Enfance

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L'enfance est un stade de développement humain précédent l'adolescence puis l'âge adulte.

L'enfance se décompose en plusieurs stades, nouveau né et nourrisson (bébé), puis petite enfance et pré-adolescence.

Histoire du concept d'enfance et d'adolescence (représentations de l'enfance et études sur l'enfance)[modifier | modifier le code]

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Les notions d’enfant et de développement de l’enfant, et leur étude, à travers les âges, dans le monde occidental[modifier | modifier le code]

La représentation de la notion d’enfance résulte des représentations antérieures. Elle résulte de l’histoire. Les représentations changent en fonction des époques. Les théories sont des constructions de l’esprit, des raisonnements. Ce sont des interprétations des faits réels.

Représentations jusqu’au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans toutes les sociétés l’infanticide, les sacrifices d’enfant ont été pratiqués quels que soient les époques et les cultures. Quel que soit l’acte de tuer les enfants il y a toujours eu la volonté d’intégrer les enfants dans notre société. Les enfants sont la survie de notre société.

ex. : À la renaissance, dans la culture chrétienne les philosophes opposaient l’enfant à l’homme. La Raison était donnée par Dieu et c’est lui qui distinguait l’enfant de l’homme. L’enfant était du côté obscur [réf. nécessaire]. À partir de la volonté divine l’enfant devient par ce rituel chrétien responsable devant Dieu de ses actes.

On est dans une représentation d’altérité : l’enfant c’est l’autre, celui qui n’a pas la raison.

Représentations au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Un changement s’opère dans la relation de l’enfant, on commence à voir des étapes chez l’enfant.

Par exemple pour de Condillac (1714-1780), le bébé naît sans connaissances mais va en acquérir au cours de son enfance. L’enfant est une somme d’apprentissages. Mais cette somme va permettre aux uns d’apporter à la raison et aux autres de rester insensés. Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) présente l’activité psychique de l’enfant comme dissociée de celle de l’adulte. Il va reconnaitre que le fonctionnement mental de l’enfant lui est propre et est donc différent de celui de l’adulte.

On voit apparaître quatre domaines (fonctions) de développement (le physique, le mental, le social et le moral) avec un découpage :

  • Période 1 : de 0 à 2 ans : l’âge de la nature
  • Période 2 : de 2 à 12 ans : l’âge de la formation du corps et des sens
  • Période 3 : de 12 ans 15 ans l’âge de force ou l’âge de la formation intellectuelle et technique
  • Période 4 : de 15 à 20-25 ans : l’âge de raison et des passions ou l’âge de la formation morale et religieuse

Le XVIIIe siècle voit donc un affinement de la représentation de l’enfance. Des monographies apparaissent dans lesquels les auteurs expliquent ce qu’ils observent chez l’enfant, sans que cela relève d'une démarche scientifique.

Représentation au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

À cette période, on va inscrire les étapes que l’on a observées dans un mouvement temporel. On va se poser la question de comment on passe d’un état à un autre.

Ainsi, Jean-Baptiste de Lamarck est perçu comme un des premiers évolutionnistes. Il va dire que l’évolution est en fait une succession d’anomalies qui apparaissent et qui viennent perturber l’ordre naturel. Il y a une gradation naturelle mais ces anomalies parfois perturbent. Ce qu’il dit pour la première fois c’est que ces altérations sont liées au milieu, c’est-à-dire aux conditions de vie.

L’idée des transformations va se répandre dans toutes les sciences. Les étapes juxtaposées vont être reliées les unes aux autres. Chaque étape résulte des étapes antérieures. Mais avec Lamarck c’est encore dieu qui détermine l’état final. L’évolution est encadrée vers des étapes dont le but est décidé par dieu.

Progressivement, au XIXe siècle, la place de dieu va disparaitre. Ce n’est pas l’état final qui intéresse les évolutionnistes mais les étapes dans la transformation, afin de comprendre les mécanismes qui font passer d’une étape à une autre.

Pour Darwin, il n’y a pas de prédéterminisme à la vie. Dieu ne décide pas à l’avance. Mais c’est une adaptation progressive de l’organisme au milieu. La vie est une succession de variations génétiques. Ce qui n’est pas adapté au milieu est éliminé, et ce qui est adapté est maintenu par l’espèce. Avec les évolutionnistes il n’y a pas de prédisposition, on ne sait pas où va l’évolution mais elle résulte de variations génétiques héréditaires.

Dans la perspective évolutionniste la psychologie de l’individu en développement va prendre son essor, les transformations de l’enfant vont être au cœur des préoccupations. Toutefois, on est persuadé au XIXe que si l’on étudie l’enfant (Ontogenèse)) on aura une représentation de ce qu’il s’est passé au niveau de l’espèce (Phylogénèse). Ainsi Ernst Haeckel expliquait « L’ontogénèse est une courte et rapide récapitulation de la phylogénèse ».

Temporalités de la notion d’enfant et de développement au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Considérations épistémologies de la psychologie génétique au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, grâce aux théories évolutionnistes, la Psychologie génétique et la Psychologie de l’enfant sont munies d'outils conceptuels pour rendre compte du développement de l'enfant. Elles héritent de la représentation de l'évolution des espèces, des races, des sociétés et de celle de la différenciation des fonctions mentales au cours du développement. L'enfance est inscrite dans le cours du temps de la vie : l'émergence des comportements et/ou des conduites de l’enfant résulte des organisations antérieures.

La période qui s'étend de la fin du XIXe au début du XXe siècle (jusqu’à la Première Guerre mondiale) est appelée « Siècle de l'enfant ». Cette période constitue une étape importante dans l'histoire de la Psychologie génétique et de la Psychologie de l’enfant. S'ancrant sur les acquis des recherches faites au XIXe siècle, des apports nouveaux les enrichissent et les épanouissent.

Le mouvement amorcé au XIXe siècle s'amplifie rapidement et touche la population non scientifique, non seulement parce que les théories évolutionnistes remettent en cause les théories créationnistes mais aussi à cause de la diffusion de l'enseignement et des besoins d'orientation professionnelle dans l'industrie. La Psychologie de l’enfant est essentiellement appliquée à l'éducation : les grands noms de la Psychologie de l’enfant sont, à cette époque, essentiellement des pédagogues (entre autres, Binet en France, Claparède en Suisse, Decroly en Belgique, Montessori en Italie, etc.)

Représentation au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les différents courants théoriques qui détermineront plus tard les courants de la psychologie contemporaine émergent : Freud et la psychanalyse, Pavlov et la réflexologie, Watson et le behaviorisme. À la méthode d'observations directes utilisées au siècle précédent (monographies), de nouvelles méthodes s'ajoutent : les questionnaires, la méthode des tests et les méthodes statistiques. Par ailleurs, la méthode expérimentale qui a permis à la Psychologie d'accéder à un statut scientifique qu'Auguste Comte lui avait refusé est utilisée pour étudier l’enfant. C'est à cette époque qu’apparaissent les premiers travaux spécifiques à la Psychologie de l'adolescent.

Toutefois, si la conception héritée du XIXe siècle est encore d'actualité pour certains psychologues, pour d'autres, la chronologie des comportements ne permet pas d'expliquer la nature des transformations. Ces derniers s'attardent alors à comprendre les processus (ou mécanismes) sous-jacents aux transformations observées au cours du temps.

Différentes théories explicatives du développement de l’enfant sont proposées au cours du XXe siècle. Elles émanent de l'accumulation des nombreux faits empiriques obtenus à partir d’observations méticuleuses et d’expérimentations en Psychologie de l'enfant et du développement, et de leur confrontation avec les théories explicatives. Si, à certains moments, ces faits viennent consolider les théories dominantes, à d’autres moments, ils les fragilisent et amènent les chercheurs à modifier ces théories voire à les abandonner.

Stades de développement de l'enfance[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]