Fontanil-Cornillon

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Fontanil-Cornillon
Fontanil-Cornillon
Vue générale de Fontanil-Cornillon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Grenoble-2
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Stéphane Dupont-Ferrier
2016-2020
Code postal 38120
Code commune 38170
Démographie
Population
municipale
2 735 hab. (2015 en diminution de 2,95 % par rapport à 2010)
Densité 497 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 22″ nord, 5° 39′ 57″ est
Altitude 204 m
Min. 196 m
Max. 1 240 m
Superficie 5,5 km2
Localisation

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Fontanil-Cornillon
Liens
Site web www.ville-fontanil.fr

Fontanil-Cornillon, également appelée Le Fontanil-Cornillon[1], est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes et faisant partie de Grenoble Alpes Métropole. Ses habitants sont appelés les Fontanilois.

Située à 10 minutes de Grenoble, au pied de la Chartreuse, la commune du Fontanil-Cornillon compte environ 2 800 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama depuis la Ferme Durant (Fontaine) : Fontanil-Cornillon à droite et Voreppe.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Fontanil-Cornillon, de par sa situation, se trouve à un peu plus de 3 heures et 575 km de Paris (avec un TGV Grenoble - Paris direct) et à seulement 300 km de Marseille, soit à moins de 3 heures de la mer par l'autoroute (A7), ou encore, à 350 km de Nice. En outre, les massifs de Belledonne, de la Chartreuse et de l'Oisans ne sont quant à eux qu'à quelques lacets de la commune...

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le Fontanil-Cornillon est limitrophe de la ville de Saint-Égrève, chef-lieu du canton du Fontanil. Au niveau du quartier de la Croix de la Rochette, le Fontanil-Cornillon a pour voisine la ville de Voreppe qui appartient au canton de Voiron. Troisième commune juxtaposée au Fontanil-Cornillon : le Mont-Saint-Martin, petit village de montagne. De l'autre côté de l'Isère, le Fontanil-Cornillon a pour voisin le village de Noyarey et ses espaces naturels remarquables.


Communes limitrophes de Fontanil-Cornillon
Voreppe Mont-Saint-Martin
Noyarey Fontanil-Cornillon Proveysieux
Saint-Égrève
Carte de la commune de Fontanil-Cornillon et des communes limitrophes.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le calcaire du Fontanil est un calcaire bicolore de type bioclastique. Il fut exploité dans la région dès le XIVe siècle pour fournir les pierres de construction de Grenoble. Il se retrouve dans les falaises de la Chartreuse où on distingue encore la présence d'anciennes carrières[2].

Le rocher du Cornillon, partie du massif de la Chartreuse, est un éperon rocheux qui avance dans la plaine.

Transports[modifier | modifier le code]

À l'automne 2015, la commune accueille le terminus de la ligne E du tramway de Grenoble.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le rocher du Cornillon ont été trouvés les restes de deux occupations préhistoriques, une de la fin du Néolithique (IIIe millénaire av. J.-C.) et l'autre de l'âge du Bronze final (Xe/VIIIe siècle av. J.-C.)[3].

Fontanil vient de Fontus, dieu des sourcess et de Janus.

Au fil des siècles, Fontus donna le mot latin fontana, la source. Depuis l'Antiquité, l'eau a marqué l'histoire du Fontanil.

Gravure du monastère Saint-Robert-de-Cornillon dans le livre Monasticon Gallicanum du XVIIe siècle .

Cornillon évoque la racine cor, un rocher d'où la vue s'étend au loin, un belvédère. Sur ce rocher a existé durant tout le Moyen Âge une forteresse.

Au Moyen Âge, Cornillon est chef-lieu de mandement. L'enquête de 1339 précise les familles nobles qui ont une résidence dans le château, de celles qui en sont dépourvues et de celles qui ne résident pas sur le territoire : « nobiles non residentes qui tamen habent domicilia in castris »[4].

Au XIIe siècle, dépendent de ce mandement entre autres les paroisses de Mont-Saint-Martin, Proveysieux, Quaix-en-Chartreuse, Sarcenas et Le Sappey-en-Chartreuse. En son centre s'élève le château de Cornillon, cité avec sa chapelle au XIe siècle, dressé sur le rocher éponyme par Guigues-le-Gras, comte d’Albon. Il protégeait Grenoble contre les attaques savoyardes. La forteresse fut démolie sur ordre d'Henri IV car elle était devenue place protestante[5].

Sont également érigés une église paroissiale et le monastère de Saint-Robert-de-Cornillon relevant de l’abbaye de la Chaise-Dieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1942 1965 Joseph Magnin    
1965 1977 Georges Masson    
mars 1977 mars 1983 Michel Prudhomme    
mars 1983 juin 2016 Jean-Yves Poirier UMP-LR Retraité
juin 2016 en cours Stéphane Dupont-Ferrier LR Cadre administratif et financier
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune est Champion Rhône-Alpes de l’environnement en 1986.

Elle s'est distinguée en 2009 avec le premier prix de l’originalité dans le cadre du palmarès « Fleurissement, paysage et développement durable ».

En mars 2017, la commune confirme le niveau « trois fleurs » au concours des villes et villages fleuris, qu'elle obtient depuis 2003 ; ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[6],[7].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2015, la commune comptait 2 735 habitants[Note 1], en diminution de 2,95 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
443399405508655668652621588
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
612599567584534533502465466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
436366345331381417400420524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
5861 1231 4541 6822 0792 4542 6142 8182 735
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Médias[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Fontanil-Cornillon a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[13].

Le village additionne aussi les prix suivants :

  • Trophées de la communication en 2003
  • Première commune à informer ses habitants par SMS des évènements et à mettre internet dans la rue.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Il y a une volonté de mettre la culture dans la rue. En se promenant on y trouve des « livres chevalets » esthétiques et originaux mais aussi présentant l’avantage d’être supports d’informations, historiques et communales. Les différents symposiums de sculptures organisés ont laissé des traces à travers les œuvres restées en place. Des fresques, des bas reliefs, sur le thème de la transmission du savoir jalonnent tout le village. Il est vrai qu’il y a un projet de « village du livre » en cours de réalisation et tout concourt à le dessiner petit à petit.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les ruines du château fort de Cornillon[14] : le rocher du Cornillon servait de défense naturelle au château du seigneur du Dauphiné. Il fut pris par le Duc de Lesdiguières en 1589 et détruit peu après. Aujourd'hui il reste quelques morceaux du rempart et de la citerne d’eau. Une maquette du château féodal (réalisée par l'AVIPAR) est exposé à la médiathèque[15].
  • Le jardin ethnobotanique[16]
  • au lieu-dit Claretière, on trouve la maison forte de Claret, transformée en exploitation agricole[14]
  • La maison forte de la Garde[14]
  • Plusieurs bâtiments anciens[14]
  • Les sculptures en plein air.
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption, de la paroisse Saint-Martin du Néron.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La médiathèque.
  • La médiathèque
  • L'espace Claretière, espace multifonctionnel
  • L'Atrium, espace d'échanges et de rencontres
  • L'école de musique

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

  • Le rocher du Cornillon
  • la grotte de la Lutinière, ou fontaine de la Lutinière, à 250 m à peine de la mairie, conduit à un lac souterrain ; en cas de pluie la grotte est noyée[14]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bach, comique troupier né à Fontanil-Cornillon et enterré sur la commune ; une rue porte son nom, rue Bach, à proximité de la mairie.
  • Alban Fagot, député de l'Isère

Sport[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un stade de rugby baptisé récemment stade "Vincent Clerc" en hommage à l'actuel joueur toulousain qui a vécu ses débuts en tant que rugbyman à Grenoble, le Rugby-Club Chartreuse-Néron évolue sur ce stade qui est accolé au gymnase Lionel Terray, récemment refait à neuf.

Un complexe sportif, constitué de deux terrains de football (un en herbe et un en terre battue), est mis à la disposition du 2 Rochers Football Club, et de quatre terrains de tennis en béton poreux gérés par le club de tennis du Fontanil.

Des départs de randonnées se font depuis le Fontanil sur la Chartreuse en direction du mont Saint-Martin et des différents sommets alentour.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cette forme est notamment utilisée sur le site officiel de la commune.
  2. Stephane Revel, « Les calcaires du Fontanil / Limestones Fontanil », sur Patrimoine du Dauphiné, (consulté le 22 janvier 2917)
  3. Aimé Bocquet, Isère pré et protohistorique, Gallia Préhistoire, 1969-1, p. 257 [1]
  4. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe siècle, Picard, 2007, (ISBN 9782708407701), p. 33.
  5. Histoire des communes de l'Isère 1988 Reboul imprimerie.
  6. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).
  7. Les villes et villages fleuris Fontanil Cornillon sur le site officiel des Villes et villages fleuris, consulté le 20 juillet 2014.
  8. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  14. a, b, c, d et e Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 284-289
  15. « Le Rocher du Cornillon et les coteaux », sur ville-fontanil.fr
  16. Un jardin ethnobotanique au cœur du Fontanil-Cornillon, www.ville-fontanil.fr