La Tronche

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La Tronche
Vue d'ensemble de la ville.
Vue d'ensemble de la ville.
Blason de La Tronche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Meylan
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Bertrand Spindler
2014-2020
Code postal 38700
Code commune 38516
Démographie
Gentilé Tronchois, Tronchoises
Population
municipale
6 741 hab. (2014en augmentation de 11.64 % par rapport à 2009)
Densité 1 053 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 26″ nord, 5° 44′ 28″ est
Altitude 220 m (min. : 207 m) (max. : 1 045 m)
Superficie 6,4 km2
Localisation

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La Tronche
Liens
Site web www.ville-latronche.fr

La Tronche est une commune française, limitrophe de Grenoble, située dans le département de l'Isère et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Tronchois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de La Tronche se situe entre les flancs du mont Rachais et les rives de l'Isère. C’est autour de la Grande Rue, partie d’une ancienne voie romaine, que se sont progressivement développés des hameaux sous le nom de Saint-Ferjus. Ce nom provient de Saint Ferjus, évêque et martyr dont les reliques étaient conservées en ce lieu. Saint-Ferjus est renommé La Tronche en décembre 1793.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Tronche
Saint-Martin-le-Vinoux Quaix-en-Chartreuse Corenc
La Tronche Meylan
Grenoble Saint-Martin-d'Hères

Climat[modifier | modifier le code]

Adouci par l'exposition au sud-est du massif de la Chartreuse, le climat de La Tronche est « mi-océanique, mi-continental », avec quelques influences méditerranéennes et aussi avec un caractère montagnard qui s'affirme en altitude. Protégée des vents du nord, la partie basse de la commune a la réputation de disposer d'un climat local clément et est parfois surnommée le « petit Nice » ; en hiver, des bourrasques de neige peuvent affecter la toute proche ville de Grenoble alors que La Tronche ne voit que quelques flocons. Cette clémence est soulignée par la présence, sur les flancs du Mont Jalla et du Mont Rachais, de plantes méridionales qui se développent facilement.

Relief et végétation[modifier | modifier le code]

Le plus haut point de la commune est le Mont Rachais (1 051 mètres), lieu de randonnées prisé par les Grenoblois, qui offre une très belle vue sur l'agglomération. Une petite croix se trouve à son sommet. La commune s'étend sur la plaine alluviale de l'Isère, et sur les coteaux de cette montagne et du Mont Saint-Eynard.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’Isère, qui matérialise la frontière avec Grenoble ou Saint-Martin-d'Hères, est le plus important cours d'eau de la commune. Le Charmeyran coule aussi à l'est de la commune, il prend sa source sur le Mont Rachais sur le territoire communal.

Géologie[modifier | modifier le code]

Quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Ferjus sur le plan-relief de Grenoble en 1848.

Excepté Maubec et Chantemerle, on ne peut pas parler véritablement de hameaux, l'urbanisation dense fait que l'on parle plutôt de quartiers.

Saint-Ferjus 
C'est le village de La Tronche, qui avait jadis donné son nom, et ce, jusqu'à la Révolution, à la commune. On y trouve l'église paroissiale, la place du village, le monument aux morts, entre autres. L'urbanisation de ce quartier est ancienne. Il reste encore de rares maisons de village aux façades souvent délabrées, ou des petits pavillons du début du siècle ouvrant sur des jardinets. On y trouve aussi des villas plus récentes.
L'avenue du Maquis du Grésivaudan 
Autrefois route de Chapareillan. Il se trouve des maisons bourgeoises ancienne ou du XIX° ou XX° siècles, qui possédaient des parcs aux arbres centenaires, souvent remarquables (cèdres etc.), comme le parc de l'actuel Musée Hébert; souvent amputés de plusieurs terrains où l'on a construit des villas récentes ou immeubles (comme la villa où l'on a construit les immeubles de la clinique Georges Dumas). Il s'y trouve aussi l'ancien hôpital civil et l'hôpital militaire. Il reste encore des anciennes fermes Grande Rue ou chemin des Résistants. Chemin Hébert se trouve un château du XIXe siècle à la façade rose.
La Petite Tronche 
Il reste des anciennes fermes parfois assez anciennes mais aussi des villas bourgeoises ou plus récentes.
La Grande Tronche 
Il y eut dans ce quartier, ainsi qu'à la Petite Tronche, un grand nombre d'institutions religieuses féminines jusque dans les années 1960 : l'Étoile du Rachais, le Carmel... Seules restent encore les Petites Sœurs des Pauvres, au bord de l'Isère. Il reste des vieux petits immeubles aux façades vétustes, ou de beaux pavillons des XIX° ou XXe siècle : les riches familles grenobloises y passaient l'été. On y trouve la mairie.
La Vierge Noire 
Ce quartier, où il y a encore peu de temps la vigne était omniprésente sur les flancs du Mont Rachais, s'est urbanisé densément assez tardivement : les villas sont plutôt récentes, mises à part les anciennes fermes ou les belles maisons bourgeoises de la Belle Époque, qui possèdent des arbres remarquables centenaires, ou parfois même des chapelles privatives. Chemin de la Pinotte (anciennement chemin de la Procession se trouve la chapelle de la Vierge Noire, lieu de pèlerinage des filles non encore mariées.
Maubec 
Ce hameau qui possède encore des fermes parfois en activité fut urbanisé moins densément que les autres quartiers de La Tronche.
Chantemerle 
Le plus haut quartier de la commune est aussi le plus rural : on y trouve des fermes en activité, bien que certains champs aient depuis quelques années laissé la place à des villas, les vaches occupent encore les champs. Bâti sur un éperon rocheux au haut d'une falaise au-dessus de Maubec, il domine toute la commune. C'est un quartier de plus en plus résidentiel recherché.
Les Sablons 
Ces quartiers qui s'étendent dans la plaine alluviale de l'Isère possèdent la quasi-totalité des immeubles de La Tronche, bien qu'il y ait des villas ou maisons des années 1900/1930. Peu résidentiel bien que desservi par le tram, il abrite des services publics de l'agglomération : Usine d'Incinération, le Centre hospitalier universitaire de Grenoble, cimetière intercommunal etc.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La Tronche est desservie par la Ligne B du tramway de Grenoble et par le réseau Transisère.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Antécédents, risques et catastrophes sur la commune[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La plaine alluviale de l'Isère est densément peuplée et urbanisée avec une importante emprise du centre hospitalier. Les quartiers anciens se trouvent au pied des coteaux, le tissu urbain devient beaucoup moins dense dès que l'on gagne les pentes. Sur les hauteurs, la vigne et les pâturages ont laissé place aux arbres, la forêt couvre tout le nord de La Tronche.

La commune de la Tronche a pour particularité d'accueillir sur 40 % de son territoire des équipements publics intercommunaux destinés à l'ensemble des habitants de l'agglomération grenobloise. Parmi ces équipements, on peut citer :

  • L'usine d'incinération (UIOM) Athanor
  • Les Pompes Funèbres Intercommunales
  • Le cimetière du grand Sablon
  • Un Foyer départemental de l'enfance (Établissement public départemental "Le Charmeyran")

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1789, la paroisse de Saint-Ferjus est transformée en commune et prend le nom de La Tronche. L’expression locale, la « tronche » désigne une clairière créée par les coupes dans les forêts.

La villa Brise des Neiges en 2017.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville compte de nombreuses pensions de familles abritant des persécutés du nazisme. Directrice de la pension protestante Brise des Neiges, Éva Péan-Pagès a caché cent vingt réfugiés, dont 96 Juifs au moins . Ceci lui a valu de recevoir, à titre posthume, la médaille et le diplôme d’honneur de « Juste parmi les nations »[1]. Ce titre est décerné par Israël aux non-juifs qui, au risque de leur vie, ont préservé des juifs de la déportation. En mars 1942, 84 Juifs étrangers et une centaine de Juifs français habitaient la commune de La Tronche [2], la « petite Nice des Alpes ».

L’avenue des maquis du Grésivaudan témoigne également de ce passé historique. De nombreux résistants ont marqué l’histoire locale par leur courage et leur persévérance : le doyen René Gosse[3], Louis Nal, André Didier.

Jusqu’en 1950, La Tronche reste une bourgade où les terres sont consacrées à la vigne et aux cultures. Avec l’ouverture de l’hôpital civil en 1913 et de la route nationale 90 (de Grenoble au col du Petit-Saint-Bernard), la ville se développe. Les cultures vont alors laisser la place aux constructions : des habitations, le quartier Doyen Gosse avec un centre commercial, des écoles, l’église Notre-Dame du Rosaire, la piscine, le stade et des gymnases.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie La Tronche
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1985 1995 Denise Revel   -
1995 2001 Robert-Paul Carrichon PS -
2001 2008 Jean-Michel Remande DVG -
2008 2014 Hervé-Jean Bertrand-Pougnand UMP -
2014 en cours Bertrand Spindler PS Ingénieur retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 741 habitants, en augmentation de 11,64 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
997 1 164 1 095 1 109 1 372 1 519 1 537 1 631 1 722
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 704 1 728 1 980 2 131 2 288 2 385 2 446 2 428 2 754
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 887 2 857 2 922 3 461 4 200 5 572 5 602 5 364 6 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
7 517 7 993 7 410 6 690 6 454 6 433 6 079 6 627 6 741
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le CHU Albert Michallon.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint Ferjus (1846)
  • Église Saint-Ferjus,
  • Chapelle de la Vierge-Noire, chemin de la Pinotte.
  • Église Notre-Dame-du-Rosaire, de la seconde moitié du XXe siècle, Depuis 2003 est labellisée « Patrimoine du XXe siècle » de l'Isère.
  • Chapelle privative chemin de la Pinotte, à l'opposé de la chapelle de la Vierge Noire
  • Chapelle privative du manoir situé entre la route de la Chartreuse et le Charmeyran
  • Chapelle et ancien carmel chemin du Pont-Bottu
  • Chapelle et couvent des Petites Sœurs des Pauvres, entre l'Isère et la Grande Rue
  • Ancienne chapelle de l'ancien Asile des Aliénés
  • Chapelle de l'Hôpital Civil, chemin de l'Agnelas

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Hôpital civil.

La ville accueille un pole santé et recherche exceptionnel en France avec la présence du centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes, comprenant l'Hôpital Nord dit Albert-Michallon et l'Hôpital civil inauguré en 1913. De plus, se sont implantés, la Faculté de médecine et de pharmacie, le Grenoble-Institut des neurosciences, l'Institute for Advanced Biosciences, la pépinière des biotechnologies Biopolis[8], l'Établissement français du sang et le Centre de recherche du service de santé des armées (CRSSA) jusqu'à son départ en 2012.

En raison de la présence de la maternité du CHU de Grenoble sur la commune de La Tronche, le nombre de personnes nées à La Tronche pour l'état civil est sans proportion avec la population réelle de la commune (voir ci-dessous la liste des personnages nés à La Tronche ; la plupart n'ont fait qu'y naître et n'ont aucun autre lien avec la ville de La Tronche).

La ville abrite également le foyer de l'enfance, un centre maternel, une pouponnière et un service d'accueil pour la protection de l'enfance au niveau départemental (Établissement public départemental le Charmeyran).

Les autres édifices notables de la ville sont :

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason La Tronche 38700.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'or à la hache de sable fendant une souche arrachée d'azur, un dauphin d'azur, crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules au canton dextre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Moreau (1755-1828), général des armées de l'Empire, né à Lyon, y est décédé.
  • Joseph Pellegrin de Millon (1759-1832), général des armées du 1er Empire, décédé dans la commune.
  • Raoul Blanchard (1877-1965), géographe.
  • Francisco Cepeda (1906-1935), coureur cycliste espagnol décédé à la suite d'une chute en descendant le col du Galibier lors du Tour de France.
  • Anni et Fritz Finaly, Juifs autrichiens réfugiés à La Tronche de 1939 à 1944.
  • René Gosse (1883-1943), universitaire et résistant.
  • Ernest Hébert (1817-1908), peintre.
  • Pierre Mendès France (1907-1982), homme politique, réfugié à La Tronche en 1941.
  • Éva Péan-Pagès (1877-1951), directrice de La Brise des Neiges.

Personnalités nées à La Tronche[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à La Tronche.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François Boulet, Refuge et Résistance. La Tronche 1939-1945, Éditions Ampelos, (ISBN 978-2-35618-103-9), p. 63-72.
  2. François Boulet, Refuge et Résistance, p. 49-50.
  3. François Boulet, Refuge et Résistance, p. 87-101.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. lessor.fr du 2 décembre 2016, Dix ans de Biopolis : en route pour Medtech City.
  9. « Neuf édifices isérois distingués par la commission départementale du patrimoine en 2011 », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère,‎ (consulté le 5 août 2014)
  10. « Maison du peintre Ernest Hébert », base Mérimée, ministère français de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Boulet, Refuge et Résistance. La Tronche 1939-1945, Éditions Ampelos, 2016, 162 p.