Corenc

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Corenc
Au premier plan La Tronche et en arrière-plan le bas de Corenc.
Au premier plan La Tronche et en arrière-plan le bas de Corenc.
Blason de Corenc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Canton de Meylan
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Jean-Damien Mermillod-Blondin
2014-2020
Code postal 38700
Code commune 38126
Démographie
Population
municipale
3 965 hab. (2014)
Densité 610 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 44″ nord, 5° 45′ 05″ est
Altitude 467 m (min. : 221 m) (max. : 1 328 m)
Superficie 6,5 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-corenc.fr

Corenc est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes à proximité de Grenoble.

Ses habitants sont appelés les Corençais et Corençaises.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Corenc tire son nom de kor, mot pré-indo-européen[Quoi ?] dont le sens est incertain[évasif], auquel s'ajoute le suffixe ligure bien identifié -enc. Dans son livre sur L'origine du nom des communes du département de l'Isère[1], André Plank écrit que Corenc signifie « le lieu où la vue s'étend au loin ».

La prononciation de Corenc se rapproche de Coren, et non comme on l'entend quelquefois, Corin ou Corinque (prononciation en API : [koʁɑ̃]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue générale de Corenc prise du Chemin de l'Île d'Amour, Meylan.

Corenc a été une cité très agricole, viticole, couverte de pâturages, et boisée sur les flancs du mont Rachais et du mont Saint-Eynard qui la dominent. Le terrain est une zone marneuse, ou marno-calcaire, donc sujette aux glissements et éboulements. La commune est marquée par les rochers.

L'altitude de la commune va de 230 mètres (église Sainte-Thérèse) à 1 328 m (fort du Saint-Eynard), le village se situant à 530 m (église Saint-Pierre).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Corenc est sub-océanique à variantes continentales et méditerranéen. Une partie de la commune dispose d'un micro-climat appelé parfois le « petit-Nice ».

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Vence est le principal cours d'eau de la commune, elle délimite la commune au nord, au-delà du col de Vence. Le Charmeyran est un cours d'eau qui naît sur les pentes du Rachais, et qui délimite la commune à l'est (Vallon du Goutey) jusqu'à la Croix de Montfleury. Son principal affluent, le Goûtey, naît sur le territoire communal.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Corenc est constitué d'une terre marno-calcaire, sujette aux éboulements ou aux glissements de terrain. La commune est classée en risque de sismité 1B.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Montfleury au XIXe siècle illustré par Alexandre Debelle (1805-1897).

La commune se compose de plusieurs hameaux : les Batteries (plus haut hameau de la commune à plus de 800 m d'altitude), Bouqueron (château et ancien couvent, actuellement collège privé le Rondeau de Montfleury), Corenc Village (Souberthaud, la Tour des Chiens et Malanot), Corenc Montfleury (de la Croix de Montfleury au Bachais), Vence (sur la route de La Frette, au pied des Ecoutoux, en bordure de la Vence) et le Bret (en contrebas de la route du Sappey).

Accès et Transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par la D 512, qui relie Grenoble à Saint-Pierre-de-Chartreuse. Les principales voies routières de la commune sont l'avenue de l'Eygala, l'avenue du Grésivaudan, la route de Chartreuse (D 512).

Pistes Cyclables[modifier | modifier le code]

Au bas de Corenc on trouve plusieurs aménagements de pistes cyclables, notamment le long des avenues de l'Eygala ou du Grésivaudan. Le reste de la commune est dépourvu de voies cyclables.

Transports en communs[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par plusieurs lignes de bus Transisère et certaines lignes TAG.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Corenc
Quaix-en-Chartreuse Le Sappey-en-Chartreuse
Corenc
La Tronche Meylan

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de Corenc est divisée en deux parties : Corenc le Haut et Corenc le Bas.

En haut de Corenc (Corenc Village), l'agriculture est encore très présente, malgré une urbanisation toutefois relativement peu dense (contrairement au bas de Corenc) mais active ; mais la vigne s'y fait rare, alors qu'elle occupait une place importante jusque dans les années 1960 dans l'agriculture de la commune (flancs du Rachais en particulier).

En bas de Corenc, au contraire, ne connaît plus d'activité agricole, et est assez urbanisé depuis les années 1950, 1960 et 1970 en particulier. Ici il y a surtout des pavillons ou des villas récents ou peu anciens, malgré la présence d'anciennes fermes.

  • Corenc Village

Quartier ancien de Corenc, réuni autour d'une place que domine l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul du XIXe siècle. On y trouve de vieilles fermes ou des petites maisons anciennes, mais aussi beaucoup de villas récentes. Surnommé « le domaine » par Sebastien Lord, ancien seigneur de la contrée au début du XVIIe siècle du fait de sa position dominante sur la vallée du Grésivaudan.

  • Corenc Montfleury

Ce quartier se compose principalement de petits pavillons construits dans les années 1950, 1960 ou 1970 ; mais aussi de villas cossues des années 1930.

  • Le Bachais

Il s'agit ici de villas récentes plus cossues comme celles qui bordent l'avenue de la Foy ou le chemin des Sayettes ; ou bien de maisons bourgeoises du début du siècle ou des années 1930 ; ou encore des anciennes fermes.

  • Malanot

Ce quartier se compose de deux hameaux anciens : Bouquéron et Malanot, où se trouvent des maisons ou des fermes parfois anciennes ; mais l'on trouve aussi des villas plus récentes, comme il y en a chemin de Malanot ou chemin Saint-Bruno, et parfois de lotissements.

  • Vence

Vence est un hameau se trouvant assez éloigné des quartiers urbanisés de Corenc, en milieu rural et agricole, au-delà du col de Vence. On trouve ici des vieilles fermes et de rares villas récentes. C'est l'endroit le moins urbanisé de Corenc.

  • Les Batteries

Les Batteries est le plus haut quartier de Corenc, bien qu'il s'agirait d'un hameau. Il est moyennement urbanisé. On y trouve des vieilles fermes ou les maisons du hameau, mais aussi de villas récentes.

  • Bâtonnière

Quartier à l'urbanisation tardive, Bâtonnière s'étire principalement le long du chemin du même nom, bordé par des villas récentes et quelques vieilles fermes. Le milieu agricole et rural est assez présent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans des écrits anciens, on trouve Correnum, daté de l'an 732, et Corenes au XIe siècle, ainsi que plus récemment Coren, Corentz, et Courenc, comme cela est gravé sur une borne installée avenue de l'Eygala.

À la fin du XIXe siècle, sa position géographique (proximité de Grenoble, orientée au sud mais à l'abri des vents et en hauteur, bénéficiant d'un micro-climat, Le Petit Nice), a attiré les riches familles qui souhaitaient fuir la chaleur estivale de Grenoble. Les Bouchayer (turbines électriques), les Balthazar (chaux) ou les Cartier-Millon (pâtes Lustucru) ont ainsi acheté ou fait construire des résidences principales ou secondaires sur la commune[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de l'Isère.
Blason de Corenc

Les armes de Corenc se blasonnent ainsi :
Equartelé: au premier d'or au dauphin d'azur crêté, barbé et oreillé de gueules, au second d'azur à tête de lion arrachée d'argent et lampassée de gueules, au troisième de gueules au château d'argent maçonné de sable, au quatrième d'or à l'aigle d'azur, becqué et couronné de gueules.

Économie[modifier | modifier le code]

Il y a peu d'industries à Corenc, hormis quelques entreprises, la commune étant essentiellement résidentielle. L'agriculture occupe une part faible de l'économie communale.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2007, cette ville est classée première en France (en dehors de la région parisienne) pour le revenu par habitant[3](30 742 contre une moyenne nationale de 15 849 )[2].

Emplois[modifier | modifier le code]

En 2006, 1461 actifs résidaient sur la commune de Corenc. Il y a 1077 emplois en 2006, contre 905 en 1999. 85 % des actifs résidant à Corenc travaillent dans une autre commune. 220 personnes résident et travaillent sur la commune de Corenc.

Immobilier[modifier | modifier le code]

Le taux de propriétaires sur la commune de Corenc est de 70,9 %[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données antérieures à 1791 ne sont pas encore connues.
1791 1793 Jean Roulet   Nommé par le préfet
1793 1808 François Joubert    
1808 1815 Gaspard Jean Bertier   Nommé par le préfet
1815 1830 Claude Tivolier   Nommé par le préfet
1830 1831 Charles Pierre Baratier   Nommé par le préfet
1831 1843 Pierre Clot   Nommé par le préfet
1843 1848 Henri Mathieu Girard    
1848 1848 Benoît Marie Jouvin    
1848 1870 Jean Pilot-de-Thorey    
1870 1879 Félix Armand Rey   Nommé par le préfet
1879 1882 Denis Ricoud    
1882 1884 Jean Leyssieux    
1884 1888 Claude Gras    
1889 1892 Jean Bois    
1892 1900 Marius Ricoud    
1900 1919 Jean Freyne    
1919 1934 Charles Pajon    
1934 1944 Louis Noiray    
1944 1952 Henri Bertrand    
1952 mai 1953 Édouard Chavasse    
mai 1953 mars 1965 Louis Noiray    
mars 1965 1968 Jacques Chatelin    
1968 mars 1971 Édouard Chavasse    
mars 1971 juin 1995 Robert Magnin DVD  
juin 1995 mai 2013[5] Jean-Pierre Vicario UMP  
juin 2013[6] en cours Jean-Damien Mermillod-Blondin DVD puis UDI Avocat

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Au second tour de l'élection présidentielle de 2007, le candidat Sarkozy était arrivé en tête avec 62 % des suffrages exprimés et la candidate Royal avait obtenu 38 %. Au premier tour de ces mêmes élections, les autres candidats avaient obtenu : Bayrou, 26 % et Le Pen 3 %. Au second tout de l'élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy obtient 58,9 % des suffrages exprimés, contre 41,1 % à François Hollande. Au premier tour, les autres candidats avaient obtenu : François Bayrou 12,9 % et Jean-Luc Mélenchon 7,6 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 965 habitants, en augmentation de 4,26 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
479 498 552 586 568 575 709 779 807
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
591 739 864 701 941 927 1 010 901 888
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
895 583 806 767 971 1 156 1 518 1 738 2 508
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
2 510 2 850 3 029 3 138 3 356 3 856 3 773 3 944 3 965
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de Corenc se compose de 52 % de femmes et de 48 % d'hommes.[Quand ?] Corenc est la 2678e commune française par le nombre de ses habitants.[Quand ?]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Corenc dépend de l'académie de Grenoble.

  • Groupe scolaire de Montfleury (public) maternelle, primaire
  • Groupe scolaire de Corenc Village (public) maternelle, primaire
  • Institut le Rondeau-de-Montfleury (privé) maternelle, primaire, collège
  • Institut Boisfleury (privé) lycée
  • Internat scolaire Gerin (ville de Grenoble)
  • École maternelle des Tilleuls (public)
  • Collège Jules Flandrin (public)

Culture locale et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre (1862).

Une église existe à Corenc Village dès le XIe siècle. L'ancienne église de Corenc, siège d'un prieuré du XIIIe siècle à la Révolution et qui comprenait l'église paroissiale et la chapelle de Bouquéron, en fort mauvais état, est remplacée par une nouvelle église, dédiée à Saint Pierre et à Saint Paul. La bénédiction de l'église a lieu en 1862. Le clocher n'est terminé, quant à lui, qu'en 1870.[réf. nécessaire] L'église de Corenc abrite plusieurs peintures de l'artiste local Jules Flandrin et le clocher romain[11].

  • Statue de la Vierge (1957)

Elle est édifiée en action de grâces à la Sainte Vierge pour la protection du village pendant la guerre.

  • Église Sainte-Thérèse (1930)
  • Ancien couvent de Montfleury (XIIIe, XVe siècles, remanié par la suite)

Le monastère royal de Montfleury fut à l'origine château des seigneurs de Bouquéron, notamment Siboud de Châteauneuf. Ce château, dominant la vallée du Grésivaudan et à proximité de Grenoble, attira bientôt la convoitise des dauphins, qui parvinrent à le faire entrer dans leur domaine. Le dauphin Humbert II, avant de partir en croisade, donna Montfleury aux dominicaines, qui y installèrent un couvent en 1342, qui fut directement rattaché au pouvoir royal après le transport du Dauphiné à la France. Les dominicaines y restèrent jusqu'à la Révolution : elles en furent chassées en 1790, le chœur de l'église du couvent fut détruit. Au XIXe siècle, les dames de Saint-Pierre y installèrent leur couvent, avant d'en être chassé lors de la séparation de l'Église et de l'État. En 1908, l'évêque de Grenoble racheta Montfleury pour en faire le petit séminaire du diocèse, expulsé en 1903 lui aussi du Rondeau, propriété sise au sud de Grenoble le long du Drac. Aujourd'hui, les bâtiments de Montfleury abritent l'école primaire et le collège catholique du Rondeau-Montfleury. Montfleury a reçu la visite (entre autres) de saint François de Salles, de Louis XII et du comte d'Artois, futur Charles X.

  • La Providence (ancien couvent, aujourd'hui maison de retraite)

La chapelle de la Providence a été détruite en 1990 : ses boiseries et une statue de saint Pierre sont transférées à l'église du village.

  • Ancien Internat du Sacré-Cœur de Boisfleury (1930)
  • Chapelle Saint-Blaise du château de Bouquéron

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Selon la légende, Bouquéron fut à la base une redoute construite sur les ordres de Rolland - le fameux neveu de Charlemagne - de même que la Tour sans Venin à Pariset pour surveiller la ville de Grenoble que dominent les deux édifices, assiégée par lui en 770. Sa première mention date de 1100 Castrum Bocoirun ou Bocoirone. Le domaine, qui a accueilli Louis XI, d'Alembert et d'autres personnages illustres, doit son aspect général actuel à Claude Coct (trésorier et receveur général du Dauphiné, décédé en 1473). Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'édifice est mis au goût du jour, notamment par la suppression des meneaux et des aménagements intérieurs (boiseries, cheminées...). À la Révolution, le château est vendu comme Bien National. En 1852, un centre d'hydrothérapie y fut installé. Revendu en 1908, il a été de nouveau vendu il y a quelques années. Le château abrite également une chapelle, mentionnée dès le XIe siècle. Par endroit, il présente des murs larges de 2 mètres. La cour d'honneur conserve un puits. Les façades, les toitures, la salle à manger, le petit salon et le grand salon du château de Bouquéron font l'objet d'une inscription partielle au titre des Monuments Historiques par arrêté du 3 mai 1988[12]. Il s'agit du « plus vieux château habité du Grésivaudan »[11].

La maison forte, brûlée au début du XXe siècle, ne présente plus qu'une tour carrée, haute d'une vingtaine de mètres, aux murs épais de plus de 2 mètres qui conserve encore de belles baies géminées, mais a perdu tous ses planchers. Une ferme a été adossée à la tour au début du XIXe siècle. Une tradition orale prétend que le futur roi de France Louis XI, alors simple "Dauphin", aurait utilisé cette construction pour héberger ses chiens, alors qu'il pratiquait la chasse dans les environs. D'où le nom singulier de cette tour[13].

Ancienne propriété de la famille Bouchayer, édifié au pied de Montfleury au début du XXe siècle dans le style Louis XVI. Il abrita l'état-major allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale, puis les Américains. Il conserve une chapelle intérieure.

  • Ancien château du Mollard (disparu)[11], aujourd'hui au même lieu on trouve le couvent de la Providence.
  • Château Matel, du XVIe siècle[11]
Corps de bâtiments rectangulaire éclairé par des fenêtres à meneaux ouvragées et flanqué de trois tourelles toutes différentes. Le château a vu le passage du duc de Lesdiguières.
  • Château du Cizerain, chemin de Saint-Bruno (XVIIe siècle ?)
Probablement édifié au XVIIe siècle, le château se compose d'un corps de logis rectangulaire de trois niveaux plus un de comble, cantonné de deux tours : à l'est, une tour carrée coiffée d'une haute toiture dauphinoise, au sud, une tour ronde d'escalier. Le château est entouré de communs anciens.

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Corenc abrite un des forts de la ceinture fortifiée de Grenoble : le fort du Bourcet.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse. On peut admirer le panorama sur la vallée du Grésivaudan et sur le massif de Belledonne.

Personnages célèbres liés à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jules Flandrin : peintre et artiste français, né en 1871 et mort en 1947 à Corenc.
  • Jean-Baptiste Annibal Aubert du Bayet : avant d'être ministre de la Guerre habita Corenc en sa maison du Bachais.
  • Mme de Tencin : salonnière et romancière fameuse. Elle fut cloîtrée de force à Montfleury de 1690 à 1708 avant d'être relevée de ses vœux en novembre 1712.
  • Jean Pilot-de-Thorey, historien, auteur notamment des Maisons fortes du Dauphiné, maire de Corenc de 1848 à 1870 (22 ans).
  • l'abbé Gervat, peintre et curé de la commune (1867-1930)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Atelier Édition : 2e édition (1er septembre 2006, (ISBN 978-2844240439))
  2. a et b Fabien Fournier, « N° 1 pour les revenus en province : Corenc - Fortunes perchées », L'Express,‎ (lire en ligne)
  3. ou plus exactement le revenu médian par unité de consommation
  4. Journal du net.com
  5. « Jean-Pierre Vicario, maire de Corenc, démissionne » article du Dauphiné, publié le 4 juin 2013
  6. Eve Moulinier, « Jean-Damien Mermillod-Blondin élu maire de Corenc », Le Dauphiné,‎ (lire en ligne)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. a, b, c, d et e Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 248-255
  12. « Château de Bouquéron », notice no PA00117140, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. http://chateau.over-blog.net/article-isere-maison-forte-arvilliers-40465324.html

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]