Le Bourg-d'Oisans

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le Bourg-d'Oisans
Le Bourg-d'Oisans
Le Bourg-d'Oisans ; au fond le massif des Grandes Rousses et l'Alpe d'Huez
Blason de Le Bourg-d'Oisans
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oisans
(siège)
Maire
Mandat
Guy Verney
2020-2026
Code postal 38520
Code commune 38052
Démographie
Gentilé Bourcats
Population
municipale
3 286 hab. (2019 en augmentation de 1,58 % par rapport à 2013)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 21″ nord, 6° 01′ 49″ est
Altitude 720 m
Min. 701 m
Max. 3 121 m
Superficie 35,75 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Le Bourg-d'Oisans
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de l'Oisans-Romanche
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Le Bourg-d'Oisans
Géolocalisation sur la carte : Isère
Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Le Bourg-d'Oisans
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Bourg-d'Oisans
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Bourg-d'Oisans
Liens
Site web www.bourgdoisans.com

Le Bourg-d'Oisans (prononcé [lə buʁ dwa.zɑ̃]) est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette commune appartient à l'Oisans, dans les Alpes françaises.

Le Bourg-d'Oisans fait partie du Parc national des Écrins.

Ses habitants sont appelés les Bourcats[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans.
Vue générale du bourg principal, prise depuis le nord-est en direction du sud-ouest.

Le Bourg-d'Oisans occupe une position centrale dans une plaine d'altitude issue d'un ancien lac, où se rejoignent les six vallées de l'Oisans[3] (vallées de la Romanche — à laquelle aboutit celle du Ferrand un peu en amont de la plaine d'Oisans —, du Vénéon, de la Lignarre, de la Sarenne et de l'Eau d'Olle). Le village est traversé par la Romanche quelques kilomètres en aval des gorges de l'Infernet. La plaine du Bourg-d'Oisans est bordée par le massif des Grandes Rousses au nord et au sud par le massif du Pelvoux. La plaine s'étend sur plusieurs kilomètres à une altitude d'environ 730 mètres. Les structures géologiques de la vallée du Bourg-d'Oisans sont très visibles (plis, chevauchements, failles normales) ; la minéralogie est riche et variée.

L’accès à la plaine du Bourg-d'Oisans s'effectue notamment par la route départementale 1091, qui relie Grenoble dans le département de l'Isère à Briançon dans le département des Hautes-Alpes et, un peu plus loin, à l'Italie par le col du Montgenèvre[3].

Le département isérois est découpé en 13 territoires, dont celui de l'Oisans, qui correspond aussi au canton de l'Oisans et à la communauté de communes de l'Oisans[4]. En outre, le bassin de vie de l'Oisans, dont le Bourg-d'Oisans est le centre en matières de services publics notamment, s'étend jusqu'au canton de La Grave, situé non pas en Isère mais dans les Hautes-Alpes[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte topographique de l'Oisans et situation du Bourg-d'Oisans dans celui-ci.

Superficie[modifier | modifier le code]

Paysages[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans est marqué par un territoire montagneux qui prend place sur 4/5 de celle-ci ; son plus haut point est le Pic du Clapier du Peyron, qui culmine à 3 048 m[4]. La vallée qu'occupe la commune est une ancienne vallée glaciaire ; à notre époque, elle comporte un fond plat encadré de falaises, dont certaines présentent à la vue des roches plissées[6], et de massifs montagneux[4]. Au nord, se trouve le massif des Grandes Rousses, au sud, celui du Pelvoux (aussi nommé massif des Écrins) ; plusieurs vallées aboutissent dans celle-ci[6]. La vallée du Bourg-d'Oisans est plus large que les vallées qui lui donnent accès, avec une largeur moyenne d'un peu moins de 2 km et son profil en U plutôt qu'en V[6] ; elle est encadrée à l'est par le massif des Grandes Rousses et à l'ouest par celui du Taillefer[4]. La plaine s'étend en longueur sur une dizaine de kilomètres[4]. En fond de vallée, une grande part des champs sont cernés de haies bocagères et de fossés servant au drainage de la plaine, sur une trame de maille rectangulaire, dans laquelle s'insère la ligne droite de la route départementale 1091[6]. Un cône de déjection au pied de la falaise du Pré-Gentil (altitude du sommet : 1938 m) accueille le bourg principal de la commune[4].

Le paysage bourcat est marqué par son cadre montagnard mais aussi par la diversité qui le compose[6],[4]. Lorsqu'on circule le long de la vallée, on note plusieurs séquences paysagères, dont la plaine bocagère des Sables, la plaine habitée du bourg, la vallée du Vénéon et les massifs montagneux[4]. Toutefois, le paysage agricole est quelque peu grignoté par l'urbanisation qui s'étend quelque peu hors des hameaux[6]. Enfin, la présence de l'eau marque fortement le paysage bourcat, tant par les rivières, les canaux et fossés de drainage que par la végétation[4].

Canal de Bourg d'Oisan

Géologie[modifier | modifier le code]

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

En 2014, plusieurs sites géologiques remarquables sont classés à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[7] :

  • la résurgence de la nappe captive dite « Sources de la Rive » est un site hydrogéologique remarquable aux lieux-dits de Les Grandes Sources et Les petites Sources. Elle est classée « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  • la « paroi plissée de la "Paute" », au lieu-dit de La Paute et le Puy, est un site d'intérêt tectonique de 17,42 hectares, classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique ».

Hydrogéologie (eaux souterraines)[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le cours d'eau principal traversant la commune est la Romanche ; plusieurs cours d'eau secondaire s'y jettent, tels que le Vénéon, la Rive, le Torrent de la Lignarre, la Sarenne et l'Eau d'Olle[5].

Il existe dans la plaine du Bourg-d'Oisans un réseau pluriséculaire de canaux d'irrigation et béalières[5].

La commune comporte plusieurs lacs, dont le lac du Lauvitel[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans a un site abrité de certains phénomènes météorologiques[3]. La plaine est un lieu qui a, au XXe siècle, un climat propice à l'agriculture[3].

Dans les années 1960, la commune reçoit en moyenne un mètre d'eau annuel, avec des précipitations réparties de manière assez uniforme sur les quatre saisons de l'année, l'été et l'hiver étant cependant un peu plus arrosés que le printemps et l'automne[3]. Ce niveau de précipitations est relativement bas par rapport à celui d'autres communes des montagnes iséroises, mais il profite à l'agriculture[3].

Dans les années 1960 également, la plaine du Bourg-d'Oisans connaît des températures moyennes annuelles situées entre 8,5 et 9 degrés Celsius[3]. Elle reçoit beaucoup de soleil en été, saison qui y dure de juillet à septembre compris, et bénéficie d'un automne doux[3]. En hiver, par contre, les températures sont basses (moins de zéro degrés Celsius de moyenne pour le mois de janvier) et la plaine enclavée connaît des phénomènes d'inversion de températures[3]. Ces derniers entraînent des brouillards en automne et en hiver, ainsi que la formation de gel[3]. Le Bourg-d'Oisans a des hivers enneigés, bien qu'il aie connu au XXe siècle des hivers non enneigés, dont en 1917, 1919 et 1920, en ce qui concerne la première moitié de ce siècle[3].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans fait partie du Parc national des Écrins[4]. La commune, dont le territoire est en grande partie montagneux, comporte plusieurs espaces naturels remarquables, dont le site inscrit à l'inventaire supplémentaire des sites inscrits du Lauvitel (depuis 1941) et la réserve intégrale attenante[4]. La plaine de l'Oisans, située à une altitude de 720 m, est la plus haute plaine agricole d'Europe[4]. Cette plaine comporte un bocage[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Les premiers lacets de la montée vers l'Alpe d'Huez et Le Bourg d'Oisans

Le Bourg-d'Oisans est un centre névralgique pour le territoire de l'Oisans, lieu de circulation et d'échanges où se rejoignent les vallées de ce territoire[4]. L'axe de circulation principal qui traverse la commune du Bourg-d'Oisans est la route départementale 1091 (RD 1091), autrefois route nationale 91 ; celle-ci relie Grenoble à Briançon en passant par Le Bourg-d'Oisans[5]. Un réseau de routes départementales relie la RD 1091 à d'autres communes et territoires, à partir de celle du Bourg-d'Oisans[5]. Parmi les principaux axes de ce type, la route départementale 526 (ancienne route nationale 526) part du hameau de Rochetaillée vers la commune voisine d'Allemond, remonte la vallée de l'Eau d'Olle, longe le barrage de Grand'Maison, puis aboutit en limite du département isérois à la route départementale 926 du département français de la Savoie ; par ailleurs, cette même RD 526 part du hameau de La Paute et remonte la vallée du torrent de la Lignarre vers les communes d'Oulles, Ornon, puis plus haut vers Chantepérier, Entraigues, puis Valbonnais[5]. La route départementale 211 part de la RD 1091 au niveau du bourg principal du Bourg-d'Oisans pour monter vers La Garde, Huez et l'Alpe-d'Huez ; elle comporte la route connue dans l'univers du Tour de France cycliste comme « montée de l'Alpe d'Huez »[5]. Dans la partie sud de la commune du Bourg-d'Oisans, la route départementale 530 relie la RD 1091 à la vallée du Vénéon, avec Vénosc (devenue une partie de la commune des Deux-Alpes), Saint-Christophe-en-Oisans et La Bérarde[5]. D'autres routes départementales de moindre importance, routes communales et voiries de moindre ampleur sillonnent le territoire[5].

La Voie verte Oisans, qui accueille notamment piétons et cycles, a été créée dans la commune ; elle relie Allemond à Vénosc en traversant la plaine du Bourg-d'Oisans[8]. Cette voie verte a reçu le label « Tour de France » en 2019[8]. En outre, le schéma départemental cycliste de l'Isère prévoit la réalisation de davantage de pistes et bandes cyclables suivant la RD 1091[4].

Le Bourg-d'Oisans est également parcouru par le sentier de grande randonnée 54 (GR 54), le sentier de grande randonnée 50 (GR 50) et d'autres sentiers de randonnée pédestre[5].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Gare routière au bourg principal, en 2017.

La commune est traversée par plusieurs lignes d'autocar, dont une ligne du réseau « Ligne express régional » (Zou bus - LER 35) reliant Grenoble à Briançon par l'Oisans[9].

Des lignes du réseau de bus départemental « Itinisère » permettent aussi de desservir le Bourg-d'Oisans ; l'une d'elles relie la commune à Grenoble en 1 heure 30, d'autres la relient notamment à Allemond et Vaujany, ou à l'Alpe d'Huez, ou aux Deux-Alpes, ou à Vénosc et La Bérarde[9]. Des navettes relient la commune à certaines de ses voisines, certaines uniquement à certaines périodes de l'année[9]. L'hiver, plusieurs lignes de bus « Transaltitude » complètent l'offre de transports en commun et relient la commune à certaines de ses voisines[9].

Le bourg principal comporte une gare routière. Dans les années 2010-2020, un projet de création d'un pôle d'échange multimodal est émis[4]. Sur les communes voisines d'Allemond et Vénosc, il existe des ascenseurs valléens reliant à certaines communes d'altitude[9].

Il a existé un tramway des Voies ferrées du Dauphiné (VFD) reliant Vizille au Bourg-d'Oisans à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, mais celui-ci n'existe plus ; aucune ligne ferroviaire ne dessert la commune.

Diagnostic transports[modifier | modifier le code]

Dans les années 2010, un « diagnostic transport » relève 32 000 déplacements par jour dans l'Oisans, la plupart internes à celui-ci[4]. Les déplacements effectués en voiture représentent 54 % de l'ensemble des déplacements[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[10],[11],[12]. Elle appartient à l'unité urbaine du Bourg-d'Oisans, une unité urbaine monocommunale[13] de 3 278 habitants en 2017, constituant une ville isolée[14],[15]. La commune est en outre hors attraction des villes[16],[17].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (77,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (34 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (25,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15,5 %), prairies (12,8 %), zones agricoles hétérogènes (6,2 %), zones urbanisées (3,3 %), eaux continentales[Note 2] (2,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,5 %)[18].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Rue du Général De Gaulle, dans le centre bourg.

En plus du bourg principal, aussi nommé le centre, la commune comporte plusieurs lieux-dits, hameaux et écarts : Rochetaillée, le Rafour, les Sables, la Paute, Bassey, les Essoulieux, Sarenne, le Vert, Saint-Claude, le Vernis, les Alberges, les Gauchoirs et le Couard.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le bourg principal du Bourg-d'Oisans est historiquement bâti sur le cône de déjection du torrent Saint-Antoine, le mettant ainsi à l'abri des inondations touchant la plaine[3]. Le Vieux Quartier est situé en son centre et se compose de pâtés de maisons séparés de ruelles étroites ; parmi ces demeures, existent encore les vestiges de granges agricoles[3]. Trois rues plus larges bordent ces îlots, elles accueillent notamment des commerces[3]. Une urbanisation plus récente relie le quartier ancien à la rive de la Romanche, plus à l'est, suivant le cours de la route principale[3] (avant la déviation de contournement du bourg qui date de la fin du XXe siècle ou du début du XXIe siècle). En amont du quartier ancien, le bourg a également connu un agrandissement, gagnant les pentes de la montagne avec le quartier du Belvédère, qui accueille aussi le collège[3]. De l'autre côté de la Romanche par rapport au bourg, se trouvent, dès les années 1960, quelques villas[3].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, Le Bourg-d'Oisans compte 1 872 logements[4]. En 2012, l'Insee indique que la commune comporte 2 154 logements ; ceux-ci sont répartis entre résidences principales (1 363 logements), résidences secondaires (504 logements) et logements vacants (287 logements)[4]. En 2012, les maisons représentent 57,9 % des logements de la commune, contre 33,9 % pour les appartements[4]. En ce qui concerne les résidences principales, il y a davantage de propriétaires que de locataires[4]. Le logement locatif aidé (habitations à loyer modéré : HLM) représente pour sa part environ 9,5 % du parc de logements, avec une demande de ce type de logements relativement faible[4]. En outre, une partie de la population a une activité professionnelle saisonnière, ce qui a un impact sur les choix de logement de certains (plutôt en station pour les travailleurs temporaires, plutôt sur le Bourg-d'Oisans pour les habitants permanents pluriactifs)[4]. Par ailleurs, entre 1999 et 2009, le taux de construction de nouveaux logements est de 19,9 % ; les constructions sont aussi sous l'influence des besoins touristiques de l'Oisans[4].

Planification de l'aménagement[modifier | modifier le code]

Appartenant au parc national des Écrins, Le Bourg-d'Oisans adhère à sa charte (mise en œuvre à partir de 2006)[4]. La commune est également dans le périmètre du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Rhône-Alpes et du schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) Drac Romanche[4]. La Directive territoriale d'aménagement et de développement durables des Alpes du Nord devrait la concerner également ; dans ce cadre, elle fait partie des « pôles locaux »[4].

La commune a eu un Plan d'occupation des sols (POS) à partir du 25 février 1986, qui a été révisé le 22 décembre 2000, puis modifié ultérieurement[4]. Le Plan local d'urbanisme (PLU), qui remplace le POS, a vu son élaboration commencer en 2011 ; il a été approuvé en 2018[4].

Un Schéma de cohérence territoriale (SCoT) à l'échelle de la communauté de communes de l'Oisans est élaboré dans les années 2010 et 2020[19].

Dans les années 2020, Le Bourg-d'Oisans fait partie des lauréats du programme national « Petites villes de demain » (PVD), visant à redynamiser de petites villes françaises — dont 11 iséroises — avec une action sur la période 2020-2026 ; ceci a notamment engendré un projet de revitalisation du centre bourg[20],[21].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune comporte un plan de prévention des risques d'inondation (PPRi) et un plan de prévention des risques naturels (PPRn), les deux étant distincts.

Risque inondation[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire de la commune du Bourg-d'Oisans est situé en zone de sismicité no 3 (sur une échelle de 1 à 5), non loin la zone no 4 qui se situe au centre du département de l'Isère (vers Vizille et Grenoble)[22].

Terminologie des zones sismiques[23]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Qualité de l'environnement[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est notamment concerné par plusieurs zones Natura 2000 — gérées par le parc national des Écrins —, des zones humides, une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), un espace naturel sensible (ENS), la réserve intégrale du Lauvitel, un site inscrit, des éléments remarquables, et le projet d'un futur site Unesco entre le Pré-Gentil et le col d'Ornon[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, existe à l'emplacement du futur Bourg d'Oisans un prieuré nommé Sanctus Laurentius de secum lacum[24] (Saint-Laurent-du-Lac[25]). Le bourg devient ensuite le chef-lieu du mandement de l'Oisans.

La carte de Cassini fait apparaître Le Bourg d'Oysans[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La plaine d'Oisans a longtemps abrité un lac, qui a subi des évolutions au fil des siècles ; plusieurs dizaines de millénaires avant notre ère, il y avait à son emplacement un glacier[27].

Dans l'Antiquité, le Bourg-d'Oisans a été le lieu de passage d'une voie romaine reliant Cularo (Grenoble) à Brigantione (Briançon).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Près du lac Saint-Laurent, qui couvre la plaine, se trouve un prieuré, attesté dès le XIe siècle, à Saint-Laurent-du-Lac — endroit qui accueillera plus tard le bourg central du Bourg-d'Oisans[27].

Au début du XIIIe siècle, à la suite d'un éboulement provoquant un barrage naturel à l'Infernet au-dessus de Livet-et-Gavet, la vallée où se trouve la ville est totalement recouverte par un lac, le lac Saint-Laurent ; le bourg qui deviendra le centre de la commune est alors appelé Saint-Laurent-du-Lac. Le , la retenue d'eau cède, inondant la vallée de la Romanche et provoquant une inondation de Grenoble restée dans l'Histoire. Durant les siècles ultérieurs, le lac se reformera de temps à autre et se vidangera à nouveau[27].

Au Moyen Âge, Le Bourg-d'Oisans est le siège d'une seigneurie et fait partie du Dauphiné de Viennois. Au XIIe siècle ou XIIIe siècle, un château ceint d'un rempart est bâti près de l'église de Saint-Laurent-du-Lac[27]. L'enquête de 1339 signale l'existence d'une maison forte ou d'un château au lieu-dit la Paute : « Domina aloysia de morgis habet apud pautam quamdam domum fortem et castrum fortissimum » (ADI B 3120, f° 67 v°)[28].

Saint-Laurent-du-Lac devient un bourg qui s'étoffe au fil du temps ; en 1313, y est créée une foire, et en 1339, il a un péage[27].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Carte de la vallée de la Romanche entre Livet-et-Gavet et Le Bourg-d'Oisans, extraite de l'Atlas de Trudaine pour la généralité de Grenoble, milieu du XVIIIe siècle (Archives nationales).

La plaine d'Oisans voit reparaître périodiquement son lac et demeure un marécage durant plusieurs siècles[27].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Vue de la montagne du Puy appelée le Fond des Roches, prise auprès de la rive gauche de la Romanche à (...) lieues du Bourg-d'Oisans, gravure issue de l'ouvrage d'« Une Société de gens de lettres [par de La Borde, Béguillet, Guettard, etc.] », Voyage pittoresque de la France : avec la description de toutes ses provinces. Ouvrage national, dédié au Roi, orné d'un grand nombre de gravures exécutées avec le plus grand soin, d'après les dessins des meilleurs artistes. Dauphiné, environs des années 1780.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans au XIXe siècle, lithographie de Victor Cassien (1808 - 1893).

Au XIXe siècle, des digues sont créées dans la plaine de l'Oisans, ainsi que des travaux permettant le drainage des terrains[27],[3].

Le Bourg-d’Oisans absorbe la commune des Gauchoirs en 1846[29]. Cette même année voit la maladie de la pomme de terre engendrer une crise agricole et les prémices de l'exode rural[3].

La commune accueille une usine, à partir de 1882, destinée au tissage de la soie, recevant des produits issus de la région lyonnaise et renvoyant des tissus finis vers cette même région et Saint-Étienne[3].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville est très tôt une station alpine. Elle est desservie par la ligne Jarrie – Vizille – Le Bourg-d'Oisans[30] du au par les tramways à vapeur des Voies ferrées du Dauphiné. Ceci permet, entre autres, à de nombreux alpinistes d'accéder plus facilement et rapidement à l'Oisans, et de s'y engager plus avant, pour des courses en montagne plus longues qu'auparavant[30]. Après 1946, le tramway est remplacé par des autocars[30].

Entre 1908 et 1952, un télébenne amène le charbon depuis la mine de l'Herpie, située au pied du pic de l'Herpie, à côté de ce qui sera la future station de l'Alpe d'Huez[31].

L'ancienne station de tramway des Voies ferrées du Dauphiné, sur la droite de la carte postale (vers 1909).

Durant la seconde guerre mondiale, l'Oisans est un lieu important de la résistance intérieure française, avec notamment les maquis de l'Oisans. En commémoration, la commune du Bourg-d'Oisans, à l'instar d'autres communes de la région, comporte une rue des Maquis de l'Oisans, une rue Ernest Grazziotti — qui a été un membre important de la résistance locale[32]. Vers la fin de la guerre, en août 1944, une opération militaire allemande est menée en Oisans[33],[34], l'opération « Hochsommer » (plein été)[35] — le contexte fait que l'armée allemande est sur la défensive, le débarquement de Normandie ayant eu lieu le 6 juin 1944, tandis qu'approche la date à venir du débarquement de Provence le 15 août ; l'armée cherche à préserver ses voies de repli[35]. Ceci se déroule peu après une opération allemande dans le massif du Vercors, qui a fait de nombreuses victimes[34],[35]. L'armée allemande arrive notamment du col d'Ornon à l'ouest et du col du Lautaret à l'est ; le 12 août, ont lieu quelques bombardements aériens de la part des Allemands sur l'Oisans, avec certains dégâts matériels au Bourg-d'Oisans et dans d'autres communes[35]. Le 13 août, l'armée allemande entre dans le bourg et réunit environ 200 hommes du village au Jardin de ville, puis les tient en otages dans le Foyer municipal[34],[35] — une plaque apposée plus tard à l'intérieur du Foyer municipal commémore ce souvenir. Durant ces évènements, du 13 au 15 août 1944, plusieurs personnes ont été tuées sur la commune par des soldats de l'armée allemande[36],[37],[34],[35]. Peu après, l'armée allemande quitte l'Oisans, tandis que les Alliés dont l'armée américaine libèrent Grenoble et l'Oisans[34].

Après la Seconde Guerre mondiale, comme d'autres régions montagneuses, la commune connaît de profonds changements lié notamment à l'exode rural : la population rurale, et notamment la jeunesse, diminue et s'installe dans les grandes villes[3]. Dans les années 1960, la commune a une clinique d'accouchement[3], ce qui n'est plus le cas à la fin du XXe siècle. L'usine de soieries procure en 1955 du travail à 115 personnes, puis à 77 personnes en 1965 (63 femmes et 14 hommes), tout en bénéficiant d'une alimentation en électricité issue du turbinage de la Sarenne[3].

La construction du barrage hydroélectrique de Grand'Maison dans la vallée de l'Eau d'Olle s'accompagne de l'installation de nouveaux habitants au Bourg-d'Oisans entre 1975 et 1982 notamment[4].

En 2004, la 16e étape du Tour de France cycliste, du Bourg-d'Oisans à l'Alpe d'Huez, voit gagner Lance Armstrong. La 17e étape du Tour de France, du Bourg-d'Oisans jusqu'au Grand-Bornand, voit la victoire de Lance Armstrong après une étape de 204,5 km.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans fait partie de la Communauté de communes de l'Oisans (CCO).

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections les plus récentes[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 1989 Roland Martin PS Conseiller général (1979-1985)
mars 1989 mars 2001 Bernard Chollet    
mars 2001 mars 2008 Lionel Payen PS Vétérinaire
mars 2008 mai 2020 André Salvetti DVD Retraité
mai 2020[38] En cours Guy Verney DVD Retraité, Président de la Communauté de communes

Instances de démocratie participative[modifier | modifier le code]

Finances communales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Mairie et Communauté de communes de l'Oisans[modifier | modifier le code]

La mairie est installée dans le bourg principal de la commune.

Le centre principal des services de la Communauté de communes de l'Oisans est situé au Bourg-d'Oisans[4].

Accès à des services publics de proximité, y compris départementaux et nationaux[modifier | modifier le code]

La commune accueille également une Maison du département de l'Isère.

Une antenne France Services située dans le bourg principal permet à la population d'accéder à des services publics de proximité ou un accompagnement administratif de premier niveau[39],[40].

Eau et déchets[modifier | modifier le code]

Espaces publics[modifier | modifier le code]

Labels et classifications[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En , la commune confirme le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris ; ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[41]. En 2014, elle avait obtenu « une fleur »[42].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Le Bourg-d'Oisans comporte plusieurs écoles et un collège[4] : le collège des Six vallées[43]. Le lycée le plus proche est à Vizille.

Postes et télécommunications[modifier | modifier le code]

La commune comporte une agence postale[4].

Santé[modifier | modifier le code]

Une Maison Médicale[4] de la Communauté de communes de l'Oisans est installée dans le bourg principal du Bourg-d'Oisans ; elle accueille notamment des médecins généralistes, un centre de soin infirmier — lié à l'Aide à domicile en milieu rural (ADMR) —, et le Centre de planification et d’éducation familiales (CPEF) de l'Oisans — qui comprend notamment une sage-femme, une conseillère conjugale, une secrétaire et un médecin coordinateur[44].

Plusieurs autres professionnels de la santé (ophtalmologue, orthophonistes…) et des pharmacies sont installés sur la commune.

Les structures hospitalières les plus proches, dont le centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes (CHUGA), sont situées dans l'agglomération grenobloise.

La commune accueille une maison de retraite et un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD)[4].

Justice, sécurité, secours et défense[modifier | modifier le code]

La commune comporte une gendarmerie nationale[4]. Elle accueille aussi le centre des services d'incendie et de secours de l'Oisans, auquel sont aussi reliées les casernes de pompiers d'Huez, des Deux-Alpes et de Livet-et-Gavet[45].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[47].

En 2019, la commune comptait 3 286 habitants[Note 3], en augmentation de 1,58 % par rapport à 2013 (Isère : +2,9 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9922 0792 3832 4733 0523 0193 1963 3553 212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7602 7962 7722 7732 6582 6502 5502 5432 375
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6182 5872 6242 1122 2622 2392 3952 3752 150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 1892 2802 4483 0272 9112 9843 3083 3523 228
2017 2019 - - - - - - -
3 2783 286-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

Dans les années 2010, la population communale représente le tiers de celle de la communauté de communes de l'Oisans[4].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Plusieurs sports de plein air, d'été et d'hiver, se pratiquent sur la commune et aux alentours, tels que l'équitation, le parapente, l'escalade, le vélo tout-terrain (VTT), le canoë et les sports d'eaux vives et le ski nordique[49],[27]. De plus, la commune est assez souvent traversée par le Tour de France cycliste et se situe au pied de la montée de l'Alpe d'Huez ; elle développe aussi plusieurs équipements et évènements autour du vélo.

Sports liés à la montagne[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans est une commune où peuvent se pratiquer de nombreux sports liés à la montagne, tels que l'alpinisme, l'escalade, la randonnée pédestre.

La randonnée en montagne et l'alpinisme sont très développés dans le secteur de la commune, avec des sentiers de grande randonnée, les itinéraires dans le parc national des Écrins, les multiples sommets montagneux environnants.

La commune est également proche de plusieurs stations de sports d'hiver telles que l'Alpe d'Huez, les Deux-Alpes, La Grave-La Meije.

Cyclisme sur route[modifier | modifier le code]

De par sa situation, la commune accueille également de nombreux cyclistes[50], intéressés par les routes de montagne, la célèbre montée de l'Alpe d'Huez, les cols de montagne à proximité (col du Galibier, col du Lautaret, col d'Ornon, col du Glandon, col de la Croix de fer…). Elle est sur le passage de plusieurs courses cyclistes dont La Marmotte et, certaines années, le Tour de France.

Voie verte[modifier | modifier le code]

Une voie verte qui traverse la plaine d'Oisans a été créée ; elle est accessible aux piétons et aux véhicules non motorisés tels que vélos ou rollers, par exemple[8].

Équipements et clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans comporte plusieurs équipements sportifs de type piscine, gymnase, terrains de sport en plein air, etc.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune comporte des églises catholiques au centre du Bourg et au hameau Les Sables. Dans l'église du centre, les messes ont lieu le dimanche à 11 heures. L'orgue moderne de l'église du centre est très célèbre ; des concerts s'y produisent régulièrement (par l'Association des Amis de l'Orgue en Oisans). Des visites de l'église du centre ont lieu en été les après-midi.

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien régional Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Romanche et Oisans, un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la communauté de communes, quelquefois de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales.

Économie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La commune comporte diverses activités économiques, notamment celles liées à l'agriculture, au tourisme, au commerce et à l'artisanat[4].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi dans le territoire de l'Oisans est fortement marqué par le tourisme, le commerce et l'artisanat ; la commune du Bourg-d'Oisans comporte en plus une bonne part des services liés à l'administration publique, la santé, l'action sociale et l'enseignement du territoire, ainsi qu'un peu d'industrie[4].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2007, l'agriculture concerne 3,2 % des emplois de la commune[4]. À la fin des années 2010, elle ne représente plus que 0,3 % de l'emploi dans la commune ; ce qui est un taux plus faible que celui de l'Isère[4].

Commerce, artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Dans la commune du Bourg d’Oisans, il y a eu autrefois au moins deux mines. La plus ancienne est la mine de galène du Pontet, dont le minerai permettait l’obtention de plomb et d’un peu d’argent. Cette mine a notamment été exploitée vers les IIIe – IVe siècle et, plus récemment, au tout début du XXe siècle. La mine de La Gardette, en partie également sur la commune de Villard-Notre-Dame, a permis d’explorer différents filons de quartz aurifère au cours du XVIIIe et du XIXe siècle, sur différentes périodes de travaux, assez brèves pour cause d’insuccès. Si l’or natif a bien été découvert, sur deux siècles, il n’a pas été trouvé plus de 3 à 4 kg d’or. Par contre, cette mine est célèbre dans le monde entier pour la beauté ou la rareté des minéraux qui y ont été découverts, et plus particulièrement de magnifiques groupes de cristaux de quartz[51].

Au début du XXIe siècle, le taux de commerçants, artisans et chefs d'entreprise dans la commune est presque deux fois plus élevé que celui du département, mais celui de cadres et professions supérieures est environ deux fois moindre que celui de l'Isère (tout en étant proche de celui des commerçants, cadres et artisans de la commune)[4]. Le Bourg-d'Oisans comporte une zone d'activités[4] qui regroupe plusieurs entreprises liées notamment à l'artisanat et au commerce. En 2018, la commune compte environ quarante commerces dont un supermarché[4].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]
Robert Gesink au Bourg-d'Oisans. Etape 19 du Tour de France 2013.

Le Bourg-d'Oisans est fréquenté l'hiver par les skieurs, et en été par les randonneurs amateurs de montagne et les cyclistes venus affronter les grands cols de la région, dont en particulier la montée de l'Alpe d'Huez qui domine le village. Le Tour de France traverse le village presque chaque année.

Différents établissements liés à l'activité touristique existent sur la commune, tels qu'hôtels, gîtes, restaurants et campings[4].

Par ailleurs, des liens touristiques existent avec les stations de montagne environnantes (dont Les Deux-Alpes et l'Alpe-d'Huez) et le canton de La Grave, situé en Oisans mais dans le département des Hautes-Alpes[4].

Monnaie locale[modifier | modifier le code]

Le Cairn, une monnaie locale et complémentaire — ce qui signifie qu'elle peut être utilisée parallèlement à l'Euro — est présente dans la région grenobloise et le sud du département de l'Isère depuis 2017, dont Le Bourg-d'Oisans ; elle est utilisable chez certains professionnels[52],[53],[54].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le patrimoine bâti du Bourg-d'Oisans est marqué par divers bâtiments, dont des maisons de bourg, écuries et granges anciennes, des hôtels et villas, ainsi que des fermes et d'autres constructions notables[4]. Parmi ces dernières, se trouvent notamment les vestiges du château delphinal du Bourg-d'Oisans, une échoppe médiévale, l'ancienne école, l'ancienne mairie, l'ancien relais de poste, l'ancienne école de musique et le Foyer municipal[4] (XXe siècle).

Parmi le patrimoine religieux, se trouvent notamment l'ancien presbytère[4], l’église Saint-Laurent, construite au XIXe siècle et de style roman, et, dans celle-ci, l’orgue Colette-Anne, ou Orgue de la Résurrection[55], notamment tenu par l'organiste Colette Oudet[56].

La commune a également un monument aux morts ; le monument actuel conserve d'un monument aux morts précédent la statue (sculptée vers 1920), mais le socle a été changé[57].

Le Bourg-d'Oisans compte en outre une statue de Vierge à l'enfant classée à l'inventaire des monuments historiques au titre objet depuis 1992 ; celle-ci, en bois, est attribuable au XVIe siècle, et elle comporte une dorure et une polychromie potentiellement ultérieures à ce siècle[58].

La commune n'a pas de bâtiment classé monument historique[4].

Culture et patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Cristaux d'axinite-(Fe) et quartz du Bourg-d'Oisans.

La commune comporte un Musée des minéraux et de la faune des Alpes[4], muni d'importantes collections de minéraux, fossiles et animaux de la région de l'Oisans. Elle compte aussi notamment un Office de tourisme, un Foyer municipal, une médiathèque, un cinéma, une école de musique et un gymnase[4].

Une Maison du parc national des Écrins est installée au Bourg-d'Oisans[4].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Vue d'une partie de la vallée où se trouve Le Bourg-d'Oisans et des montagnes environnantes (2015).

Situé dans un espace montagnard, Le Bourg-d'Oisans se compose principalement d'une vaste plaine, autrefois occupée en grande partie par un lac, encadrée de montagnes.

La commune fait partie du parc national des Écrins ; elle accueille une Maison du parc.

Elle comporte par ailleurs plusieurs zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), des zones humides et des espaces du réseau Natura 2000.

La commune comporte sur son territoire le Lauvitel et sa réserve intégrale : unique en France, cette réserve établie sur la commune du Bourg-d’Oisans et créée en 1995, est un espace soustrait à l’activité humaine quotidienne. cette « super » réserve naturelle sert à étudier la nature en dehors des interventions directes de l’homme. Seuls des travaux scientifiques s’y déroulent. L'objectif est qu'elle soit un territoire de référence comparable à des milieux semblables supportant des activités pastorales, forestières ou touristiques.

Plusieurs autres espaces naturels remarquables de la commune sont, par exemple : l'espace naturel sensible du marais de Vieille Morte, les sources de la Rive, le lac Bleu et le lac Fourchu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

le général Henri Jules Bataille.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Le Bourg-d'Oisans Blason
D'or au dauphin d'argent à la barre de gueules brochant sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison : L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Paris, Editions Picard, , 207 p. (ISBN 978-2-7084-0770-1).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
  2. Éditions Larousse, « Le Bourg-d'Oisans », sur www.larousse.fr (consulté le )
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v et w Bernard Janin, Jean Billet et Christiane Marie, « Au cœur de la haute montagne alpine : Bourg-d'Oisans. Un petit centre urbain traditionnel : problèmes et perspectives », Revue de géographie alpine, vol. 53, no 1,‎ , p. 5–42 (ISSN 0035-1121, DOI 10.3406/rga.1965.3197, lire en ligne, consulté le )
  4. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay az ba bb bc et bd Plan local d'urbanisme de la commune du Bourg d'Oisans : Rapport de présentation, , 306 p. (lire en ligne)
    Phase approbation
  5. a b c d e f g h i j et k « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le )
  6. a b c d e et f Centre de ressources régional des paysages d’Auvergne-Rhône-Alpes, « Bassin de Bourg-d’Oisans », sur www.paysages.auvergne-rhone-alpes.gouv.fr, (consulté le )
  7. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  8. a b et c A. A., « Voie Verte Oisans : une piste cyclable sécurisée de 23 km labellisée Tour de France », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, 05 juin 2019, mis à jour le 11 juin 2020 (consulté le )
  9. a b c d et e Oisans Tourisme, « Transports en commun et navettes villages », sur Oisans Tourisme (consulté le )
  10. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Unité urbaine 2020 du Le Bourg-d'Oisans », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  14. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  15. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  19. « SCOT - Communauté de communes de l'Oisans », sur www.ccoisans.fr (consulté le )
  20. B. C., « Le Bourg-d’Oisans. Petite ville de demain : quels projets pour revitaliser le centre bourg ? » Accès limité, sur www.ledauphine.com, (consulté le )
  21. Marie Lyan, « Petites villes de demain : quelles avancées pour ce dispositif que vient appuyer Joël Giraud en Isère ? », sur La Tribune, (consulté le )
  22. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  23. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  24. Marie-Christine Bailly-Maître, « Les quatre anciens lacs de l'Oisans (Alpes françaises du Nord) », Revue de géographie alpine,‎ , p. 33-52 (lire en ligne).
  25. « Le Bourg d'Oisans », Parc national des Ecrins,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. « https://www.geoportail.gouv.fr/donnees/carte-de-cassini », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  27. a b c d e f g et h Parc national des Écrins, « Le Bourg d'Oisans », sur Parc national des Ecrins, (consulté le )
  28. Élisabeth Sirot 2007, p. 32.
  29. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. a b et c Jean-Marie Roy, « Tourisme et circulation dans le Dauphiné alpestre », Revue de géographie alpine,‎ , p. 515-551 (www.persee.fr/doc/rga_0035-1121_1953_num_41_3_1108).
  31. « La mine de l'Herpie : la mine de charbon la plus haute d'Europe », sur Site remontees-mecaniques.net, page forum, copie d'une page Les Échos (consulté le ).
  32. association (?) "Maquis de l'Oisans", « Les lieux », sur http://www.maquisdeloisans.fr (consulté le )
  33. Jean-Luc Marquer, « Livet-et-Gavet (Isère), 13 au 22 août 1944 », dans Le Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
  34. a b c d et e Roland Jouffrey et Bernard François, « Témoignage sur les événements d'août 1944 au Bourg-d'Oisans » (témoignage et observations à son propos), Bulletin de l'association Coutumes et traditions de l'Oisans,‎ (témoignage sur des faits historiques et commentaire de Bernard François, membre de l'association ayant publié ce témoignage, lire en ligne)
  35. a b c d e et f André Glaudas, « 1944, le bombardement aérien du Bourg-d'Oisans », Bulletin de l'association Coutumes et traditions de l'Oisans,‎ , p. 4-5 (lire en ligne [PDF])
  36. Jean-Luc Marquer, « Le Bourg-d’Oisans (Isère), 13, 14, 15 août 1944. », dans Le Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
  37. Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon, « Bourg-d'Oisans (Le), homicides volontaires, 13-15 août 1944. », sur archives.rhone.fr (consulté le )
  38. « Guy Verney est le nouveau maire », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  39. « France Services - Le Bourg-d'Oisans - Isère - 38 - Annuaire | service-public.fr », sur lannuaire.service-public.fr (consulté le )
  40. « France services », sur Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales (consulté le )
  41. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le ).
  42. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le ).
  43. « Le Bourg d'Oisans - Le collège », sur www.bourgdoisans.fr (consulté le ).
  44. Communauté de communes de l'Oisans (CCO), « Maison Médicale / Projet de santé - Communauté de communes de l'Oisans », sur www.ccoisans.fr (consulté le )
  45. Services départementaux d'incendie et de secours (SDIS) de l'Isère, « Nos casernes », sur www.sdis38.fr (consulté le )
  46. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  47. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  48. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  49. « Loisirs », sur bourgdoisans.com (consulté le ).
  50. « Vélo », sur bourgdoisans.com (consulté le ).
  51. « La mine de La Gardette en Oisans : son histoire et ses mineraux », sur www.les-mineraux.fr, (consulté le ).
  52. Le Dauphiné Libéré, « Le Bourg-d'Oisans. Tout savoir sur la monnaie locale, le cairn, le 20 juin » Accès payant (article de presse régionale), sur www.ledauphine.com, (consulté le )
  53. Ville de Grenoble, « Une monnaie locale complémentaire sur Grenoble-Alpes-Métropole », sur www.grenoble.fr, (consulté le )
  54. « Bienvenue au Cairn ! », sur Le Cairn, Monnaie Locale (consulté le )
  55. « L’orgue Colette-Anne, ou Orgue de la Résurrection », sur www.bourgdoisans.fr (consulté le ).
  56. http://orgues.free.fr/bourgdoisans/historique.html.
  57. « Monument aux morts de 14-18 – Bourg-d’Oisans | E-monumen », sur e-monumen.net, (consulté le )
  58. « statue : Vierge à l'enfant », notice no PM38000613, base Palissy, ministère français de la Culture
  59. Association Freneytique, « Une école mutuelle à Bourg-d'Oisans en 1817 », sur http://freneydoisans.com/freneytique/, (consulté le ).
  60. Centre de recherche de l'Histoire de l'Italie et des pays alpins, Instruire le peuple: éducation populaire et formation professionnelle dans la France du Sud-Est et l'Italie du Nord, XVIIIe-XXe siècles, Grenoble, Université des sciences sociales de Grenoble, .