Aix-les-Bains

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Aix-les-Bains
Vue panoramique de la ville.
Vue panoramique de la ville.
Blason de Aix-les-Bains
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton 2 cantons :

Aix-les-Bains-1
Aix-les-Bains-2

Intercommunalité CALB
Maire
Mandat
Dominique Dord
2014-2020
Code postal 73100
Code commune 73008
Démographie
Gentilé Aixois
Population
municipale
28 729 hab. (2012)
Densité 2 276 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 18″ N 5° 54′ 55″ E / 45.68845, 5.91527945° 41′ 18″ Nord 5° 54′ 55″ Est / 45.68845, 5.915279
Altitude Min. 224 m – Max. 524 m
Superficie 12,62 km2
Localisation

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Aix-les-Bains
Liens
Site web mairie.aixlesbains.com

Aix-les-Bains (prononcé [ ɛks.lɛ.bɛ̃ ]), nommée localement Aix, est une commune française située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

S'élevant sur les rives du plus grand lac naturel d'origine glaciaire de France, le lac du Bourget, cette station touristique fait partie des importantes villes thermales françaises, et est dotée du plus grand port de plaisance en eau douce de France[1]. 2e ville savoyarde en termes de population, elle compte 28 585 habitants au dernier recensement et fait partie de sa propre aire urbaine : l'aire urbaine d'Aix-les-Bains.

Ville-phare de la Belle Époque de renommée internationale, Aix-les-Bains fut un haut-lieu de villégiature pour les familles princières et les gens fortunés. Si aujourd'hui elle confirme plus que jamais son statut de ville d'eau, il n'en demeure pas moins que le thermalisme n'est plus la principale activité du bassin aixois. La cité compense en partie la perte de ses curistes en développant le tourisme. Elle accueille par ailleurs jusqu'à 200 000 visiteurs, curistes ou touristes, par an[2].

Aix-les-Bains possède plusieurs atouts commes ses thermes nationaux ou encore son festival pop-rock, Musilac. La ville possède par ailleurs de nombreux labels, comme celui des villes et villages fleuris où elle affiche quatre fleurs depuis plus de quarante ans[3].

Aix est aussi une ville industrielle, avec quelques grosses entreprises comme Alstom et le siège des entreprises Léon Grosse, ABB Cellier, Aixam ainsi qu'une manufacture de haute maroquinerie entre autres.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains à l'arrière-plan de la Dent du Chat, sur la rive est du lac du Bourget.

Aix-les-Bains se situe dans le sud-est de la France, près des contreforts des Alpes du nord[4]. Implantée dans un couloir entre la montagne du mont Revard, premier rempart naturel du massif des Bauges à l'est et le lac du Bourget, plus grand lac naturel de France à l'ouest[5], la ville est établie à 83 kilomètres à vol d'oiseau de Lyon, préfecture régionale[6]. De ce fait, la ville s'étend principalement sur un axe nord-sud. Son extension est telle que son agglomération se confond peu à peu avec celle de Chambéry[7].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains et ses communes limitrophes.jpg
Aix-les-Bains
La commune Aix-les-Bains
Brison-St-Innocent
La commune Brison-St-Innocent
Grésy-sur-Aix
La commune Grésy-sur-Aix
Pugny-Chatenod
La commune Pugny-Chatenod
Mouxy
La commune Mouxy
Drumettaz-Clarafond
La commune Drumettaz-Clarafond
Viviers-du-Lac
La commune Viviers-du-Lac
Tresserve
La commune Tresserve
Bourdeau
La commune Bourdeau
La Chapelle...
La commune La Chapelle...

La commune d'Aix-les-Bains est limitrophe de 9 communes. Au nord-ouest, la commune touche le territoire de Brison-Saint-Innocent. Puis au nord-est, Aix-les-Bains est bordée par la ville de Grésy-sur-Aix. Ensuite à l'est, dans la continuité des hauteurs aixoises, on trouve la commune de Pugny-Chatenod suivie de la commune de Mouxy. Plus au sud-est, Aix-les-Bains partage les limites de son territoire avec pour ville voisine Drumettaz-Clarafond. Il s'ensuit au sud la commune du Viviers-du-Lac. Pour finir à l'ouest, trois communes bordent Aix-les-Bains : Bourdeau, La Chapelle-du-Mont-du-Chat et Tresserve. L'une des spécificités des limites du territoire communal de la ville d'Aix-les-Bains, sur son flan ouest, est l'existence de limites immergées au sein du Lac du Bourget. Cette limite de territoire est partagée avec quatre autres communes que sont Bourdeau, Brison-Saint-Innocent, La Chapelle-du-Mont-du-Chat et Tresserve[8].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le bassin aixois est situé sur une large dépression qui s'étend entre les communes d'Aix-les-bains et de Chambéry, soit sur une partie du sillon molassique périalpin[9]. La dépression du bassin est dominée par le chaînon du Mont Revard, où une importante faille est présente : le chevauchement frontal des Bauges[9].

Aix-les-Bains sur la rive est du lac du Bourget, à la partie droite de la photo.

La superficie de la commune est de 1 262 hectares ; son altitude varie de 224 à 524 mètres[10].

La commune est traditionnellement divisée en deux, la ville basse qui occupe les berges du lac à l'ouest et la ville haute, où se trouve le centre-ville, surplombant le lac du Bourget[4]. La cité s'est d'abord construite sur les hauteurs afin d'éviter les nombreuses crues du lac avant que celui-ci ne soit régulé notamment par le barrage de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) entre le Rhône et le déversoir naturel du lac, le canal de Savières[11]. L'altitude moyenne de la ville est d'environ trois cent vingt mètres alors que la partie basse de celle-ci ne se trouve qu'à deux cent vingt-quatre mètres, soit au niveau du lac[12].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bassin versant de 560 km2 du lac du Bourget est occupé par la station thermale d’Aix-les-Bains, qui le borde sur sa rive est[13]. Le lac est principalement alimenté au sud par les eaux de la Leysse, et, à l'est, par celles du Tillet et du Sierroz, tous deux passant sur le territoire aixois[14]. De nombreuses espèces de poissons sont visibles dans l'aquarium d'Aix-les-Bains, en provenance du lac[15]. Un complexe nautique a été aménagé sur sa rive, celui-ci comprend une piscine et une plage dont l'entrée principale de style Art déco[16]. Après quoi on trouve une vaste esplanade où des activités évènementielles peuvent s'implanter temporairement sur ce site[17]. Ainsi, depuis ce lieu, on peut avoir une vision panoramique sur le lac et la dent du Chat, où des cygnes tuberculés et autres animaux du lac peuvent se manifester. Cette esplanade est délimitée au nord et au sud par respectivement le « Grand port » et le « Petit port » constituant ainsi le port aixois qui est le plus vaste d’eau douce du pays avec plus de 1 500 emplacements pour les plaisanciers du lac, les bateaux trouvant un emplacement estival ou annuel[18]. Par ailleurs, chaque année se déroule la fête du nautisme[19].

Le territoire aixois est également traversé par des cours d'eau, principalement issus du massif des Bauges[20]. Un plan de préventions des risques d'inondations a également été instauré pour prévenir des risques d'inondations[20].

Climat[modifier | modifier le code]

La station météorologique de Météo-France située à quelques kilomètres au sud de la commune, sur l'aéroport de Chambéry-Savoie, mesure quotidiennement plusieurs paramètres météorologiques[21].

Le climat y est de type montagnard[22]. La position entre deux massifs favorise le blocage de perturbations qui provoquent des cumuls de précipitations souvent importants et mêmes abondants par rapport à la moyenne nationale[22],[23]. La neige est peu présente, surtout sur les abords du lac : les eaux du lac du Bourget se refroidissant moins vite que la terre[24], contrairement aux autres communes savoyardes. Une vingtaine de jours de neige sont tout de même recensés en moyenne par année et entre 60 et 80 jours de gel[25],[26]. En décembre 2010, un record historique s'était établi sur l'agglomération avec près de 40 cm de neige tombés en moins de 24 h sur la station[27]. Les orages sont très fréquentes par rapport à la moyenne nationale ; plus d'un mois d'orages sont présents sur un an[28]. L'ensoleillement est considéré comme normal par rapport à la moyenne frnaçaise avec près des 2 000 heures de soleil par an[29].

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Aix-les-Bains 1 950 h/an 1 222,2 mm/an 15 à 25 j/an 35 j/an 10 à 20 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 8,3 10,1 13 22,8 21,3 24,4 25,1 24,5 20,9 15,9 8,8 6,3 16,8
Températures minimales (°C) 1,7 2,3 2,6 7,2 10,9 13,9 14,3 14,2 10 7,6 1,5 -1 7,1
Températures moyennes (°C) 5 6,2 7,8 15 16,1 19,2 19,7 19,4 15,5 11,7 5,1 2,6 11,9
Précipitations (hauteur en mm) 91,4 176,8 147,4 5,6 150,6 104,4 113,4 129,4 84 21 54,8 143,4 1222,2
Source: Météo France et Météociel[30]

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (°C) 17,9 20,5 24,6 27,7 31,4 36,1 38,3 38,8 32 29 23,3 22,7
Années des températures maximales 2003 2001 1981 2005 2001 2003 1984 2003 1987 1985 1997 1989
Températures minimales records (°C) -19 -11 -10,3 -4,6 -1,4 2,8 5,4 5 1 -4,3 -10 -13,5
Années des températures minimales 1985 1985 2005 1986 1979 1975 1978 1986 1995 1997 1973 1976
Source: Météo France et Lameteo.org[31]

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La route départementale 991 qui traverse la ville.

Aix-les-Bains se situe sur l'axe majeur de communication entre Chambéry et Annecy[32]. La branche nord de l'autoroute A41 passe à l'est de la ville, permettant un accès direct à Annecy puis plus loin par la continuité de l'A40, à la ville de Genève[33]. Deux sorties (13 et 14) desservent la commune, l'une au sud, l'autre au nord[33].

Sur le réseau secondaire, la route départementale 991 traverse Aix-les-Bains et rejoint Viviers-du-Lac et Chambéry au sud[34]. À l'ouest, la route départementale 1201 longe, en direction du sud-ouest, le lac du Bourget pour rejoindre la commune du Bourget-du-Lac et au centre la route départementale 991[35].

En centre-ville, la voiture est l'un des moyens de transport privilégié des Aixois, malgré les efforts déployés par l'association Roue Libre chargée du développement du cyclisme urbain[36]. La circulation aux heures de pointe y est particulièrement difficile, surtout en été avec l'afflux de touristes. Cependant, la circulation a tendance à s'améliorer avec des aménagements urbains favorisant l'émergence des ronds-points au détriment des feux tricolores, permettant ainsi une meilleure fluidité de la circulation. De plus, en centre-ville, deux parkings couverts permettent l'accueil des véhicules[37]. La ville s'est également engagée dans une démarche de qualité de vie en mettant tout l'hyper centre-ville en zone 30[38].

Entrée sud de la gare d'Aix-les-Bains.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains est aussi accessible par le train. Elle fut l'une des toutes premières communes européennes à accueillir un réseau ferré sur son territoire lorsqu'elle était administrée par les ducs de Savoie[39],[40]. Aujourd'hui, la ville est reliée à Chambéry ainsi qu'à Annecy et Culoz[41]. La Liaison ferroviaire transalpineParis-Milan va, dans les années à venir, rapprocher la ville de Paris, Lyon, Turin et Milan. La gare d'Aix-les-Bains est dotée d'un pôle multimodal depuis 2007[42]. Située à l'ouest du centre-ville sur le boulevard du Président-Wilson, la gare d'Aix-les-Bains-Le Revard est desservie par le TGV, qui met la ville à envrion trois heures de Paris[43].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Chambéry - Savoie[44], anciennement appelé Chambéry - Aix-les-Bains[45], est implanté au sud de la ville d'Aix-les-Bains, sur la commune de Voglans, à quelques mètres seulement de la rive sud du lac du Bourget[46]. Il dessert de nombreux pays dont la Grande-Bretagne (Manchester, Birmingham, Édimbourg…), le Danemark (Copenhague, Billund…), la Suède (Göteborg…) et Paris Orly depuis 2013[47]. Il y a de nombreuses lignes hivernales en raison de la proximité des stations de sport d'hiver. Trois compagnies à bas prix proposent des vols réguliers.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Bus du réseau de transport en commun d'Aix-les-Bains.

Du côté des transports en commun, une vingtaine de lignes desservent l'agglomération[48]. Le réseau de bus Ondéa est exploité depuis 2015 par la Compagnie des transports du Lac du Bourget (CTLB), filiale de RATP Développement, pour la communauté d'agglomération du Lac du Bourget[49].

Pendant la période estivale, la ville est desservie pour de courts trajets par un petit-train circulant sur les axes routiers. Il circule entre l'esplanade du lac, la plage et le centre-ville[50].

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

La commune d'Aix-les-Bains propose 26 km de bandes cyclables réparties le long des chaussées et 13 km de pistes cyclables, voies uniquement réservées aux cyclistes[51]. Avec la création d'une voie verte le long du lac du Bourget, il est désormais possible de relier les communes d'Aix-les-Bains, du Bourget-du-Lac et de Chambéry par un itinéraire aménagé et réservé aux modes de transports doux[52]. De plus, pour récompenser les efforts effectués par la ville, en septembre 2011, Aix a reçu le label Ville vélotouristique[51],[53]. Ce titre permet ainsi d'assurer aux cyclistes des prestations adaptées à la pratique du cyclotourisme[51],[53].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les quartiers d'Aix-les-Bains.

La vie d'Aix-les-Bains se trouve en grande partie sur ses hauteurs là où se situe son centre-ville, poumon économique, et ses établissements thermaux (Les Thermes nationaux de Chevalley et les Thermes de Marlioz). En effet, l'histoire de la ville a fait d'elle une station thermale. Les Aixois se sont organisés autour de cette activité qui fut initiée par les Romains[54]. La partie basse de la ville, se trouvant sur les rives du lac, était délaissée en raison des risques d'inondation[55]. Les terres étaient cultivées et on y trouvait des piscicultures. L'activité économique étant principalement sur la partie haute, la morphologie urbaine s'y est adaptée. Celle-ci a dû prendre en compte la desserte des lieux de vie (hippodrome, casino, thermes, palaces, gare, hôpital, golf…) et la géographie des lieux.

Aix-les-Bains comprend principalement six grands boulevards que sont le boulevard Robert Barrier, le boulevard Lepic, le boulevard de Russie, le boulevard du docteur Jean Charcot, le boulevard des Côtes et le boulevard du président Franklin Delano Roosevelt[56]. Ces boulevards sont larges et ouverts contrairement aux rues du centre-ville qui sont plus étroites et aux autres axes qui sont soit plus tourmentés en raison de la proximité du massif des Bauges et de ses montées sinueuses, soit plus anarchiques répondant à des exigences du moment sans prise en compte globale du tissu urbain[56]. La ville comprend plusieurs quartiers comme Chantemerle, Boncelin, de la gare, du Sierroz, de la liberté, des Bords du lac, de Marlioz, Lepic, Franklin-Roosevelt et bien d'autres[57].

Centre d'Aix-les-Bains.

Avec l'expansion urbaine et l'accroissement démographique, Aix-les-Bains s'étend sans cesse un peu plus tout comme les communes voisines[7]. Peu à peu, on ne parle plus de la ville d'Aix-les-Bains en tant que telle, mais du bassin aixois englobant, sur le plan urbain, les communes proches de Tresserve, Grésy-sur-Aix, Mouxy, Méry, Drumettaz-Clarafond, Sonnaz ainsi que d'autres communes. Ce phénomène vaut également pour Chambéry, qui se situe plus au sud d'Aix-les-Bains et où l'on parle de bassin chambérien[7]. La morphologie urbaine de ces deux bassins locaux tend à les rapprocher inexorablement pour n'en former plus qu'un. Afin de concilier le développement urbain des bassins aixois et chambérien, le syndicat mixte Métropole Savoie a été mis en place[58]. Il a pour mission de suivre le schéma de cohérence territoriale (S.C.O.T) de la Combe de Savoie, de Chambéry et du lac du Bourget.

Logement[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains comptait 18 880 logements en 2011[59]. Les constructions neuves sont assez présentes à cette date, envrion 20,5 % des résidences principales postérieures à 1990[59]. À contrario, les constructions antérieures à 1946 représentaient 24,0 % du parc[59]. On peut préciser que la plupart des habitations possèdent au moins trois pièces[59].

74,2 % des logements sont des résidences principales[59]. Les maisons individuelles représentent 23,9 % des habitations tandis que les appartements en représentent 75,2 %[59].

Par ailleurs, 53,8 % des habitants sont propriétaires de leur logement pour 43,8 % de locataires[59].

Avec 1 801 logements HLM, soit 12,9 % du parc en 2011, la ville ne respectait pas les dispositions de l’article 55 de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains de décembre 2000[59],[60]. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était en 2011 de 8,1 %[59]. L'OPAC de la Savoie avec plus de 1 657 logements sociaux sur la commune gère un patrimoine, par le biais de son antenne d’Aix-les-Bains, d'environ 2 500 logements dont les 1 600 d’Aix-les-Bains, situés dans le quartier Sierroz - Franklin entre autres[61].

Du fait que la ville est urbanisée dans sa quasi-totalité, il devient de plus en plus difficile d'y construire des logements principalement de grandes tailles. Le bord du lac et les hauteurs commencent à être saturés d'où un étalement urbain sur les communes avoisinantes. Il faut également souligner la présence de nombreux logements au sein d'anciens grands palaces, vestiges passés de la Belle Époque, désormais révolue.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Plusieurs projets d'aménagement de la commune sont en cours de réalisation au centre-ville, à l'ouest sur la rive du lac ainsi que principalement au sud. Il s'agit d'implanter de nouvelles zones d'activité commerciale pour attirer de nouvelles entreprises dans le bassin économique aixois. L'implantation de nouvelles zones résidentielles est également programmée. En collaboration avec les communes de Méry et de Drumettaz-Clarafond, par le biais d'aménagements urbains concertés, la ville d'Aix-les-Bains contribue à l'émergence d'une zone d'activité appelé Savoie Hexapôle et permet également le développement d'une zone commerciale desservant tout le secteur sud du bassin aixois[62].

Travaux à l'embouchure du Tillet (2013).

En 2013, l'un des principaux projet du conseil municipal est la restauration du cours du Tillet ainsi que la création d'un port à barques au Petit Port à proximité de cette rivière débouchant dans le Lac du Bourget, et dont le montant des travaux s'élève à 7 millions d'euros[63]. En réaménageant le petit port, la municipalité souhaite profiter de ces aménagement portuaires pour décontaminé le Tillet qui est fortement pollué aux polychlorobiphényles (PCB)[64]. La solution de transport des déchets vers un centre de traitement spécialisé n'a pas été retenue[63]. Parmi les propos recueillis auprès de différents acteurs du projet, il a été précisé : « Elle (la terre contaminée) sera placée dans un compartiment étanche et servira à faire un remblai pour élargir la chaussée du boulevard Garibaldi qui longe le camping des Pêcheurs et pour aménager des trottoirs et du stationnement.»[63],[65]. Ces travaux vont également apporter des bouleversements et même des problèmes au niveau de la circulation[66] ; en effet, le Petit Port va devenir un cul-de-sac.

Un autre important projet urbain est en partie réalisé par la commune en 2015 ; il s'agit de la remise en état totale de l'avenue du grand port[67]. Cet artère devenue très fréquentée l'été pour accéder au lac va être totalement revue et une première tranche de travaux a déjà été effectuée entre l'hiver 2014 et le printemps 2015[68]. Il s'agit par ailleurs du plus gros chantier de voirie de la commune en cours en 2015[68]. Le coût du chantier s'élève à 910 000 € TTC pour la réfection de ce tronçon de 350 m[68]. Une nouvelle tranche de travaux est déjà programmée pour l'hiver 2015 et 2016 sur une longueur d'environ 200 m, dont la revue d'un carrefour[68].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aix est un toponyme de forme romane désignant un lieu de sources thermales ou un ville d'eau[69],[70],[71] . Le mot est dérivé de l'ablatif pluriel aquis « aux eaux » de aqua, « eau »[72].

Aix-les-Bains, ville fondée au Ier siècle de notre ère, n’est que rarement citée dans les textes épigraphiques, et jamais par les auteurs romains connus[73]. Toutefois, deux inscriptions conservées par le musée archéologique font mention d’Aquæ (« les Eaux ») et d’Aquensis (« les habitants du lieu des Eaux »), et nous renseignent donc sur l’appellation de ce vicus dépendant de la cité de Vienne[74]. Le chanoine Adolphe Gros rappelle que des historiens de la région comme Jean-Louis Grillet ou Jules-Joseph Vernier ont tenté de faire le lien entre la ville d'Aix et avec des épithètes fantaisistes, voire apocryphes, Aquæ Allobrogum, Aquæ Domitianæ, Aquæ Gratiane que l'archiviste paléographe Félix Bourquelot précise sans mentions historiques[69],[70],[75],[76]. Elles connurent toutefois un certain succès puisque que Aquæ Gratiane se retrouve inscrite sur le fronton des Thermes nationaux de 1934 à 1968[75],[76].

La cité est mentionnée par contre durant la période médiévale. Une charte de donation de la terre royale d’Aix en 1011, par le roi de Bourgogne Rodolphe III à sa femme Ermengarde, indique Aquis villam[69],[76]. Un autre document du Décanat de Saint-André de Savoie daté de 1014, d'après le chanoine François Trépier, mentionne la ville dans l'expression in pago Gratianopolitano seu Savoiense, hoc est Aquis ou encore dans le Cartulaire de Grenoble Locus qui dicitur ad Aquis[69]. Le in pago Gratianopolitano indiquant simplement qu’Aix tout comme le décanat de Savoie faisaient partie du diocèse de Grenoble[77]. On trouve par la suite in oppido Aquis (1184), Aiç (1202), Aquae (1488), Ais in Sabaudia (d'après André Baccius, dans son livre Des Thermes, publié en 1571)[69],[70]. En vieux français, Aix s'écrit et se prononce Ais[69].

Lors de l'occupation du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises, la ville est Aix ou Aix-les-Bains (1793 et 1801[78]), puis pendant la période Aix Mont-Blanc, avant de redevenir Aix en Savoie au cours du XIXe siècle[79]. Ce dernier toponyme n'est toutefois pas utilisé dans les documents administratifs.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire d'Aix-les-Bains est directement liée au lac du Bourget et surtout à ses sources chaudes qui en firent une station thermale des plus réputées au monde. L'analyse historique de la ville doit être rapprochée de l'histoire de la Savoie, si l'on veut mieux comprendre son évolution et ses influences culturelles. Les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune d'Aix-les-Bains sont répertoriés ci-dessous.

Aquae : Aix la romaine[modifier | modifier le code]

L'arc de Campanus, dessiné par Borgonio, 1674.

Les historiens s’accordent à dire qu’Aix est née de ses sources d’eau à l’époque romaine, sur les restes d’un habitat celtique. Les premières occupations du site ont été datées par Alain Canal du premier siècle avant notre ère, cependant rien ne permet d’attribuer ces vestiges à un habitat fixe[73]. Il ne nous reste que les ruines d’établissements publics et l’on serait bien en peine d’établir une esquisse de « l’Aquae » antique. La situation administrative du lieu est connue par l’épigraphie, qui nous apprend qu’Aix était au Ier siècle de notre ère un « vicus », doté d’un conseil de « decemlecti » (conseil municipal de dix membres)[80], faisant administrativement parti de la cité de Vienne. Quelques citoyens vivaient là avec, semble-t-il, des moyens assez importants pour offrir aux dieux un bois sacré, une vigne ou se faire construire un arc funéraire pour le cas de la famille des Campanii.

Les archéologues nous ont fait découvrir au cours de leurs fouilles[81], un important complexe thermal, à proximité immédiate des sources. Sur une terrasse inférieure, à l’ouest, se trouvait l’arc de Campanus[82], probablement construit au Ier siècle et, plus en aval, une seconde terrasse portait le temple dit de « Diane »[83], qui avait remplacé au IIe siècle un édifice circulaire plus ancien, probablement contemporain de l’arc. Des vestiges de nécropoles ont été dégagés au nord du temple. Le parc des Thermes ainsi que différents autres lieux éparpillés en ville, renferment de nombreux vestiges très divers : restes de nécropoles, poteries, etc[84]. Cependant, aucune pièce maîtresse qui aurait conduit à des fouilles archéologiques approfondies n'est présente. À défaut, rien ne nous permet de connaître le vicus gallo romain d’Aquae, ni dans son étendue, ni dans la disposition de son habitat. Où les « Romains » habitaient-t-ils ? Où se situaient leurs exploitations agricoles, les villages de leur personnel ; quelles étaient les activités du vicus ? Les seuls indices sont issus de la carte archéologique des vestiges dressée par les services archéologiques de la Drac, et l'archéologue Alain Canal. Celui-ci permet alors de conclure que « Paradoxalement, si Aix à livré de nombreux documents illustrant l’ancienneté du site et la qualité de l’urbanisme monumental dès le début de l’Empire, nous n’avons aucune connaissance précise sur l’ordonnance de cette bourgade »[85].

En guise de synthèse, l'histoire de la période peut se résumer à l’occupation du site du centre ville depuis le Ier siècle avant notre ère, puis par un aménagement progressif de la zone entre les Ier et IIe siècles[84]. L’occupation semble s’être faite à partir de l’édification progressive du complexe thermal, autour duquel rayonnaient des édifices monumentaux présentés sur un système de terrasses, qui ont évolué plusieurs fois au cours de la période romaine. Si les sources chaudes furent à l’origine de l’emplacement choisi d’autres facteurs, comme la qualité du site, ont peut-être été déterminant[84].

Du Moyen Âge à la Renaissance[modifier | modifier le code]

Aix en 1674, d'après Borgonio, Theatrum Sabaudiae.

La connaissance de l’histoire d’Aix déjà bien pauvre à l'époque romaine, s’obscurcie encore par suite du manque de sources concernant la fin de l’Empire romain et le haut Moyen Âge. Nous en sommes réduits à des conjectures en étudiant les destructions dues aux invasions barbares qui ont laissé des traces d’incendies sur les villas gallo-romaines des environs[86]. Toujours est-il que les thermes romains d’Aix tombent en ruine à partir du Ve siècle et que la trace des aménagements urbains se perd[87].

Aix n'est de nouveau mentionné dans les sources qu’au IXe siècle, en 867, puis en 1011 au travers de chartes. Dans ces dernières, le roi Rodolphe III de Bourgogne fait don de la villa d’Aix, qualifiée de siège royal, avec ses colons et ses esclaves à sa femme Ermengarde qui, à son tour, les transmets à l’Évêché de Grenoble[88]. Cette charte nous apprend qu’Aix est une bourgade, possédant une église et des domaines agricoles. L'évêque Hugues de Grenoble en fit ensuite don au monastère Saint-Martin de Miséréré, au début du XIIe siècle. Celui-ci érigea l’église en prieuré cure, sous le vocable de Sainte Marie.

Le cartulaire de saint Hugues révèle[89], à la fin du XIIe siècle, l’existence de deux autres paroisses, celle de Saint-Simond avec son église et celle de Saint-Hippolyte[90] avec aussi un petit prieuré. La géographie urbaine commence à s’éclaircir : il faut imaginer la petite bourgade, enserrée dans ses remparts, dont personne ne sait quand ils ont été construits. Le point central de la cité est le prieuré, à proximité de l’ancien temple romain. Ce centre pourrait être aussi le centre administratif puisqu’au moins depuis le XIIIe siècle, Aix est une seigneurie inféodée à la famille de Seyssel, qui y possède un château qui, même si nous ne savons pas le situer avec certitude était probablement à l’emplacement du château actuel[91]. Deux hameaux sont attestés, Saint-Hyppolite, à proximité immédiate de la ville mais hors les remparts, avec comme centre un petit prieuré et à son côté, actuellement sous la villa Chevalley, une maison forte, « maison forte de Saint-Pol », dépendant de la famille de Savoie que les dernières études datent du XIIIe siècle[92]. Un second village d’importance apparaît, Saint Sigismond[93], doté lui aussi d’une église et d’un cimetière, érigée en paroisse, membre dépendant de Saint Hyppolite.

Les textes laissent supposer l’existence des autres villages dont la trace certifiée qu’à partir de 1561, lors du dénombrement général de la population pour la gabelle du sel[94]. À cette époque, sur les 1095 habitants d’Aix, 46 % logent dans le bourg ; Saint Simond compte 125 habitants, Puer 91, Choudy 87, Lafin 86, et le reste des hameaux, soit une dizaine, se partagent le reste. (Marlioz ayant échappé à nos sources)[95]. Cette géographie de l’habitat semble figée jusqu’à la fin du XIXe siècle. L'abbaye voisine d'Hautecombe possédait à Aix un assez grand domaine sur le haut de Saint Simond.

Au début du XVIe siècle, l'antique église Sainte Marie fut victime d'un incendie dévastateur[96]. Pour la reconstruire les aixois firent appellent à Claude de Seyssel, un membre de la famille seigneurial de la ville, qui s'était élevé à la dignité épiscopale[96]. Il était en effet évêque d'Albi, et surtout conseiller particulier du roi de France Louis XII. Il est aussi l'auteur d'un certain nombre de traités de droit[96]. Grâce à son appui les De Seyssel purent faire édifier une église collégiale, dotée d'un chapitre de douze chanoines, commandé par un doyen, dont la nomination revenait au comte. Une église fut édifiée sur la place, voisine du cimetière, qui comportait un chœur de style gothique flamboyant. Si le chœur appartenait à la collégiale, la nef elle, appartenait aux paroissiens et présentait un aspect plus sommaire. D'ailleurs la voûte mal construite s'écroula en 1644. Parmi les chapelles latérales, l'une était réservée aux De Seyssel d'Aix qui y enterraient leurs morts. La collégiale, devenu entièrement paroissiale après la Révolution, fut démolie en 1909, après la construction de la nouvelle église. Cette église était connue pour abriter une relique de la vraie croix, que l'on venait vénérer d'assez loin[97]. C'est aussi à la fin du Moyen Âge que le château seigneurial d'Aix fut reconstruit[98]. Le plafond de la grande salle du rez-de-chaussée est daté de 1400 quant à l'escalier d'honneur, il fut construit vers 1590.

Le XVIIIe siècle aixois[modifier | modifier le code]

Le 9 avril 1739, un gigantesque incendie se déclare au centre-ville et détruisit 80 maisons, soit près de la moitié de la ville[74]. Pour la reconstruction on fait appel aux subsides du roi, qui imposa un plan d’alignement dont la réalisation fut confiée à l’ingénieur Garella[74]. Ce plan allait plus loin qu’un simple plan de reconstruction puisqu’il prévoyait un véritable alignement des rues, et imposait certaines règles d’urbanisme comme, par exemple la construction de maisons de deux étages et d’un rez-de-chaussée ; il interdisait également les toits en chaume[74]. Toutefois il était très limité dans son périmètre puisqu’il ne concernait que le quartier incendié, soit la rue principale (rue Albert Ier), la place centrale (Place Carnot) et la rue des Bains.

Au début du XVIIe siècle, les aixois et le monde médical avaient commencé à être sensibilisés à la valeur des sources d’eau chaude d’Aix, grâce aux célèbres écrits du médecin dauphinois Jean Baptiste Cabias, qui fut suivi en ce domaine par d’autres médecins de renommée[99]. En effet, depuis l’antiquité l’exploitation des sources d’eau chaude n’avait jamais totalement oubliée. On se baignait à Aix au Moyen Âge et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, soit dans la seule piscine romaine existant encore, à l’air libre, soit chez l’habitant où l’on se faisait apporter l’eau thermale par porteur. Le roi de France Henri IV passe pour avoir fortement apprécié son bain aixois, selon Jean Baptiste Cabias[100]. En 1737, afin de protéger les eaux thermales des infiltrations d’eau du ruisseau qui traversaient la ville, un important chantier fut programmé par l’Intendance Générale. Cela modifia la distribution urbaine du centre ville, puisqu’il fallut creuser un nouveau lit au ruisseau des moulins, à l’extérieur des remparts. Il fallut aussi reconstruire les quatre moulins du marquis d’Aix, jusque là en centre ville, le long du nouveau canal (actuellement montée des moulins)[101]. C’est au duc de Chablais, fils du roi Victor Amédée III, qu’Aix doit sa renaissance, car c’est lui qui après avoir goûté au bienfait des sources et s’y être trouvé mal logé, suggéra au roi, la construction d’un établissement thermal. Par billet royal du 11 juin 1776 le roi Victor Amédée III chargea le comte de Robiland de dresser les plans d’un établissement de bains. Celui-ci fut construit de 1779 à 1783 sous la direction de l’ingénieur Capellini[101]. Cette date marque aussi le début de la démolition de l’ancien centre ville, car à la suite de cette construction imposante, on commença à dégager les alentours des maisons pour créer une place[102]. Ce premier établissement thermal devint un facteur important de développement.

Pendant toute cette période et jusqu’à la Révolution, la ville accueillie un nombre à peu près stable d’environ 600 curistes l’an[103], dont une majorité de français. Consécutivement la population augmenta, comme de nombreuses villes à cette époque, avec environ 1700 habitants en 1793[104],[105]. En 1783, pour agrémenter la vie des curistes, le conseil de la commune fait édifier une promenade publique paysagée : le Gigot, actuellement Square A.Boucher[106]. Elle était alors bordée de marronniers et avait été dessinée par l’architecte Louis Lampro. Mise à part les jardins privés, c’est là la naissance du premier acte d’urbanisme concernant les espaces verts, qui donna un coup de pouce au développement de la ville de ce côté des remparts, le long de la route de Genève. En 1792 les troupes révolutionnaires françaises, sous le commandement de Montesquiou, entrent en Savoie[76]. Le thermalisme marque alors le pas[105]. Les Thermes sont réquisitionnés par les armées de la République, qui y envoie les soldats blessés en convalescence. Mais c’est par ailleurs une occasion de faire connaître Aix au plus grand nombre. La Révolution aboutie, abolit les privilèges de la noblesse locale, et permet surtout à la ville de ne pas payer au seigneur marquis d’Aix l’importante somme d’argent qu’elle lui devait à la suite du rachat des droits seigneuriaux (la ville n’avait pas de charte de franchise)[76]. En outre la liberté du commerce instauré donne un nouveau souffle à la création d’une économie basée sur l’exploitation des sources thermales, dès la paix retrouvée. On assiste alors au développement de pensions, d’hôtels, de cabarets et de restaurants entre autres[105]. En revanche, la Révolution laisse ses marques sur les biens d’église : abandon de la collégiale, destruction du clocher et du mobilier d’église.

La ville se dota, de 1896 à 1908, du tramway d'Aix-les-Bains, dont on voit ici le cœur du réseau, à la jonction des rues de Genève et du Casino.
La gare du Revard à Aix était l'origine du Chemin de fer du Mont-Revard, qui reliait la ville au Mont Revard de 1882 à 1937, pour être remplacée par un téléphérique.

C’est au bord du lac qu’il faut se déplacer pour trouver la nouveauté[105]. Le petit môle portuaire de Puer, construit sous l’Ancien Régime (1720) devient un véritable port[105]. D’abord fréquenté par les bateaux ravitaillant les troupes de l’Armée des Alpes, doté d’un magasin militaire, il est progressivement aménagé pour l’exportation de marchandises et notamment de la verroterie issue des ateliers installés au bord du lac[105]. Désormais l’on l’appelle le Port de Puer. Le développement de ce quartier impliqua la mise en état de « l’avenue du lac » et toute cette activité attira les premières constructions en alignement le long de cette voie fréquentée, hors du centre et des villages existants[105].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Avec l'Empire, le thermalisme redevient important sur la cité thermale. C'est à cette période que des personnalités mondiales viennent à Aix-les-Bains comme la famille Bonaparte. Ainsi, les curistes arrivent en masse avec plus de 1 200 personnes recensées en 1808[105].

Au niveau de l'urbanisme, un plan d'embellissement des rues est adopté le 27 juillet de la même année. Il a pour objectif de « redresser les rues en fonction de l'établissement thermal ». Un itinéraire de délestage est même prévu et de nouveaux axes périphériques sont créés permettant à la ville de s'agrandir à ses extrémités[105].

En 1860, grâce à l'annexion de la Savoie par la France[107], les difficultés douanières qui perturbent l'économie aixoise sont supprimées. En 1866, le château des marquis d'Aix est racheté ce qui permet d'y établir un hôtel de ville[108] ; ainsi, le bâtiment prend une fonction administrative. La voie ferrée et la construction de la gare, actuellement gare d'Aix-les-Bains-Le Revard, en 1866, transforment d'une manière assez importante le paysage urbain aixois, en le séparant en deux zones bien délimitées. Une nouvelle voie est créée, l'actuelle avenue Charles de Gaulle[105].

Grâce aux nombreux aménagements établis par la municipalité, l'économie thermale progresse d'une manière fulgurante. Près de 8 000 curistes sont dénombrés en 1870, environ 14 000 en 1875 et 24 000 dix ans plus tard, en 1885[105]. Le grand Port et les abords du lac deviennent des lieux hautement touristiques à la fin du XIXe siècle[105]. Cet essor économique favorise la création de palace et d'hôtel prestigieux. Vers les années 1880, l'urbanisation avance sur les coteaux d'Aix-les-Bains au détriment des activités agricoles et viticoles[105].

Le XXe siècle, entre guerres et thermalisme[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, l'activité économique et thermale de la cité s'éteint malgré une diversification des activités vers les années 1920. Une grande usine de constructions électriques est implantée sur Aix pendant la Grande Guerre. Après la première guerre, la ville reprend vie et de nouveaux aménagements du territoire sont planifiés. Des logements et des quartiers se développent alors[105].

Puis vient la Seconde Guerre mondiale avec les combats qui débutent dans les Alpes. L'armée italienne, commandée par Umberto de Savoie et le général Alfredo Guzzoni, formée par 22 divisions et 321 000 hommes se lancent sur les secteurs du Petit-Saint-Bernard et du Mont-Cenis[109]. Face à eux, 185 000 hommes du général René Olry réussissent à résister. Dans la vallée, les Allemands passent le Rhône à Culoz et entrent dans Aix-les-Bains, Chambéry n'est pas encore tombée[109]. La signature de l'armistice le 22 juin 1940 met fin aux combats[110]. Mais un second armistice est signé avec l'Italie le 24 juin qui exige l'occupation de la Haute-Tarentaise et la démilitarisation de la frontière[111]. Cette situation va devenir explosive sur tout le département.

Enfin, après les deux guerres, Aix s'oriente de nouveau vers le thermalisme. Elle devient même la première station thermale de France dans les années 1980 avec près de 60 000 curistes[105]. De nombreux palaces et grands hôtels ferment malgré tout après la guerre[105]. La population augmente alors fortement et de nouveaux lotissements sont construits durant les Trente Glorieuses notamment[105].

Négociations de l'indépendance du Maroc[modifier | modifier le code]

Les négociations concernant l'indépendance du Maroc se sont déroulées à Aix-les-Bains[112]. Lors de la conférence de septembre 1955[113], le président du Conseil français, en la personne d'Edgar Faure, résuma publiquement, le compromis proposé au Maroc, selon l'expression « L'indépendance dans l'interdépendance ». Jusqu'alors, le territoire marocain était juridiquement sous protectorat français et avait pour sultan l'exilé Mohammed Ben Youssef. Les négociations furent organisées en la présence de nombreuses personnalités et organisations françaises et marocaines[113]. Prenaient place à la table des pourparlers du côté marocain le Parti pour la Démocratie et l'Indépendance (P.D.I.) ainsi que le parti de l'Istiqlal, représenté notamment par Mehdi Ben Barka, Omar Benabdejlil, Abdelhadi Boutaleb, Abderrahim Bouabid ou encore M'Hamed Boucetta[113]. Du côté français, on trouva une délégation française composée d'Edgar Faure, Pierre July, Robert Schuman ainsi que d'autres membres du gouvernement[113].

Bien que ces négociations organisées à Aix-les-Bains aient joué un rôle important dans la marche vers l'indépendance du Maroc, il n'en demeure pas moins que la France avait, au préalable, pris soin de préparer en grande partie cette transition. En effet, l'État français d'alors était convaincu de la nécessité de permettre l'indépendance à ce territoire nord-africain. Officiellement, les négociations permirent de dégager un accord en vue de donner naissance à un État indépendant. Le Maroc fut définitivement proclamé indépendant lors de la déclaration de la Celle Saint-Cloud le 6 novembre 1955[114]. En 2005, à l'occasion de la commémoration du cinquantenaire de la négociation des accords de l’Indépendance du Maroc, une fontaine fut construite, avec un bassin en zellige marocain[115],[116]. Des mâalems-artisans sont venus tout spécialement de leur capitale spirituelle pour réaliser cet ouvrage dans le parc de verdure d'Aix-les-Bains[117]. Le projet a été pris en charge par le conseil régional du tourisme de la ville de Fès (CRT-Fès) et l’office du tourisme.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de ville d'Aix-les-Bains.

À partir des élections départementales de 2015, la ville d'Aix-les-Bains est divisée en deux cantons, tous deux regroupant d'autres communes. Il s'agit du canton d'Aix-les-Bains-1 et le canton d'Aix-les-Bains-2[118].

Concernant la circonscription législative dont dépendent les Aixois, il s'agit de la Première circonscription de la Savoie[119]. Celle-ci étant délimitée par le découpage électoral de la loi no 86-1197 du [120], elle regroupe les divisions administratives suivantes : cantons d'Aix-les-Bains-1, Aix-les-Bains-2, La Motte-Servolex et Le Pont-de-Beauvoisin (en partie).

Aix-les-Bains abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : un bureau de poste, un hôtel de police, une police municipale, une police nationale, une gendarmerie, une agence nationale pour l'emploi (rebaptisé Pôle Emploi), un centre des impôts, un chenil municipal, une maison des associations, un centre communal d'action sociale, un centre de sécurité sociale, une gare. La Communauté d'agglomération du Lac du Bourget est établie à Aix-les-Bains[121].

La mairie d'Aix-les-Bains a mis en place trois antennes de ville. On trouve l'antenne du Sierroz, l'antenne de Marlioz et enfin l'antenne de la Liberté[122]. Il s'agit de relais pour les principaux services de la ville. On peut ainsi y effectuer de nombreuses démarches administratives mais aussi des demandes d'appui et d'informations. Ces antennes sont compétentes, entre autres, en matière d'orientation pour les questions d’emploi, d’accompagnement des projets portés par les habitants (essentiellement issus du tissu associatif), de santé, de droit, de logement, de culture, d'éducation et de loisirs. Ces structures locales décentralisées permettent la diffusion d'informations sur les projets municipaux en cours ainsi que les futurs projets envisagés où les habitants peuvent, le cas échéant, lorsque cela leur est demandé de pouvoir exprimer leur avis[122].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politiquement, Aix-les-Bains est une ville de droite, les électeurs ayant voté majoritairement à droite pour les élections municipales depuis 1979. L'ancien maire de la commune de 1985 à 2001, Gratien Ferrari[123], bien qu'ayant été élu sous une étiquette centriste avait succédé au maire sortant, André Grosjean[124], dont il fut l'un des conseillers majoritaires du même conseil municipal. De même, Robert Barrier était un homme du centre-droit. Pourtant, dans les années 1920-1930, la ville était le bastion de la Gauche en Savoie, portée par les ouvriers du bassin aixois.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Aixois ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 53,55 % de votes en faveur contre 46,45 % avec un taux d’abstention de 34,97 %[125]. Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition. Ce vote démontre le caractère privilégié des habitants de la ville par rapport au reste des départements ruraux ou comportant des bassins ouvriers importants, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation[125].

À l’élection présidentielle française de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 37,8 % soit 5 904 voix, suivi de François Bayrou avec 20,64 % soit 3 286 voix, suivi de Ségolène Royal avec 20,24 % soit 3 223 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 10,92 % soit 1 739 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %[126]. Au second tour, les électeurs ont voté à 61,56 % soit 9 434 voix pour Nicolas Sarkozy contre 38,44 % soit 5 890 voix pour Ségolène Royal, résultat davantage à droite par rapport à la moyenne nationale qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal[126]. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 19 774 inscrits sur les listes électorales aixoises, 81,18 % soit 16 053 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 18,82 % soit 3 721 voix, 4,54 % soit 729 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 95,46 % soit 15 324 voix se sont exprimées[126].

Aux élections régionales de 2010, c'est le rassemblement de la gauche et des écologistes qui fut en tête (43,3 %) devant l'UMP (40,5 %) et le FN (16,2 %). L'abstention fut forte avec 54,2 % de non votants[127].

Aux élections départementales de 2015, lors du second tour, c'est Renaud Beretti et Marina Ferrari, sous l'étiquette « UMP », qui ont été élus avec 72,28 % des suffrages exprimés. Ils étaient opposés au binôme « front national » conduit par Serge Gathier et Julienne Gourdelier qui a obtenu le score de 27,72 %. Le taux d'abstention fut de 54,81 %[128].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal aixois, ainsi que l'équipe municipale, est composé d'un maire, de dix maires-adjoints, sept conseillers délégués et sept autres chargés de missions auprès des maires-adjoints. Six sièges du conseil municipal sont pourvus par les élus de la liste Aix de tout cœur (SE) et ceux de la liste Aix avenir (DVG). Dans une plus large mesure on peut également compter un certain nombre aléatoire de délégués du conseil municipal auprès des organismes publics. Le maire actuel est également le député de la première circonscription de la Savoie et conseiller communautaire de la Communauté d'agglomération du Lac du Bourget.

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation, du premier et unique tour, fut faible avec seulement 58,75 % de votants[129]. Sur les 20 247 inscrits sur listes électorales, 11 895 aixois ont voté et 11 453 électeurs se sont exprimés. Le maire sortant Dominique Dord, tête de la liste Une ville d'avance, a été réélu avec une majorité absolue de 62,27 %, soit 7 132 voix. Il fut suivi du divers gauche Fabrice Maucci, tête de la liste Aix avenir:durable, solidaire, exemplaire, qui a recueilli 28,12 % des suffrages, soit 3 221 voix. Et enfin en troisième position, l'ancien maire aixois UDF Gratien Ferrari, tête de la liste Aix de tout cœur, s'étant présenté sans étiquette, obtint 9,6 %, soit 1 100 voix[129].

Aux élections municipales de mars 2014, Dominique Dord (UMP) a été réélu au premier tour avec 59,71% des voix. Il était opposé à 3 autres candidats : Véronique Drapeau (FN) qui termine avec 15,33%, André Gimenez (DVG) avec 12,98% et Fabrice Maucci (FG) avec 11,96%[130].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1956, quatre maires se sont succédé[131] :

Liste des maires depuis 1956
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1956 1963 Lucien Spycher  
1969 1985 André Grosjean RPR Industriel, conseiller général.
mars 1985 mars 1995 Gratien Ferrari UDF-AD Principal de collège, député de la 1re circonscription de la Savoie.
mars 1995 mars 2001 André Grosjean RPR Retraité, conseiller général.
mars 2001 en cours
(au juillet 2015)
Dominique Dord UMP Député de la 1re circonscription de la Savoie.

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

La ville d'Aix-les-Bains dispose de quelques instances judiciaires. Un conseil de prud'hommes une maison de la justice et du droit sont recensés[132],[133]. Pour ce qui est des autres instances judiciaires, le bassin aixois dépend de la ville de Chambéry[134]. Suivant le découpage judiciaire, Aix-les-Bains est dépendante de la cour d'appel de Chambéry, du tribunal de grande instance de Chambéry, du Tribunal pour enfants, du tribunal de commerce de Chambéry, du Tribunal des affaires de la Sécurité Sociale de la Savoie et de la Chambre des Avoués près la cour d'appel de Chambéry[134].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

L'aquarium du Lac du Bourget à Aix-les-Bains - Bâtiment de style art déco.

Concernant le lac du Bourget, avec plusieurs milliers d'habitants auxquels s'ajoutent des dizaines de milliers de touristes, la qualité de l'eau s'était progressivement dégradée pour aboutir dans les années 1950 à 1970 à un phénomène majeur d'eutrophisation, car le lac à l'époque était le déversoir naturel de toutes les canalisations d'égouts, avec en particulier, celles de Chambéry et d'Aix-les-Bains[135].

Des stations services de traitement d'eau ont été implantées en Savoie et notamment à Aix-les-Bains[136]. Les rivières comme le Tillet ou encore le Sierroz ont ainsi été assainis, améliorant au passage la qualité des eaux du lac et la régénération des espèces aquatiques. Aix-les-Bains possède un aquarium public permettant non seulement d'aider à la conservation de la faune locale mais également d'effectuer un travail de prévention et d'éducation lors des visites[137].

La ville s'est également tournée vers le développement durable. En effet, un agenda 21 a été créé par le conseil municipal en 2002[138]. Aix-les-Bains est par ailleurs la première ville de Savoie à se lancer dans la lutte biologique intégrée en 2006[139],[140]. La démarche « Zéro pesticide » est également appliquée sur l'ensemble du territoire communal[141].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement d'Aix-les-Bains, sur une période de dix ans[142] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Aix-les-Bains de 2004 à 2013
Résultats exprimés en €/habitant.
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Aix-les-Bains 188 138 70 123 125 144 173 165 133 91
Moyenne de la strate 120 116 111 101 91 100 126 141 130 121

CAF d'Aix-les-Bains CAF moyenne de la strate

Comparée à la moyenne de la strate, la capacité d'autofinancement d'Aix-les-Bains observe une variabilité de 2004 à 2007. Entre 2008 et 2011, elle conserve un profil supérieur à la moyenne de la strate. Mais la capacité d'autofinancement de la ville s'inverse en 2012 pour devenir inférieure à la moyenne de la strate en 2013.

Par ailleurs, le fonds de roulement reste positif sur l'ensemble de la période et même assez largement supérieur à la moyenne de la strate[142].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Aix-les-Bains est jumelée avec deux villes étrangères[143] :

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains s'approche des 30 000 habitants, ce qui en fait la deuxième ville la plus peuplée de son département[144]. Sur la population totale aixoise, on compte 46,6 % d'hommes ce qui est proche de la moyenne nationale de 48,6 %[145].

Les relevés démographiques montrent une augmentation franche et régulière de la population aixoise, tout comme son département en moyenne[146].

En 2012, la commune comptait 28 729 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 415 1 596 2 018 2 813 3 556 3 850 4 116 4 253 4 373
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
4 182 4 399 4 741 5 580 6 296 8 328 8 120 8 679 8 934
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
8 764 11 563 13 020 12 889 14 556 15 680 18 132 20 627 22 210
1982 1990 1999 2006 2011 2012 - - -
23 451 24 683 25 782 27 375 28 585 28 729 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[147] puis Insee à partir de 2004[148].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la pyramide des âges de la ville d'Aix-les-Bains et de la Savoie en 2011[149],[150] :

Pyramide des âges à Aix-les-Bains en 2011 en nombre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
118 
90 ou plus
297 
1 067 
75 à 89
2 188 
2 190 
60 à 74
2 880 
2 538 
45 à 59
2 825 
2 576 
30 à 44
2 638 
2 328 
15 à 29
2 398 
2 272 
0 à 14
2 071 
Pyramide des âges en Savoie en 2011 en nombre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
869 
90 ou plus
2 554 
13 167 
75 à 89
20 332 
29 005 
60 à 74
31 822 
43 083 
45 à 59
43 504 
42 908 
30 à 44
42 497 
37 313 
15 à 29
34 982 
39 680 
0 à 14
37 232 

Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Aix-les-Bains 39,4 % 32,1 % 13,3 % 9,8 % 3,4 % 2,1 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[151]

En 2012, la ville se trouve au 283e rang national[152]. Sa croissance est donc en constante augmentation. Son solde migratoire pour la période 1999-2006 fut positif puisqu'il a été évalué à 1025 habitants habitants[153].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains met à disposition des habitants de la ville plusieurs équipements scolaires dont dix-sept écoles[154]. Entre autres, six sont des écoles maternelles, six des écoles élémentaires et cinq des écoles primaires maternelles et élémentaires. Deux des ces écoles primaires sont sous enseignement privé sous contrat[154]. Les écoles publiques accueillent environ 2 200 écoliers[155]. Entre autres, on trouve ainsi sur la commune les écoles publiques du Centre, Franklin Roosevelt, la Liberté, Lafin, Sierroz, Marlioz, Saint-Simond et l'école primaire publique Boncelin[154]. Dans le secteur privé mais sous contrat, on peut citer les écoles Lamartine et Saint-Joseph[154]. Hors contrat, il y a le primaire privé talmudique "Le Heder"[156].

Par ailleurs, l'école maternelle du centre a reçu une distinction particulière : le « Trophée 2015 Bâtiment Santé »[157]. Cette récompense est le fruit d'un important chantier mené par la ville mêlant qualité de vie des enfatns et enjeux sanitaires, énergétiques et environnementals[157].

La commune dispose de trois collèges publics, que sont Garibaldi, Jean-Jacques Perret, Marlioz[158]. Elle compte deux collèges privés sous contrat à savoir le collège catholique Lamartine et le collège Talmudique[154].

Aix-les-Bains ne possède qu'un seul lycée général, technologique et professionnel public qui est le lycée polyvalent Marlioz, qui offre aussi de nombreuses formations post-secondaires (baccalauréats professionnels, BTS notariat ou commerce)[154]. On retourve aussi le lycée professionnel privé et sous contrat « La Savoisienne - productique mécanique »[158]. Deux autres lycées privés et sous contrat sont également présents à savoir le lycée général Talmudique et le lycée général Tomer Deborah[154].

La ville accueille également d'autres établissements de formation. On peut par exemple citer la présence depuis 2006 de l'école privée supérieure « Peyreffite esthétique » implantée dans les thermes nationaux d'Aix-les-Bains[158],[159].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le festival national de Musilac.

De nombreuses manifestations rythment la cité thermale, notamment lors de la saison estivale et touristique. En effet, on retrouve des spectacles de musique, des conférences, des visites et expositions, des compétitions sportives ou des fêtes et autres animations[160].

Plusieurs festivals sont organisés par la ville d'Aix-les-Bains. On retrouve le festival de musique Musilac s'établissant sur l'esplanade du lac pendant trois à quatre jours au milieu du mois de juillet. Il s'agit du plus grand événement pop-rock de la région Rhône-Alpes[161] ; celui-ci accueille jusqu'à 30 000 personnes par soirée. De nombreuses stars sont passées par Musilac comme Indochine, Mika, Stromae ou David Guetta et Muse en 2015[161].

Par ailleurs, d'autres festivals tels que celui de l'Opérette d'Aix-les-Bains lui aussi en juillet, le festival des Nuits Romantiques du lac du Bourget en octobre ou le festival international d'Aix-les-Bains de Scrabble francophone qui accueille environ 2 000 scrabbleurs venant des fédérations française, belge, suisse, sénégalaise et tunisienne principalement entre octobre et novembre, se produisent chaque année sur la ville[162],[163],[164].

Durant tout l'été, d'autres évènements ont également lieu dans la bassin aixois tels que des concerts gratuits dans le centre-ville ponctués de feux d'artifices et de courses hippiques nationales sur l'hippodrome départemental d'Aix-les-Bains[165].

Santé[modifier | modifier le code]

Aix les Bains est la première ville thermale de France à faire partie des 84 villes et structures intercommunales du réseau français des Villes-Santé OMS. Cela implique une adhésion pour la municipalité à la doctrine de l'OMS Santé pour tous[166]. L'association du réseau français des Villes-Santé de l'OMS a été créée en 1990, la commune y a adhéré en 2008[167].

On recense sur la commune deux hôpitaux dont le principal étant l'hôpital général d'Aix-les-Bains. Ce centre hospitalier comporte de nombreux équipements tels plusieurs blocs opératoires, des scanners, des laboratoires d'analyses ainsi que la présence d'une IRM[168],[169]. L'hôpital a enregistré15 455 passages au service des urgences en 2013[168]. Celui-ci a par ailleurs fusionné avec le centre hospitalier de Chambéry au début de l'année 2015[170]. Le centre d'appelle désormais le centre hospitalier Métropole Savoie[171]. La cause du regroupement serait la fragilité des services présents à l'hôpital d'Aix-les-Bains[170]. En effet, le centre avait fermé plusieurs services dont celui de la maternité en 2010[172]. Selon les journalistes, « la responsabilité en reviendrait à l'ancienne direction qui n'aurait pas assez anticipé les besoins actuels. »[170].

Le second hôpital public, situé à seulement quelques mètres des anciens thermes nationaux, est celui de la Reine Hortense[173]. Cet hôpital sert principalement aux petites urgences ainsi qu'aux convalescenses[173]. Le centre hospitalier possède tout de même des services en rhumatologie ainsi qu'en rééducation[174]. De plus, un scanner est recensé ainsi que des salles de radiologie[174].

Une clinique privée est également implantée sur les hauteurs de la ville ; il s'agit de la clinique Herbet inaugurée le [175]. La clinique a intégré le groupe Générale de Santé en [175]. Avec une capacité de 91 places d'hospitalisation en chirurgie, dont 78 en hospitalisation complète ou d'une semaine, la clinique est spécialisée, depuis le , en chirurgie du rachis, en ophtalmologie, en orthopédie ainsi qu'en traumlatologie[175],[176].

On recense environ plus d'une quarantaine de médecins généralistes dans la ville[177]. La commune d'Aix-les-Bains correspond au « Bassin 73008 : Aix-les-Bains », soit une seule commune[178]. La desserte médicale est estimée en septembre 2012 à un médecin généraliste pour 964 habitants[178].

Près du lac du Bourget, on trouve également le centre de réadaptation fonctionnelle et de soins Gustav Zander, nommé localement Zander[179]. Ce dernier est une clinique privée indépendante[180]. Le centre est spécialisé en rééducation fonctionnelle et réadaptation motrice, traumatologique, orthopédique, neurologique et cardiovasculaire[180]. Le lieu accueille plus de 1 000 patients par an ; la durée moyenne des séjours étant d'environ un mois[180]. En , après d'importants travaux, la clinique a augmenté sa capacité d'hébergement à 110 lits et places ; la surface totale avoisinant alors les 6 000 m²[180].

Station thermale depuis de nombreux sicèles, Aix-les-Bains possède deux établissements thermaux[181]. Les Thermes Chevalley, situés sur les premières hauteurs de la ville, spécialisés en rhumatologie et phlébologie et les Thermes de Marlioz, spécialisés dans les maladies des voies respiratoires et affactions ORL, sont ainsi recensés[181].

Sports[modifier | modifier le code]

La navigation sur le lac.

Aix-les-Bains est une ville très active dans le domaine sportif. La ville a été retenue parmi les cinq premières au classement final du titre de la ville la plus sportive de France[182]. On dénombre près de 70 associations en rapport direct avec le sport[183],[182].

Plus de cinquante disciplines sportives peuvent être pratiquées sur la commune. Sans toutes les énumérer, on peut toutefois citer, entre autres, le ski nautique, les sports mécaniques, le taekwondo, le tennis, le tir à l'arc, la voile, le volley-ball, le water polo, le handball, les sports hippiques avec l'Hippodrome de Marlioz et la société des courses d'Aix-les-Bains qui accueille le public à l'hippodrome classé en « 1re catégorie galop » et « 2e catégorie trot », le judo, le karaté, la natation avec son club le cercle des nageurs d'Aix-les-Bains, la navigation, le parapente, la pétanque, la plongée, le rugby à XV avec son club le Football club Aix-les-Bains qui officia en première division groupe B en 1983 et 1986, l'athlétisme, l'aviron avec l'Entente Nautique Aix-les-bains Aviron, le basket-ball avec son club Aix Maurienne Savoie Basket, la boxe, le cyclisme dont deux courses sont organisées en ville par l'amical cycle Aixois que sont le prix de Pâques et la nocturne[183],[184],[185],[186]. On y pratique également l'escrime, le football, le golf avec le golf international d'Aix-les-Bains de dix-huit trous sur une surface de 45 hectares[187], parsemé d'obstacles naturels et traversé par un cours d'eau, le Tillet, la gymnastique ainsi que de nombreux autres sports.

La commune gère plusieurs services des sports tels que l'école municipale des sports[188], l'office municipal des sports ou encore le centre aquatique municipal de 12 ha[189]. D'autre part, la situation géographique de la ville se prête volontiers à la pratique du cyclotourisme[190].

Principaux événements nationaux[modifier | modifier le code]

Depuis , Aix-les-Bains a été 14 fois une des villes de passage du Tour de France (dont une étape annulée en )[191].

Le samedi , la finale du groupe B du Championnat d'Europe de Rugby U18 a eu lieu à Aix-les-Bains entre les Pays-Bas et la Croatie[192].

Le dimanche , la commune a accueilli les championnats de France de 10 kilomètres[193].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

De nombreux équipements sportifs sont présents sur la ville. On peut citer le complexe sportif de Marlioz dont l'hippodrome, le stade Jacques Forestier, le gymnase des Prés-Riants, le gymnase du Revard spécialisé en gymnastique, le gymnase de Marlioz, le gymnase de Garribaldi, le centre nautique, le centre équestre, les courts de tennis, le golf, les boulodromes sans oublier les plateaux sportifs de certaines écoles comme principaux lieux[194].

Médias[modifier | modifier le code]

Presse et radios[modifier | modifier le code]

La presse est représentée majoritairement par les grands quotidiens régionaux et notamment Le Dauphiné libéré[195]. Plus localement, on trouve aussi d'autres journaux avec La Vie nouvelle[196] ou bien l'Essor savoyard[197] et ses déclinaisons. De plus, le siège du média régional Carnet d'Art est installé sur les hauteurs de la ville depuis 2013[198].

En plus des stations de radiophonie nationales, la ville est couverte par de nombreuses antennes locales dont France Bleu Pays de Savoie[199], ODS radio et Hot Radio entre autres. La ville possède même sa propre radio : Radio Aix-les-Bains (ou Radio Aix)[200].

Télévision[modifier | modifier le code]

La télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie[201]. Régulièrement l'émission La place du village expose la vie locale du bassin aixois. C'est également le cas dans les informations locales de cette même chaîne télévisée ainsi que sur France 3 dans l'édition locale et régionale de France 3 Alpes[202].

Internet[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains a été récompensée pour sa politique Internet par le label « Ville Internet » par @@@@@ en 2015 pour sa sixième participation[Note 3],[204]. La ville d'Aix-les-Bains précise que « La Ville est ainsi récompensée pour son rôle moteur dans l'innovation en matière de services numériques, qu'ils soient dédiés aux Aixoises et aux Aixois [...] ou aux visiteurs [...] et aux professionnels [...]. »[204]. Aix-les-Bains est ainsi la commune la mieux récompensée de son département, de la Haute-Savoie et de l'Ain pour avoir obtenu la récompense maximale au label[204],[205].

Économie[modifier | modifier le code]

Essentiellement station thermale jusqu'au milieu du XXe siècle, Aix-les-Bains a progressivement transformé son économie locale pour ne plus dépendre des thermes bien moins fréquentés qu'auparavant[206]. Tout comme d'autres stations thermales, les Aixois diversifient leur économie et investissent beaucoup sur le potentiel touristique[206].

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu net déclaré moyen par foyer fiscal s'élevait à 22 516 euros à Aix-les-Bains[207]. Ce nombre est en dessous de la zone de comparaison, c'est-à-dire du département, qui s'élève à  23 761 euros[207]. Le taux de pauvreté sur la commune, en 2012, était de 12,5 %[208]. Le pourcentage de foyers fiscaux imposables,54,6 % en 2009, était lui aussi inférieur aux moyennes départementales de 58,3 %[207].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, la population âgée de 15 à 64 comptait 73,2 % d'actifs dont 11,4 % de chômeurs[208]. Parmi les actifs ayant un emploi en 2012, les employés sont la catégorie professionnelle la plus représentée, avec 29,0 % du total[209]. Suivent les professions intermédiaires avec 28,8 %, les ouvriers avec 19,3 %, les cadres et professions intellectuelles avec 13,9 %, les commerçants, artisans et chefs d'entreprise avec 8,9 %, et les agriculteurs avec 0,1 %[209].

Le taux de chômage de la commune (au sens du recensement) s'élevait à 13,7 % en 2012 contre 10,6 % en 2007[209]. Ce chiffre se situe largement au-dessus de la moyenne départementale de 7.35 %[210].

La commune comptait 12 586 emplois en 2012[209]. Les secteurs d'activité qui comptaient le plus d'emplois étaient le commerce, les transports et les services, avec 46,5 % du total, l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale avec 33,7 %, et l'industrie avec 28,8 %[209]. Cette même année, 50,1 % des actifs résidant dans la commune y avaient leur emploi[209]. Par ailleurs, cette dernière année, 32,2 % des actifs travaillaient dans une autre commune de la Savoie et 15,0 % dans un autre département de la région[209].

L’indicateur de concentration d'emploi était de 112,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offrait alors environ 1,13 emploi pour chaque habitant actif[209].

La commune dispose de nombreuses structures pour aider les chercheurs d'emploi dans leurs démarches et leur parcours professionnel ainsi que pour l'orientation. Une agence nationale pour l'emploi y est présente ainsi qu'une mission locale spécialisée dans l'orientation et l'organisation d'ateliers de découverte du monde de l'emploi[211]. On peut citer également l'« Association pour le Développement de la Promotion Sociale », organisme de formation, mais aussi la permanence d’accueil d’information et d’orientation et le centre d'information et d'orientation[212],[213].

Entreprises et secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Une voiture Aixam.

Le nombre d'entreprises et d'établissements total au était de 2 027[209]. Aix-les-Bains a atteint un nombre de 281 créations d'entreprises pour l'année 2013[209].

On peut représenter sous forme d'un tableau les différents secteurs d'activités des entreprises au [209] :

Nombre Pourcentage
Industrie 131 5,6
Construction 197 8,4
Commerce, transports, services 1 585 67,5
  • dont secteur de l'automobile
503 21,4
Administration publique, enseignement, santé, social 435 18,5

Principales entreprises[modifier | modifier le code]

Les principales entreprises présentes sur la commune d'Aix-les-Bains sont Léon Grosse avec un chiffre d'affaires annuel de près de 631 millions d'euros[214], Aixam avec un chiffre d'affaires de 63 millions d'euros[215]. Le bassin aixois comprend également de nombreuses autres entreprises. Entre autres, sont également présentes à Aix-les-Bains, l'entreprise Savoie-Yaourt[216], l'entreprise Cavaillé dans le domaine viticole[217], l'entreprise Alstom ainsi que la Manufacture de Haute-Maroquinerie[218], et l'entreprise Clipsol[219]. Par ailleurs, depuis quelques années le secteur de l'hôtellerie se développe fortement. Le géant de l'hôtellerie, Accor est tout particulièrement présent dans le bassin aixois afin de bénéficier de l'essor des marchés du bien-être et donc du thermalisme[220].

Commerce[modifier | modifier le code]

Le centre-ville.

Aix-les-Bains totalise près de 450 commerçants et artisans[221]. Ceux-ci sont, pour le plus grand nombre, présents dans le centre-ville. Les commerçants bénéficient de l'attrait de la situation géographique de la commune avec la proximité du lac et du massif des Bauges, mais également grâce au casino.

Par ailleurs, la ville est confrontée à la concurrence des villes et zones d'activités alentours. Le bassin Chambérien regroupe de nombreux commerces dont ceux de la zone d'activité des Landiers[222], où se trouvent la plupart des grandes enseignes telles que Darty, Gémo, King Jouet, la Halle aux vêtements, Feu vert, mais aussi la grande surface Carrefour[223].

Les commerces d'Aix-les-Bains ont ainsi, dans cette configuration générale, bien du mal à subsister et à attirer les clients potentiels. Cependant, la municipalité aixoise a pris conscience de cet état de fait. Un dossier Fisac a été ouvert[224]. La ville s'est fixée de nombreux objectifs et de mesures. À titre d'exemple, on peut citer la création d'un office du commerce et de l'artisanat, des animations événementielles à la carte, la création d'un site internet, l'accompagnement des commerces alimentaires, l'étude d'aménagements du sud de la ville ainsi que sur l'amélioration de la liaison entre le lac du Bourget et le centre ville, la valorisation de l'espace public, et d'une manière générale l'amélioration de la communication ainsi que le développement de conseils par le biais de plusieurs canaux d'informations[225].

Thermalisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Thermalisme.
Les Thermes nationaux d'Aix-les-Bains.

Rattaché à la cité de Vienne, après la conquête de César, le vicus romain d'Aquae (Aix)[85] se développa autour d'un établissement de bains de premier ordre, sans cesse agrandi et amélioré. Cette tradition des bains fut, dès lors, définitivement conservée au fil des siècles. Nous avons également des témoignages de la présence du roi Henry IV en 1600 qui se lava dans l'unique piscine romaine encore accessible à l'époque, dit le Bain Royal[75]. En 1783, grâce aux subsides du roi Victor Amédée III, un premier établissement termal moderne fut construit[226]. Ces thermes royaux, plusieurs fois agrandis, devinrent naturellement des thermes Nationaux lors du rattachement de la Savoie à la France en 1860. De nouveaux bâtiments complétèrent le complexe en 1897, et surtout en 1934[227],[228]. En 2000[229], un nouvel établissement appartenant d'abord à l'État puis au groupe privé Valvital en 2011[230], les thermes Chevalley furent inaugurés, s'appuyant sur plusieurs nouveaux captages profonds des sources.

Les Thermes Chevalley.

On doit également citer les thermes de Marlioz[231]. Ce dernier se situe dans un parc de dix hectares[231]. Il utilise l'eau de sources découvertes vers 1850. Ce thermalisme est tout particulièrement adapté pour la libération de l’appareil respiratoire et guérit les affections de la bouche. Les pathologies O.R.L. traitées sont les otites, les rhinites, les sinusites, les pharyngite, les angines, les laryngites, les préparations chirurgicales et post-chirurgicales en O.R.L. Sont traités également les pathologies en pneumologie, la trachéite, la bronchite, la dilatation des bronches et pour finir l'asthme[231].

Grâce à ses thermes, en 1986, la ville comptait environ cinquante deux mille curistes[232] et en 1992, plus de quarante quatre mille cinq cent cinquante curistes[233]. Depuis l'année 2000, à la suite de la disparition des accords avec la sécurité sociale l'affluence a diminué. Entre l'année 2004 et l'année 2005, une baisse significative de 3 % du taux de fréquentation a été constatée. Depuis 2007, la direction des Thermes Nationaux d'Aix-les-Bains conduit une politique volontaire afin de redynamiser la fréquentation et de privatiser l'établissement[234]. Cette privatisation devrait être effective dans le courant de l'année 2009.

La baisse de plus en plus effective des curistes induit négativement l'économie locale et ce notamment dans le domaine de l'Hôtellerie[206]. Selon Marie-Hélène Albert, présidente du club des hoteliers aixois, « On a toujours fonctionnés avec les thermes. Mais aujourd’hui c’est beaucoup plus compliqué. Nous pouvons estimer cette baisse à 30 environ % »[206].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La culture d'Aix-les-Bains se mélange à celle de son département que ce soit pour la gastronomie ou pour son histoire commune. Son patrimoine est un florilège d'influences issues des nombreuses invasions historiques. Elle doit beaucoup à son statut de ville thermale ce qui à la Belle époque lui permit un essor considérable et lui offrit un capital patrimonial riche et varié. Par conséquent elle est classée Ville d'art et d'histoire[235].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

De son riche passé et son évolution récente, la commune d'Aix-les-Bains possède un patrimoine important et varié. La commune compte ainsi quatorze monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[236] et 902 répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[237]. Par ailleurs, elle compte trois objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[238] et quatre répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[239].

Le patrimoine a également fait l'objet d'études par la Direction de la Culture de la région Rhône-Alpes dans sa série « Les dossiers de l'inventaire » (Études sur le patrimoine). Ce ne sont pas moins de 1163 édifices qui ont ainsi retenu une certaine attention[240].

Casino Grand Cercle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Casino Grand Cercle.

Le Casino Grand Cercle se trouve à Aix-les-Bains, constitue un ensemble architectural majeur en Savoie, au même titre que le casino d'Évian-les-Bains. Ce bâtiment a été construit à partir de 1847 puis entièrement rénové depuis 1988[241]. Il a été inauguré par Victor-Emmanuel II en 1850[241]. Ce lieu, symbolique de la Belle Époque, regroupe des salles de réunion, un théâtre, des restaurants, des discothèques et biensûr les machines à sous[242].

Le casino Grand Cercle a été classé au 19e rang des casinos français sur la base de son produit brut des jeux pour l'année 2012[243].

Château de la Roche du Roi[modifier | modifier le code]

Château de la Roche du Roi.
Article détaillé : Château de la Roche du Roi.

Le Château de la Roche du Roi est un château du XXe siècle[244]. Il se situe sur les hauteurs d'Aix-les-Bains, bâti à flanc de colline, le château domine une bonne partie de la ville et surplombe entre autres l'hippodrome et le golf. Il fut construit en 1900 par l'architecte de la ville Jules Pin (aîné) ainsi que par l'entreprise Léon Grosse[244]. Ce château est à présent classé monument historique[244]. Son style architectural est un mélange entre les palais orientaux et les châteaux de la Renaissance. Il est construit sur une terrasse supportée par des soubassements voûtés en plein cintre. À l'extérieur du château, dans sa périphérie, se trouve une forêt très dense composée d'arbres multi-centenaires, de broussailles, et de végétaux communs à la région. Le château appartient actuellement à un propriétaire de la Haute-Savoie[245]. Constatant qu'il est laissé à l'abandon depuis de nombreuses années, la ville tente, après plusieurs dégradations majeures constatées et après de multiples interventions des pompiers sollicitées pour des incendies, de se porter acquéreur de ce monument[245]. Mais alors qu'il tombait en ruine depuis 15 ans, laissé à l'abaondon par son ancien propriétaire allemand, la ville l'avait l'acquis pour 485 000 €[245]. En 2015, un industriel de la Haute-Savoie s’est porté acquéreur afin de le rénover et d’en faire un centre culturel privé pour 530 000 €[245].

La façade de l'église.

L'église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Notre-Dame d'Aix-les-Bains.

L’église Notre-Dame-des-Eaux, paroisse de l’Assomption se trouve dans le centre-ville d'Aix-les-Bains[246]. Elle fut construite et inaugurée en 1899 par Arthur Bertin, architecte. Son style est romano bysantin[246]. Le chevet de l'église est éclairé par des vitraux réalisés par Bégule, maître verrier d'origine lyonnaise[246].

La place devant l'église se transforme durant la semaine en parking public en raison de son emplacement central dans le tissu urbain.

Le musée Faure[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée Faure.

Le musée Faure a été fondé en 1949[247]. Au commencement, il devait accueillir le legs du docteur Jean Faure[247]. Le musée est présent dans une villa de style génois[247]. Chaque année, plus de 10 000 visiteurs passent par le musée Faure[248].

Musée Faure

On peut voir entre autres des peintures de Corot, Boudin, Jongkind, Ravier, Puy, Cézanne, Sisley, Pissarro, Degas, Bonnard, Vuillard, Lebourg, Lebasque, Marquet, Robert Antral, Charles Cottet, Jules Desbois, Edmond Aman-Jean, John Singer Sargent, Victor Vignon, Constant Troyon, Stanislas Lépine, et aussi Adolphe Monticelli, Georges Michel et de Jean Victor Bertin[249].

Les palaces et hôtels aixois[modifier | modifier le code]

Les palaces-hôtels Royal, Splendide et Excelsior vus depuis Tresserve.

Parmi les autres grands édifices aixois, on se doit d'énumérer les grands palaces, vestiges de la Belle Époque et pour la plupart désormais transformés en habitations collectives[250]. Toutefois, ceux-ci conservent leurs imposantes façades extérieures ainsi que leurs magistrales entrées ornées la plupart du temps de marquises en fer forgés. Ces palaces sont le Beau-site, le Grand Hôtel, le Bernascon (en partie ravagé par un incendie en août 2015[251]), le Splendide, le Royal et le Mirabeau[252].

Ainsi, on peut répertorier les lieux suivants :

  • palace Le Splendide (1884) construit par Gaudens Antoine Rossignoli[253] ;
  • palace L'excelsior (1906) construit par Gaudens Antoine Rossignoli[254] ;
  • palace Le Bernascon (1909) construit par Jean-Marie Bernascon avec son annexe la villa Regina[255]. Près de la moitié de l’édifice est ravagé par un incendie le 18 août 2015[256] ;
  • palace Le Royal (1914) construit par Louis Rossignoli[257] ;
  • palace Le Mirabeau (1910) construit par l'architecte Martinet[258] ;
  • le Grand Hôtel (1857) construit par C-B Pellegrini avec une annexe "Les Ambassadeurs" en 1877[259] ;
  • l'Hôtel Beau Site (1883)[260] ;
  • l'Hôtel des Iles Britanniques (1891)[261] ;
  • Le Bernascon après l'incendie du 18 août 2015.
    l'Hôtel International (1893), incendié dans les années 1985-1995, aujourd'hui rénové[262] ;
  • l'Hôtel l'Astoria (1905-1906)[263], définitivement fermé[264] ;
  • l'Hôtel Le Panoramic (1929)[265], actuellement immeuble[Note 4].

Autres édifices[modifier | modifier le code]

L'Arc romain de Campanus.

La ville d'Aix-les-Bains est jalonnée de nombreux édifices historiques ainsi que de bâtiments de caractère. De l'époque gallo-romaine, il subsiste l'« Arc funéraire romain de Campanus »[266]. Cet arc fut dressé par le patricien de la Gaule Narbonnaise, Lucius Pompeius Campanus, afin d'honorer les défunts de sa famille[267]. L'arc a une hauteur de plus de neuf mètres. Il est constitué d'une arcade entre deux piliers surmontés d'un entablement avec architrave, le tout fait de pierres taillées ajustées sans apports de mortier[267]. L'arc comprend une frise, une corniche et un attique. La frise de huit niches devait abriter les bustes de quelques-uns des personnages à qui l'arc est dédié[267].

On trouve également comme édifice marquant, les Thermes antiques ou Thermes nationaux[268]. Vers 120 avant Jésus-Christ, les Romains construisirent des thermes confortables à la mode romaine telle que cela ce faisait dans tout l'empire. Cette structure comprend plusieurs bains à savoir un bain chaud (caldarium), un bain tiède (tepidarium) puis un bain froid (frigidarium)[268]. Tous les bassins sont revêtus de marbres. Les salles étaient ornées de colonnes et de sculptures. Actuellement les vestiges romains sont encore visibles à l'intérieur des Thermes Nationaux[268].

Remarquons aussi l'actuel hôtel de ville d'Aix-les-Bains ; à l'origine ce fut une maison de maître de Conrad le Pacifique, puis l'ancien château des marquis d’Aix du XVe au XVIIe siècle[269]. Adossé à l’hôtel de ville on trouve le temple gallo-romain, dit Temple de Diane devenu le Musée lapidaire[269],[270]. Ce sanctuaire antique est l'un des trois temples conservés intégralement en France[271]. Aujourd'hui reconverti en musée archéologique, l'édifice abrite en son sein de nombreuses statues et objets antiques ainsi que de l'âge du bronze[271].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parcs, forêts et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc du Bois Vidal, sur les hauteurs.

Aix-les-Bains est une ville fleurie 4 fleurs au label national des villes et villages fleuris depuis 1974[272],[273]. Primée régulièrement, la commune possède par ailleurs plusieurs prix :

  • Grand prix national du fleurissement[274],
  • Grand prix national du fleurissement d'automne en 1991[273],
  • Grand prix européen des villes et villages fleuris en 1992[273],
  • En 2012, la Fleur d'or[274]. Millésimée, elle est décernée pour un an et ne pourra plus être attribuée à nouveau à la ville avant 6 ans[274].
  • En 2014, une mention spéciale : « gestion écologique du jardin Vagabond et reconquête du Port du Tillet »[275].

Aix-les-Bains compte 67 agents dans le service parcs et jardins[274]. Toutes les fleurs sont produites dans les serres municipales sur une surface de 2 500 m²[274].

Panneau indiquant les 4 fleurs obtenues par la commune au concours des villes et villages fleuris.

Au total, environ 6 000 arbres sont recensés en centre-ville dont 2 150 pour l'alignement le long de la voirie[274]. La ville totalise 177 ha de bois et fôrets, sans compter les espaces fleuris[274].

En moyenne, le service produit 125 000 plantes dont 45 000 bulbes au printemps ; 72 000 plantes en été et 3 200 plantes en automne[274].

Un fleurissement à 4 saisons est assurée sur la ville[276]. Ainsi, son centre horticole assure une production continue et régulière de plus de 200 000 plantes par année[274]. Durant l'été 2008, plus de 95 000 plantes ont décoré la ville, réparties en 103 espèces elles-mêmes déclinées en 241 variétés[277]. Aix-les-Bains a d'ailleurs été la première ville en Savoie à se lancer durant l'année 2006 dans la lutte biologique intégrée, un mode de production écologique des plantes[276].

Le parc floral des Thermes est composé d'arbres séculaires et rares[272], d'un théâtre de verdure de trois mille places accueillant des concerts en plein air surtout en période estivale. Le parc du Bois Vidal, sur une surface de neuf hectares au cœur de la cité[274], comprend en son sein un bois et des prairies, de nombreux chemins pédestres et un parcours sportif[278]. L'esplanade du lac s'étend sur la rive est du lac du Bourget[279]. Délimitée par deux ports de plaisance, elle comprend une pelouse et des arbres[279]. La forêt de Corsuet s'étend en bordure de la ville d'Aix-les-Bains sur une surface d'environ cent seize hectares[280]. De nombreux sentiers ont été aménagés[281]. On y trouve également des parcours sportifs et la présence de vététistes[281]. Le jardin japonais propose une composition basée sur une conception reposant sur le Kanji du cœur[282]. Sur le dernier site naturel des rives de la commune près du lac du Bourget, un jardin naturel et sauvage a été créé[283]. D'une superficie de 5 ha, le Jardin Vagabond accueille 159 espèces végétales[283]. Ce lieu présente un intérêt paysager et biologique important[283]. C'est pour cela qu'un inventaire a été réalisé par la société d'histoire naturelle et de mycologie[283].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Une Gorgebleue à miroir.

Bien qu'Aix-les-Bains soit une ville, on retrouve tout de même quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique sur le territoire communal[284] :

  • La zone de type 2 « Ensemble fonctionnel formé par le lac du Bourget » (7 504 ha)[285] :
Un Circaète Jean-le-Blanc.

Cette zone a été mise en place pour la protection du lac du Bourget et de ses abords tant au niveau floristique qu'au niveau faunistique. De plus, l'ensemble présente un grand intérêt paysager, géomorphologique, hydrobiologique et climatique reconnu au niveau national. On peut retrouver dans cette zone le Cornifle nageant (Ceratophyllum demersum) ou la Gesse des marais (Lathyrus palustris). En ce qui concerne l'avifaune, on trouve par exemple la Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica) ou la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti). L'avifaune hivernante est par ailleurs très présente aux abords du lac. On peut aussi retrouver des espèces variées remarquables au niveau de l'entomofaune. Des mammifères sont aussi implantés comme le Castor d'Europe (Castor fiber L.) ou le Cerf élaphe (Cervus elaphus). Par ailleurs, des poissons propres au lac apparaissent tels l'Omble chevalier ou les truites de lac.

  • La zone de type 1 « Baie de Mémard » (21,25 ha)[286] :

Située au nord-ouest de la ville, la baie de Mémard est un refuge majeur pour la faune et la flore aquatique. Grâce à la présence d'une importante roselière aquatique, de nombreuses espèces d'oiseaux passent et s'installent sur le lieu. Certains oiseaux sont très rares sur le département comme la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti) ou la Rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus).

  • La zone de type 1 « Colonies méridionales des versants de la Chambotte et de la Montagne de Cesseins » (882,13 ha)[287] :
Un Pistachier térébinthe.

Aix-les-Bains et six autres communes partagent cette zone située au nord du bassin aixois. La présence d'un climat exceptionnellement clément et chaud pour le département a favorisé l'installation d'animaux et végétaux originaux pour la Savoie. Le nombre d'espèces remarquables est tellement important que son recensement serait trop long. Des plantes méditérranéennes se retrouvent sur la colline comme le Rouvet Blanc (Osyris alba), la Fumana fausse-bruyère (Fumana ericoides) ou bien le Pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus L.). Sur la plan faunistique, on peut citer que le site est fréquenté par le Faucon pélerin (Falco peregrinus) et le Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus).

  • Un chamois dans les montagnes.
    La zone de type 2 « Chaînon de la montagne des Princes, du gros Foug et de la montagne de Cessens » (7 691,35 hectares)[288] :

La ville partage cette zone avec pas moins de vingt autres communes. On précise que « Le zonage de type II souligne les multiples interactions existant au sein de cet ensemble dont les éléments les plus représentatifs en terme d'habitats ou d'espèces remarquables sont retranscrits à travers plusieurs zones de type I (gorges, friches, versants ) au fonctionnement fortement interdépendant. »[288]. Ce site présente lui aussi un intérêt important au niveau paysager, géomorphologique et biogéographique. Le territoire abrite des très nombreuses espèces qu'elles soient faunistiques ou floristiques. En effet, on retrouve une abondance d'érables de Montpellier (Acer monspessulanum L.), de fougères Capillaire  (Adiantum capillus-veneris) ou bien de Primevère oreille d'ours (Primula auricula) y est présente. On retrouve également côté faune l'Hibou grand-duc d'Europe (Bubo bubo), l'Hirondelle de rochers (Ptyonoprogne rupestris) ou le Martinet à ventre blanc (Tachymarptis melba). Le lieu abrite aussi des Chamois (Rupicapra rupicapra).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La traditionnelle fondue savoyarde.

La cuisine aixoise est une cuisine typiquement savoyarde basée sur des produits du terroir local et des alpages montagnards[289]. Outre la célèbre fondue savoyarde[290], on s'y plaît à préparer pour plat principal les bognettes à base de pomme de terre, mais aussi les crozets, la péla, la tartiflette, les diots, la polenta ou les rioutes[291],[292]. En dessert, on ne peut que solliciter les bugnes ou le célèbre gâteau de Savoie[293]. Les tables d'Aix-les-Bains arborent les fromages savoisiens comme l'abondance, le beaufort, le bleu du Mont-Cenis, l'emmental de Savoie, le gruyère de Savoie, le persillé des Aravis, le reblochon, le tamié, la tomme de Savoie et encore de nombreux autres préparations fromagères[294]. Cependant, la présence du lac du Bourget et des rivières telles que le Tillet et le Sierroz, offrent aux cuisiniers aixois un éventail important de poissons d'eau douce qui composent bon nombre de plats locaux. On mange très volontiers de la truite, des ombles chevaliers et du lavaret[295]. Les forêts environnantes et les montagnes de moyenne altitude telles que le Mont Revard offrent des produits très appréciés. On trouve des champignons dans les Bauges[296]. La réputation des cèpes, des bolets du Revard ne se dément pas. Plusieurs vignobles autour de la commune aixoise produisent des vins de terroirs employés dans de nombreuses spécialités comme la fondue savoyarde par l'usage de vin blanc[297]. Ainsi, on retrouve près d'Aix-les-Bains le vignoble de Saint-Innocent, le vignoble de Saint-Baldoph et d'une manière générale on consomme la plupart des vins de Savoie[297].

Par ailleurs, la commune est labellisée « Vignobles et découvertes »[298]. Cette distinction repose sur les informations mises à dispostion des visiteurs sur le patrimoine naturel et culturel du terrtoire labellisé mais également sur la gastronomie, le savoir-faire local, l'hébérgement et la restauration[298].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le théâtre de Verdure dans le parc floral des Thermes.

La ville d'Aix-les-Bains bénéficie de plusieurs installations pour promouvoir la culture. La présence du casino Grand Cercle permet à la commune de disposer d'un théâtre[299]. Il offre une capacité de neuf cent places assises et une scène de vingt mètres par treize[300]. Ce théâtre à l'italienne possède une fosse d’orchestre, un jeu d’orgue et un écran de cinéma[300].

Plus original encore, Aix-les-Bains bénéficie d'un théâtre extérieur que l'on nomme le Théâtre de verdure situé en plein centre ville, dans le parc floral des thermes[301]. Il offre une capacité de trois mille places pour des concerts en plein air[272]. Des thés dansants y sont régulièrement organisés[302], ainsi que des manifestations. L'une des principales salles de la commune est le Palais des congrès d'Aix-les-Bains. On y organise des expositions, des congrès, des concerts, des spectacles comiques, et bien d'autres évènements artistiques et culturels[303].

Aix-les-Bains fut l'une des toutes premières villes françaises à avoir accueilli un cinéma. Aujourd'hui elle possède deux cinémas que sont le Victoria et Les Toiles du Lac d'Aix-les-Bains[304],[305]. La création du multiplexe Les Toiles du Lac offrant huit salles a fait disparaître un ancien cinéma implanté en centre-ville : Le Rex[306]. Le Victoria, avec ses cinq salles, devrait être conservé et est encore en activité. Celui-ci devrait progressivement accueillir des films d'auteurs, d'arts et d'essais. De plus, cet établissement à la particularité d'abriter le deuxième casino d'Aix-les-Bains[307]. De taille plus modeste que le casino Grand Cercle, le Nouveau Casino, qui est sa dénomination commerciale, possède un parc de jeux toutefois honorable avec ses quarante-cinq machines à sous, sa table de Boule, treize rouleaux, quinze vidéo-rouleaux et dix-sept vidéo-poker[307].

Le Casino Poker Bowl ou Poker Bowl est un récent établissement qui a ouvert ses portes durant l'année 2010[308]. Le lieu présente de nombreuses activités comme des pistes de bowling, des salles pour séminaires et réceptions, un bar-restaurant et biensûr, une salle avec 63 machines à sous entre autres[309],[310].

On peut visiter le Musée Lapidaire[311]. Adossé à l’hôtel de ville, cet ancien temple gallo-romain, dit Temple de Diane, fut reconverti en musée archéologique[270]. L'édifice abrite en son sein de nombreuses statues et objets antiques ainsi que de l'Âge du bronze[312]. On peut contempler des vestiges des cités lacustres du lac du Bourget. Autre lieu de souvenir et de rayonnement culturel, la bibliothèque municipale Lamartine possède un fonds documentaire important[313]. Son nom est un hommage au poète et écrivain Alphonse de Lamartine.

Plusieurs sociétés savantes de Savoie sont présentes sur la commune d'Aix-les-Bains. Ces associations permettent à des amateurs éclairés et à des spécialistes de se réunir autour de thèmes divers, dont notamment l'histoire régionale ou l'étude du patrimoine culturel régional. Sont présents, notamment, sur la commune la Société du Patrimoine de Savoie (S.P.S)[314], fondée à Aix-les-Bains en 1995, la Société d'Art et d'Histoire d'Aix-les-Bains et sa région[315], fondée en 1993, et le Centre d'Archéologie lacustre d'Aix-en-Savoie[316], fondé en 1975.

Labels et distinctions[modifier | modifier le code]

Le parc floral situé au cœur de la ville.

Aix-les-Bains a obtenu un multitude de labels grâce à ces thermes, son cadre de vie et ses manifestations. La ville possède les labels suivants[317] :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Alphonse de Lamartine.
La reine Victoria.
Alfred Boucher.
Jean-Baptiste Charcot.

Plusieurs artistes et personnalités sont nés ou ont vécu à Aix-les-Bains :

De nombreuses personnalités ont fréquenté Aix-les-Bains, notamment pour y faire une cure thermale. Parmi les plus célèbres, on trouve la reine Victoria venue en 1885, 1887 et 1890 avec sa fille, la princesse Béatrice, l'impératrice Sissi, la reine-mère du Portugal Maria Pia de Savoie, le roi des belges Léopold II de Belgique, le prince de Monaco, de nombreux pacha d'Arabie Saoudite, le roi Fayçal de Jordanie, l'Aga Khan (qui s'est marié à Aix), les reines des Pays-Bas Emma et Wilhelmine, le financier américain John Pierpont Morgan.

Et bien sûr la famille de Napoléon Bonaparte qui séjourna à la villa Chevaley, sur les hauteurs d'Aix : Maria Letizia Ramolino, Pauline Bonaparte (en 1808 et 1812), Joséphine de Beauharnais (1810) puis Marie-Louise d'Autriche (en 1812 et 1814), Hortense de Beauharnais (vient régulièrement avec son fils de 1811 à 1815 fonde en 1813 un hôpital en souvenir de son amie Adèle de Broc, noyée dans les gorges du Sierroz), Napoléon III et Eugénie.

On peut également citer Madame de Staël (venue en 1810), Madame Récamier, Madame de Boigne, Benjamin Constant, Talma, Eugène Sue, François Ponsard, Victor Hugo (venu rendre visite à son amie Marie de Solms), Alexandre Dumas Père avec son ami Honoré de Balzac[321], George Sand[322], Guy de Maupassant, Paul Verlaine arrêté le jour de son arrivée par le commissaire de police Jullien, Jean Richepin, Félix Faure, Sadi Carnot, Yves Guyot, Jules Roche, Pierre Puvis de Chavannes, Sarah Bernhardt, Camille Saint-Saëns, Sergueï Rachmaninov, Jean Moulin, Bergson, Edwige Feuillère, Paul Claudel, Yvonne Printemps, Pierre Fresnay, Mistinguett, Charles Trenet, Yves Montand, Line Renaud, Luis Mariano, Maurice Chevalier, Georges Brassens, Édith Piaf, Charles Aznavour[323]. Sans oublier de nombreuses autres personnalités contemporaines.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Aix-les-Bains

Les armes d'Aix-les-Bains se blasonnent ainsi : De gueules à une étoile d'or au point du chef.

On sait très peu de chose sur ce blason. Amédée IV, comte de Savoie, avait pour armoiries : De gueules à une étoile de seize rais d'argent[324]. La proximité des deux blasons peut constituer un début de réponse quant à l'étude des armoiries de la ville considérée, alors, au Moyen Âge comme étant une collectivité humaine.

On sait cependant que ces armoiries furent dessinées à la fin du XIXe siècle par le dessinateur Guido Gonin. La ville n'ayant jamais eu de chartes de franchises avant la Révolution, ne disposait pas de blason propre. En revanche, les armes de la famille de Seyssel sont présentes dans le château d'Aix.

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Logo Aix-les-Bains.jpg

Depuis 1992, la ville utilise aussi un logo, notamment présent sur les publicités de ses partenaires économiques, comme les eaux d'Aix. La dernière version du logo se trouve ci-contre[325]. L'office de tourisme de la commune utilise quant à lui un autre logo avec le slogan « Faites le tour de vos émotions »[326].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joël Lagrange, Aix-les-Bains, t. 2 : l'Entre-deux-guerres, Saint-Cyr-sur-Loire, A. Sutton,‎ (ISBN 9782849107133)
  • collectif, La nouvelle rando : Savoie, Aix-les-Bains, autour du lac du Bourget, Saint-Laurent-de-Neste (Hautes-Pyrénées, Cité 4,‎ (ISBN 9782915069174)
  • Geneviève Giraud et al., Les thermes nationaux d'Aix-les-Bains : le fil de l'eau, Barberaz(140 Galerie de la Chartreuse, 73000, Ed. Figep,‎ (ISBN 9782952397506)
  • Geneviève Frieh-Giraud, Aix-les-Bains : Ville d'eaux de la Belle Époque, Dauphiné Libéré, 2005, (ISBN 978-2-911739-86-6)
  • Jean-François Connille, Aix-les-Bains : Héritages et ouvertures, Questio, 2003, (ISBN 978-2-913732-15-5)
  • Collectif, Chambéry, Aix-les-Bains, lac du Bourget, Comp'Act, 2003, (ISBN 978-0-7549-3389-2)
  • V.Barbier, Aix-les-Bains et ses environs, Bastion, 2001, (ISBN 978-2-7455-0131-8)
  • Jean-Marie Jeudy, Les sentiers autour de Chambéry-Aix : histoires et itinéraires, Claix, Didier-Richard,‎ (ISBN 9782703802389)
  • Jean-Marie Jeudy, Chambéry et Aix-les-Bains autrefois, Horvath, 1998, (ISBN 978-2-7171-0920-7)
  • Paul Collet, Notre cher Aix-les-Bains : poèmes, Paris, Les Éd. La Bruyère,‎ (ISBN 9782840143918)
  • Geneviève Lecoq, 52 balades en famille autour de Chambéry, Aix-les-Bains, Grenoble, Didier Richard,‎ (ISBN 9782703801115)
  • Planche Henry, Aix-les-Bains, Saep, 1972, (ASIN B0000DMCJP)
  • Gabriel Pérouse, La vie d'autrefois à Aix-les-Bains : la ville, les thermes, les baigneurs, Dardel, 1967, (ASIN B0000DRAKF)
  • Collectif, Recherches sur l'action de la cure d'Aix-les-Bains, Pacomhy, 1954, (ASIN B0000DL4VX)
  • Collectif, Les guides bleus illustrés : Aix-les-Bains, Chambéry, Hachette, 1934, (ASIN B0000DRNTW)
  • Amédée Achard, Eugène Ginain, Une saison à Aix-les-Bains, Bourdin,‎ , 358 p.
  • Jacques Le Groignec, Pétain et De Gaulle, Nouvelles Editions Latines,‎ , 399 p. (ISBN 9782842063597)
  • Louis Comby, Histoire des Savoyards, Nathan,‎ (ISSN 0154-9499)
  • Jules de Mouxy de Loche, Histoire d'Aix-Les-Bains, vol. 1, Imprimerie savoisienne,‎ , 18 p.
  • Attilio Gaudio, Guerres et paix au Maroc : reportages 1950-1990, KARTHALA Editions,‎ (ISBN 9782865373123)
  • Maryse Fabriès-Verfaillie, Pierre Stragiotti, Annie Jouve, La France des villes: le temps des métropoles ?, Editions Bréal,‎ , 336 p. (ISBN 9782842916428)
  • Marc Boyer, Le thermalisme dans le grand sud-est de la France, Presses universitaires de Grenoble,‎ (ISBN 9782706112713)
  • Jean-Baptiste de Cabias, Roussin, Les Merveilles des bains d'Aix en Savoye : Dediees à... Thomas de Sauoye : Par le Sr. Iean Baptiste de Cabias, Roussin,‎ , 8 p.
  • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno et André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath,‎ , 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6), p. 6 et suivantes « Aix-les-Bains ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Le palmares des Villes Internet (1999 à aujourd'hui) sur le site officiel de l’association « Ville Internet » indique pour Aix-les-Bains[203] :
    • 2011 « @@ »
    • 2012, 2013 « @@@ »
    • 2014 « @@@@ »
    • 2015 « @@@@@ ».
  4. Ce bâtiment n'a jamais été un hôtel malgré le terme Hôtel Le Panoramic : « L´hôtel fût vendu aux enchères en 1931, avant d´être terminé. Il fut, finalement, transformé en appartements vendus en copropriété, sans jamais avoir servi d´hôtel. » d'après le site du patrimoine d'Aix-les-Bains.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Gloaguen, Le guide du routard - Alpes, 2007, éd. Hachette Tourisme (ISBN 978-2-01-240635-3)
  2. « Cahier touristique > Aix les Bains », sur Aix en poche (consulté le 18 mars 2015)
  3. ACTIMAGE SAS, « Communiqué de presse : Aix-les-Bains, ville quatre fleurs », sur Site internet de la mairie d'Aix-les-Bains (consulté le 13 juin 2015)
  4. a et b « Cartographie : Aix les Bains, Site Officiel de l'OT - Cartographie », sur www.aixlesbains.com (consulté le 13 juin 2015)
  5. « Situation Géographique - Steva - Boviva - Aix-Les-Bains | Cerenicimo », sur www.cerenicimo.fr (consulté le 13 juin 2015)
  6. « Infos, distance et photos de Aix-les-Bains et Lyon », sur www.voldoiseau.com (consulté le 13 juin 2015)
  7. a, b et c « PLH - Cd-rom », sur www.chambery-metropole.fr (consulté le 13 juin 2015)
  8. « Carte de la CALB », sur site officiel de Grésy-sur-Aix (consulté le 13 juin 2015).
  9. a et b « Aix-les-bains, Le Bourget », sur www.geol-alp.uiad.fr (consulté le 13 juin 2015)
  10. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  11. Revue trimestrielle de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie no 126, de 1997, intitulé « Les lacs de Savoie et le tourisme », p. 14
  12. ACTIMAGE SAS, « Situation et quelques chiffres », sur Site internet de la mairie d'Aix-les-Bains (consulté le 13 juin 2015)
  13. Dictionnaire le « Petit Larousse illustré », éd. Larousse, 1984, (ISBN 978-2-03-301384-4), p. 1099
  14. « http://www.cpalb.fr/IMG/pdf/dossier_presse_contrat_20121.pdf », sur www.cpalb.fr (consulté le 13 juin 2015)
  15. Club CPALB, « Tous les poissons du lac du Bourget », sur www.cpalb.fr (consulté le 13 juin 2015)
  16. « LA PLAGE | RESTAURANT BAR LOUNGE | Aix les Bains », sur laplagedaix.fr (consulté le 13 juin 2015)
  17. « Activités & Culture, Aix les Bains - Activités & Culture, Esplanade du Lac - Belvédères : Aix les Bains, Activités - Site Officiel de l'OT », sur www.aixlesbains.com (consulté le 13 juin 2015)
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  19. ACTIMAGE SAS, « Fête du nautisme », sur Site internet de la mairie d'Aix-les-Bains (consulté le 13 juin 2015)
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