Serpaize

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Serpaize
Serpaize
Vue du quartier de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Intercommunalité Vienne Condrieu Agglomération
Maire
Mandat
Max Kechichian
2020-2026
Code postal 38200
Code commune 38484
Démographie
Population
municipale
2 030 hab. (2018 en augmentation de 22,36 % par rapport à 2013)
Densité 173 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 35″ nord, 4° 55′ 07″ est
Altitude Min. 190 m
Max. 324 m
Superficie 11,71 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Vienne
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vienne-1
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.mairie-serpaize.fr

Serpaize est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Serpaize est située dans l'aire urbaine de Vienne et dans son unité urbaine, à 5 km au nord-est de Vienne, à peu près à mi-chemin entre Villette-de-Vienne (au nord) et Pont-Évêque (au sud).

La zone habitée est à une altitude approximative de 300 m.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Serpaize est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Vienne, une agglomération inter-départementale regroupant 25 communes[4] et 95 276 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (35,2 %), zones agricoles hétérogènes (20,2 %), prairies (19,9 %), forêts (18,6 %), zones urbanisées (5,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1927   François Couturier ... ...
vers 1988   Albert Verzier ... ...
1988 2001 Ernest Gigante ... ...
mars 2001 En cours Max Kechichian SE Retraité[11]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1931. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2018, la commune comptait 2 030 habitants[Note 3], en augmentation de 22,36 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
4133863624184433934799501 159
1999 2006 2011 2016 2018 - - - -
1 2401 3131 5591 9242 030----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Histoire[modifier | modifier le code]

Serpaize est l'une des communes les plus récentes de France puisque créée le .

Chronologie[modifier | modifier le code]

Mention sur le registre des délibérations du conseil municipal, 11 septembre 1927.
  • 994 : Première mention du lieu nommé Serpaize.
  • 1355 : Rattachement de Serpaize au Dauphiné et à la France.
  • 1458 : La paroisse de Serpaize ne comptait que 12 chefs de famille.
  • 1668 : Rédaction d'un "parcellaire" (imposition d'un cadastre de terres).
  • 1701 : Importante poussée démographique (41 chefs de famille en plus depuis 1690).
  • 1753 : Rédaction d'un « courcier » mettant à jour le « parcellaire ».
  • 1830 : Première manifestation d'indépendance des « séparatistes » serpaizans.
  • 1854 : Refus du conseil municipal de Septème d'ériger Serpaize en commune.
  • 1869 : Napoléon III décrète la nomination d'un délégué de Serpaize au conseil municipal de Septème.
  • 1875 : Chuzelles est érigée en commune. Sa population est de 616 habitants ; nouvel espoir pour les « séparatistes ».
  • 1883 : Transformation de l'école congréganiste installée au hameau de Serpaize en école ordinaire.
  • 1896 : Les actes d'état civil de Serpaize sont déposés dans un bâtiment communal de Serpaize sous la responsabilité d'un conseiller municipal de cette section.
  • 1913 : Le principe de l'érection de Serpaize en commune est admis malgré l'opposition de Villette (mais il faudra 13 ans pour aboutir).
  • 1920 : François Couturier prend la tête des « séparatistes » serpaizans.
  • 1924 : Joanny Colin vient le rejoindre. Une souscription est lancée pour couvrir les frais de la création de la commune.
  • 1925 : Approbation unanime du conseil général de l'Isère sous l'impulsion de Lucien Hussel.
  • 1926 : Adoption du projet par la Chambre. Publication au Journal Officiel du  ; la commune de Serpaize est née.
  • 1927 :
    •  : Élection du premier conseil municipal.
    •  : Élection du premier maire, François Couturier et de son adjoint, François Bonnet.
    •  : Inauguration officielle de la commune, avec « la présence d'un grand nombre de personnalités » en particulier Léon Perrier, sénateur, président du conseil général de l'Isère, ministre des Colonies.
  •  : Inauguration de la place du 19-Mars-1962, sous la présidence du maire, Max Kechichian, accompagné d'une trentaine de drapeaux. Célébrant le cessez-le-feu en Algérie, cet événement local fut suivi par toutes les fédérations d'anciens combattants et se conclut par une réception dans le « Foyer Serpaizan ».

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Mairie : elle est installée dans le bâtiment qui fit jadis fonction d'école.
  • Église Saint-Roch : le saint patron de la petite église y est visible, avec son chien.

Religion[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Roch présente dans la commune de Serpaize est une petite église qui possède en revanche une très grande histoire. Saint-Roch était un homme bon qui soignait lépreux et pestiférés. Un jour, il fut à son tour touché par la peste et par la faim, il en était mourant. S'il pouvait encore survivre, c'était grâce à un chien, qui chaque jour venait lui apporter un morceau de pain. Le chien le dérobait chaque jour à son maitre jusqu'au jour où celui-ci intrigué, finit par suivre son compagnon dans la forêt située non loin de Plaisance. Ainsi le maître découvrit le saint mourant et lui vint en aide. Saint-Roch est ainsi le saint patron de l'église de Serpaize.

En la parcourant vous pourrez découvrir Saint-Roch en compagnie de son fidèle chien.

Activités et équipements collectifs, associatifs, culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

Salle de spectacle avec estrade.
  • Aire de jeux
    Médiathèque
    Espace tennis
    Restaurant de Serpaize
    Le Foyer Serpaizan : salle des fêtes du village, qui présente la particularité très rare[réf. nécessaire] de ne pas être propriété de la commune et de ne pas être gérée par l'équipe municipale. Il fut construit par les associations locales avec leurs fonds propres.
  • ASESC : association, regroupant l’ensemble des associations de Serpaize, qui assure la gestion de la salle des fêtes lui appartenant.
  • Stade, avec terrain et courts de tennis. L' «Ensemble Sportif et de Loisirs », programmé depuis 1983, mis en œuvre en 1986, fut inauguré le par Albert Verzier, maire et instigateur du projet.
  • L'équipe municipale a fait faire une aire de jeux de plein air pour les enfants/ados de 3 à 15 ans composée de modules multi activités pour les petits, d’une structure en cordage (pyramide), d’un skate park avec rampes, barres et plateau pour les plus grands. Un babyfoot, une table de ping-pong en dur, des bancs et tables de jardin complètent cette aire de plein air.
Aire de jeux

Activités économiques et commerciales[modifier | modifier le code]

Aire de jeux
Les jardins du centre

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monsieur Albert Verzier, ancien maire du village qui a fait ouvrir les commerces et fait construire le stade, entre autres réalisations importantes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Vienne », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 28 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 28 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 28 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 28 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/serpaize,38484/
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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