Salaise-sur-Sanne

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Salaise-sur-Sanne
Salaise-sur-Sanne
Mairie de Salaise-sur-Sanne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Intercommunalité Communauté de communes Entre Bièvre et Rhône
Maire
Mandat
Gilles Vial
2020-2026
Code postal 38150
Code commune 38468
Démographie
Population
municipale
4 485 hab. (2018 en augmentation de 3,51 % par rapport à 2013)
Densité 278 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 43″ nord, 4° 49′ 12″ est
Altitude 134 m
Min. 137 m
Max. 234 m
Superficie 16,11 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Vienne
(banlieue)
Aire d'attraction Roussillon
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Roussillon
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Salaise-sur-Sanne est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de la communauté de communes du Pays Roussillonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Salaise-sur-Sanne est située dans l'aire urbaine de Vienne et dans son unité urbaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Roussillon, Sablons, Chanas, Agnin

Industrie[modifier | modifier le code]

La commune possède une importante zone industrielle avec notamment :

  • Une usine Trédi, société de traitement des déchets
  • La société Ouvaroff : isolation thermique industrielle
  • Eurofloat, spécialisé dans la fabrication de verre.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Salaise-sur-Sanne est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Vienne, une agglomération inter-départementale regroupant 25 communes[4] et 95 276 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roussillon, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 27 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (55 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (23,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (23,6 %), zones agricoles hétérogènes (21,2 %), zones urbanisées (13,7 %), forêts (10,3 %), terres arables (4,2 %), eaux continentales[Note 3] (2,4 %), prairies (0,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , le comte Otton fait don à l’abbaye de Condat (devenue par la suite Saint-Claude), d’un vaste domaine marécageux, planté de saules et d’oseraies, entourant la rivière Sanne. C’est dans le secteur du prieuré que quatre ou cinq moines vont développer leur petit monastère. Le nom de Salegiae Salibicus est donné à cette vallée plantée de saules (Salegine signifie « saulée » en français), d'où le nom de Salaise.

Avec le prieuré pour berceau, le village se développe peu à peu au cours des siècles, d'abord paroisse dépendant de l'administration civile de Roussillon sous l'Ancien Régime, puis commune à partir de 1790. Au fil du temps, différentes orthographes seront utilisées : Salèzes, Sallaises, Sallaize, Sallèze, Salaizes, Salaise et Salaize, mais le un arrêté préfectoral donne son nom actuel à la commune. Au début du siècle, Salaise compte 901 habitants. Aujourd'hui, Salaise en compte près de 4 000.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1977 Laurent Bouvier PCF  
mars 1977 janvier 1993 Joseph Plat PCF  
juin 1993 octobre 2005 Joseph De Barros PCF  
octobre 2005 décembre 2015
(démission)
Jackie Crouail PCF  
décembre 2015 En cours Gilles Vial PCF Fonctionnaire[réf. nécessaire]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2018, la commune comptait 4 485 habitants[Note 4], en augmentation de 3,51 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7567957539089431 0301 0581 0921 090
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0981 0671 0711 0561 1011 1071 0581 114937
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9089289358741 2412 2592 3622 5052 932
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 6092 7842 9763 3523 5113 6464 0464 0974 147
2013 2018 - - - - - - -
4 3334 485-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle de l'Île de la Platière s'étend pour partie sur la commune de Salaise-sur-Sanne, à l'ouest du territoire, le long du Rhône.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Juste à Salaise-sur-Sanne.

Des fouilles ont été menées dans la nef de l'église du prieuré de 1990 à 1993. Elles ont été dirigées par J.-F. Reynaud (Université Lumière Lyon II et CNRS) et financées par la ville de Salaise (avec la participation du ministère de la Culture et du conseil général).

La crypte
Monument classé par les Monuments historiques en 1914. Quelques objets : gobelets en verre trouvés dans des tombes, fondation d’un moule à cloche, bas-relief dont les deux lions tenant une tête entre leurs pattes ont été restaurés et seront mis en valeur lors de la rénovation définitive du site.
La fontaine Saint-Juste
La première mention de cette fontaine date du XVIIe siècle. Elle a peut-être été édifiée par des pèlerins pour honorer saint Juste de Condat. Certaines personnes ont témoigné que cette eau avait des vertus bénéfiques pour soigner les fièvres malignes des marais, mais aussi les morsures de serpent !
Le pont aux moines
Datant du XIIe et XIIIe siècles, il est le plus vieux pont de Salaise et a souvent subi les assauts des crues de la Sanne, notamment en 1993, où l’une des trois arches a été emportée. Elle a été reconstruite dans le style d’origine.
La Rebatière
Elle fut érigée par Antoine Régis Rebat, seigneur d’Ozon, au milieu du XVe siècle (1453). Au début simple ferme fortifiée, elle a néanmoins gardé son aspect “architecture italienne” car les Musino en étaient les propriétaires de 1520 à 1664 : poterne, mâchicoulis, tour poivrière. Notons également un très bel auvent dauphinois. La Rebatière appartenait, au début du XXe siècle, à Marc Morand, père d'Hubert Morand, normalien, chroniqueur au journal des Débats et professeur de Joseph Kessel. Aujourd'hui, une partie des bâtiments a été transformé en chambres d'hôtes.
Le Trianon
Il a gardé l’aspect spécifique de la construction régionale : mariage des galets et du bois. Ce bâtiment servait de magnanerie (élevage de vers à soie). À l’intérieur subsiste la cheminée qui permettait de chauffer les chambres où les vers se développaient et tissaient leurs cocons. Un dispositif de poulies pour le transport des paniers de produits finis est encore en place.
Le prieuré.
Le vieux moulin
Datant d'avant 1686, il utilisait comme énergie motrice l’eau grâce à une roue à aube. Il ne reste que peu de choses de ce passé de meunerie.
Le prieuré
Le prieuré des moines de Saint-Claude fait remonter les origines du bourg à l’époque carolingienne. Le chevet de l’église conserve une allure romane alors que la nef a été reconstruite tardivement (date sur le fronton de la façade), ainsi qu’une partie du prieuré. C’est en 847 sous le règne de Lothaire Ier que les moines de Condat (Saint-Claude) fondèrent la cella Salegiae grâce aux donations du comte Otton, seigneur du lieu, de son épouse Adalsinde et de leur fils le moine Amblard ; l’église, qui servait en même temps pour les moines et pour les fidèles, et le prieuré sont mentionnés en 1184. Des fouilles, presque exhaustives, ont été menées dans la nef. Le chœur et la crypte de la chapelle font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du  ; les murs de la nef et de la chapelle, le clocher, les façades et les toitures des bâtiments ouest et est sont inscrits par arrêté du  ; tandis que la nef de l'église prieurale, la maison du prieur et les fresques qu'elle contient sont inscrits par arrêté du [15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Vienne », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 28 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 28 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 28 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 28 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « PA00117278 », notice no Prieuré de Salaise-sur-Sanne, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]