Gare de Grenoble

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Grenoble
Image illustrative de l'article Gare de Grenoble
Le parvis après sa transformation en 2016.
Localisation
Pays France
Commune Grenoble
Adresse 1 place de la Gare
38000 Grenoble
Coordonnées géographiques 45° 11′ 27″ nord, 5° 42′ 53″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
TER Rhône-Alpes
Caractéristiques
Ligne(s) Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble)
Grenoble à Montmélian
Voies 7
Quais 4
Transit annuel 7 530 317 voyageurs (2015)[1]
Altitude 212 m
Historique
Mise en service 1858
Ouverture 1968 (reconstruction)
Correspondances
Tramway  A B
Autobus  C1
Autocar Transisère

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Grenoble

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
Grenoble

Géolocalisation sur la carte : Grenoble

(Voir situation sur carte : Grenoble)
Grenoble

La gare de Grenoble est une gare ferroviaire française située sur la commune de Grenoble, dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des TGV et des trains régionaux du réseau TER Rhône-Alpes.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 212 mètres d'altitude, la gare de Grenoble est située au point kilométrique (PK) 130,538 de la ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble). Gare de bifurcation, elle est également l'origine de la ligne de Grenoble à Montmélian.

Histoire[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La gare PLM en 1870

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La gare PLM au tout début du XXe siècle, avec de nombreux fiacres qui attendent des voyageurs.
La gare en 1901. Les correspondances s'effectuent avec le réseau de tramway SGTE et la ligne de tramway de Grenoble à Chapareillan.
  • Le , mise en service du Centre autorails de Grenoble.
  • En 1935, un autorail ZZR « Micheline » de Michelin du PLM basé au Centre autorails de Grenoble, relie sans arrêt Grenoble à Lyon-Perrache en h 5 min.
  • En 1938, la SNCF (créée par décret en 1937) reprend le PLM.
  • En 1938, le Centre autorails de Grenoble reçoit sa première série d'autorails Decauville ZZ P 1 à 9 (transformés en 1952/1953, et renumérotés X 52000 en 1962), formant la série des autorails X 52000, pour la desserte de la ligne des Alpes.
  • Le , toutes les locomotives à vapeur 141 P no 1 à 15 font partie des effectifs du dépôt de Grenoble, avec des roulements sur Grenoble - Lyon.
  • En 1945, Le Centre autorails de Grenoble reçoit une seconde série d'autorails Decauville XDC 2101 à 2110 (renumérotés X 52101 à X 52110 en 1962) formant la série des X 52100. Les deux séries X 52000 et X 52100 assurent alors des services de Valence à Genève, de Lyon à Marseille-Saint-Charles via Veynes, de Grenoble à Briançon et de Chambéry à Bourg-Saint-Maurice ou à Modane.
  • En 1946, le dépôt de Grenoble reçoit ses premières locomotives à vapeur de type 141R.
  • En juin 1953, la relation estivale Grenoble - Digne, amorcée à Genève, est assurée avec des autorails X 52000 et X 52100.
  • Le , création du train GC/CG « Le Catalan » Genève - Port-Bou via Grenoble, Avignon, Montpellier et Perpignan, relation assurée en RGP 2 quadricaisses (X 2700 + XR 7700 + XR 7700 + X 2700).
  • Le , les autorails panoramiques de la série X 4200, avec les X 4205 et X 4206, assurent pour la première fois la relation « Alpazur » Genève - Grenoble - Veynes - Dévoluy - Digne (et retour) par la ligne des Alpes.
  • Le , création du train rapide de 1re classe avec supplément GM/MG Le Rhodanien Genève - Marseille via Grenoble et Avignon, assuré en rame RGP1 ex-TEE de la série X 2770.
  • Le , mise en service de l'estacade de Grenoble qui permet de supprimer 4 passages à niveau importants de la ville[3]. Cet ouvrage a été conçu spécialement pour l'électrification en prévoyant les emplacements des supports caténaires lors de sa construction. En 1985, cette perspective est mise à profit lors de l'électrification Lyon-Grenoble. La rampe, côté grands boulevards, a été étudiée afin de ne pas engager le gabarit 25 kV, sous le pont des boulevards, pourtant construit, au début de la Seconde Guerre mondiale.
  • Le , mise en service du nouveau poste PRS de Grenoble (côté nord) et doté d'un poste de contrôle optique (PCO). La reconstruction totale de la gare actuelle est préférée à la modernisation de l'ancienne qui est simplement démolie.
  • Le , inauguration par l'autorail panoramique X 4204 (série X 4200) du contournement sud de Grenoble de 8 km supprimant les passages à niveau du sud de la ville. Ce contournement a été finalement retenu. Un autre projet prévoyait le maintien du tronçon d'origine, toujours à double voie, mais en tranchée, à la place des passages à niveau. Le contournement a été conçu pour les caténaires 25 kV.
  • Du 06 au 18/02/1968, les Xes à Grenoble nécessitent le renforcement de l'offre ferroviaire avec le renfort de locomotives A1A A1A 68500 du dépôt de Chalindrey et de BB 67300 des dépôts de Strasbourg et de Nîmes. On note la circulation de nombreux trains supplémentaires, dont des trains directs Dortmund - Grenoble via Strasbourg et Chambéry. Mise en service d'une nouvelle gare à Grenoble et d'une autre baptisée Grenoble-Olympique (provisoirement à cette occasion, au sud d'Alpexpo, sur le contournement ferroviaire de Grenoble ; après les Jeux, les voies secondaires sont démontées, seuls subsistent les quais principaux).
  • Le , dernier jour de circulation du train GC/CG « Le Catalan » Genève - Cerbère via Chambéry et Grenoble.
  • Le , création du Trans-Europ-Express (TEE) « Catalan-Talgo » Genève - Barcelone via Chambéry et Grenoble.
  • Le , dernier jour de circulation de l'autorail rapide de 1re classe avec supplément GM/MG « Le Rhodanien » reliant Genève à Marseille via Grenoble et Avignon, assuré en RGP1 ex-TEE X 2770 du dépôt de Marseille-Blancarde et remplacé le lendemain par un train classique offrant les deux classes.
  • En 1972, on compte 12 allers-retours quotidiens entre Grenoble et Genève.
  • Le , mise en service des autorails X 4500 sur Valence - Grenoble - Chambéry - Genève.
  • Le , dernière circulation régulière en traction à vapeur avec un train de marchandises de Grenoble à Lyon Guillotière, tracté par la locomotive à vapeur 141 R 1187 du dépôt de Vénissieux.
  • Le , dernière circulation des autorails Decauville du Centre autorails de Grenoble avec un aller-retour Grenoble - Vif effectué par les autorails X 52006 et X 52103 encadrant deux remorques d'autorails unifiées Decauville. L'autorail X 52103, représente la première génération d'autorails diesel-électriques de France au Musée français du chemin de fer à Mulhouse.
  • Le , mise en service des turbotrains ETG entre Grenoble et Lyon-Perrache.
  • Le , le train TEE « Catalan-Talgo » Genève - Barcelone transite via Lyon au lieu de Grenoble.
  • Le , mise en service des turbotrains ETG sur Valence - Grenoble - Chambéry - Genève. Le succès est tel qu'il faut rapidement faire circuler deux rames accouplées pour faire face à la demande.
  • Le , 01/10/1978, festivités du centenaire de la ligne des Alpes avec un train spécial Grenoble - Veynes - Grenoble tracté par la locomotive diesel CC 72084 (série CC 72000) pavoisée.
  • En 1979, les turbotrains ETG en provenance de Valence et Grenoble doivent être limités en gare de Pontcharra par suite de l'affaissement du pont ferroviaire de Montmélian sur l'Isère qui ne peut être remplacé qu'en juillet 1980 par un pont provisoire du génie militaire dans l'attente de la construction d'un nouvel ouvrage. Sur le nouveau pont définitif, des emplacements pour de futurs poteaux caténaires sont prévus.
Une Caravelle, en 1981.
  • Le , le train « Catalan-Talgo » Genève - Barcelone perd sa qualité de TEE et est transformé en EC comportant les 2 classes toujours via Lyon. Création du train IC 5642/3 qui reprend le nom «Le Rhodanien », Genève - Marseille via Chambéry, Grenoble, Valence et Avignon.
  • Le , la plupart des trains Grenoble - Lyon arrivent désormais dans la nouvelle gare de Lyon Part-Dieu.
  • En 1983, des turbotrains RTG viennent renforcer les turbotrains ETG sur Grenoble - Lyon Part-Dieu.
  • Le , inauguration de l'électrification en courant 25 kV 50 Hz de la ligne de Lyon à Grenoble.
  • Le , mise en service du premier TGV commercial Paris - Grenoble.
  • En septembre 1985, mise en service des dessertes Grenoble - Rives avec l'acquisition d'une rame RRR4 acquise par le Conseil général de l'Isère.
  • Le , le train EC « Catalan-Talgo » Genève - Barcelone repasse via Chambéry et Grenoble.
  • Le , création du Comité pour un TGV France-Italie qui deviendra l'Association Européenne pour le Développement du Transport Ferroviaire (AEDTF), avec installation de son siège européen à Grenoble[4].
  • Septembre 1991 : mise en service de l'électrification en courant 25 kV – 50 Hz de la section de ligne de Grenoble à Gières, par le conseil général de l'Isère, afin de prolonger quelques trains périurbains Rives - Grenoble.
  • En 1993, dernières circulations des turbotrains ETG et RTG, sur Grenoble - Lyon Part-Dieu.
  • Le , dernier jour de circulation de l'EC « Catalan-Talgo » Genève - Barcelone via Grenoble.
  • Le , la gare de Gières-Campus est rebaptisée Grenoble-Universités-Gières pour devenir à partir de ce jour la seconde gare de l'agglomération grenobloise. Elle soulage la gare principale de Grenoble, en permettant un accès direct au domaine universitaire et au CHU de La Tronche. Création du train diurne quotidien no 5604/5 Évian-les-Bains - Valence via Annecy, Chambéry et Grenoble (et retour). Mise en service d'un TGV direct Grenoble (h) – Bruxelles (11 h 2) et retour Bruxelles (15 h 26) - Grenoble (22 h 14), avec desserte de Lyon-Part-Dieu et de Lille-Europe (reconduite le , puis supprimée ultérieurement).
  • En 1999, le train nocturne « Rhône-Océan » Lyon - Nantes est amorcé à Grenoble les fins de semaine. C'est une Sybic qui le tracte entre Lyon-Perrache (après rebroussement) et Grenoble.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La gare en 2006 vue depuis le toit du World Trade Center d'Europole.
L'ancien hall avant sa rénovation en 2016.
  • Le , la locomotive diesel CC 72059 tracte le train 4490/1 "Le Ventadour" Bordeaux - Grenoble via Clermont-Ferrand et Lyon.
  • Le , ouverture de la halte d'Echirolles.
  • Le , réouverture de la gare de Lancey, fermée en été 1996.
  • Le , dernière circulation du train diurne quotidien Évian-les-Bains - Valence via Annecy, Chambéry et Grenoble (et retour) et du train diurne Grenoble - Avignon.
  • Le , mise en service de l'horaire cadencé par la Région Rhône-Alpes avec renforcement de l'offre sur Grenoble -Lyon et Valence-Ville - Grenoble - Annecy. La création de la 3e voie en gare de Gières permet de prolonger la quasi-totalité des trains Rives - Grenoble sur la gare de Gières, soulageant ainsi la gare de Grenoble qui était saturée et offrant un accès direct a l'université aux étudiants.
  • Le , mise en service de l'horaire cadencé sur Grenoble - Veynes - Gap et création de correspondances à Veynes pour Sisteron, Aix-en-Provence et Marseille.
  • Le , voyage de présentation à la Presse des nouveaux automoteurs bimode-bicourant B 82500 entre Chambéry et Grenoble.
  • En septembre 2009, mise en service progressive des B 82500 en remplacement des X 72500 sur la ligne du Sillon Alpin, Valence - Grenoble - Chambéry - Annecy/Genève.
  • À partir du 12 décembre 2010 :
    • les trains Valence - Grenoble - Chambéry - Annecy/Genève sont partiellement dématérialisés en "Valence - Grenoble - Chambéry - Annecy" et "Grenoble - Chambéry - Genève" ;
    • apparition des « Bi-Bi » (B 82500) sur la relation Grenoble - Veynes - Gap - Briançon en période de pointe hebdomadaire.
  • En septembre 2011, un aller-retour "Valence - Grenoble - Chambéry - Annecy/Genève" est remis en place.
  • En décembre 2013, électrification en courant 25 kV – 50 Hz des sections de ligne Moirans - Romans et Gières - Montmélian. Mise en service de TGV entre Annecy et Marseille-Saint-Charles via Grenoble (3 A/R le week-end). Suppression de l'aller-retour hebdomadaire Grenoble – Nantes par TGV.
  • Depuis le 2 mai 2016, avec la disponibilité de matériel électrique suffisante, tous les trains entre Chambéry et Saint-Marcellin sont assurés par des Z 24500 et la locomotive BB 67351 du technicentre (dépôt) de Chambéry a assuré avant sa radiation, en août 2016, un ultime train à cette série de locomotives[réf. souhaitée]. Depuis, la gare de Grenoble n' est desservie que par des trains purement électriques, à l'exception des autorails X 73500 allant sur la ligne des Alpes, ainsi que les BB 75000, uniques locomotives diesel tractant des trains de produits chimiques des usines de Le Pont-de-Claix et de Jarrie, ayant totalement remplacé les BB 67000 qui assuraient auparavant cette tâche.

Travaux de modernisation de 2014 à 2017[modifier | modifier le code]

Après une période de concertation publique, le chantier de modernisation de la gare SNCF de Grenoble, ainsi que la construction d'une nouvelle gare routière, ont été lancés dès l'été 2014[5]. Ces travaux comprennent un prolongement du passage souterrain sud, une nouvelle entrée de gare côté Europole vers la place Robert-Schuman, une nouvelle zone d'accueil pour les taxis, une refonte du hall de vente et de l'espace billetterie, une nouvelle gare routière de vingt quais disposant de son propre bâtiment, dont le rez-de-chaussée sert d'espace d'attente des voyageurs et l'étage est affecté à l'exploitation et aux conducteurs.

La gare comprend également deux silos à vélos d'une capacité totale de 2 000 places en consigne automatique, conçus par Altinnova et réalisés sur quatre niveaux accessibles par ascenseurs et une rampe de circulation. Ce système, unique en France, constitue son plus important parc de stationnement gratuit de vélos.

A cette occasion est également créée une maison du vélo de 300 m2 accueillant une agence métrovélo, le service de location et de consigne de vélos de Grenoble Alpes Métropole, ainsi que quatre nouveaux commerces, des espaces végétalisés et des espaces parkings réaménagés.

Après 32 mois de travaux, l'ensemble du pole gare est inauguré le 14 février 2017 en présence du directeur de gares et connexions de la SNCF[6],[7].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Desserte[modifier | modifier le code]

Les quais avant rénovation de 2016.

Reliée par le TGV à Paris en h 55 min, la gare de Grenoble est surtout un important nœud ferroviaire régional, au croisement des trois branches de l'« Y grenoblois », en provenance de Lyon-Part-Dieu et de Valence-Ville (branche Nord-ouest), de Chambéry-Challes-les-Eaux (branche Nord-est) et de Gap (branche Sud).

En tout, l'agglomération grenobloise compte sept autres gares, en l'occurrence celles d'Échirolles, de Grenoble-Universités-Gières, de Jarrie-Vizille, de Pont-de-Claix, de Saint-Égrève-Saint-Robert, de Saint-Georges-de-Commiers et de Vif.

TGV[modifier | modifier le code]

Les liaisons par TGV desservant cette gare sont :

TER[modifier | modifier le code]

Terminus d'un TER en rame tractée, venant de Chambéry, en 2009.
Un TER pour Rives attend son départ.

Les liaisons régionales (réseau TER Rhône-Alpes) desservant Grenoble sont :

La ligne des Alpes, qui relie Grenoble à Veynes - Dévoluy, Gap et Briançon, permet des correspondances en gare de Veynes pour Sisteron, Manosque, Aix-en-Provence et Marseille.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Réseau TAG (station et arrêts « Gares ») :

Gare routière :

  • Réseau départemental Transisère ;
  • Transaltitude, réseau Transisère direct vers les stations de ski (circule qu'en période hivernale) ;
  • Actibus "Aéroport Grenoble-Isère ↔ Grenoble" ;
  • Satobus "Aéroport Lyon Saint-Exupéry ↔ Grenoble" ;
  • Aérocars "Aéroport Genève Cointrin ↔ Chambéry ↔ Grenoble" ;
  • LER PACA "Briançon ↔ Grenoble".

Dépôt de Grenoble et Centre Autorails[modifier | modifier le code]

La capitale des Alpes a été dotée d'un important dépôt de locomotives ayant compté jusqu'à 130 locomotives hébergées sous 3 rotondes. Grenoble possédait aussi un Centre Autorails qui a, depuis 1972, été transformé en dépôt relais de Chambéry. L'arrivée du diesel et la fin de la traction à vapeur a condamné le dépôt de Grenoble avec l'arrivée des BB 66000, BB 67000 et A1AA1A 68000 basés dans les dépôts voisins de Vénissieux, Portes-lès-Valence et de Chambéry. Le Centre Autorails se voyait également condamné par l'arrivée des X 2800 basés à Lyon-Vaise.

Le dépôt[modifier | modifier le code]

Il possédait à l'origine une petite remise avec plaque tournante pour la Compagnie du Dauphiné. Le PLM y ajouta une rotonde couverte complète (démolie en 1965) avec plaque tournante, une rotonde de type G (en demi-lune) avec plaque tournante et un atelier de levage. Le dépôt était situé dans la partie Nord-ouest du triangle situé entre les voies de la gare de Grenoble, le canal de Fontenay (aujourd'hui rue Félix-Esclangon) et la rue Pierre-Sémard. Lorsque le dépôt de Grenoble est devenu relais en 1972, il a hébergé, jusqu'à sa démolition, des locomotives de passage des dépôts voisins. Le dépôt de Grenoble a été supprimé en 1978 pour y accroître la zone des marchandises située jusqu'alors dans la partie sud du triangle. Aujourd'hui les terrains sont occupés par le quartier de la Cité Internationale au nord du Palais de Justice. C'est l'ancienne remise de la Compagnie du Dauphiné qui a été démolie en dernier car elle avait bénéficié d'un sursis, ayant été louée à un industriel pour stocker de la pâte à papier. L'ensemble des installations de garage des locomotives a été transféré dans les anciennes installations du Centre Autorails de Grenoble qui est aujourd'hui un dépôt relais du dépôt titulaire de Chambéry.

Locomotives à vapeur[modifier | modifier le code]

  • 040 TC, du dépôt de Grenoble, locomotives de manœuvre, jusqu'en 1967
  • 141 C, du dépôt de Grenoble, locomotives mixte de ligne, de 1923 à 1939
  • 141 D, du dépôt de Grenoble, locomotives mixte de ligne, de 1923 à 1954
  • 141 E, du dépôt de Grenoble, locomotives mixte de ligne, de 1939 à 1967
  • 141 F, du dépôt de Grenoble, locomotives mixte de ligne, de 1939 à 1967
  • 141 P, du dépôt de Grenoble, locomotives mixte de ligne, de 1942 à 1954
  • 141R, du dépôt de Grenoble, locomotives mixte de ligne, de 1946 à 1967.
  • 141R, du dépôt de Vénissieux, locomotives mixte de ligne, de 1946 à 1973.

La 141R 1187 du dépôt de Vénissieux a tracté le dernier train régulier de marchandises entre Grenoble et Lyon le 10/01/1973 et est conservée au Musée français du chemin de fer à Mulhouse.

Locomotives diesels[modifier | modifier le code]

  • BB 63000, du dépôt de Grenoble, locomotives de manœuvre, de 1960 à 1972.
  • Y 7100, du dépôt de Grenoble, locotracteurs de manœuvre, de 1960 à 1972.
  • Y 7400, du dépôt de Grenoble, locotracteurs de manœuvre, de 1970 à 1972.
  • Y 8100 du dépôt de Chambéry de 1973 à nos jours.
  • BB 66000 du dépôt de Vénissieux de 1966 à 1975
  • BB 67000 des dépôts de Vénissieux et de Chambéry de 1963 à 1975.
  • BB 67300 du dépôt de Chambéry de 1975 à nos jours.
  • CC 72000 des dépôts de Vénissieux (de novembre 1968 à 1990) puis de Nevers (de 1990 à 1996).
  • BB 75000 du dépôt d'Avignon, en service actuellement pour le fret.

Locomotives électriques[modifier | modifier le code]

  • BB 25200 du dépôt de Vénissieux (depuis 1985,à 2011).
  • BB 25500/600 du dépôt de Vénissieux (de 1978 à 2007).
  • BB 22200 des dépôts de Vénissieux ; Dijon et Chambéry en service actuellement.
  • BB 26000 du dépôt de Dijon (sur le Metz – Grenoble uniquement jusqu'en 2007, et à nouveau sur quelques autres trains depuis 2009).

Automotrices et automoteurs[modifier | modifier le code]

  • X 2800 du dépôt de Lyon-Vaise de 1962 à 2007.
  • X 4200 du dépôt de Marseille-Blancarde de 1959 à 1975.
  • X 4500 du dépôt de Lyon-Vaise de 1972 à 1976.
  • Turbotrains ETG du dépôt de Vénissieux, de 1975 à 1993.
  • Turbotrains RTG du dépôt de Vénissieux, de 1985 à 1993.
  • Z2 bicourants du dépôt de Vénissieux (transférées en Savoie).
  • Z 23500 du dépôt de Vénissieux, en service actuellement.
  • Z 24500 du dépôt de Vénissieux, en service actuellement.
  • X 72500 du dépôt de Lyon-Vaise, de 1998 à 2009.
  • X 73500 du dépôt de Lyon-Vaise, de 1999 à ce jour.
  • B 82500, bimode-bicourant du dépôt de Lyon-Vaise, de 2009 à ce jour.

Le Centre Autorails[modifier | modifier le code]

Créé le 01/07/1935, par le PLM, il hébergea des autorails Michelin, Decauville et Berliet. Il ferma en 1973 avec la radiation des autorails Decauville X 52000 et X 52100 qui ont effectué toute leur carrière à Grenoble. Aujourd'hui, ses installations servent de dépôt relais et d'entretien pour les engins moteurs de passage.

Autorails[modifier | modifier le code]

  • ZZR 1 et 2 Michelin, dites Michelines, du dépôt de Grenoble, (jusqu'au 20/09/1935, puis transfert à Besançon).
  • ZZP 1 à 9 Decauville du dépôt de Grenoble, transformés en 1953, réimmatriculés en 1962 dans la série X 52000 (52001 à 52009) de 1936/1937 à 1973, sauf le 52009 radié à la suite d'un bombardement à Romans en 1945.
  • BE 3000 Berliet du dépôt de Grenoble, en 1937 avec 2 exemplaires de la série BE 3001 à 3014.
  • BE ZZDM autorails fourgons Berliet du dépôt de Grenoble, en 1937 avec les 4 exemplaires de la série BE ZZDM 101 à 104.
  • XDC 2101 à 2109 Decauville du dépôt de Grenoble, réimmatriculés en 1962 dans la série X 52100 (52101 à 52110) de 1945 à 1973, sauf l'X 2107 détruit par collision avec une locomotive à vapeur 242 T près de Veynes en 1946. L'autorail X 52103 du Centre Autorails de Grenoble est conservée au Musée français du chemin de fer à Mulhouse.
  • X 2400 en 1955 à 1958 avec les X 2410, X 2414 et X 2445 du dépôt de Grenoble. Un quatrième autorail de cette série fut également muté à Grenoble de 1957 à 1958.
  • X 2400 du dépôt de Lyon-Vaise de 1957 à 1963.
  • X 2700 du dépôt de Lyon-Vaise de 1959 à 1973.
  • X 2770 du dépôt de Lyon-Vaise de 1964 à 1973.
  • X 2800 du dépôt de Lyon-Vaise de 1962 à 1973.
  • X 4200 du dépôt de Marseille-Blancarde de 1959 à 1973.
  • X 4300 du dépôt de Lyon-Vaise de 1969 à 1971.
  • X 4500 du dépôt de Lyon-Vaise de 1972 à 1973.
  • X 72500 du dépôt de Lyon-Vaise, de 1998 à 2009.
  • X 73500 du dépôt de Lyon-Vaise, de 1999 à ce jour.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fréquentation en gares – Grenoble », sur SNCF Open Data, traitement du 10 février 2017 (onglet informations) (consulté le 13 avril 2017).
  2. Jean-Marie Guétat, William Lachenal, et Georges Muller, Du Tram au TAG, La Vie du Rail, (ISBN 2902808275).
  3. La Vie du rail magazine no 3323 () : « Bonnes feuilles », photo légendée de la p. 49.
  4. www.aedtf.org
  5. Site de la ville de Grenoble sur le chantier de la nouvelle gare
  6. sncf.com du 14 février 2017, Nouvelle gare SNCF de Grenoble : plus confortable et plus pratique !
  7. Claude Ferrero, « Grenoble met en service sa gare modèle : Le nouveau pôle d'échange intermodal de la ville devra répondre à une forte fréquentation. Il s'impose en France comme le premier site de stationnement de vélos avec 2000 places », Ville, Rail & Transports, no 597,‎ , p. 14 (ISSN 2269-4544).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La France des gares, collection Guides Gallimard, 2001.
  • Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, Éditions N.M., Paris, 1969 ; 1978.
  • Lucien Maurice Vilain, L'évolution du matériel moteur et roulant de la Cie Paris-Lyon-Méditerranée (PLM), Éditions Vincent - Fréal et Cie, 1971.
  • Jean-Marie Guétat, William Lachenal et Georges Muller, Du Tram au TAG, Éditions La Vie du Rail, 1987
    Ouvrage relatant l'histoire des transports dans l'agglomération grenobloise.
  • Henri Boyer et Patrice Bouillin, Les Voies ferrées du Dauphiné, éd. P. Bouillin, Grenoble, 1983.
  • Jean-Chaintreau, Jean Cuynat et Georges Mathieu, Les Chemins de fer du PLM, Éditions La Vie du Rail et La Régordanne, 1993.
  • Patricia et Pierre Laederich, André Jacquot et Marc GaydaHistoire du réseau ferroviaire français, Éditions de l'Ormet, Valignat, 1996.
  • Maurice Mertens et de Jean-Pierre Malaspina, La légende des Trans-Europ-Express (TEE), Éditions LR-Presse, 2007.
  • Bernard Collardey et André Rasserie, Les 141 P, de valeureuses Mikado, Éditions La Vie du Rail, 1999.
  • Bernard Collardey et André Rasserie, Les 141R, ces braves américaines, Éditions La Vie du Rail, 1981.
  • Patrice Bouillin, William Lachenal, André Presle et Denis Vuagnoux, Les dernières locomotives à vapeur d'Europe, Grenoble, P. Bouillin, , 4-51 p..
  • Revue : Le Train, avec numéro hors série "Les archives du PLM", tome 1, l'histoire de la Compagnie des origines à 1899, par Jean-Marc Dupuy, 2008.
  • Revue : Le Train, avec numéro spécial 57 - 1/2009 "Les trains des Alpes", par Jean Tricoire, avril 2009.
  • Revue : Voies ferrées, article de William Lachenal sur « La saga des Nez de cochon » sur les autorails Decauville" des séries X 52000 et X 52100 du Centre Autorails de Grenoble, no 1, septembre-octobre 1980.
  • Revue : Voies ferrées, article sur les autorails panoramiques de la série X 4200, no 10, mars-avril 1982.
  • Revue : Voies ferrées, article de William Lachenal sur "Les atouts d'un raccordement" (CEVA) avec présentation de la ligne du "Sillon Alpin" de Valence à Genève via Grenoble, no 11 de mai-juin 1982.
  • Revue : Connaissance du Rail, article de William Lachenal sur « Le "Sillon Alpin" ligne Valence - Grenoble - Genève », p. 42-51, numéro 302-303, octobre-novembre 2006.
  • Revue : Voies ferrées, avec article « Un nom, un train : Le Rhodanien », par Jean-Pierre Malaspina, p. 48-49, no 167, mai-juin 2008.
  • Journal : Le Dauphiné libéré hors-série "Mémoire d'ici" no 9, juin 2002, "la grande épopée du rail" dans la région Rhône-Alpes.
  • Quotidien Le Dauphiné libéré : différents articles sur le rail et la gare de Grenoble, de 1955 à 2008.
  • Hebdomadaire : La Vie du rail : plusieurs articles de 1955 à 2008, dont ceux sur le rail à Grenoble de 1967 et 1968.
  • Indicateurs horaires SNCF de 1938 à 2005.
  • Archives de l'ancien dépôt de Grenoble des origines à 1970.
  • Documents émis par : AEDTF, SNCF, RFF, Archives de l'ancien dépôt SNCF de Grenoble, Région Rhône-Alpes, Conseil Général de l'Isère, Le Dauphiné libéré, La Vie du rail, Voies Ferrées, Le Train, Connaissance du Rail, Rail Passion, Histoire du réseau ferroviaire français, etc.

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