Châtillon-en-Diois

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Châtillon-en-Diois
Le village de Châtillon-en-Diois.
Le village de Châtillon-en-Diois.
Blason de Châtillon-en-Diois
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Le Diois
Intercommunalité Communauté de communes du Diois
Maire
Mandat
Éric Vanoni
2014-2020
Code postal 26410
Code commune 26086
Démographie
Gentilé Châtillonnais
Population
municipale
552 hab. (2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 44″ nord, 5° 29′ 05″ est
Altitude Min. 514 m
Max. 2 038 m
Superficie 28,02 km2
Localisation

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Châtillon-en-Diois est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Châtillon est situé à 12 km au sud-est de Die.

Le village est juché sur une butte en contrebas de la montagne de Glandasse.

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

La « plate-forme urgonienne de la montagne de Glandasse (dont "Le Pestel") » est un site géologique remarquable de 1 970,37 hectares, qui se trouve sur les communes de Châtillon-en-Diois (aux lieux-dits de Montagne du Glandasse et Le Pestel), Die, Laval-d'Aix, Romeyer, Treschenu-Creyers et Chichilianne. En 2014, elle est classée « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Châtillon serait un dérivé, sans doute mérovingien, du bas latin castellum, diminutif de castrum, accompagné du suffixe -ionem. Castrum désigne d’abord tous les types de forteresse, depuis le simple donjon jusqu’à l’enceinte urbaine, puis se spécialise dans le sens de « château fort » et se réduit ensuite à celui de « grande maison de plaisance ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Il reste peu de choses de la période de l'Antiquité : quelques noms voconces et quelques pierres d'une villa romaine située à un kilomètre du village. Au Moyen Âge, le village est dévasté par les troupes d'Olivier du Guesclin, frère de Bertrand Du Guesclin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Claude Chaffois UMP  
mars 2008 mars 2014 Régine Oddoz    
28 mars 2014 en cours Eric Vanoni DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.


La mairie

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 552 habitants, en diminution de -1,6 % par rapport à 2009 (Drôme : 3,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 237 1 110 1 198 1 191 1 195 1 174 1 188 1 223 1 247
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 267 1 248 1 235 1 236 1 222 1 092 1 051 1 012 1 011
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
948 872 862 763 758 715 725 624 599
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
608 563 505 562 545 523 576 561 552
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • viticulture (vins de Chatillon)
  • arboriculture fruitière
  • artisanat
  • commerce
  • tourisme

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Village de Châtillon-en-Diois.
  • Il reste peu de choses du château qui a donné son nom au village ;
  • remparts construits entre 1379 et 1426 par ordre de l'évêque de Die ;
  • "viols" (rues étroites), placettes, jardinets ;
  • clocher du beffroi du XVIIIe siècle ;
  • fontaine du Reviron ;
  • vestiges du badigeon (appareil en brique) du XVIIe siècle sur la façade de la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le peintre Alfred Courmes y est enterré.
  • Pierre Paul Gros Long, en littérature Pierre Devoluy, né à Châtillon-en-Diois en 1862 et décédé à Nice en 1932 où une rue porte son nom. Polytechnicien, Capoulié du Félibrige de 1901 à 1909, il fut un des meilleurs disciples et amis de Frédéric Mistral et laissa une œuvre importante de poète, de romancier et de théoricien de l'idée régionaliste. Commandeur de la Légion d'honneur, il fut adjoint du maire de Nice du temps de Jean Médecin. Il est inhumé dans le cimetière protestant du village. Une plaque ornée d'un médaillon due au ciseau du sculpteur Longnon fut apposée en 1933 sur sa maison natale.
  • Le poète Jean Sénac y a acquis une maison en 1959.
  • Jean Giono utilisera par ailleurs Châtillon-en-Diois et ses environs pour y implanter l'histoire de Thérèse, personnage principal du roman « les Âmes fortes » (1950). À travers cette œuvre, on peut avoir un aperçu de la ville et de la vie des gens au tout début du vingtième siècle. Un aperçu qui peut d'ailleurs être remis en cause par l'aspect particulièrement énigmatique du récit. Cependant, le fait que Giono ait choisi ce cadre pour son livre est le témoin de l'affection qu'il portait à la ville et à ses alentours.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .


Liens externes[modifier | modifier le code]