1988

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Icône de redirection Cette page concerne l'année 1988 (MCMLXXXVIII en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour le nombre 1988, voir 1988 (nombre).

1988 est une année bissextile commençant un mercredi.

Événements[modifier | modifier le code]

1er juin : Sommet de Moscou.

Afrique[modifier | modifier le code]

  • Côte d'Ivoire : onze millions d’habitants. L’espérance de vie est passée de 33 ans en 1959 à 55 ans. Progression de l’alphabétisation : 8 % en 1960, 56 % en 1980, 61 % en 1988.

Algérie[modifier | modifier le code]

  • 5 octobre (Algérie) : événements du 5 octobre 1988. L'Algérie connait une crise économique sans précédent mêlant chômage et inflation galopante. La population se révolte et dénonce la corruption et l'affairisme du système politique algérien. L'armée se déploie et tire sur la foule. Plus de 500 personnes sont tuées et des milliers d'autres arrêtées et torturées.
  • 10 octobre (Algérie) : dans un discours à la télévision nationale, le président Chadli annonce des réformes économiques et sociales avec l'instauration du multipartisme et de la démocratie.
    • Le même jour, des milliers d'islamistes manifestent dans les rues de la capitale pour réclamer l’instauration de la loi islamique.
  • 22 décembre : Réélection du président Chadli à la tête du pays.

Amérique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1988 au Canada et 1988 aux États-Unis.
6 octobre : célébration de la victoire du Non lors du référendum au Chili
  • Brésil : Le taux d’inflation atteint 930 % pour l’année 1988.
  • L’inflation atteint le record mondial de 36 000 % en 1988 au Nicaragua.
  • La Colombie est le second exportateur de fleurs et le premier fournisseur du marché nord-américain.

Océanie et Pacifique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1988 en Nouvelle-Calédonie.

Asie[modifier | modifier le code]

Benazir Bhutto en visite à Washington en juin 1989.
  • Cambodge : à l'automne, sur ordre de Khieu Samphân, des milliers de réfugiés sont envoyés, sous le feu de l'artillerie vietnamienne, ravitailler les khmers rouges en munitions et en vivres. Plus d'un demi-millier d'entre eux seront massacrés dans cette mission suicidaire.
  • Chine : retour de l’inflation (plus de 20 %) due à la libéralisation des prix, mesure préconisée par Deng Xiaoping. Le pouvoir de Zhao Ziyang s’en trouve affaibli, même s’il était hostile à la réforme.
  • Augmentation des salaires des travailleurs sud-coréens de 15 % par après 1988.

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

  • Intifada : à partir de janvier, les commerçants palestiniens entrent en grève dans les centres urbains des Territoires occupés. Dans les campagnes, des barrages sont dressés sur les routes. Yitzhak Rabin est chargé de réprimer l’insurrection, qui prend une ampleur considérable.
  • 4 janvier : mise sur pied de la Direction patriotique unifié du soulèvement, qui réclame l’intensification de la lutte et l’édification d’un État palestinien indépendant. Une partie des islamistes se rallient tandis que les plus radicaux forment le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) dont le programme est la lutte permanente et la disparition totale de l’État d’Israël. L’Intifada s’organise autour de comités populaires chargés de mettre en œuvre les consigne de la direction unifiée : grèves, boycott des marchandises israéliennes, refus de payer les taxes israéliennes, etc. Le soulèvement fait en moyenne un mort palestinien par jour. Environ 15 000 Arabes sont emprisonnés. Peu à peu, les Territoires occupés cessent d’être pour Israël une source de revenus et deviennent une charge financière.
  • 17 février : enlèvement du colonel américain William R. Higgins (en), commandant en chef de l'ONUST.
  • 20 février : l’enclave arménienne du Haut-Karabagh, située en Azerbaïdjan, profite du climat de réformes instauré par Mikhaïl Gorbatchev, et réclame son rattachement à l’Arménie.
  • 24 février : de gigantesques manifestations populaires et des grèves, à Erevan et à Stepanakert (capitale du Haut-Karabagh), marquent le « réveil national » du peuple arménien. La question du Haut-Karabagh débouche sur un conflit sanglant avec l’Azerbaïdjan.
  • 27-29 février : Pogrom de Soumgaït. La ville de Soumgaït, important centre industriel proche de Bakou, est le lieu d’un véritable pogrom. Plusieurs dizaines d’Arméniens sont assassinés et des centaines d’autres blessés. En Arménie, le Comité Karabakh, formé par un groupe d’intellectuels, se fait le porte-parole des aspirations à la démocratisation, à la liberté et à la souveraineté nationale.
  • Février-Juin[6] : plan Shultz, qui appelle à la tenue rapide de négociations entre Israël et une délégation jordano-palestinienne, pour aboutir à un accord intérimaire sur les territoires occupés puis à une discussion sur leur statut définitif selon le principe « terres contre paix ». Shimon Peres approuve le plan américain mais le chef du gouvernement Ariel Sharon le refuse. George Shultz propose une participation de l’OLP aux négociations en échange de la reconnaissance d’Israël de la résolution 242. La Jordanie rejette l’idée de délégation commune avec les Palestiniens et l’OLP demande un dialogue direct israélo-palestinien dans le cadre d’une conférence internationale.
  • 16 - 19 mars : l’aviation irakienne bombarde la population kurde du Kurdistan irakien (Halabja) avec des bombes à chargement chimique. 5 000 civils kurdes sont tués.
27 juillet : Opération Mersad. Fin de la Guerre Iran-Irak
Manifestation à Erevan durant l'été

Europe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1986 en Europe.

Europe de l'Ouest[modifier | modifier le code]

  • Conjoncture économique favorable en Europe (1988-1989).
    • Espagne : l’inflation est stabilisée. Croissance économique.
  • Royaume-Uni : le secteur tertiaire assure 66 % du revenu national et emploi 13,5 millions de personnes (68 % de la main-d’œuvre nationale). 2,6 millions d’émigrés. Hausse des taux d'intérêts. De nombreux propriétaires ayant acheté leur logement dans un contexte euphorique sont dans l’impossibilité d’honorer leurs traites et sont expulsés.

Europe de l'Est[modifier | modifier le code]

Mai : manifestation des étudiants de l'Université de Varsovie
  • Février : le nouveau président de la République socialiste de Serbie, Slobodan Milošević, fait campagne sur la nécessité de mettre un terme à l’autonomie du Kosovo et de la Voïvodine. Les autres républiques yougoslaves craignent un retour vers un régime centralisé.
  • 3 mars[13] : en République socialiste de Roumanie, Nicolae Ceaușescu annonce un programme de repeuplement forcé prévoyant la démolition de près de 8 000 villages, le relogement des travailleurs agricoles et de leurs familles dans des tours en béton (politique de « systématisation »), et l’édification de monuments grandioses et peu réalistes à la gloire du régime et de son dirigeant, le Conducator. Ceausescu abaisse le niveau de vie des Roumains pour rembourser sa dette extérieure. Des milliers de Hongrois de Transylvanie, menacés dans leur identité, fuient vers la République populaire de Hongrie. La politique des Ceausescu (sa femme Elena prend de plus en plus d’influence) ruine le pays, mais la population ne bouge pas, terrifiée par la police secrète, la Securitate.
  • 23 mars (URSS) : affaire Nina Andreeva, une chimiste de Leningrad qui a signé un article de presse d’esprit staliniste. L’opposition à Mikhaïl Gorbatchev amorce un retour, mais celui-ci contre-attaque et profite de son prestige de secrétaire général pour faire adopter par la 19e conférence du parti des mesures radicales (28 juin).
  • 22 mai : en République populaire de Hongrie, János Kádár est remplacé au poste de secrétaire général par le Premier ministre Károly Grósz qui établit un austère programme économique avec de nouveaux impôts, des suppressions de subventions et la création d’un petit secteur privé. Grósz tempête contre la prétendue « terreur blanche » et y trouve prétexte pour refuser tout pluralisme. Mais il se heurte à l’opinion et le régime doit faire marche arrière. Le gouvernement assouplit la censure, autorise la formation de partis politiques indépendants et reconnaît le droit de grève et de manifestation.
  • 4 juin - à 9:00. 32 min. à Arzamas-1 station a été une explosion de trois wagons avec 117,6 tonnes d'explosifs industriels. Tué 91 personnes, dont 12 enfants, et blessé plus de 700 personnes.
  • 28 juin-1er juillet : XIXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique. Gorbatchev propose une série de réformes constitutionnelles qui doivent transférer le pouvoir du parti à des représentants élus par le peuple, réduire le rôle du parti dans la gestion de l’économie locale et accroître largement le pouvoir du président.
    • Amorce de réformes en URSS sur l’initiative de Mikhaïl Gorbatchev pour plus de transparence (glasnost) et de liberté dans la vie politique, et pour œuvrer à la restructuration sociale et économique (perestroïka). Transfert de responsabilités du Comité central aux entreprises. Loi sur les coopératives favorisant l’établissement d’entreprises privées (comme les réparateurs d’automobiles et de télévision), à conditions qu’elles n’emploient pas de salariés directs.
  • Manifestations en Yougoslavie contre la chute du niveau de vie et la corruption.
  • 40 000 citoyens d’Allemagne de l’Est sont autorisés à passer à l’Ouest.
  • Union soviétique : 40 % des familles vivent avec moins de 100 roubles par mois — le seuil de pauvreté est alors fixé entre 50 et 90 roubles par mois selon les régions de l'Union soviétique — Une famille soviétique moyenne consacre 59 % de ses revenus à l'achat de denrées alimentaires[14].

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

Naissances en 1988[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Naissances en 1988.

Décès en 1988[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Décès en 1988.

Personnalités majeures décédées en 1988 :

Pierre Desproges

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]