Saint-Nazaire-en-Royans

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Saint-Nazaire-en-Royans
Saint-Nazaire-en-Royans
Saint-Nazaire-en-Royans et son aqueduc.
Blason de Saint-Nazaire-en-Royans
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Vercors-Monts du Matin
Intercommunalité Communauté de communes du Royans-Vercors
Maire
Mandat
Christian Charvet
2015-2020
Code postal 26190
Code commune 26320
Démographie
Gentilé Saint-Nazairiens, Saint-Nazairiennes
Population
municipale
804 hab. (2017 en diminution de 1,47 % par rapport à 2012)
Densité 227 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 36″ nord, 5° 14′ 59″ est
Altitude Min. 157 m
Max. 701 m
Superficie 3,54 km2
Localisation
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Saint-Nazaire-en-Royans

Saint-Nazaire-en-Royans est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Nazairois et les Nazairoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la commune en 2011.

Le chef-lieu de la commune est un village touristique situé dans la région du Royans et dans le parc naturel régional du Vercors, implanté en pied des contreforts du Vercors.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Hilaire-du-Rosier
Isère
Saint-Just-de-Claix
Isère
Rose des vents
La Baume-d'Hostun N Saint-Just-de-Claix
Isère
O    Saint-Nazaire-en-Royans    E
S
Rochechinard La Motte-Fanjas

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Crépuscule sur la Bourne et le village.

Saint-Nazaire-en-Royans est situé au bord de l'Isère et de son affluent la Bourne.

Transports et déplacements[modifier | modifier le code]

La gare.

La commune est accessible par la gare de Saint-Hilaire - Saint-Nazaire, située sur le territoire de Saint-Hilaire-du-Rosier. Située sur la ligne de Valence à Moirans, elle est desservie par les trains TER Auvergne-Rhône-Alpes de la liaion de Chambéry à Valence-Ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint Nazaire est cité pour la première fois en 1225[1].

« La légende prétend qu´un religieux du nom de Nazarum, passé dans la région, conféra aux eaux de la Bourne le pouvoir d´écarter les épidémies. Par reconnaissance, les habitants donnèrent à leur cité le nom de Nazarum[1] ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu était habité dès la préhistoire, et l´homme de Cromagnon habitait dans la grotte de Thaïs il y a 15 000 ans[1].

Un autel dédié à Minerve datant de l´an 150 avant J.C. a été découvert en 1845[1].

Saint-Nazaire-en-Royans est un village médiéval comme en témoignent ses ruelles étroites, construit en amphithéâtre du Pont de la Bourne jusqu´aux vestiges de la tour Delphinale. Il subsiste des traces des anciens remparts, et les ruines d'un château fort.

En 1851, réalisation de la route des Grands Goulets dans les gorges de la Vernaison reliant la plaine du Royans à la Chapelle en Vercors, suivie, en 1872, d'une route dans les gorges de la Bourne (ancien passage muletier) reliant Villard de Lans à Pont-en-Royans. En 1897 est construite la route de Combe-Laval reliant Saint Jean en Royans à la forêt de Lente[2].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Nazaire-en-Royans a été bombardée, le , car c'était un carrefour entre Valence, Grenoble et le Vercors.

Dans les années 1950, la construction du barrage EDF sur l'Isère a eu pour conséquence la création d'un lac artificiel sur la Bourne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Valence du département de la Drôme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la troisième circonscription de la Drôme.

Elle faisait partie de 1801 à 1957 du canton de Bourg-de-Péage, date à laquelle elle intègre le canton de Saint-Jean-en-Royans[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Vercors-Monts du Matin.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Nazaire faisait partie de la Communauté de communes Le Pays du Royans, créée en 1997.

Conformément aux dispositions de la loi NOTRe de 2015, qui prévoit l'obligation pour les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre de regrouper au moins 15 000 habitants ainsi que de favoriser l'accroissement de la solidarité financière et de la solidarité territoriale des intercommunalités, la CC Le Pays de Royan fusionne avec la petite communauté de communes du Vercors pour former, le , la communauté de communes du Royans-Vercors dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1907   Léon Laurent   Conseiller d'arrondissement (Canton de Bourg-de-Péage)
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1971 Louis Ferroul SFIO Instituteur
1971 1995 Émile Carniel SE Industriel
1995 2001 Éric Gresse SE Artisan
2001 mars 2015[4] Yves Jouffrey PS Éducateur spécialisé
Président de la CC Le Pays du Royans (2008 → 2014)
Décédé en fonction
juin 2015[5] En cours
(au 2 septembre 2019)
Christian Charvet SE Dessinateur industriel

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2017, la commune comptait 804 habitants[Note 1], en diminution de 1,47 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7476588449981 022925856971910
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9568478797951 024867803700719
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
720659696663752746713582661
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
648590493576531498677703816
2017 - - - - - - - -
804--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école publique « le Rif rouge », qui possède un service de cantine depuis 2004, scolarise à la rentrée 2019 95 enfants, répartis quatre classes, et dispose également d'une salle de motricité, une salle multi-activités, un réfectoire, une salle de repos, pour les plus jeunes enfants de la maternelle[1],[9].

Autres services publics[modifier | modifier le code]

Le village dispose d'une agence postale communale[10].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le 14 juillet, un feu d'artifice est tiré depuis le lac. Le bateau à roue permet une visite guidée de la faune et de la flore bordant la rive de la Bourne et de l'Isère.

Économie[modifier | modifier le code]

Le village dispose de commerces et de services : épiceries, boulangeries, pâtisseries, bars, restaurants, hôtel, école, mini-crèche, centre de soins, kinésithératpeute, hammam, pharmacie, bibliothèque[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les terres ferrugineuses entre Isère et Bourne.
Le bateau à roue.
Cet aqueduc construit en 1876 (le canal de la Bourne) est aménagé en voie piétonne. Haut de 35 mètres et long de 235 mètres il a vue sur le Royans, la vallée de la Bourne et le Vercors. Un ascenseur panoramique permet d'y accéder. Il surplombe le village et le lac.
L'idée d'un canal captant les eaux de la Bourne a vu le jour au XVIIIe siècle, dans le cadre de la mise en valeur des plaines agricoles de Valence. Lesage, ingénieur du département de la Drôme, définit en 1811 deux impératifs techniques :
- la prise d'eau devait être faite juste en dessous de Pont-en-Royans ;
- un aqueduc de plus de 200 mètres de long et plusieurs dizaines de mètres de haut devait être construit au niveau de St-Nazaire-en-Royans pour franchir la Bourne, car c'est le passage le plus étroit du cours d'eau.
Mais le projet est laissé de côté faute de moyens suffisants.
En août 1860, on crée le Syndicat provisoire du Canal de la Bourne, afin de réunir les acteurs et les fonds. Sous la Troisième République est lancée une enquête d'utilité publique le . La construction et l'exploitation du canal sont confiées à la Société du Canal de la Bourne, et enfin, après la signature d'une convention avec l’État d'après la loi du 21 mai 1874, les travaux commencent.
En automne 1876, les trois-quarts des tunnels sont réalisés, ainsi que 4 arches de l'aqueduc de St-Nazaire-en-Royans, sur les 17 requis. L’aqueduc est achevé en 1878, mais les travaux du canal durent jusqu'en 1882. Le projet est présenté lors de l'Exposition Universelle de 1878, sous la tutelle du Ministère des Travaux Publics.
L'aqueduc a été rénové par la municipalité en 1999, ce qui leur a permis d'obtenir le prix national du patrimoine pour la remise en valeur de l'ouvrage et le premier prix du "concours lumière" pour son éclairage en 2001[11].
Les grottes de Thaïs.
Au bord du lac, un musée retrace l'historique de cet aqueduc jusqu'en 2010. À cette date est créé l'Espace R&V (pour Royans-Vercors) lieu abritant le bureau d'information touristique et permettant de découvrir et appréhender toutes les richesses du territoire : faune, flore, patrimoine religieux, routes vertigineuses, produits du terroir. Cet espace muséographique polysensoriel au caractère poétique est une exceptionnelle vitrine attractive du territoire. C'est également par cet espace que l'on accède à la plateforme piétonne de l'aqueduc.

On peut également signaler :

  • L'église de Saint-Nazaire-en-Royans est de style roman et a été restaurée sous le mandat du maire Émile Carniel.
  • La tour médiévale de Rochebrune des XIe et XIIe siècles, démantelée au XVIe siècle après les Guerres de Religion.
  • La grotte de Thaïs (ou Taï) dans laquelle on trouve des traces de l'homme de Cro-Magnon. Cette grotte est aussi connue pour abriter une vie cavernicole variée notamment dans sa zone immergée. L'importance de cette zone immergée a par ailleurs permis à Saint-Nazaire-en-Royans d'accueillir le congrès international de plongée souterraine (2006 à 2008). Découvertes par J.E. et J.L. Brochier.
  • Le bateau à roue « Royans-Vercors »[12]. Instauré en 1987, le bateau à roue navigue le long de la Bourne et au-delà de sa confluence avec l'Isère: visite guidée, richesse naturelle et mise en valeur de l'écologie: grande présence d'oiseaux notamment les Hérons cendrés et les Milans noirs. Son parcours permet de joindre le site du lac au site du jardin des fontaines pétrifiantes situé sur le territoire de la commune de La Sône (en Isère).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Nicolas Allemand (1768-1814), colonel français de la Révolution et de l'Empire, officier de la Légion d'honneur, né à Saint-Nazaire-en-Royans, mort lors du siège de Sens en 1814.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Saint-Nazaire-en-Royans », sur http://cc-royans-vercors.org (consulté le 25 décembre 2019).
  2. Jean Decauville, Sylvain Arnoux, « Rapport de présentation du PLU de Saint-Nazaire en Royans » [PDF], Plan local d'urbanisme, sur http://www.saint-nazaire-en-royans.com, (consulté le 25 décembre 2019), p. 8-9.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Marc Podevin, « Décès du maire de Saint-Nazaire-en-Royans : Yves Jouffrey, maire de Saint-Nazaire-en-Royans, dans le nord de la Drôme, est décédé ce dimanche 21 mars au matin, à son domicile. Premier magistrat de la commune depuis 2001, il était âgé de 61 ans, et candidat aux départementales », France Bleu Drôme Ardèche,‎ (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2019).
  5. « Christian Charvet a été élu maire hier soir », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2019).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  9. « Compte-rendu du Conseil d’école du jeudi 07novembre 2019 », sur http://www.saint-nazaire-en-royans.com (consulté le 25 décembre 2019).
  10. « Agence postale communale », sur http://www.saint-nazaire-en-royans.com (consulté le 25 décembre 2019).
  11. « historique : histoire du canal de la Bourne », sur www.saint-nazaire-en-royans.com (consulté le 29 avril 2016)
  12. Site officiel