ravaud), toutes les informations sur les activités ludiques, sportives et de découvertes ainsi que sur l'espace hôtelier et d'hébergement des communes de Villard-de-Lans et de Corrençon-en-Vercors. Son site présente un tableau de disponibilité hôtelière ainsi que le programme des animations de l'année en cours[155]

Un plan de la commune et du Parc naturel régional du Vercors est à la disposition des visiteurs. L'office présente également un espace Wi-Fi gratuit et un espace jeu pour les enfants.

Liste des différents équipements[modifier | modifier le code]

Les équipements urbains[modifier | modifier le code]

Comme toute ville, village ou station à vocation touristique et fréquenté régulièrement par de nombreux touristes durant toutes les saisons, Villard-de-Lans présente un équipement de loisirs au niveau de ses prétentions. Cette commune du massif du Vercors, en tant que station de moyenne montagne, possède un équipement riche et varié, mais particulièrement concentré dans la zone du Bourg central et dans la station de Villard 2000.

La commune abrite au centre du village un « Espace Loisirs »[156] qui présente l'équipement suivant

  • un casino (avec un restaurant, 50 machines à sous et des espaces de jeux.)
  • un bowling de 4 pistes[157] (avec un bar et une salle de jeu) ;
  • une patinoire couverte (avec un snack-bar) ;
  • un centre aquatique et son espace détente (en été);
  • un espace détente (comprenant saunas, hammam et jacuzzi);
  • un espace forme (comprenant une salle de fitness
  • une bibliothèque municipale, (dédiée à Georges Perec depuis mars 2002)

Les services de l'espace Loisirs, situés derrière l'office de Tourisme, sont tous proches du centre du village et de ses commerces. Ils se situent également à quelques mètres d'un grand espace de stationnement et à proximité de la gare routière de Villard-de-Lans.

La salle de la Coupole
La salle des fêtes de la Coupole est située près l'Espace de Loisirs et de l'office du tourisme. Ce bâtiment, propriété de la commune, accueille de nombreux spectacles et des manifestations locales, particulièrement durant la saison estivale.

Le cinéma « Le Rex »

La rue du Lycée Polonais et le cinema "Le Rex"
La rue du Lycée Polonais et le Cinéma « Le Rex »

L'unique salle de cinéma de Villard-de-Lans est située rue du Lycée Polonais, non loin du centre du village.

Cette structure a été fermée au public du au , afin de permettre d'importants travaux sur le bâtiment. La municipalité a du engager un programme complet de rénovation et de mise aux normes de ce bâtiment en aménageant ses deux salles dont une première qui compte désormais 300 places, et une seconde qui présente 80 places. Ces salles sont équipées de projecteurs numériques, et elles permettent aussi un usage mixte, de cinéma, de salle de spectacle et de salle de congrès, équipement qui manquait à la commune.

À l'occasion du festival "Villard-de-Lans vit l'art de rire" de 2013, ce nouveau Rex a été inauguré le , en présence de Serge Papagalli qui profita de l'occasion pour présenter son nouveau spectacle[158]

Le Ludi-parc

Modèle de trampoline bungee
trampoline « bungee »

Cet espace de gestion privée (entrée payante), a été inauguré en juin 2013. Il est ouvert au public du mois d'avril au mois d'octobre et se situe au sud du territoire communal, à l'entrée du lieu-dit La Balmette.
Cette structure récréative comprend :

  • un terrain de mini golf, pour les petits et les grands;
  • un stand d'initiation et de perfectionnement au tir à l'arc;
  • une piste de luge en résine de synthèse fibrés et moulés (située sur l'ancienne piste olympique);
  • un parcours acrobatique en forêt (dont une partie prévue pour les enfants);
  • un terrain de 4000 M² en sous bois consacré aux activités de paintball;
  • une aire de trampoline à élastique dit "trampo-bungee"[159]
Les centres d'équitation[modifier | modifier le code]
Jument de race Haflinger dans son box au haras du Vercors

Le haras du Vercors (les Girards)
Cette structure, ouverte en toutes saisons, et située en pleine campagne (au pied du col de l'arc) est un centre équestre privé, installé sur le territoire de Villard-de-Lans (près du hameau des Girards, sur l'ancienne route de Lans à Villard). Ce centre d'équitation propose un ensemble de disciplines et d'activités équestres avec des chevaux et des poneys : des cours pour tous les âges et tous les niveaux pouvant inclure promenades et randonnées sur le plateau. Durant les périodes scolaires d'hiver, des promenades en poney dans la neige sont également à la disposition des enfants[160]. Le haras du Vercors propose également des services originaux :

  • Une écurie de propriétaires de 12 boxes[161],
  • Un centre de production et de distribution de lait de jument dénommé « Perle de jument » : (le lait de jument est connue pour ses vertus cicatrisantes et apaisantes. Plus proche du lait maternel que le lait de vache, il est réputé pour sa digestibilité, sa richesse en vitamines A, B et C)[162]

Ce haras propose également des chevaux et des poulains généralement de « race Haflinger », originaire du Tyrol), chevaux de haute montagne à la vente sur son site.

Article connexe : Lait de jument.
Article détaillé : Haflinger.

La ferme de la renardière (Les Clots)
Le territoire de Villard-de-Lans héberge sur son territoire un autre centre équestre situé dans un endroit bucolique au cœur du hameau des Clots, au débouché du vallon de la Fauge et non loin de l'immeuble des Glovettes. Ce centre qui se dénomme : "La renardière" propose des randonnées et des stages d'équitation avec des chevaux de race locale et il est uniquement ouvert durant la période estivale[163][164]

Un autre centre d'équitation est situé, non loin de Villard-de-Lans, dans le village voisin de Corrençon-en-Vercors, au "Clos de la balme"[165]

Les aménagements piétonniers[modifier | modifier le code]
Hauts Plateaux du Vercors.
Les G.T.V permettent d'organiser une découverte des Hauts Plateaux du Vercors

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 9, par le sentier de grande randonnée 91, et par le sentier de grande randonnée de pays : « Tour des Quatre Montagnes ».

  • Les Grandes Traversée du Vercors
L'association des « Grandes traversées du Vercors » (G.T.V), dont le siège est situé à la maison du Parc naturel régional du Vercors, regroupe de nombreux professionnels (plus de 150) gérant l'accueil des visiteurs et des randonneurs sur des itinéraires de randonnée uniquement situés dans le périmètre du Parc naturel régional du Vercors. Ces randonnées peuvent être effectuées en toutes saisons et notamment en hiver (randonnée en raquettes et en ski en de fond) ou en été (âne bâté ou à cheval)[166].

Une autre approche de la randonnée, dénommée « le Trail », est une forme de la course à pied tournée vers la nature, qui consiste à courir sur les sentiers et chemins, loin des routes, sans souci de performance et de parcours artificiels.

Au départ des différents villages du plateau également équipés pour les accueillir grâce à l'association, les cyclistes peuvent, eux aussi, découvrir le Vercors par des itinéraires adaptés à leurs différents niveaux.

Les aménagements cyclables[modifier | modifier le code]
  • La Via Vercors

De puis septembre 2006, date de l'inauguration de son premier tronçon, le territoire de la commune et ceux de ses communes voisines présentent un domaine cyclable innovant dénommé la « Via Vercors » qui n'autorise que le passage des vélos, des rollers et des skis-roues[167].

Sur plus d'une quarantaine de kilomètres, cette nouvelle voie dite douce et intercommunale, relie l'ensemble des villages du plateau et concerne un large public désireux de trouver des parcours faciles, bucoliques et sécurisés. Cette voie est divisée en cinq tronçons depuis Saint-Nizier-du-Moucherotte à Villard-de-lans, en passant par les territoires de Lans-en-Vercors, Méaudre et Autrans. Le tronçon qui relie Lans-en-Vercors à Villard-de-Lans mesure 7,5 km de long et emprunte l’ancienne voie de tramway qui reliait, au début du XXe siècle la ville de Grenoble à Villard-de-Lans, en passant par le centre du plateau[168].

Cette voie cyclable et piétonne a été financée par la Communauté de communes du massif du Vercors avec le concours de l'Union européenne. Celle-ci a été réalisée avec un revêtement entièrement naturel en faisant appel à des filières d'approvisionnement écologique liés au recyclage de matériaux issus de la déconstruction, tels que des graviers compactés collectés dans la carrière voisine de Méaudre pour composer sa surface de roulement et permettre ainsi un usage facile tout en préservant le mieux possible l'environnement[169].

Les capacités d'hébergement[modifier | modifier le code]

Entrée de la rue commerçante et piétonne de Villard-de-Lans.
Entrée de la rue commerçante et piétonne de Villard-de-Lans

au niveau des structures hôtelières et de l'hébergement des touristes, le territoire de la commune présente, dans ces secteurs, de nombreux équipements d'hébergement :

L'hébergement hôtelier[modifier | modifier le code]

De nombreux Hôtels (dont cinq en catégorie « 3 étoiles »)[170], des résidences hôtelières (telles que Maéva), des centres de vacances scolaires (classes vertes), des gites ruraux et des chambres d'hôtes ainsi que des appartements en location saisonnière, été comme hiver (la commune compte 20 000 lits touristiques) ;

L'hébergement de plein air[modifier | modifier le code]
  • Un premier terrain, situé en contrebas du bourg, sur la route de Grenoble, est traversé par un affluent du ruisseau de Font-Noire. Cet unique terrain camping classique de Villard-de-Lans, de gestion privée, accueille également les cavaliers et leurs montures[171]
  • Un second terrain, (situé à l'entrée du village, près du hameau des Geymonds), est géré par un agriculteur dans une ferme locale. À noter que celui-ci est uniquement ouvert durant la saison estivale[172]
  • Un terrain, dénommé « aire d'acceuil », situé près de la colline des bains, est réservé à l'accueil et au stationnement des camping cars[173]

Le secteur commercial et artisanal[modifier | modifier le code]

Zone industrielle les Geymonds
Zone industrielle les Geymonds
Troupeau d'oies exposées lors du marché de Villard de Lans

Les secteurs commerciaux de la commune se répartissent en 3 secteurs géographiques :

  • Une rue piétonne (la rue de la République), la place de la Libération et les rues adjacentes présentent de nombreuses enseignes commerciales de vêtements, de nombreux restaurants, brasseries, et crêperies, des boulangeries-pâtisseries, des traiteurs, des supérettes, un bureau de tabac-Presse, deux pharmacies et les agences des principales sociétés bancaires. En été, et durant la période de vacances scolaires, des animations sont souvent proposées par la mairie et l'associations locales des commerçants. Dans la zone piétonne, un marché local est organisé de façon périodique (place de la Libération et sur la place Mure-Ravaud qui sert également de parking près de l'office de tourisme). Les commerçants dressent leurs étals mercredis et les dimanches matins. De nombreux produits du terroir montagnards y sont proposés tels que du miel, des fromages, du lait de vache et de jument et de la viande aoc, ainsi que diverses volailles et gibiers. Le stationnement des véhicules s'effectue alors du côté du chemin de la Croix-Margot, derrière la maison de retraite.
  • Une zone artisanale et commerciale située au hameau des Geymonds (situé au premier rond-pont à l'entrée du village, sur la route de Grenoble) comprenant :
    • une grande surface généraliste, de la chaîne Intermarché, essentiellement consacrée aux produits alimentaires, fournitures d'hygiène et d'articles divers ainsi que d'une station délivrant du carburant.
    • une grande surface de bricolage : un Bricomarché proposant des articles de jardinage et d'outillage divers.
    • plusieurs services commerciaux et artisanaux proposant du mobilier, de l'électro-ménager, des articles de sport, des vêtements, des produits agricoles.
  • Une petite zone commerciale, abritée sous le principal immeuble, a été aménagée dans la station de ski du balcon de Villard et accueillant essentiellement des petites surfaces commerciales ainsi que des restaurants essentiellement ouverts durant la période des sports d'hiver et durant la saison estivale.

Le secteur agricole et pastoral[modifier | modifier le code]

Le secteur agricole[modifier | modifier le code]

Vache dite "villarde"
Troupeau de villardes.

Les surfaces agricoles sont principalement vouées à l'herbage élevage laitier. En 2013, 15 agriculteurs exploitent autant de terre que 60 agriculteurs des années 1970. Sur son site, la mairie a constaté que la taille des exploitations a été multipliée par trois ces 10 dernières années[174].

La commune et son canton ont toujours été reconnu pour leur agriculture de qualité. Une race bovine, aujourd'hui spécialisée dans la production laitière porte son nom (la Villard-de-Lans ou Villarde). Les veaux de lait villard-de-lans sont réputés pour leur qualité gustative.

Villard-de-Lans, commune du Parc naturel régional du Vercors, appartient à la zone de l'AOC Bleu du Vercors-Sassenage et une boisson est élaborée sur le territoire, dite bière du Vercors, certifiée issue de l'agriculture biologique, (de fermentation haute, non filtrée, non pasteurisée) est élaborée à Villard-de-Lans depuis le printemps 2009[175].

Villard-de-Lans accueille sur son territoire une coopérative de lait située à l'entrée du hameau de Fénat, sur la route de Choranche. Après avoir été la propriété du groupe Lactalis, 68 producteurs laitiers s'associent pour en prendre la direction en octobre 2003. Le lait utilisé pour fabriquer une grande gamme de fromages, dont certains relèvent d'une AOC (voir le chapitre « patrimoine gastronomique »), provient de la traite de vaches toutes issues de troupeaux qui paissent dans les herbages du Parc naturel régional du Vercors[176].

Le secteur Pastoral[modifier | modifier le code]

Le secteur pastoral représente environ 12% de la surface du canton de Villard-de-Lans, notamment dans le secteur le plus montagneux de la commune (vallon de la Fauge et hauts plateaux).

La communauté de communes du massif du Vercors, dont fait partie la commune de Villard-de-Lans, a mis en place un Plan Pastoral Territorial qui s’étend sur un période allant de 2009 à 2014.

Ce plan quinquennal a défini des axes de développement pour les espaces pastoraux, parmi lesquels l'établissement d’une « économie alpestre et de l’environnement ». Ce plan économique économie qui a pour but de valoriser des ressources locales afin de créer des activités respectueuses les milieux liés à l'activité pastorale[177].

Les autres secteurs économiques[modifier | modifier le code]

Exemple de télémarketing aux États-Unis
Exemple de télémarketing aux États-Unis

Le secteur associatif[modifier | modifier le code]

Selon le site de la mairie, le territoire abrite plus de 60 associations enregistrées, principalement dans les domaines sportif et culturel mais aussi dans des domaines tels que les cultes, les loisirs, l'activité commerciale et la défense de l'environnement local dont le très original syndicat d'alpage dite de « La Moucherolle »[178].

Le Télétravail[modifier | modifier le code]

Ce centre accueille de nombreux salariés du tertiaire. Les entreprises présentes à ce Télespace réunissent diverses compétences dont la téléphonie avancée (ou téléphonie par internet)e télémarketing, les systèmes et réseaux informatiques, la gestion d'applications de type Internet, Intranet, et Extranet et les services de conseil, de recherche et de développement;

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La Maison du patrimoine et l'ours.
L'ours de Villard-de-Lans et la Maison du patrimoine
Monument des JO d'hiver de 1968 en centre ville.
Monument des JO d'hiver de 1968.
le Clocher de l'église Saint-Bonnet.
le Clocher de l'église Saint-Bonnet

Monuments, édifices et espaces verts[modifier | modifier le code]

L'ancienne maison communale[modifier | modifier le code]

Située place de la Libération, au centre du Bourg, l'ancienne Mairie de Villard-de-Lans portait le nom de « Maison communale » comme il est indiqué au-dessus de son porche. Ce bâtiment, construit en 1888, servira de Mairie pendant presque un siècle, car en 1986[179], l'ensemble des services municipaux déménageront dans l'ancienne école municipale, elle-même, transférée chemin de la Croix-Margot. L'aspect de la place de la libération a changé à la même époque : l'ancien parking des années 1950 et 1960 disparaît[180] et une statue emblématique de l'ours de Villard-de-Lans fait alors son apparition. Ce bâtiment abrite, aujourd'hui, les collections du musée municipal, sous l'appellation de « Maison du Patrimoine ».

Statues et monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

La statue de l'Ours, située sur la place de la Libération, juste devant la maison du Patrimoine et à l'entrée de la rue piétonne est un ouvrage, taillé dans du marbre rose de Turquie avec sa fontaine en marbre de Carrare. Cet œuvre de l'artiste plasticien grenoblois Pierre Filippi[181] est une véritable attraction locale, la place où elle est exposée est souvent surnommée « place de l'ours » par les résidents, car elle représente un véritable emblème pour le village et tout le Vercors. On retrouve d'ailleurs l'ours dans le blason de la commune, et dans le nom même de l'équipe locale de hockey sur glace, dénommée Les « Ours de Villard-de-Lans », club qui a remporté deux fois la Coupe de France en 1977 et en 2003. Cette statue qui a été installée sur cet emplacement en 1987, est placée sur un socle mobile et peut donc être retirée de façon intermittente pour restauration.

La « famille Ours », située au rond point des Geymonds, à l'entrée du Village est un ensemble de statues installées au début de l'été 2013, et représente une famille d'ours, père, mère et deux oursons ont été installées à l'entrée du territoire communal, sur la départementale 531 (route de Grenoble), au rond point du Hameau des Geymonds. D'autres statues de plantigrades sont aussi visibles un peu partout dans tout le village, notamment dans la rue piétonne, devant une crêperie et dans le domaine (jardins) de l'hôtel du parc.

Le Monument des Jeux olympiques d'hiver de 1968, situé près de l'office du tourisme et face au parking, ce monument a été construit après les Jeux olympiques de Grenoble. La plaque apposé sur la façade évoque l'épreuve de luge que la commune a eu l'honneur d'organiser et les remerciements sont signés par Georges Huart, vice-président du Comité de Candidature de Grenoble aux Jeux olympiques et directeur du Syndicat d'Initiative de la commune.

La salle de spectacle « La Coupole », située près du centre de loisirs et de l'office du tourisme et également face au parking, accueille régulièrement des manifestations et des salons locaux, ainsi que de petits spectacles.

Le monument aux morts et le cimetière, situé dans le centre du bourg dans un petit square contigu à la place de la Libération, face à la maison du patrimoine, ce monument du souvenir est dédié aux morts des deux guerres mondiales. Chaque année, des cérémonies sont organisées par le maire de la commune pour célébrer les commémorations des armistices ainsi que l'ensemble des combattants des autres conflits.

Le cimetière communal est situé entre le bourg central et la « combe Pourouse » au bout de l'impasse de Meillarot, présente des sépultures datant du XVIIIe siècle et du XIXe siècle.

Un lavoir dit « communal », bassin en très bon état et encore en fonction, datant du XIXe siècle est encore visible au centre du bourg, au débouché supérieur du secteur piétonnier, dans la rue Roux-Fouillet. Un autre lavoir plus ancien et datant du XVIIIe siècle est aussi visible au cœur du hameau de Ville-Vieille.

La salle de cinéma « Le Rex », située rue du lycée polonais, près de l'église est un lieu qui a entièrement été réaménagé et transformé en salle de spectacles mixtes (cinéma et théâtre). Visible de loin grâce à ses couleurs vives, sa réouverture ainsi que son inauguration officielle ont eu lieu en octobre 2013 (voir chapitre Loisirs).

Le bâtiment-siège de la maison de la Communauté de communes du massif du Vercors est un bâtiment d'architecture résolument moderne et dont une grande partie est constituée de pièces en bois naturel, est situé sur le territoire de la commune, non loin du groupe scolaires des Laiches, au début du chemin de la Croix-Margot, non loin de la principale rue piétonne du bourg central.

L'ancienne piste de luge olympique, initialement construite en béton et qui a été réaménagée au sein d'une aire de jeu dénommée Ludi-Parc, est située à la sortie sud du village, route de Corrençon.(voir au chapitre Loisirs).

Les édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Bonnet, dédié à au saint patron des potiers, Bonnet de Clermont, cet édifice s'élève en plein centre du bourg , place de la Liberté. Autour de 1080, une première église est construite à cet endroit. Le , une bulle papale confirme l'église Sancti Boniti di Vilari dans le diocèse de Grenoble. En 1791, la prérogative des notables d'avoir les meilleures places à l'église, avec des bancs marqués à leurs noms, est contesté par les autres habitants et entraîne un vent de révolte, dénommée « la guerre des bancs ». La municipalité reçoit en , La Convention donne l'ordre de démonter les cloches et de les envoyer à la fonderie de Grenoble pour fabriquer des canons mais la population s'y oppose. L'année 1805 voit le retour des noms de notables sur les bancs de l'église, mais celle-ci est progressivement abandonnée et finit par entrer dans un état de délabrement important. La construction d'une nouvelle église est terminée en 1900[182]. Cette église présente un autel décoré par une mosaïque.

Le calvaire de Valchevrière est un calvaire (chemin de croix marqué par quatorze stations, situées entre le bourg de Villard-de-Lans et le hameau de Valchevrière), la Chapelle, et les ruines de l'ancien hameau de Valchevrière détruit en 1944 par l'armée allemande d'occupation. Le site est accessible à tous depuis la route.

Un autre édificice religieux, un temple protestant évangélique a été édifié, au nord du village, à l'entrée du hameau les Geymonds, le long de la route de Grenoble.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune de Villard-de-Lans bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[183]. À l'ouest du village, l'arboretum de Ville Vieille présente les essences forestières du Vercors[184].

L'architecture locale[modifier | modifier le code]

L'hôtel du Parc et du Château (ex « Lycée Polonais »)[modifier | modifier le code]

LHôtel du Parc et du Château
L'hôtel du Parc et du Château, un site historique de la Seconde guerre mondiale

Cette ancienne demeure, située avenue du Général de Gaulle et donc pratiquement en face de la maison du patrimoine, fut tout d'abord une maison de maître construite par les Esbrard de La Vallone en 1760, famille originaire du Champsaur. Cette demeure appartiendra sous le Premier Empire au maire et notaire de la commune, monsieur Jean-Baptiste Julien. Au début du XXe siècle, cette grande bâtisse, dénommée pompeusement "Château Bertrand", du nom de son nouveau propriétaire, sera agrandie, grâce à la création d'une structure annexe, ceci afin de la transformer en hôtel (l'annexe sera démolie en 2008). Cet hôtel dénommé "Hôtel du Parc et du Château" sera alors la propriété de la famille Guichard et fonctionnera comme tel jusqu'en 1940[185].

Reconverti, durant la Seconde Guerre mondiale, en un établissement scolaire : le fameux Lycée Polonais Cyprian Norwid de Villard-de-Lans[186] qui accueillera de jeunes réfugiés venant de Pologne grâce à des financements de la Croix-Rouge (et dont une partie des élèves rejoindront la Résistance représentée dans le canton par le Maquis du Vercors). Au jour de son ouverture officielle, le 6 décembre 1940, le lycée accueille 125 élèves. Ils seront 230 en 1946, année de sa fermeture. Le lycée recevra, en moyenne, près de deux cents élèves issus de tous les milieux.

Après la fermeture du Lycée, l'hôtel ne rouvrira jamais ses portes après les hostilités. Le bâtiment fut toutefois reconverti en centre de vacances, propriété de la ville d'Avignon, durant les années 1960 pour finir par se retrouver dans un certain état d'abandon et amputé de ses bâtiments annexes qui ont cédé la place à un petit parking desservant le centre du village.

La Municipalité, qui en a fait l'acquisition en 2000, étudie son éventuelle reconversion, mais, jusqu'en 2014, aucune réhabilitation notable ne semble avoir été entreprise pour ce bâtiment qui reste vide et qui abrite un petit parking sur son domaine. Dans le numéro du printemps 2015 de son journal d'information « La Lettre aux villardiens », la municipalité annonce la future réhabilitation du site et le déménagement de l'office de tourisme dans l'ancien hôtel après la fin des travaux de rénovation dont le calendrier n'est pas encore fixé.

Les maisons traditionnelles du Vercors[modifier | modifier le code]

La Maison traditionnelle du Vercors
La maison traditionnelle du Vercors

Il est encore possible, en se promenant dans le bourg (notamment rue Jean Moulin et rue du Royans) ou bien dans les hameaux adjacents, de découvrir de nombreuses maisons traditionnelles du Pays des Quatre-Montagnes.

Ces maisons sont facilement identifiables grâce à leurs toits : d'une part les pignons dépassent des couvertures et laissent apparaître un bord crénelé. Cet aménagement spécifique, du aux tempêtes de vent, remplacent les anciennes couvertures en chaume qui risquaient d'être arrachées par les bourrasques, fréquentes sur le plateau, ou de prendre feu, et d'autre part, la configuration en "escalier" avec des dalles inclinées permettant, de rejeter l'eau, selon le même principe qu'une gouttière.

Ce type de pignon en gradin, si typique du paysage local, est dénommé pignon à redents ou en "pas de moineaux" (appellation locale), et il est également observable dans de nombreuses autres régions françaises, notamment en Flandre française, en Franche-Comté, dans le Bugey, et dans la combe de Savoie.

En outre, généralement, au niveau du sommet des toits des maisons et fermes de Villard et située à la pointe du pignon, on peut découvrir une couve, objet en pierre sculptée et quelquefois de forme plus ou moins phallique, censée favoriser (voire inciter) les habitants de la maison à la fertilité[187].

Les Bâtiments d'architecture climatique[modifier | modifier le code]

rue du pr Nobécourt
Rue du Pr Nobécourt.
Le Thermo-climatisme eut ses propres adeptes au sein du corps médical professoral et notamment le Professeur Nobécourt, chef de service au C.H des Enfants-malades à Paris et dont une rue de Villard-de-Lans porte le nom

Dès les années 1920, la commune de Villard-de-lans qui est devenue une station de ski réputée, mais réservée aux classes les plus aisées, connait également un développement de ce qui sera nommé le tourisme climatique[188]. Tout d'abord, réservé à des enfants issus de milieux favorisés, cette pratique va se développer en s'ouvrant à toutes les classes dès la fin des années 1930. À cette époque la tuberculose est encore un fléau, mais de nombreux médecins et hygiénistes pensent que l'on peut la soigner, sinon la prévenir en soumettant le malade où la personne à risque à un mode de vie qui se résume en une phrase : « Vivre à l'air pur, se reposer, se suralimanter ». Villard-de-Lans et son canton, comme Briançon, fut donc toute désignée pour accueillir des malades au sein de nouveaux établissements construits pour cette occasion, mais la commune et ses voisines, par l'action du maire de Lans-en-Vercors et conseiller général (Pierre Chabert), s'opposèrent à l'installation de malades atteints de la tuberculose, préférant privilégier les « enfants délicats et convalescents ». Cette mesure contestable et d'ailleurs contestée (la mairie de l'époque perdit tous les procès liés à cette ségrégation) n'empêchèrent pas les communes du canton de privilégier l'accueil d'enfants sains (mais considérés comme "fragiles") à des enfants réellement malades. Un ouvrage de référence, fruit du travail de Marion Vivier, historienne de l'art, existe sur ce sujet[189].

L'initiative de la création de structures d'accueil, dite climatique, débute durant l'Entre-deux-guerres et la commune va connaitre, dès lors, et durant presque quarante ans, une expansion architecturale liée à cette demande touristique et sanitaire issue, surtout à ses débuts, de classes essentiellement favorisées : le béton permet de construire de grands bâtiments modernes, aérés en se fondant dans le paysage montagnard de façon plus ou moins heureuse, mais qui finiront par donner un cachet particulier à la station-village. Les établissements les plus remarquables sont évoqués dans un livre présentant ce patrimoine architecturale méconnu et dénommé Vercors safari-patrimoine[190].

Les plus importants bâtiments répertoriés comme relevant de cette période d'expansion architecturale (1920 - 1960) sont :

Les résidences du Grand Adret et du Petit Adret dans les années 1930
Les résidences du Grand Adret et du Petit Adret dans les années 1930, Maison du Patrimoine

« Le Grand Adret » (anciennement « Sanatorium de la Tremblaye » - 1922) Le sanatorium de la Tremblaye fut à l'origine de la reconversion de Villard-de-Lans. Plutôt que de recevoir sur son territoire des enfants atteints de tuberculose, la municipalité préféra accueillir des enfants sains mais fragiles et ayant besoin d'air pur. Ce sanatorium fut donc très rapidement racheté par la commune et reconverti dans les années 1930 en home d'enfants sous le nom de "Grand Adret"

« Le Splendid Hôtel » (anciennement « Maison sanitaire pour enfants issus de familles aisées » - 1929) Le Splendid Hôtel a connu un sort différent des autres bâtiments à vocation sanitaire. En effet, il fut construit à la fin des années 1920 et inauguré en 1930 et devint tout d'abord un hôtel 4 Étoiles qui accueillit d’illustres personnalités durant les vingts années suivantes. Villard-de-lans était, alors, un lieu touristique très prisé par le milieu mondain et cet hôtel fut fréquenté par des hommes politiques, des écrivains et des comédiens : le roi du Maroc, l'actrice Michèle Morgan, l'écrivain François Mauriac, les acteurs Charles Vanel, Harry Baur, Fernandel et sa famille ont, entre autres, fréquenté le Splendid Hôtel au cours des années 1930 à 1950. Cet établissement luxueux contribua à l’essor de l’économie touristique locale. Le milieu mondain désertant, petit à petit, le territoire communal, le Splendid devint alors une maison de convalescence. Aujourd'hui cette maison a été fermée, l'hôtel vendu en 2010, mais celui-ci reste un bâtiment protégé par le Plan Local d'Urbanisme (PLU) local[191]

« Le Diamant » (anciennement « le Clocher » conçu par l'architecte Pierre Pourradier-Duteil - début des années 1930) Considéré comme un des fleurons de l'architecture climatique, le Clocher, fut un home d'enfants et d'adolescents ainsi qu'un collège privé sous le nom de « Stella Matutina ». Ouvert en 1934, l'établissement créé par Geneviève Aufray (la tante du chanteur Hugues Aufray) fut décoré de vitraux réalisé par Marguerite Huré, maître-verrier français. Huré est considérée comme l'introductrice de l'abstraction dans le domaine du vitrail religieux. Dans les années 1960, l'établissement qui hébergea, comme d'autres établissements de même nature, de jeunes réfugiés durant la Seconde Guerre mondiale fermera ses portes pour se transformer, comme les autres bâtiments de cette période, en simple résidence, mais les vitraux seront retrouvés par Vincent Aufray et conservés par la commune dans l'attente de la réhabilitation du bâtiment dénommé aujourd'hui sous le nom de "Le Diamant"[192],[193]

« Le Clos Margot » ( anciennement « maison d'enfants » - fin des années 1930)

« La Chamoisière » (anciennement « Les Frimas » - fin des années 1930) Construit sur une hauteur du village, cet établissement a accueilli des jeunes réfugiés de guerre, dont notamment le jeune Georges Perec, alors enfant et futur écrivain de langue française. Celui-ci, par un jeu d'analogie, évoque le bâtiment dans son roman « W ou le souvenir d'enfance » en décrivant dans ce livre (page 90) un paysage constamment glacial et brumeux[194]

Le Chemin de la Fauge abrite de nombreux ex établissements climatiques, tels que les Mélèzes (à gauche sur la photo)

« Les Jours Heureux » (anciennement « aérium agréé de nom inconnu » - début des années 1950)

« Les Petits Poucets » (anciennement « aérium agréé des petits poucets » - 1940 modifié 1959)

« Le Plein Ciel » (anciennement « aérium du chat botté » - début des années 1950)

D'autres bâtiments plus modestes, et dont la date de construction n'est pas exactement connue, mais qui attestent de la particularité architecturale de cette période peuvent être observés au hasard des promenades sur les hauteurs du village en direction des Cochettes ou du vallon de la Fauge, tels que :

« Les Mélèzes »
« La Source »
« Les Gentianes »
« Le Castel »
« Le Petit Adret »
« L'Igloo »
« Les Sapins »
« La Soleillette », labellisé Patrimoine en Isère[195].

Le Grand Hôtel de Paris[modifier | modifier le code]

Coco Chanel en 1928

Cet hôtel, situé au centre de la commune et à proximité de la mairie, a été édifié en 1894 par un promoteur villardien et conçu par un architecte parisien. Le Grand Hôtel de Paris a bénéficié de transformation une première fois en 1900 puis, suite à l'afflux de clients liés à la naissance des sports divers, celui-ci fut largement agrandi en 1924 pour parvenir à son apparence actuelle sous la forme d'une grande maison de type savoyarde entourée par un grand parc arboré[196].

L'hôtel est fréquentés dans les années 1920 et les années 1930 par les amateurs fortunés de grands espaces et les mondains. L'hôtel revendique les visites de l'Aga Khan, du Roi du Maroc, de la styliste Coco Chanel et de nombreuses vedettes du spectacle ou des personnalités politiques.

Selon le site de l'Hôtel, La Présidence de la République considère cet hôtel comme la meilleure adresse de la région et l'établissement reçoit, en conséquence, la visite du Président de la République française, Albert Lebrun à la fin des années 1930.

Durant l'occupation allemande et notamment durant sa lutte contre la Résistance locale, la Wehrmacht s'installe dans cet hôtel qui devient alors la Kommandantur locale jusqu'à la fin des hostilité et le départ des troupes d'occupation [197].

Patrimoine culturel et tradition orales[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Le Musée municipal de la Maison du patrimoine[modifier | modifier le code]
L'entrée du Musée de la Maison du Patrimoine en Hiver

La Maison du patrimoine est le bâtiment qui abrita l'ancienne mairie de la commune avant 1986. Son entrée est située place de la Libération, près de la mairie actuelle et présente, dans sa plus grande partie, en sa qualité de musée municipal, des expositions permanentes, et accueille régulièrement des animations sur l'histoire et les traditions locales.

Ce musée, ouvert à tous, et dont l'entrée est gratuite, a été installé dans l'ancienne maison communale de Villard-de-Lans, en plein cœur du bourg, face à de nombreux commerces et non loin de la rue piétonne.

Fondé par Jacques Lamoure, simple citoyen, mais passionné par l'Histoire de sa commune[198], le musée (ainsi que sa façade extérieure) a entièrement été rénové en 1988 et présente sur deux niveaux (1er et 2e étage) un ensemble de matériels, d'outils, des affiches, des photographies et des films liés à l'histoire des sept communes du canton de Villard-de-Lans et du secteur des Quatre Montagnes[199].

Au rez-de-chaussée, le musée présente deux salles consacrées aux expositions temporaires, patrimoniales ou artistiques. Au premier étage on découvre les parcours thématiques liés à « la forêt », « les sports d'hiver », « les Quatre-montagnes : hommage au Collectionneur », « le climatisme, le début du tourisme, les transports », « la Résistance » et « la formation du Vercors, la Préhistoire, le Moyen Âge ». Au deuxième étage, documents, photos et objets de la vie quotidienne permettent au visiteur de voyager dans le temps et mieux connaître et comprendre « l'agriculture », « l'artisanat », « l'habitat » et « l'élevage » locaux[200].

Les visites guidées, dédiées au jeune public, présentent les sujets suivants : « visite découverte du musée », « les sports d'hiver », « à chacun son objet », « découverte du village », la « Bataille de Valchevrière ». Les visites guidées, réservées aux adultes, présentent, quant à elles, les sujets suivant : « visite découverte du musée », « les sports d'hiver », « découverte du village », « les monuments qui ont marqué l'histoire de Villard-de-Lans », « la Seconde Guerre mondiale » et la « Bataille de Valchevrière ». Sur demande et réservation, une animatrice du musée est disponible pour des animations accompagnées et des visites au musée et en extérieur sur les sites[200].

La maison de patrimoine dispose de la plus importante collection de jougs de bœuf de France avec 133 pièces[201].

Patrimoine et tradition orales[modifier | modifier le code]

Le Patois villardien[modifier | modifier le code]
Les régions historiques de l'aire linguistique francoprovençale, avec toponymie en francoprovençal.
Aire linguistique francoprovençale. Villard-de-lans se situe au sud-ouest de Grenoble, aux limites de l'Occitanie

Le territoire de la commune et de son canton, se situe au sud-ouest de Grenoble et donc à l'extrême limite sud de la zone des patois dauphinois, laquelle appartient au domaine des langues dites francoprovençales ou arpitanes au même titre que les patois savoyards, vaudois, Valdôtains, bressans et foréziens. (voir carte)

L'idée du terme francoprovençal attribuée à cette langue régionale parlée dans la quart de la France du Centre-Est différente du français, dit langue d'oil et de l'occitan, dit langue d'oc est l'œuvre du linguiste et patriote italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 qui en a identifié les caractéristiques. Toutefois, par le passé, l'influence des patois occitans, parlés dans les territoires du Vercors drômois, très proche et du Trièves voisin, ont pu jouer un rôle sur l'évolution de la langue des paysans locaux de la commune qui est, en outre, malgré son enclavement apparent fut, depuis plus de deux siècles, un territoire de transhumance.

Articles connexes : Dauphinois et Francoprovençal.
Articles connexes : Nord-occitan et Gavot.

Pour bien comprendre les spécificités du patois local, voici, ci-dessous, quelques exemples de termes locaux, encore utilisés par les anciens villardiens (généralement âgés et d'origine rurale) tels qu'on peut les découvrir dans des livres publiés par les Éditions du Parc naturel régional du Vercors[202]:

Lo chin ! Chésa té : « Tais toi, le chien ! »
La fo biau te calma : « Là, il faut te calmer »
Lo caïon : « le cochon »
Beurler : « hurler » (pour le vent)
S'en retourner : « revenir »
La chalande : « la veillée de Noël »
Et n'en a vu una grande popée blanche, a dové etre la sainte Vierge : « J'ai vu une grande poupée blanche, cela devait être la Sainte Vierge. »
Contes locaux et légendes villardiennes[modifier | modifier le code]
Le dauphin Louis, futur roi de France Louis XI

Il existe encore quelques ouvrages qui relatent les contes et les légendes du Vercors, y compris pour le pays des Quatre-Montagnes. Le plus connu, un ouvrage notable, fruit d'une recherche importante, a été écrit par Charles Joisten (1936-1981), ancien conservateur du Musée dauphinois du Conseil général de l'Isère situé à Grenoble et qui relate, parmi les autres légendes, le bestiaire fantastique du secteur de Villard-de-Lans, avec notamment :

des fées ou fayes, cachées dans des grottes (une grotte des fées existe du côté de Méaudret),
des diables, venant brosser les chevaux dans les écuries,
des fleurs magiques, des chasseurs de sorciers, nom donné à des exorcistes locaux,
des loups garous, des créatures mythiques mi-homme, mi-loup.

Une légende, originale, de chat qui parle y est également relatée[203]

Article connexe : Charles Joisten.

Un autre ouvrage, récemment éditée par une nouvelle maison d'édition basée à Saint-Martin-en-Vercors et dénommé « Entre Diable et fées, Contes et légendes en Vercors », écrit par Lydia Chabert-Dalix relate de nombreux récits collectés par l'auteure, gérante avec son époux de l'auberge de Malaterre, ancienne maison forestière, située au cœur de la Forêt de Villard-de-Lans. Certaines veillées traditionnelles avec lectures de contes y sont encore pratiquées[204]

Un récit célèbre conté dans les veillées

À titre d'exemple, un récit historique, bien connu des anciens du Vercors, relate l'aventure du Dauphin de France Louis II, futur roi de France Louis XI, grand chasseur d'ours et qui aurait été attaqué par son propre gibier dans une forêt, non loin du bourg. Ce célèbre prince n'a du son salut qu'à l'intervention de deux bucherons, Richaud et Bouillane. Louis leur remettra, d'ailleurs, un titre pour les remercier de leur action, et comme armes parlantes, une patte d'ours sur champ d'azur. (le récit fut repris et amplifié de telle façon que celui-ci fit le tour du Dauphiné et, bien sur, transposé dans d'autres lieux, mais le fait semble bien être survenu entre Villard, Die et Saint-Jean-en-Royans)[205],[206].

Patrimoine Gastronomique[modifier | modifier le code]

Étalage de bleus du Vercors-Sassenage protégé par film alimentaire.

Terroir montagneux et forestier, le Vercors propose un choix de produits culinaires variés. Villard-de-Lans, de par sa situation de carrefour économique et touristique du Vercors isérois, et surtout, situé non loin de la Drôme propose bien évidemment, au niveau de ses nombreux restaurants, auberges et tavernes, un choix varié et original. De nombreuses exploitations agricoles proposent quelquefois aux touristes de passage, leurs production locales, à commencer par le fromage, le fameux bleu du Vercors, fromage de lait de vache à pâte persillée.

Article connexe : Bleu du Vercors-Sassenage.

Ce fromage bénéficie d'une AOC depuis le 30 juillet 1998, et une association, la confrérie du Bleu, organise la promotion de ce produit culinaire au-delà de la région elle-même.

Ce produit est, bien évidemment, lié à la production de lait local et de la race bovine qui est spécifique au territoire de la commune, réputée également pour sa viande.

Article connexe : Villard-de-Lans (race bovine).
Gratin de ravioles.
Gratin de ravioles

D'autres spécialités culinaires, originaires du Vercors drômois et des territoires voisins, se retrouvent également sur les menus et les cartes des restaurants de la commune, tels que les ravioles qui sont des carrés de pâtes farcies, spécialité du Royans proche, le murçon (Matheysine) et le gratin dauphinois. On peut également y découvrir le picodon, vendu par des producteurs locaux, car Villard-de-Lans se trouve à la limite de l'aire AOP de ce fromage de chèvre.

Le site de la coopérative des agriculteurs du Vercors (présentation dans le chapitre "Économie") propose une liste des spécialités culinaires fabriqués avec du lait des vaches du parc naturel régional du Vercors[207], notamment la vercouline, plat similaire à une raclette classique mais avec du Bleu du Vercors[208].

Il existe également une manufacture artisanale de production de bière, dite du Vercors, brassée avec l'eau des torrents du territoire de Villard-de-Lans et que l'usine de mise en bouteille est également située sur le territoire de la commune[175].

Patrimoine naturel géologique[modifier | modifier le code]

Les sites montagnards (Le domaine d'altitude)[modifier | modifier le code]

La ligne de crête du Vercors
La ligne de crête du Vercors

La crête rocheuse du Vercors, visible du Val de Lans, comme de la cuvette grenobloise, dont elle domine la partie occidentale, reste un site extrêmement remarquable et correspond exactement aux limites cadastrales est et sud-est de la commune de Villard-de-Lans.

Tous situés sur le territoire de la commune, ses points culminants (sommets) et ses points de passage (cols) les plus notables sont (du nord au sud) :
le Col de l'Arc (marquant la limite nord du territoire villardien) - 1 736 mètres
la Crête des crocs - 2 005 mètres
les Rochers de l'ours - 2 038 mètres
le Roc Cornafion - 2 049 mètres
le Col Vert - 1 786 mètres
les Rochers du rang des agnelons - 1 974 mètres
les Arêtes du Gerbier - 2 109 mètres;
Le Pas de l'Œille - 1 960 mètres;
et le secteur des « Moucherolles » et des « Deux Sœurs » qui marque la limite sud de la commune avec :

la petite Sœur Sophie - 2 162 mètres
le col des Deux Sœurs - 2 056 mètres
la grande Sœur Agathe - 2 193 mètres
la Grande Moucherolle - 2284 mètres, point culminant du territoire de la commune.

Le sommet de la petite Moucherolle (2 156 mètres), n'est pas située sur le territoire de Villard-de-Lans, mais sur celui de Corrençon-en-Vercors.

Le domaine de la moyenne montagne ne se limite pas à la ligne des crêtes orientales. D'autres monts, plus moins isolés, entourent le bourg central de Villard-de-Lans. On peut citer notamment :

belvédère de Château julien
Le Belvédère de Château Julien

la Molière (à l'ouest du Bourg) - 1 315 mètres;
le sommet du Meillarot (au nord ouest du Bourg) - 1 361 mètres;
le Gros Martel (à l'ouest du torrent du Méaudret) - 1 556 mètres;
les rochers de Chalimont (au sud-ouest du torrent de la Bourne) - 1 583 mètres;
le Sapin du Vercors (même secteur que le précédent) - 1 587 mètres;
le plateau de Château-Julien (secteur sud, vers Herbouilly) et son bélvédère - 1 560 mètres;
le col de Malaterre (même secteur que le précédent) - 1 450 mètres;
le sommet de La Sambue (limite avec Corrençon-en-Vercors) - 1 575 mètres;
le crêt du Peuil (au sud du Bourg en direction de Corrençon en Vercors) - 1 375 mètres.

Les sites spéléologiques (le domaine souterrain)[modifier | modifier le code]

le clos d'Aspres, situé sur les pentes de la Grande Moucherolle
le clot d'Aspres, situé sur les pentes de la Grande Moucherolle, abrite un réseau souterrain important
autre vue du clot d'Aspres
autre vue du clot d'Aspres
Entrée d'un scialet
Entrée d'un scialet dans la forêt de Villard

Le Vercors est un massif extrêmement apprécié du domaine de la spéléologie. Il existe de nombreux prestataires d'activités touristiques et sportives, généralement installés à Villard-de-Lans et son ancien canton, mais aussi sur tout le territoire des communes du plateau (Quatre-Montagnes et tout le Vercors drômois). Ceux-ci proposent notamment des activités spéléologiques ouvertes à tous, y compris aux enfants et les groupes scolaires[209].

Cette activité est regroupée sous le label de la Fédération française de spéléologie (F.F.S)[210], auquel est affilié au moins un club sur le territoire de la commune, l'association spéléologique du Vercors (A.S.V) fondée en 2007.

Le Vercors septentrional reste, célèbre dans le milieu de la spéléologie mondiale pour abriter dans son sous-sol de nombreuses cavités, les plus célèbres étant les grottes de Choranche, les cuves de Sassenage et, bien sur, le gouffre Berger situé sur le territoire de la commune d'Engins. Villard-de-Lans abrite cependant d'autres cavités et des scialets, le nom local pour désigner un puits naturel souterrain, moins connus, ce qui n'empêche que ceux-ci ont fini par tous être répertoriés.

  • La goule noire, la goule blanche et la goule verte[211]
Une goule, dans le Vercors et le Royans, est une caverne qui rejette de l'eau, une résurgence le terme a son origine dans le latin "gula" signifiant gosier ou bouche. La Goule noire, située dans les limites du territoire communale se situe en aval de l'usine hydro-électrique. La Goule blanche, située encore un peu plus en aval. Les visiteurs ne doivent pas oublier qu'il s'agit d'un site EDF dont l'accès est donc restreint. La goule verte, est elle, située un peu plus en amont. À noter qu'au plafond de ces cavités, on peut observer des sauterelles souterraines appelées : Dolichopode dauphinois considérées comme troglophile et non troglodytes à proprement parler[212].
  • Le réseau du Clot d'Aspres
Un réseau souterrain dit réseau du clot d'Aspres[213],[214] est répertorié depuis le début des années 1950 dans les sous-sols même du territoire de la commune, sur le secteur des hauts sommets (proche de la station d'arrivée de la télécabine de la "Cote 2000") : ce réseau (encore en exploration) qui déploie 40 kilomètres de galerie sur 1 000 mètres de dénivelé[215] comprend des entrées différentes, notamment :
  • Le scialet des nuits blanches (ex réseau inférieur)
  • Le scialet des Brumes matinales (ex réseau médian)
  • Le scialet du blizzard (ex réseau médian)
  • Le scialet du silence (ex réseau médian)
  • Le scialet de la bourrasque (ex réseau supérieur)
  • Le scialet du mistral gagnant
  • Le scialet de la nymphe émue (ex réseau supérieur)
  • Le scialer de l'Oréade (ex réseau supérieur)
  • La grotte des Deux sœurs (ex réseau supérieur)
  • La grotte Agnès
Article détaillé : Réseau du clos d'Aspres.

D'autres scialets, grottes, gouffres ou résurgences isolés existent sur le territoire de Villard-de-Lans, mais sans qu'ils ne soient pour l'instant identifiés comme appartenant à des réseaux connus et répertoriés comme tels[216]:

  • Le sciallet de Malaterre
Magnifique gouffre, très profond, et surplombé par une passerelle. Celui-ci est situé en pleine forêt et se situe au bout d'un sentier, entre l'auberge de Malaterre et le col de même nom. Un affiche apposée à l'entrée du chemin menant au scialet indique que l'accès à ce site est interdit du 1er novembre au 31 mars de chaque année. Ce gouffre est associé avec d'autres cavités :
  • Le scialet des Joufflus
  • Le scialet de la fée anglaise
  • Le scialet du Trisou

Enfin, il existe d'autres grottes remarquables, mais elles sont situées ou rattachées à d'autres réseaux :

La grotte de Favot
Proche du Pont de la Goule noire, et située sur la rive droite de la Bourne au niveau des gorges, l'entrée de la grotte est donc, de fait, située en dehors du territoire de Villard-de-Lans, mais une partie de son réseau court dans le sous-sol de la commune.
L'œil de la Dhuis (autrefois oeuille de la Dhuine)
Il s'agit d'une source dite vauclusienne du ruisseau de Font-Noire et qui comprend plusieurs siphons visités par une association locale de spéléologie[217].

Il reste également une dernière liste non exhaustive de cavités moins connues et rattachées à des réseaux mal ou ensore non identifiés :

  • Le sciallet du vallon de la Fauge
  • Le scialet de Peuil-Tanquin (Forêt du Peuil)
  • Les scialets Mistri (près du gite du Goutarou)

La transhumance (le domaine pastoral)[modifier | modifier le code]

Troupeaux de moutons en transhumance de la Provence vers les Alpes
Troupeaux de moutons en transhumance de la Provence vers les Alpes (1900)
Patou
Patou, chien de dissuasion des transhumants
La transhumance, autrefois[modifier | modifier le code]

Selon l'almanach du bonhomme Jacquemart de 1911, la transhumance qui consiste à faire déplacer du bétail depuis les vallées jusqu'aux montagnes est présenté comme une tradition régionale fort ancienne. On peut d'ailleurs notamment y lire le texte suivant[218] :

"Tous les ans, au printemps, des plaines d'Arles et de Provence, d'où l'aridité des sols et la chaleur les chassent, les moutons montent par troupeaux et viennent occuper jusqu'aux premiers froids toutes les montagnes du Dauphiné"

Historiquement, les propriétaires de troupeaux devaient négocier, généralement avec les mairies et les édiles locaux, un pâturage à louer pour les périodes qui les intéressaient. Le contrat était généralement signé au printemps ou à la fin de l'été pour les années suivantes.

L'ouvrage de François et Charles Gardelle, dénommé Le Vercors, autrefois[219] nous donne en référence l'adjudication pour l'été 1871 d'un pâturage situé au pied du Roc Cornafion à Villard de Lans pour la somme de 2100 francs pour le bénéfice d'un propriétaire de troupeau situé sur la commune d'Arles, lieu-dit "le Rebortun".

Autrefois, il n'était donc pas rare de découvrir dans les rues principales du petit bourg de Villard-de-Lans, des passages de troupeaux de plusieurs centaines de moutons dénommés les "menouns". Autour de ces grandioses troupeaux qui, arrivant à pied (et à pattes) ou quelquefois par chemin de fer, sillonnaient la région de Villard-de-Lans, on pouvait découvrir quelques chèvres, voir quelques boucs.

La transhumance, aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Petit à petit, au cours du dernier siècle, le phénomène a fortement diminué, mais il encore parfaitement possible de découvrir des troupeau en transhumance, mais sur des distances plus courtes, notamment sur les hauts plateaux, par delà Corrençon-en-Vercors sur le territoire du canton de Villard-de-Lans.

Les touristes et les randonneurs doivent comprendre que ces troupeaux ne doivent, en aucun cas, être dérangés et qu'ils sont gardés par des chiens spécifiques à cet usage, les patous, animaux qui assurent leurs tâches avec sérieux et dévouement, donc il est absolument recommandé de rester à l'écart de ceux-ci[220]

Le patou, cerbère du troupeau en transhumance[modifier | modifier le code]

Dès la naissance, le patou, gros chien à l'aspect massif et débonnaire, vit avec les moutons dans la bergerie. Cela lui permet de tisser des liens avec les moutons et de faire partie intégrante du troupeau. Son rôle et de dissuader les rôdeurs, autant les humains que les animaux.

Le patou vit donc toute l'année avec les moutons : l'été en montagne, et l'hiver dans la bergerie, c'est donc un chien, non seulement parfaitement adapté à la transhumance, mais qui reste autant emblématique de cette tradition ancestrale, que le berger, voire le mouton, lui-même.

Le berger et son troupeau[modifier | modifier le code]

C'est un des métiers les plus anciens de l'Humanité. Il est pratiqué par des personnes, presque exclusivement des hommes, qui ne craignent ni la solitude, ni, surtout, l'effort physique. Le massif du Vercors, sur ses hauts plateaux, accueille encore de nombreux professionnels et un site bien documenté et original, créé par l'un d'entre eux, est actuellement disponible sur le web[221]

Sur ce site, on peut notamment apprendre que durant la transhumance d'été, on engraisse des broutards qui sont de jeunes agneaux élevés pour leur viande. On découvre également que la période de transhumance se situe généralement de la mi juin à la fin du mois d'octobre et qu'enfin, les pâtures du Vercors se situent généralement au-delà de 1 400 m d'altitude.

Patrimoine naturel et biodiversité[modifier | modifier le code]

Gypaète barbu
La marmotte des Alpes, réintroduite dans le Vercors.
Chauve-souris type Vespertilion

Patrimoine faunistique[modifier | modifier le code]

Villard-de-Lans, commune rurale du Vercors abrite, en son sein, une faune variée correspondant à trois des quatre étages de végétation (de 700 m à 2 200 m d'altitude) du massif et ses influences climatiques successives (principalement montagnarde). Il existe, plus spécifiquement sur ce territoire, une faune spécifique des falaises, des grottes et des zones humides[222].

Un grand nombre d'espèces animales sont présentes sur le domaine forestier et montagnard :
des mammifères tels que le chevreuil, le sanglier, le blaireau, la marmotte des alpes, le lièvre brun, l'écureuil, le renard ainsi que le mouflon, le chamois et le bouquetin en extrême lisère du territoire communal vers les hauts plateaux, mais aussi d'autres animaux assez répandus, tels que :

  • La marmotte des Alpes (qui a donné son nom au restaurant le plus élevé de Villard-de-Lans) a bien failli disparaitre du territoire communal et de tout le massif du Vercors, dans les années 1970, mais elle a de nouveau fait acte de présence au pieds des grands sommets depuis ces dernières années. Très méfiant, ce rongeur se dresse sur ses deux pattes arrières pour surveiller les environs de son terrier. Ses cris d’alarme s’entendent à un kilomètre de distance.
Article détaillé : marmota marmota.
Le chamois tel qu'il peut être observé dans le domaine montagnard du territoire de Villard-de-Lans est un chamois des rochers à la silhouette élancée et se cantonne à l'étage alpin. Ces animaux sont les plus petits représentants des caprinés, famille comprenant les mouflons et bouquetins.
Article détaillé : Chamois.
  • Le loup semble avoir fait sa réapparition dans les Alpes françaises, et même dans le massif du Vercors. (voir ci-dessous : "Des prédateurs emblématiques").
Article détaillé : Canis lupus.
Ceux-ci sont, d'ailleurs, nettement plus nombreux en été, en raison de la présence d’espèces migratrices venues dans le massif pour s’y reproduire : la bondrée apivore, le circaète Jean-Le-Blanc, l'hirondelle de cheminée, l'hirondelle de fenêtre, l'hirondelle des rochers, le martinet noir, le martinet alpin.
Des serpents, tels que la couleuvre verte et jaune, la vipère aspic,
  • La vipère aspic est le serpent le plus répandu sur le territoire de la commune et généralement sur l'ensemble du plateau. l'animal est reconnaissable du fait que la face inférieure du bout de la queue est en général jaune ou rouge. Il faut éviter de laisser divaguer son chien à la belle saison, un animal mordu qui n'aura pas pu identifié comme tel est irrémédiablement perdu[223].
Article connexe : Vipère aspic.
  • Des chauves-souris (chiroptères) : du fait de l'existence de nombreuses grottes, de cavités, de cavernes, de scialets et de granges abandonnées, le territoire de la commune héberge différentes espèces de chiroptera dont la Vespère de Savi, l'oreillard, le vespertilion à moustaches, le vespertilion à oreilles échancrées, la sérotine de Nilsson, le murin de Brandt[224]. Il faut savoir qu'il extrêmement rares de rencontrer des chauve-souris car leur reproduction est limitée (un petit par an), qu'elles ne sont ni nocives, ni nuisibles, ni dangereuses et que l'idée qu'elles puissent s'accrocher ou se prendre dans les cheveux est totalement farfelue.
Article connexe : Chiroptera.

La forêt de Villard-de-Lans abrite également de nombreux insectes remarquables tels que des coléoptères (scarabée pique-prune, espèce protégée très utile en tant que bioindicateur de la qualité du milieu forestier) et des papillons (Apollon, Semi-Apollon, Bleu-nacré d'Espagne[225] On note également la présence d'importantes colonies de fourmis. En outre, un collectif a été créé pour promouvoir et surtout lancer un projet conservatoire au sujet de l'abeille noire du Vercors, insecte autrefois très répandu sur le plateau[226].

Liste des animaux protégés[modifier | modifier le code]

Selon l'INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel), le territoire de la commune de Villard-de-Lans présente de nombreuses espèces protégées dont voici, ci-dessous, quelques spécimens avec les références des dates de décision de mise sous protection[227]:

Des prédateurs emblématiques : le loup et l'ours[modifier | modifier le code]

Le Loup

Loup gris européen
Meute de loups hurlant

Le loup est un animal emblématique du Vercors et de la forêt environnante. On peut d'ailleurs retrouver les traces de son passage dans la toponymie régionale : le rocher de pète-loup à Vassieux-en-Vercors, la dent du loup à l'ouest de Sassenage et bien sur à Villard-de-Lans, dans le nom de la forêt de la Loubière qui se situe au sud-ouest du territoire communal.

Historiquement, l'animal fut totalement éradiqué du territoire de Villard-de-Lans et du reste du Val de Lans vers la fin du XIXe siècle (même si on considère que quelques loups errants et isolés ont pu survivre au début du siècle suivant). Pour accélérer le processus de cette élimination, il faut tout de même préciser que la préfecture de l'Isère promettait, en 1882, aux chasseurs, 100 francs, pour la dépouille d'un loup mâle et 150 francs, pour celle d'une louve pleine. Des battues furent donc régulièrement organisées dans toute la région pour en finir avec le canis lupus lupus[228]

Ce prédateur, encore très répandu dans l'Europe de l'Est, semble avoir fait son grand retour dans les Alpes françaises en 1992, année où un couple fut, pour la première fois, observé dans le Parc national du Mercantour. En 1996, des attaques contre des ongulés sauvages furent enregistrées, mais il a fallu attendre 1998 pour confirmer le retour du loup dans le Parc naturel régional du Vercors[229]. A la date d'aujourd'hui, il est fort probable que l'animal ait déjà traversé le territoire de Villard-de-Lans. Selon le témoignage d'un exploitant d'ovins, résidant dans un hameau situé entre Lans-en-Vercors et Villard-de-Lans, qui a constaté un passage de loup et confirmé par un autre témoignage déposé par un automobiliste d'Autrans, témoin d'une attaque d'un troupeau d'ovins, quatre jours auparavant, le loup semble se déplacer régulièrement dans le secteur[230].

Selon l'avis des principaux spécialistes de cette espèce, le loup, même en meute, est un animal plutôt craintif et qui n'attaque généralement pas l'homme. D'ailleurs aucune attaque contre un être humain n'a été enregistré depuis son retour dans le massif du Vercors.

L'ours

Ours brun européen
Piège à ours visible à l'auberge forestière de Malaterre

Tout autant que le loup, l'ours a laissé des traces dans la toponymie du Vercors : le rang de l'ours à Autrans, le pas de l'ours à Saint-Nizier-du-Moucherotte et, bien sur, le rocher de l'ours à Villard-de-Lans.

À noter que l'ours figure sur le blason de Villard-de-Lans et dans le nom de l'équipe de hockey sur glace locale : les ours de Villard-de-Lans.

Bien que tous les spécialistes ne soient pas d'accord pour déterminer la date exacte de la disparition du fameux plantigrade des montagnes du territoire villardien, on peut tout de même considérer que cet animal a disparu il y a maintenant plus d'une soixantaine d'années[231].

Cependant, au début du XIXe siècle, une population d'une soixantaine d'ours vivaient encore dans le Vercors, autant drômois qu'isérois, et à la fin de ce même siècle il semblait être encore une vingtaine. La dernière observation fiable date de la fin du mois septembre 1937, grâce à l'observation d'un ours sur la commune de Saint-Martin-en-Vercors, non loin du territoire de Villard-de-Lans par un certain Julien-Daniel Arnaud dont le témoignage semble digne de foi. Personne n'a jamais pu savoir combien de temps cet animal a pu encore vivre après son observation, mais l'espérance de vie de l'ours brun ne dépassant pas trente ans, tout en considérant que l'animal pouvait se situer plus ou moins à la moitié de sa vie, on peut supposer qu'il est mort, au mieux, au début des années 1950[232].

La réintroduction de l'ours brun dans le Vercors a déjà été évoquée, notamment dans un colloque national organisé les 10 et 11 février 2012 par l'association CORA Faune sauvage[233].

Cynégétique[modifier | modifier le code]

L'ACCA de Villard de Lans est une association de chasse communale ayant pour but de gérer la faune sauvage et la nature. Les espèces chassables sont notamment le sanglier, le lièvre, le mouflon, le cerf, le chevreuil. Un site sur le web présente cette association locale[234]

La faune aquatique[modifier | modifier le code]

Différentes espèces de poissons parcourent les rivières et les ruisseaux qui s'écoulent sur le territoire de la commune. Les principales espèces se retrouvent essentiellement dans la Bourne (voir chapitre "hydrologie"), torrent qui possède le débit le plus important[235]. On y retrouve les espèces suivantes :

le chabot ;
le vairon ;
la truite fariot ;
la truite arc-en-ciel
l'ombre commun
la brème
truite arc-en-ciel

Patrimoine floral et forestier[modifier | modifier le code]

Schéma des différents étages de végétation dans les Alpes
Le patrimoine floral[modifier | modifier le code]

À l'instar de la faune, le territoire de Villard-de-Lans présente une très grande variété de fleurs correspondant aux différentes altitudes du territoire qui sont : L'étage montagnard essentiellement forestier, mais aussi composé de prairie et d'espaces aménagés par l'homme se situe de900 m à 1 600 m ;

L'étage subalpin se situe de 1 600 m à 2 100 m ;
L'étage alpin se situe au-dessus de 2 100 m.

Le bourg et la quasi-totalité des hameaux de Villard-de-Lans sont situés au niveau l'étage montagnard. L'étage subalpin se situe au-delà de la gare supérieure du télécabine de la station du Balcon de Villard (dénommé abusivement « La Côte 2000 », carte située à 1 700 m d'altitude ).

Article connexe : Flore du Vercors.

Un musée de la Flore du Vercors, située dans le Couvent des Carmes (ancien château de Beauvoir-en-Royans) propose une exposition ethno-botanique, un jardin médiéval et un verger conservatoire (dont de nombreuses plantes médicinales). On peut y découvrir de nombreuses espèces locales conservées et protégées.

Un site intitulé « Fleurs du Vercors », très intéressant et bien documenté, existe sur le web. Il présente de façon encyclopédique, la flore existante sur le plateau du Vercors : une recherche par nom, famille et couleur de fleur est possible[236].

Le patrimoine forestier[modifier | modifier le code]
Panneau annonçant l'entrée dans la Forêt domaniale
Panneau annonçant l'entrée dans la Forêt domaniale de Villard-de-Lans

L'espace forestier de Villard-de-lans appartient dans son intégralité au domaine de la forêt du massif du Vercors. Cet espace est partagé en nombreux secteurs (forêts ou bois) plus ou moins étendus et dénommés de façon différentes pour des raisons locales et historiques.

Les différents espaces forestiers

  • Forêt de Villard (partie domaniale)
  • Forêt de Malaterre
  • Forêt de Chalimont
  • Forêt de la Loubière
  • Forêt des Touches
  • Forêt du Peuil
  • Forêt du Bouchet
  • Bois des Charpennes
  • Bois Roland
  • Bois Damier
  • Bois du Frier
  • Bois de la Faisse
  • Bois barbu
  • Bois du Follet

La forêt de Villard-de-Lans, Historique

Panneau de sentiers situés dans la Forêt domaniale
Panneau de sentiers situés dans la Forêt domaniale de Villard-de-Lans

Fortement dégradée par les défrichements successifs effectués durant le Moyen Âge, l'espace forestier avait fortement diminué depuis l'antiquité. Dès la Révolution, la municipalité de Villard-de-Lans se préoccupe activement de l'état de sa forêt mais il faud attendre la Restauration pour qu'une autorité forestière autonome soit mise en place (1820).

Malheureusement, vingt ans plus tard, les forêts du territoire communal sont encore dans un état diminué. À la suite d'une ordonnance royale du , une surveillance rigoureuse est mise en place, particulièrement pour réprimer les coupes de bois abusives et l'invasion du bétail dans la zone forestière[237].

Un siècle se passe et la situation s'est très nettement améliorée, le taux de boisement de la commune atteint les 45 % (58 % pour l'ensemble du canton). En 1926, les essences principales sont, parmi les résineux, le sapin et l'épicéa. Au niveau des feuillus à feuilles caduques, l'essence la plus importante est le hêtre. On peut également, dès cette époque, constater la présence de frênes, d'ormes, de tilleuls, d'érables, de bouleaux, de peupliers trembles, de merisiers, de sorbiers, d'alisiers ou sorbier des Alpes (Sorbus aria), de saules.

Sur les terrains pierreux de type lapiaz, assez fréquents sur le territoire communal, on peut également découvrir des coudriers et des cytises[238].

La forêt de Villard-de-Lans, état des lieux
Au XXIe siècle, l'espace forestier villardien couvre 3653 hectares pour 54 % du territoire communal[239].

Forêt de Villard-de-Lans, depuis le balcon de Valchevrière
Forêt de Villard-de-Lans, depuis le balcon de Valchevrière

La forêt couvre 61 % du territoire de la communauté de communes du massif du Vercors (CCMV). La hêtraie sapinière est prépondérante dans le secteur des quatre montagnes. En outre, Villard-de-Lans abrite sur son territoire une importante futaie résineuse. Avec le territoire domaniale, l'ensemble du domaine forestier du canton de Villard-de-Lans appartient à 500 propriétaires privés différents.

Le Groupement des Sylviculteurs des 4 Montagnes (GS4M) remédie à ce morcellement en unissant les propriétaires privés dans leur fédération. Ce groupement est très actif pour promouvoir la gestion harmonieuse et productive de cette partie de la forêt, notamment en développant la filière bois énergie[240].

Aujourd'hui, l’expansion de la forêt se poursuit malgré la pression foncière qui reste sensibles dans certains secteurs et par la volonté toujours présente d'extension agricole. Ces expansions restent toutefois limitées par le fait que de nombreux secteurs sont non constructibles et à l'agriculture dues aux fortes pentes et à la présence de nombreux rochers (lapiaz).

L'ensemble des communes de la communauté de communes, dont Villard-de-Lans, ont souscrit à une charte forestière de territoire en février 2006, afin de :

  1. valoriser les potentialités du Massif du Vercors pour la production de bois de qualité
  2. développer les filières locales de valorisation de la ressource forestière
  3. gérer la comptabilité des fonctions de la ressource forestière[241]

De nombreuses routes forestières et des chemins forestiers sillonnent le domaine forestier de Villard-de-Lans et ils permettent une meilleure pénétration dans l'espace boisé, autant pour les professionnels, agents communaux et autres que pour les randonneurs :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités historiques[modifier | modifier le code]

Zita de Bourbon-Parme
Zita de Bourbon-Parme en 1915
Plaque Avenue Impératrice Zita
et la plaque de son avenue

Personnalités culturelles, scientifiques et sportives[modifier | modifier le code]

Hugues Aufray en 2009
Hugues Aufray en 2009
En novembre 1941, Cyrla Peretz, la mère du petit Georges, alors âgée de 5 ans, afin de le préserver des rafles antisémites organisées par la milice et la Gestapo sous l'occupation allemande, l’envoie en zone libre à Villard-de-Lans, via un train de la Croix-Rouge. C'est donc dans ce village que le futur écrivain va traverser la guerre, caché au sein de familles locales qui francisent son nom sous le patronyme de Pérec qu'il gardera en tant que romancier. Le petit Georges Pérec sera tout d'abord accueilli à la villa des Frimas, puis, ensuite, il sera hébergé au pensionnat le Clocher ("Stella Matituna"), où il passera, seul, le Noël de l'année 1943[248]. Il s'inspira de cette période pour écrire, plus tard, un livre intitulé, « W ou le Souvenir d'enfance ». Georges Pérec ne reverra jamais sa mère, qui sera déportée à Auschwitz le 11 février 1943[249]
Boris Cyrulnik à Gènes en 2011
Boris Cyrulnik en 2011

Villard-de-Lans dans les arts[modifier | modifier le code]

Villard-de-Lans et ses environs au cinéma[modifier | modifier le code]

Le territoire de Villard-de-Lans, très riche en paysages variés, autant en été qu'en hiver, son canton et l'ensemble du massif du Vercors, ont souvent servi de cadre pour le cinéma français, notamment ses dernières années.

Villard-de-Lans et ses environs en littérature[modifier | modifier le code]

Deux écrivains ont fortement marqué la tradition littéraire locale, d'une part, Stendhal né Henri Beyle, issu d'une famille originaire du plateau et d'autre part Georges Perec qui y a vécu une partie de sa jeunesse.

Villard-de-Lans en philatélie[modifier | modifier le code]

vache de la race dite "Villard-de-Lans"
Vache dite "Villard-de-Lans"

Un timbre célébrant et représentant la race bovine site « La Villard-de-Lans » a été émis le 25 février 2014 par La Poste, l'opérateur de services postaux français. La valeur faciale de ce timbre à la date d'émission est de 0,61 € correspondant, à la date d'émission, au tarif national dit "lettre verte" pour un poids maximum de 20 g.

Imprimé en héliogravure, il a été émis à 3 500 000 exemplaires par l'administration postale[256].

Ce timbre, conçu par la dessinatrice Mathilde Laurent, a bénéficié d'une célébration officielle le 7 mars 2014 dans le centre de Villard-de-Lans, en présence du conseil municipal, de l'association pour la réhabilitation et la relance de la race bovine "La Villard-de-Lans" et de l'association philatélique du plateau, appartient à la collection philatélique intitulée « les vaches de nos régions »[257]

Concernant la région de Villard-de-Lans, un timbre avait également été émis en 1962, pour une valeur faciale de 0.30 F, en mémoire de tous les résistants du Vercors, mort durant la Seconde Guerre mondiale[258].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Villard de Lans.svg

D'or à un ours en pied d'argent ombré de sable dans sa partie inférieure, chaussé d'azur chargé à dextre d'un sapin d'argent et à sénestre d'un sapin de sable . (Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont donc fautives).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Florent Camoin, "Villard-de-Lans, son histoire, son site", Grenoble, Roissard,‎ 1955, (asin=b0018h04xw)
  • Patrick Ollivier-Eliott, "Vercors Safari Patrimoine" page 175 à 191, Montmélian, La Fontaine de Siloé,‎ (ISBN 9782842064846)
  • Pierre Minvielle, "Guide la France souterraine" page 397 et 398, Paris, Tchou,‎ 1970, (asin=b00adixtwk)
  • Marion Vivier, "Maisons d'enfants du Vercors : Patrimoine et mémoire du climatisme au pays des quatre montagnes", Grenoble, CPI,‎ 2006, (asin=2905375671)
  • Anne Sgard, "Paysage du Vercors : entre mémoire et identitié", Grenoble, Revue de Géographie Alpine,‎ (ISBN 9782903095390)
  • Collectif, "Un siècle de routes en Vercors", Paris, La Manufacture,‎ (ISBN 9782909964027)
  • Lydia Chabert-Dalix, "Entre diables et fées : contes et récits légendaires du Vercors" page 63 à 89, Grenoble, Edition du PNR du Vercors,‎ (ISBN 2-909964-05-1)
  • Gabrielle Sentis, "La légende dorée du Dauphiné" page 55 à 60, Seyssinet-Pariset, Didier-Richard,‎ (ISBN 978-2-914818-68-1)
  • Charles Joisten, Etres fantastiques, patrimoine narratif de l'Isère, Grenoble, Musée Dauphinois,‎ (ISBN 2-905375-78-7), p. 312 à 343
  • Gilles Vergnon, "Résistance dans le Vercors", Grenoble, Glénat,‎ (ISBN 2-723489302)
  • Marc Serratrice, "Avoir 20 ans au maquis du Vercors", Perçay sur Vienne, Anovi,‎ (ISBN 978-2-914818-68-1)
  • Philippe Hanus, "Je suis né charbonnier dans le Vercors", Grenoble,‎ (ISBN 2-909964116)
  • Pierre Bintz et Jean-Jacques Millet, "Vercors, terre de préhistoire", Grenoble,‎ (ISBN 9-782723-492706)
  • Françoise Gardelle et Charles Gardelle, "Le Vercors, autrefois", Montmélian,‎ (ISBN 2842063465)
  • Lydia Chabert-Dalix et Galadrielle Levieux, "Entre Diable et Fées, contes et récits légednaires en Vercors", Saint-Martin-en-Vercors,‎ (ISBN 2-905324775)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Villard-de-Lans et le Roc Cornafion en Hiver

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le ruisseau Plènouse est situé en limite du territoire avec Lans-en-Vercors.
  2. Le ruisseau de Font Noire est connu pour sa source dite vauclusienne.
  3. Le ruisseau de Font Belin est un affluent du ruisseau des le rioux.
  4. Font le renard est un affluent du ruisseau de Corrençon.
  5. Le Frier est un affluent du ruisseau de Corrençon.
  6. La Fauge est un affluent du ruisseau de Corrençon.
  7. Le Brochet est un affluent du ruisseau du Méaudret.
  8. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[91].
  9. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement.
  10. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  11. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  12. Lecteur, puis maître de conférences associé, Wenceslas Jean Godlewski a enseigné la langue et la littérature polonaises à la faculté des lettres de Lille (Lille III) et aux facultés catholiques de Lille, avant et après la Seconde Guerre mondiale, puis à l’École supérieure de journalisme de Lille. Pendant l’occupation, il était professeur au lycée polonais de Villard-de-Lans, dont il était aussi codirecteur. Auteur de poésies en polonais et en français, traducteur de chefs-d’œuvre de la littérature polonaise, il fut déporté à Mauthausen.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Site de Gallica : Ouvrage sur les montagnes dauphinoises.
  2. Site de annuaire-mairie.fr, page sur Villard-de-Lans.
  3. Site de cartes-2-france.com.
  4. site geo-alp sur Villard-de-Lans.
  5. Site vienne.educagri.fr sur le relief karstique du Vercors.
  6. Site de l'office de tourisme sur les lignes d'autocars.
  7. Site de l'ESF Nordique de Villard de Lans.
  8. Site de l'office de tourisme sur le site nordique de Villard-de-Lans.
  9. Bienvenue dans une station familiale et festive !, sur le site villarddelans.com.
  10. Site de l'IGN.
  11. Site du Parc du Vercors sur la climatolie locale.
  12. Site de France 3 sur la météo de Villard-de-Lans.
  13. site du Parc du Vercors, page sur le réchauffement climatique.
  14. Portail de Rhône-Alpes, page sur l'onservatoire écoclimatique.
  15. Site de France 3, reportage sur la manque de neige.
  16. Balade en Vercors, sur le site de futura-sciences.
  17. Site du snpsc sur la grotte du four supérieur à Villard de Lans.
  18. [PDF] La formation des paysages, sur le site du Parc du Vercors.
  19. site de planséisme.fr.
  20. Site du Dauphiné libéré sur les risques sismiques à Villard de Lans.
  21. Site de Sismalp, page sur les séismes dans les Alpes
  22. Le ruisseau de Pourouse est aujourd'hui canalisé sous la le rue du Dr LeFrançois.
  23. (Le ruisseau de Corrençonest également nommé « ruisseau de Corrençonnais ».
  24. Site du club halieutique de la Bourne.
  25. Fiche de débit caractéristique - la Bourne à Saint-Just-de-Claix [PDF].
  26. Site initiative-vercors sur les gorges de la Bourne.
  27. Site du Parc du Vecors sur le vallon de la Fauge.
  28. Site de Géol-alp sur le vallon de la Fauge.
  29. Site de Cap-Nature sur la course nature du vallon de la Fauge.
  30. Le Réseau souterrain du Vercors par André Bourgin, Revue Géographie Alpine, volume 40, page 307.
  31. Site de Pèche Vercors sur le lac des prés.
  32. a et b [PDF] Horaire des lignes 5100 et 5110, sur le site transisere.fr.
  33. [PDF] Horaire des lignes 5120 et 5130, sur le site transisere.fr.
  34. Rapport de présentation du PLU de Villard de Lans, page 33.
  35. Site du CHU de Grenoble, sur le site de futura-sciences.
  36. Site espace Villard-Corrençon sur les télécabines.
  37. Site remontées-mécaniques.net sur le télécabine du Pré des preys sur les télécabines].
  38. Site de l'office de tourisme sur l'emplacement des webcams installées sur les pistes.
  39. PLU de Villard-de-Lans.
  40. site de la mairie sur le service urbanisme.
  41. Site de la CCMV / STEP.
  42. Site du CG de l'Isère, projet de révision du PLU
  43. Collectif, Les noms anciens des paroisses du diocèse de Grenoble et des communes du département de l'Isère : accompagnés de notes concernant l'origine et le sens de ces noms, Grenoble, Notre-Dame des bonnes lectures,‎ (réimpr. 1995), 1 vol., in-12, 160 p. (OCLC 460538497), p. 155.
  44. Collectif, Les noms anciens des paroisses du diocèse de Grenoble et des communes du département de l'Isère : accompagnés de notes concernant l'origine et le sens de ces noms, op. cit.,, p. 154.
  45. Stendhal (préf. Henri Martineau), Vie de Henri Brulard, vol. 1, Paris, Le Divan,‎ , 2 vol. ; 15 cm, XXIX-282, 323 p. (lire en ligne), chap. 16, p. 223.
  46. « Villard-de-Lans. Corrençon-en-Vercors : Un mot sur l’histoire de Villard-de-Lans », sur offices de tourisme de Villard-de-Lans / Corrençon-en-Vercors (consulté le 14 juillet 2015).
  47. Collectif, Les noms anciens des paroisses du diocèse de Grenoble et des communes du département de l'Isère : accompagnés de notes concernant l'origine et le sens de ces noms, op. cit.,, p. 61.
  48. Histoire des communes de l'Isère, tome II : Grenoble et son arrondissement - Édition 1988 (page 325) publié par l'ancien éditeur Horvath de Roanne
  49. Site du musée de la préhistoire de Vassieux en Vercors.
  50. Site du Parc du Vercors, page sur la Préhistoire
  51. Site Préhistoire méditerranéenne.
  52. Site de zenon.dainst.org page sur le site des Mourets
  53. Histoire des Gaules et conquêtes des gaulois, par Dom Jacques Martin, 1754
  54. Les peuples gaulois.
  55. Site du bleu du Vercors (Histoire du fromage)
  56. publications de Romain Buclon
  57. "Villard de Lans" par Francis Camoin, page 108
  58. [PDF] Voir : Notice historique, sur le site archives-isere.fr.
  59. [Le Vercors: histoire et mémoire d'un maquis Par Gilles Vergnon, les éditions de l'Atelier, 2002, page 23]
  60. Villard de Lans, sur le site vercors.fr.
  61. voir la liste des date clés sur le site villard-de-lans.fr.
  62. Le chemin de fer de Grenoble à Villard de Lans Patrice Boullin 2000.
  63. P. Olivier-Eliott, Vercors, safari patrimoine.
  64. Atlas des Montagnes par X.Bernier et C.Gauchon, Éditeur « Autrement », carte des aériums du canton de Villard-de-lans, page 70.
  65. Site de normannia.info, exemplaire de "Cherbourg-Eclair du 14 juin 1939
  66. Lycée polonais de Villard-de-Lans et la Résistance
  67. a et b Site sur la résistance dans le secteur des 4 montagnes.
  68. [Le Vercors: histoire et mémoire d'un maquis de Gilles Vergon, éditions du Patrimoine, pages 169 et 170]
  69. .memorialgenweb.org pages consacrées au monuments aux morts de Villard-de-Lans
  70. "Deux siècles de l'Histoire de Vilard-de-Lans - Brochure de la maison du patrimoine 2012
  71. Page du cinéma sur le Site de l'office de tourisme de Villard-de-Lans.
  72. Page sur le téléphérique dans le Dauphiné Libéré.
  73. Conseil municipal : passe d’armes sur le transport par câble, sur le site ledauphine.com
  74. Page sur la réforme des scrutins locaux.
  75. Présentation de Madame Carlioz sur sa profession de foi en ligne
  76. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  77. a et b « ISERE (38) - Villard-de-Lans », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 25 mars 2014).
  78. page sur les délibérations du Conseil Municipal
  79. Site de l'AEPV, page de présentation.
  80. [Présentation des élus sur le site de la commune http://www.villard-de-lans.fr/elus.html].
  81. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site de la préfecture de l'Isère.
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