Saint-Marcellin (Isère)

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Saint-Marcellin
Saint-Marcellin (Isère)
Saint-Marcellin au XIXe siècle illustrée par Alexandre Debelle (1805-1897).
Blason de Saint-Marcellin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté
(siège)
Maire
Mandat
Raphaël Mocellin
2020-2026
Code postal 38160
Code commune 38416
Démographie
Gentilé Saint-Marcellinois
Population
municipale
7 791 hab. (2018 en diminution de 3,65 % par rapport à 2013)
Densité 998 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 09′ 14″ nord, 5° 19′ 14″ est
Altitude Min. Berge de la Cumane : 180 m
Max. Haut Plan : 448 m
Superficie 7,81 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Saint-Marcellin
(ville-centre)
Aire d'attraction Saint-Marcellin
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton du Sud Grésivaudan
(bureau centralisateur)
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Saint-Marcellin
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Saint-Marcellin
Liens
Site web Saint-marcellin.fr

Saint-Marcellin est une commune française située dans la vallée sud du Grésivaudan, département de l'Isère, région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune se situe dans la basse vallée de l'Isère, dénommée également « Pays du Sud-Grésivaudan », entre Grenoble et Valence. Ancienne sous-préfecture de l'Isère, elle est la ville siège de la collectivité de Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté et le bureau centralisateur du canton du Le Sud Grésivaudan.

Ses habitants sont appelés les Saint-Marcellinois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Marcellin est située dans la vallée de l'Isère dénommé localement Sud Grésivaudan, dans la partie occidentale du département du même nom.

Elle est distante (par la route) de 52 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, de 124 km de Lyon et de 594 km de Paris[2]. La cité accueille le siège de la communauté de communes Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté dont elle est la principale commune en population.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chevrières Saint-Vérand Rose des vents
Chatte N
O    Saint-Marcellin    E
S
Saint-Sauveur

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Marcellin dans sa partie la plus basse repose essentiellement dans la plaine alluvionnaire de l'Isère dénommé Sud-Grésivaudan et la partie plus élevée correspond à la bordure orientale du plateau de Chambaran. Le bourg ancien se positionne dans un site légèrement en surélévation par rapport à la plaine alluvionnaire.

Quant au plateau de Chambaran, situé au nord du territoire, il s'agit d'un modeste ensemble de reliefs à l'aspect plutôt ondulé et constitué d'une base composée de molasse du miocène, recouverte en grande partie par un placage d'un terrain original[3].

Climat[modifier | modifier le code]

La partie occidentale du territoire de l'Isère où se situe la ville de Saint-Marcellin est formée d'une grande plaine (la vallée de l'Isère) à l'ambiance tempérée, de bas plateaux et de collines assez peu élevées au climat un peu plus rude. Du fait du relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent assez aisément.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bien que situé en grande partie dans la plaine alluvionnaire de l'Isère, un des principaux affluents du Rhône, le territoire de Saint-Marcellin n'en est pas limitrophe (à quelques centaines de mètres près). Par contre, il est bordé dans sa partie orientale par un affluent de l'Isère, la Cumane, petite rivière issue du Plateau de Chambaran qui la sépare de la commune voisine de Saint-Sauveur.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Carte simplifiée
Le tracé de l'autoroute A 49.

La commune de Saint-Marcellin est traversée par deux voies de circulation à vocation nationale :

La route départementale 1092 (RD 1092) dénommée ainsi entre Romans et Voiron se dénommait avant son déclassement en route nationale 92. Cette ancienne route reliait Genève à Valence jusqu'en 1974 et traverse le bourg de Vinay du nord-ouest vers le sud-est.

L’autoroute A 49 qui traverse le territoire de la commune est une voie routière à grande circulation, qui relie Romans (Valence) à Grenoble. Elle a été mise en service définitivement en 1992. Pour se rendre à Saint-Marcellin, il faut emprunter la sortie « Saint-Marcellin » au-delà de la barrière de péage de Chatuzange-le-Goubet dans le sens Valence-Grenoble et au-delà de la barrière de péage de Voreppe dans le sens Grenoble-Valence.

La route départementale 518 (RD 518) permet de relier Pont-en-Royans, Saint-Vérand et Brézins.

Transports locaux[modifier | modifier le code]

Positionnée au cœur de la basse vallée de l'Isère, non loin de la vallée du Rhône, la commune correspond à un secteur de passage routier très important et reste assez bien desservie par divers moyens de transports dont le train et les autocars.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Gare de Saint-Marcellin et la passerelle voyageurs

La gare de Saint-Marcellin est desservie par les trains TER Auvergne-Rhône-Alpes, en provenance de Valence-Ville et à destination de Genève-Cornavin, de Grenoble et de Chambéry-Challes-les-Eaux. La gare bénéficie d'une correspondance avec des lignes d'autobus du réseau urbain local.

La ligne comporte plusieurs types de trafic. Les circulations TER s'élèvent à environ 50 trains entre Saint-Marcellin et Moirans.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Autocar du réseau transisère

Pour se rendre de Saint-Marcellin à Grenoble, il existe également une ligne d'autocars géré par le réseau interurbain de l'Isère :

Lignes Dessertes Transporteurs
Ligne n° 5200
Saint-Marcellin ↔ MoiransGrenoble Société Perraud Voyages

Il existe également deux lignes d'autocars dites de proximité qui permettent de relier les villes et villages du secteur, géré par le même réseau :

Lignes Dessertes Transporteurs
Ligne N°5020 Pont-en-RoyansSaint-Romans ↔ Saint-Marcellin Perraud Voyages
Ligne N°5250 Roybon ↔ Saint-Marcellin Perraud Voyages

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sancti Marcellinii au XIe siècle puis Les Thermopyles pendant la Révolution. Saint Marcellin, présumé d'origine berbère et premier évêque d'Embrun, évangélise la région avec saint Vincent et saint Domnin[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Marcellin est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Marcellin, une agglomération intra-départementale regroupant 8 communes[8] et 20 941 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Marcellin, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (68,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (31,7 %), zones agricoles hétérogènes (27,6 %), terres arables (12,8 %), prairies (12,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,4 %), cultures permanentes (3,6 %), forêts (3,1 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de Saint-Marcellin, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[15].

  • Haut Plan
  • Bas Plan
  • Ferme Hiver
  • Chavausan
  • Domont
  • la Mouchillone
  • la Fusillère
  • le Mollard (Château)
  • l'Ermitage
  • Ronchive
  • les Ouillères
  • Bellevue (Couvent)
  • le Colombier
  • Falcatière
  • la Plaine
  • la Rivallière
  • Les Échavagnes (ZI)
  • Bertiqiuère

Risques naturels et technologiques majeurs[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Saint-Marcellin est situé en zone de sismicité n°4, en limite de la zone n°3 (sur une échelle de 1 à 5) qui se situe à l'ouest du territoire communal et qui concerne tout le secteur occidental du département de l'Isère[16].

Terminologie des zones sismiques[17]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Autres risques naturels[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Durant la période du Mésolithique (de 9 000 à 5 000 av. J.-C), marquée par de nombreux changements économiques et sociaux, liés notamment au développement de la forêt en Europe à la suite du bouleversement écologique se traduisant par un réchauffement climatique, les hommes s’installèrent dans les différents massifs du département sous des abris rocheux et des grottes. Le site des « Lots », sur la commune de Saint-Marcellin, témoigne de l'activité agro-pastorale qu'il y avait de ce côté de l'Isère[18].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, le nom de la paroisse est attesté grâce à la mention d'une église dédiée à saint Marcellin, premier évêque d'Embrun. Le siège du conseil delphinal s'y établit entre 1337 à 1340 pour ensuite être transféré à Grenoble où il prendra le nom de parlement du Dauphiné.

Au début du XIVe siècle le dernier dauphin de Viennois Humbert II fait bénéficier la cité de Saint-Marcellin de divers privilèges et accorde à ses habitants en 1343 une charte de libertés, franchises et privilèges. Ce prince autorise également la construction d'une enceinte fortifiée pour protéger cette cité importante dans la région[19].

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Entre 1790 et 1794, Saint-Marcellin absorbe l'ancienne commune éphémère de Plan[20]. Durant la Révolution française, la commune de Saint-Marcellin fut baptisée « les Thermopyles »[21].

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et d'arrondissement de 1800 à 1926.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2020, le conseil municipal de Saint-Marcellin compte vingt-sept membres (douze femmes et quinze hommes) dont un maire, huit adjoints au maire, cinq conseillers délégués et treize conseillers municipaux répartis dans quatre groupes[22].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1941 Georges Dorly Rad. Vétérinaire
Député de l'Isère (1924-1928)
Conseiller général du canton de Saint-Marcellin (1911-1940)
mai 1945 mars 1965 Ferdinand Brun
(1911-1998)
- Industriel (producteur de fromages)[23]
mars 1965 mars 1983 Paul Picard FGDS Conducteur principal de travaux publics de l'État[24]
Député de l'Isère (1967-1968)
mars 1983 juin 1995 Louis Ferrouillat RPR Chef d'entreprise[25]
juin 1995 juillet 2020 Jean-Michel Revol DVG Professeur des écoles[26]
Conseiller général du canton de Saint-Marcellin (2004-2011)
juillet 2020 En cours Raphaël Mocellin DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29].

En 2018, la commune comptait 7 791 habitants[Note 3], en diminution de 3,65 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 0133 0473 2152 7803 1912 8853 1163 4083 460
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 4593 2953 1733 3403 3073 2503 3933 3923 308
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 2373 3053 3483 3123 7643 9954 2584 3084 486
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5 2986 1866 7796 7956 6966 9557 6947 7947 895
2013 2018 - - - - - - -
8 0867 791-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Rattachée à l'académie de Grenoble, la commune de Saint-Marcellin héberge plusieurs établissements scolaires dont trois écoles maternelles publiques et une privée[32], trois écoles primaires publiques et une privée[32], ainsi qu'un collège public (Le Savouret), un lycée polyvalent public et un lycée technologique privé.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête du Saint-Marcellin, festivité annuel dédié aux fromages IGP synonyme [33].
  • Salon du livre de Saint-Marcellin (festival bisannuel) qui rassemble de nombreux auteurs[34].
  • Salon du bien-être de Saint-Marcellin [35].
  • Festival Barbara de la chanson française (au printemps)[36].
  • De 1990 à 2001, les Marsiannes, festival de vidéo d'aventures sportives et de découvertes.
  • 1er week-end du mois de juillet : Rallye National de Saint-Marcellin avec le parc sur le champ de mars.
  • En hiver, le Rallye de la noix dans une commune limitrophe : Chatte.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville possède de nombreux équipements sportifs et un grand nombre de clubs sportifs. À ce niveau, elle a gagné le challenge L'Équipe de la ville la plus sportive de France de moins de 20 000 habitants en 2013. Ses principaux clubs sont :

  • l'Olympique Saint-Marcellin, foot ;
  • le club de lai muoi de Saint-Marcellin (arts martiaux) ;
  • le Groupement Foot Pays de Saint-Marcellin, foot ;
  • le Saint-Marcellin Sports (SMS), rugby ; champion de France honneur 2017
  • le Basket Saint-Marcellin, basket ;
  • la Jeanne d'Arc de Saint-Marcellin, gymnastique ;
  • l'Aquatique Club Olympide, natation, triathlon ;
  • le Handball Pays de Saint-Marcellin (HBPSM), handball ;
  • le judo club de Saint-Marcellin, judo ;
  • le Tchi Kong pour enfant de Saint-Marcellin[37], Qi gong - Tai-chi-chuan ;
  • l'Amicale Laïque de Saint-Marcellin, regroupant notamment athlétisme, volley-ball, tir olympique et plongée[38],[39] ;
  • le Futsal Saint-Marcellin, futsal ;
  • l'Athletic Club Saint-Marcellin, haltérophilie, musculation force athlétique et culturisme ;
  • le Rallye de Saint-Marcellin au début du mois de juillet, sport automobile.

Médias[modifier | modifier le code]

Internet[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Saint-Marcellin a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[40].

Presse[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Sud Grésivaudan, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville et de la communauté de communes, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté catholique et l'église de Saint-Marcellin (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Saint-Luc de Grésivaudan qui, est elle-même rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[41].

Économie[modifier | modifier le code]

Entrée de la commune au niveau des zones artisanales

Le réseau d’entreprise « les Industriels du Sud-Grésivaudan » (AISG) dont le siège est situé à Saint-Marcellin, regroupe 50 des principales entreprises du territoire et contribue à la dynamique du tissu industriel[42].

Activité commerciale[modifier | modifier le code]

La commune héberge des commerces de détail et de grande distribution. Deux stations de recharge de véhicule électrique de quatre emplacements chacun sont disponibles gratuitement sur les parkings des supermarchés (E.Leclerc et Lidl).

Activité industrielle et agricole[modifier | modifier le code]

Le parc d'activités du plateau des Echavagnes est situé sur le territoire saint-marcellinois. Celui-ci héberge des entreprises exerçant dans le domaine La plasturgie, du matériel électrique de la métallurgie, de la transformation du bois, mais également des industries agroalimentaires liées à l'AOC et IGP Noix de Grenoble du fromage de Saint-Marcellin, du Bleu du Vercors-Sassenage et des ravioles du Royans)[43].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Marcellin[modifier | modifier le code]

Cet édifice religieux date du XIIe siècle et est inscrit partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du 28 octobre 1926. Seul le clocher est inscrit[44].

La maison dite « Le Bateau Ivre »[modifier | modifier le code]

Le Bateau Ivre est une maison située au 22 avenue de la Saulaie et datant de 1953, cette bâtisse est l'œuvre des artistes Pierre Székely (architecte, sculpteur), Vera Székely (céramiste) et André Borderie (peintre).

L'intérieur et l'extérieur de la maison, le garage et le jardin font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [45]. Depuis 2003, l'édifice est labellisé « Patrimoine du XXe siècle » de l'Isère.

L'espace mémoire du tabac[modifier | modifier le code]

Cet espace est situé dans la « maison de l'économie de Saint-Marcellin ». Il s'agissait de l'ancien centre de fermentation des tabacs en feuilles[46].

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Assez original dans sa facture, le monument aux morts de Saint-Marcellin se présente sous la forme d'une stèle dont le bas-relief représente une femme pleurant devant la tombe d'un poilu. De l'autre côté, on peut découvrir une femme debout avec regard triste avec deux médaillons de poilus. le tout est entouré d'une important ornementation végétale[47].

Les autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Les vestiges du château de Saint-Marcellin. Le château delphinal fut fondé en même temps que la ville par les Dauphins.
  • L'ancien couvent des Carmes
  • L'ancien Centre de fermentation de tabac, initialement composé de quatre imposants bâtiments élevés entre 1883 et 1887[48], accueille aujourd'hui la Maison de l'économie du pays de Saint-Marcellin. Elle est située entre la rue du Colombier et l'avenue Jules David.
  • La maison forte du Mollard, des XIVe et XVIe siècles, où habita Laurent de Maugiron (1528 - 1588), aujourd'hui un restaurant[49].
  • Les vestiges de l'enceinte médiévale (grandes sections de courtines, bastion et sept des treize tours carrées).

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En , la commune confirme le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[50].

Langue régionale[modifier | modifier le code]

Carte linguistique du Dauphiné : Le dauphinois est un dialecte arpitan parlé dans le nord du Dauphiné. La moitié sud du Dauphiné est quant à elle du domaine linguistique de l'occitan et de son dialecte local, le vivaro-alpin.

Historiquement, au niveau linguistique, le territoire de Saint-Marcellin ainsi que l'ensemble du Sud-Grésivaudan se situent à l'ouest de l'agglomération grenobloise et donc au cœur de la zone des patois ou « parlers » dauphinois. Ce secteur appartient au domaine de la langue dite francoprovençal ou arpitan au même titre que les parlers savoyards, vaudois, Valdôtains, bressans et foréziens[51],[52].

L'idée du terme, « francoprovençal », attribué à cette langue régionale parlée dans le quart de la France du Centre-Est différente du français, dit langue d'oil et de l'occitan, dit langue d'oc est l'œuvre du linguiste et patriote italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 qui en a identifié les caractéristiques, notamment dans le Grésivaudan, les pays alpins et la vallée de l'Isère, depuis sa source jusqu'à sa confluence avec le Rhône. .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Barbara
Françoise Sagan

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 7 décembre 2019.
  2. Site annuaire-mairie.fr, page sur les distances entre Saint-Marcellin et les grandes villes françaises, consulté le 9 décembre 2019
  3. Site géoglaciaire, page sur les paysages glaciaires
  4. André Plank, L'origine des noms des communes du département de l'Isère, Grenoble, artès, , 159 p. (ISBN 978-2-910459-08-6), p. 119.
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  6. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  8. « Unité urbaine 2020 de Saint-Marcellin », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 28 mars 2021).
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  10. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. Site géoportail, page des cartes IGN
  16. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  17. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  18. « Les Lots » sur le site officiel du conseil général de l'Isère patrimoine-en-isere.fr
  19. Site saint-marcellin.fr Page Histoire, consulté le 7 décembre 2019.
  20. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=61212
  21. Google livre : "Statistique du département de l'Isère (1847) : Population de Jean-Joseph-Antoine Pilot de Thorey, consulté le 15 décembre 2019.
  22. page sur le conseil municipal, consulté le 3 janvier 2020.
  23. Saint-Marcellin, les rues racontent notre histoire www.saint-marcellin.fr www.saint-marcellin.fr/images/m1_MzQ_Les-rues-racontent-notre-histoire.pdf
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