La Buisse

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La Buisse
La Buisse
Vue de la mairie de La Buisse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Voiron
Intercommunalité Communauté d’agglomération du Pays Voironnais
Maire
Mandat
Patrick Cholat
2014-2020
Code postal 38500
Code commune 38061
Démographie
Gentilé Buissards
Population
municipale
3 133 hab. (2016 en augmentation de 8,56 % par rapport à 2011)
Densité 272 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 09″ nord, 5° 37′ 16″ est
Altitude Min. 187 m
Max. 942 m
Superficie 11,52 km2
Localisation

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Liens
Site web www.labuisse.fr

La Buisse est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Également située dans le canton de Voiron, cette petite cité à l'aspect encore essentiellement rurale, malgré une certaine urbanisation récente, est également adhérente à la communauté d'agglomération du Pays voironnais.

Ses habitants sont appelés les Buissards[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de la commune de La Buisse et des communes limitrophes

Situation et description[modifier | modifier le code]

Située à 4 km au sud-est de Voiron, la plus grande ville situé à sa proximité, le territoire buissard se localise au sud de l'agglomération de cette ville, siège de la communauté d'agglomération du Pays voironnais. La Buisse est également positionnée 20 km de Grenoble et à 85 km de Lyon

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Buisse
Coublevie
Saint-Jean-de-Moirans La Buisse La Sure en Chartreuse
Voreppe

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Positionnée à l'extrême nord de la cluse de Voreppe et au débouché des deux massifs préalpins que sont le Vercors et la Chartreuse, sur les pentes du plateau du Grand Ratz, mais en grande partie, face à la plaine de L'Isère, le territoire de La Buisse présente un climat qui se situe entre le climat océanique et le climat continental, avec une légère influence méditerranéenne (les étés sont chauds, mais plutôt humides). Les montagnes environnantes particularisent beaucoup le climat car elles entraînent un effet de cuvette avec des chaleurs torrides, l'été et un froid assez conséquent, l'hiver.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune compte sur on territoire un ruisseau de type torrentiel, le Gorgeat, dont les eaux rejoignent l'Isère en passant dans les sous-sols de la zone industrielle et artisanale de centr'alp[2].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Entrée de La Buisse
Plaque routière le long de l'ancienne RN75

L'ancienne route nationale 75 reliant Tournus et Bourg-en-Bresse à Sisteron, par Grenoble, route déclassée en RD 1075 traverse le territoire buissard entre les communes de Coublevie (au nord) et La Voreppe (au sud) où elle se connecte avec la RD1085, route de Grenoble à Lyon.

La RD 121 permet de contourner le bourg central en se connectant avec l'autoroute A48 par une sortie (dite de Moirans mais située sur le territoire de La Buisse) permettant de rejoindre directement les agglomérations de Lyon et de Grenoble.

La RD 120 permet de relier le bourg de La Buisse à la gare de Moirans après avoir traversé le hameau du Gay.

Transport[modifier | modifier le code]

Le territoire buissard est desservie par la ligne W du réseau urbain des Transports du Pays voironnais. Une ligne sur réservation téléphonique, complète l'offre de transport des lignes régulières.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de La Buisse est située en zone de sismicité no 4, non loin de la zone no 3 qui se situe vers l'ouest et le nord-ouest du département de l'Isère[3].

Terminologie des zones sismiques[4]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de La Buisse viendrait du latin buxia, qui désigne le buis, dont la croissance était favorisée par les terres éboulées au pied du plateau du Grand-Ratz et qui se prêtait à une taille graphique. Il a dérivé en buyssia et décliné au féminin[5].

André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, confirme cette thèse[6]. Par ailleurs, 289 noms de lieux différents ont été recensés sur cette commune[7]. Par ailleurs, 335 noms de lieux recensés sur cette commune[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Établissement thermal, sur le site d'époque gallo-romaine.

La Buisse est un des lieux les plus anciennement habités du Dauphiné. Dès la Préhistoire, des hommes s’installèrent dans la région, occupant les cavités dans la paroi surplombant la plaine de l’Isère. La grotte à Bibi ou de l'ermitage a livré des silex de la fin du Paléolithique supérieur (Magdalénien final : 13 000-11 000 av . J.-c.).A côté, la grotte de Fontabert est un énorme ossuaire collectif du Chalcolithique-Bronze ancien (2 300-1 800 av. J.-C.). D'autres grottes dans la falaise (Grottes No 5, à Genève) ou sur les flanc du Grand Ratz (Trou au loup, Grotte du Trou noir) ont livré du matériel du Néolithique à l'âge du Fer[9].

Antiquité[modifier | modifier le code]

En époque gallo-romaine, un établissement hydrothérapique fut construit au lieu-dit Les Thermes, des vestiges sont conservés sur la propriété privée de Galbert. Une villa romaine fut même détruite, sur le territoire de la commune, lors des invasions barbares du IIIe siècle. On sait même, avec certitudes, qu’une voie romaine traversait, autrefois, La Buisse pour relier Grenoble (Cularo) à Moirans (Morginum)[10].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Buisse en 1910.

Le nom de Buxia apparaît dans les textes dès le XIIe siècle et son origine provient probablement du buis, arbuste très abondant sur les pentes du Grand-Ratz.

Durant l'époque médiévale, La Buisse est zone frontalière entre Savoie et Dauphiné, et eut à faire face à de nombreux affrontements sanglants. Ils se trouvent un château fort et un prieuré, aujourd'hui disparus. En proximité, l'église de l'époque était dédiée à saint Hugues.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de La Buisse

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Michel Billon    
1965 1977 Oronce de Galibert    
1977 1980 Claudius Mestrallet    
1980 juin 1995 Joseph Voilin   Agriculteur puis représentant de commerce
juin 1995 2007 Marcel Vial DVD  
2007 mars 2008 André de Combarieu    
mars 2008 En cours Patrick Cholat DVG Ingénieur conseil[11]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2016, la commune comptait 3 133 habitants[Note 1], en augmentation de 8,56 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1381 2151 3051 2741 3471 4211 4071 4391 295
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2371 1751 1501 0781 1081 0441 061996978
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9738988507979049958738841 055
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 0871 0061 0501 2062 2382 4052 6272 8863 133
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Équipement sportif[modifier | modifier le code]

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

Buxia Festival L’objectif de ce festival est de permettre la diffusion de groupes musicaux locaux ainsi que de promouvoir leur rencontre avec des musiciens et techniciens professionnels. Cette action culturelle permettrait à deux groupes locaux de se produire dans un cadre professionnel.

Cette année[Quand ?], le style mis en avant était le reggae qui est un style haut en couleur et adapté à toute génération inspirant la fraternité et la convivialité. L’intérêt de ce festival est d’ailleurs la mise en valeur d’un style de musique particulier différent chaque année.

Organisé par l’association Buxia Family, la première édition a eu lieu le samedi 24 mars avec comme tête d’affiche le groupe Daipivo de Marseille (et Cassis) mais aussi Buxia family et les gnous représenteront les groupes locaux.

Pour la seconde édition, qui s'est déroulée le 5 avril 2008, les Dukes (rock) et Lizarb (salade machine) se sont produits en première partie de Natty (bassiste de Sinsemilia) et le "Special Hommage Band à Bob Marley".

En 2009, le festival se développe puisque la 3e édition s'est déroulée les 27 et 28 mars 2009 avec en tête d'affiche Emzel Café (+ Claksound + Remanka) et Bass Maker avec les chanteurs de Raspigaous et K2R Riddim (+ Peaks Iration + Hobo).

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre chaque jour de la semaine et du week-end, dans son édition Chartreuse-Sud Grésivaudan, une page complète sur l'actualité du canton et de sa région et quelquefois de la commune en proposant des informations sur les événements locaux, des comptes-rendus, des annonces, des dossiers sur des thèmes variés.

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté catholique et l'église de La Buisse (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Saint Thomas de Rochebrune qui comprend les églises de cinq autres communes et un monastère. Celle-ci est rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[16].

Économie[modifier | modifier le code]

Le budget communal de La Buisse dispose, en recettes de fonctionnement, de 711 euros par an et par habitant (2012[17],) ce qui la place dans la catégorie des communes modestes, sa physionomie essentiellement rurale en atteste.

Activités industrielles et commerciales[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous quelques entreprises dont les lieux de production ou le siège social sont implantés sur le territoire de La Buisse.

  • Carrière et Chaux Balthazard et Cotte (extraction de calcaire)
  • Act'Isère (Établissement et service d'aide par le travail de l'AFIPH)
  • Rossignol (siège social)

Activités agricoles[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune compte 2 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[19] et 2 œuvres répertoriées à l'inventaire général du patrimoine culturel, au parc Georges-Balthazar et au parc du château, de maîtres-d'œuvre inconnus[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les monuments historiques[modifier | modifier le code]

Les autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Château Beaumorier
  • La Magnanerie, ou manoir de Maximy, du XVe siècle[10]
  • Château de la Charrière, du XVIIe siècle[10]
  • Château Monteynard, dit château de La Buisse au Pansu, du XIXe siècle mais dont les dépendances datent des XVe et XVIIe siècles[10]
  • près de l'église se trouve quelques maisons des XVe et XVIe siècles
  • Fresque de saint Martin à cheval, coupant son manteau et l'offrant à un mendiant, sur la façade d'une maison située au départ de la route de Moirans.
  • maison forte des de Galle au Pansu, du XVe siècle[10]
  • Château des de Galbert, dans son parc sont abrités les vestiges d'un établissement gallo-romain[10]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • une bibliothèque

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. André Plank, L'origine des noms des communes du département de l'Isère, Artès, , 159 p. (ISBN 978-2-91045-908-6), p. 27.
  2. Site ledauphine.com, article "Le Gorgeat, ce ruisseau capricieux", consulté le 20 septembre 2019
  3. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  4. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  5. Georges Fauchon, Le Pays voironnais, Éditions des Cahiers de l'Alpe, coll. « Histoire régionale », 1968, page 59
  6. André Planck, "L'origine du nom des communes du département de l'Isère", (ISBN 2-84424-043-7) édition L'atelier, 2006, page 50
  7. Corinne Bourrillon, 10 000 lieux en pays voironnais, tome 1, , p. 54 à 61
  8. Corinne Bourrillon, 10 000 lieux en pays voironnais, tome 1, , p. 68 à 72
  9. Aimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, Gallia-Préhistoire 1969, fasc. 1. page 208-222 [1]
  10. a b c d e f et g Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 188-192
  11. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/la-buisse,38061/
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. Site messe-info, page sur la Saint Thomas de Rochebrune, consulté le 20 septembre 2019
  17. Site alize2.finances.gouv.fr
  18. [PDF] Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 .
  19. « Liste des monuments historiques de la commune de La Buisse », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Liste des lieux et monuments de la commune de La Buisse à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Notice no PA00117131, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Notice no PA00117130, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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