Reventin-Vaugris

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Reventin-Vaugris
Entrée du village en 1906.
Entrée du village en 1906.
Blason de Reventin-Vaugris
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Vienne
Canton Vienne-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Viennois
Maire
Mandat
Blandine Vidor
2017-2020
Code postal 38121
Code commune 38336
Démographie
Gentilé Reventinois
Population
municipale
1 785 hab. (2014)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 08″ nord, 4° 50′ 29″ est
Altitude Min. 141 m – Max. 404 m
Superficie 18,4 km2
Localisation

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Reventin-Vaugris
Liens
Site web mairiereventinvaugris.fr

Reventin-Vaugris est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de Reventin-Vaugris et de ses communes limitrophes.

Reventin-Vaugris est une commune située au sud-est de la France, au bord du Rhône, dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept autres communes :

Rose des vents Saint-Cyr-sur-le-Rhône Vienne Jardin Rose des vents
Ampuis N Saint-Sorlin-de-Vienne
O    Reventin-Vaugris    E
S
Chonas-l'Amballan Auberives-sur-Varèze,
Cheyssieu
Les Côtes-d'Arey

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 840 hectares ; son altitude varie de 141 à 404 mètres[1].

L'ancienne mine de zinc de la Poype est un site géologique remarquable de 14,94 hectares situé sur les territoires des communes de Reventin-Vaugris et de Vienne (au lieu-dit la Poype). En 2014, elle est classée « une étoile » à l'inventaire du patrimoine géologique[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rhône passe à Reventin-Vaugris. Il forme la limite entre les communes de Reventin-Vaugris et d'Ampuis. Le barrage hydro-électrique de Vaugris a été construit en 1980 par la Compagnie Nationale du Rhône[3].

Barrage hydro-électrique de Vaugris.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'autoroute A7[modifier | modifier le code]

Reventin-Vaugris est coupée en deux par l'autoroute A7 à destination de Paris par Lyon au nord, et à destination de Marseille au sud. Un projet d'échangeur complet payant est à l'étude : situé entièrement sur le territoire de la commune de Reventin-Vaugris entre l'aérodrome de Reventin et la barrière de péage de Reventin. Ce projet fait l'objet d'une vive contestation de la part des riverains, ce qui a conduit aux élections municipales de 2017.

La nationale 7[modifier | modifier le code]

En dehors de l'autoroute A7, Reventin-Vaugris est traversée par la Route nationale 7.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Reventin-Vaugris ne possède plus de gare depuis la fermeture de la gare SNCF de Vaugris. La réouverture de la gare refait régulièrement surface dans des programmes électoraux[4]. La gare de Vienne est la gare la plus proche de Reventin-Vaugris.

La gare de Vaugris en 1900.

Voies aériennes[modifier | modifier le code]

Reventin-Vaugris est dotée d'un aérodrome géré par la chambre de commerce et d'industrie Nord-Isère. L'aérodrome de Reventin situé entièrement sur le territoire de la commune de Reventin-Vaugris a été implanté dès 1934. Il est principalement utilisé pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme.

L'aéroport commercial le plus proche est l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry situé à 45 km environ.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le Grand Chemin vers 1910.

La commune est constituée des deux anciennes communes de Reventin et de Vaugris, elles-même composées de quartiers (Centre-Village, Le Grand Chemin, Vaugris-Gare, Le Vieux-Vaugris, L'Aubressin et La Balme), de hameaux (Saint-Christ et Fabrière) et de lieux-dits (la Conche, le Rondet, la Poype, le Saluant et les Croses).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Reventin vient du latin Repentinum[5] provenant du nom d'un aristocrate Gallo-Romain. Habitant à Vienne, Quintus Licinius Repentinus possèdait un grand domaine d'exploitation agricole (villa) à l'endroit du village de Reventin-Vaugris[6],[7]. Une épitaphe datant du Ier siècle après J.-C. (de la période du Principat entre 4 et 14), conservée au musée de Vienne, montre la renommée de Licinius Repentinus[8]. Les pierres gallo-romaines retrouvées sur les terres de La Conche indiquent qu'il est possible que la villa de Repentinus se situait sur le lieu de construction de la maison forte par Auguste Fornier au début du XIXe siècle.

À Vienne est conservée une inscription fragmentaire, en l’honneur des empereurs Auguste et Tibère, signé par Licinius Repentinus :

[Imp(eratori) Caes(ari), diui ?] f(ilio), Augus[to--- ?]

[--- ? et Tib(erio) ? C]aesari, [Aug(usti) f(ilio) ?,--- ?]

[--- ?. Magistr ?]i uici Rep[entini---] [---s]acrum.

A l’empereur César Auguste (?), fils du divin,

et à Tibère (?) César, fils d’Auguste (?)…

Les responsables du uicus Repentinus…Consacré…

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Du début de l'âge du Bronze final (1250-1100 av. J.-C.) date le trésor d'objets en bronze découvert en 1869 à la Poype-Vaugris, sur une hauteur dominant le Rhône. Il comportait 9 kg de lances, épées, faucilles, bracelets, haches et lingots presque toujours fragmentés. D'autres haches en bronze proviennent de la commune. Ces objets témoignent de l'importance de la voie de passage préhistorique le long du Rhône confirmée par les dépôts de Chasse, Ternay I et II, Vernaison[9],[10]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pendant tout le Moyen Âge et jusqu'à la Révolution, l'Église catholique, à travers le chapitre de l'église Saint-Maurice de Vienne et l'Archevêque de Vienne, garde un grand pouvoir temporel sur les terres de Reventin et de Vaugris. On retrouve de nombreuses traces de tractations commerciales et de tension juridiques entre le haut-clergé de Vienne et les seigneurs locaux.

En 1289, au concile provincial de Vienne, les terres de Reventin sont qualifiées d'alleu, c'est-à-dire sans dépendance seigneuriale. Elle sont entièrement sous la juridiction de l'Église catholique.

IXe siècle[modifier | modifier le code]

Vers 875, le chapitre de l'église Saint-Maurice de Vienne acquiert une vigne et un jardin sur les terres de Reventin en échange de possessions situées près de Lyon[11].

Xe siècle[modifier | modifier le code]

Vers 940, c'est Ratburn, vicomte de Vienne, fils de Géraud de Forez, qui donne ses possessions de la paroisse de Reventin (in Repentinis Villa[12]) à l'église Saint-Maurice de Vienne représenté par Sobon, archevêque de Vienne[13].

XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Vers 1130, Hugues de Reventin abandonna tous ses droits sur la terre de Reventin et les céda à l'Église catholique via le chapitre de la l'église Saint-Maurice de Vienne[14]. Le château de Reventin est ainsi cité comme donné à l'Église[15].

XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En mai 1213, Guigues de Reventin, chevalier, et ses enfants Guigues et Arlhaud, cède moyennant finance ses droits (perception de la dîme pour 22 livres) et usages sur les terres et biens dépendants de l'église de Reventin au chapitre de l'église Saint-Maurice de Vienne via Humbert II, archevêque de Vienne[16].

En , Hugues d'Anjou, chevalier, vend un bois de la paroisse de Reventin à Jean de Bernin, légat du Pape, archevêque de Vienne[16].

En 1289, les seigneurs Hugues de Chateauneuf et Pierre de Briort ont concédé aux obédienciers de Reventin, c'est-à-dire les religieux dépendant du chapitre de l'église Saint-Maurice de Vienne, 40 sous pour reconstruire à Reventin la maison en ruine de G. Coyndos afin qu'ils puissent y vivre à 70[17].

XIVe siècle[modifier | modifier le code]

La juridiction des terres de Reventin est sujette à tension entre les membres du chapitre de l'église Saint-Maurice de Vienne. Ainsi, en , est décidé que la juridiction sera commune entre Briand de Lavieu, archevêque de Vienne et Guillaume de Clermont, doyen de l'église Saint-Maurice[16].

En 1309, un différend oppose le chapitre de l'église Saint-Maurice de Vienne et le noble Reynaud de Saint-Jullien. Finalement, Reynaud de Saint-Jullien doit quitter la forteresse adjacente à l'église de Reventin[16].

En , le seigneur d'Hauterives fait couper une oreille à un bandit sur les terres de Reventin sur ordre du dauphin Jean II de Vienne (1280-1318), comte d'Albon. Le chapitre de l'église Saint-Maurice de Vienne à travers Briand de Lavieu, archevêque de Vienne, conteste cette justice qui usurpe ses propres droits sur des terres lui appartenant[16]. Cet épisode s'inscrit dans le contexte du concile de Vienne convoqué par le pape Clément V en 1311. Le dauphin Jean II de Vienne contracte alors un traité d'alliance avec l'archevêque et son église s'obligeant à lui porter assistance militaire pour défendre ses droits. D'autres transactions auront lieu jusqu'en 1315 pour que le chapitre récupère tous ses droits auprès du dauphin.

XVe siècle[modifier | modifier le code]

François II de Maugiron, seigneur de Leyssins était fils de François I de Maugiron, seigneur d'Ampuis, et de Claude du Clos. Il possédait des biens à Vaugris, Reventin et Vienne[18]. Il est inscrit au nombre des nobles en 1484. François II épousa Péronnette Lyatard, fille de Guillaume Lyatard, seigneur de Leyssins, et de Jeanne de Briord. Péronnette Lyatard, issue d'une ancienne famille du Viennois, lui apporta la seigneurie de Leyssins en dot.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Plus tard, on retrouve Laurent de Maugiron, seigneur d'Ampuis, fils de Guy de Maugiron et d'Ozanne L'Hermitte, cité en 1557 comme héritiers des biens de son cousin, Guillaume IV de Maugiron, fils de François II de Maugiron, mort sans descendance[18].

Reventin et Vaugris sont cités comme lieux de passage du cortège funéraire de François de France, dauphin de France, duc de Bretagne. Après un arrêt au château de Diane de Poitiers, où le prince fut empoisonné, il mourut le 10 août 1536 au Château de Tournon[19]

Le blason du village est celui de Aymar Félicien de Boffin, marquis de La Sône, seigneur de Chatte et de La Poype[20]. Né le à Grenoble et mort le à Paris, il fut lieutenant général des armées du roi et lieutenant-colonel au régiment des Gardes françaises. Il épousa Marie Anne Moufle, dame de La Tuilerie. La famille de Boffin était très présente dans la région de Vienne et possédait un nombre important de seigneuries.

Aymar Félicien de Boffin descendait en ligne masculine d'une famille de marchand à Romans-sur-Isère anobli en 1554 par charge d'avocat au parlement de Grenoble. Il descendait également de Humbert Ier de Viennois par sa grand-mère paternel.

En 1770, on retrouve le chapitre de la cathédrale Saint-Maurice de Vienne qui est cité comme seigneur et haut-justicier[21] de la terre de Reventin.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Le a lieu la naissance de la municipalité de Reventin à la suite de la convocation d'une assemblée constitutive de Philibert Magnard, bourgeois de Vienne, châtelain de la communauté de Reventin, Pierre Berton, François-Marin Benatru, Jean Guillot et Marc Charreton, tous officiers municipaux de la communauté de Reventin[22].

En février 1791, le curé de Reventin, Louis Berton, est nommé vicaire de l'évêque de Grenoble suite à la disparition de l'archidiocèse de Vienne en 1790[23]. Il devint président du conseil épiscopal jusqu'en 1792 pendant la vacance du siège. Révolutionnaire convaincu, il abandonna la prêtrise et se maria en 1793[24].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

La commune est créée le par ordonnance royale[25] de Louis-Philippe Ier qui réalisait ainsi l'union « au temporel » des communes de Reventin (784 habitants) et de Vaugris (302 habitants), déjà unies pour le « spirituel » car elles avaient l'église et le cimetière en commun.

1939-1945[modifier | modifier le code]

L'hôtel-restaurant au début du XXe siècle

Reventin-Vaugris a accueilli l'armée Française au début de la guerre en 1939. L'armée avait investi la bâtisse à l'entrée du village, en face du Café du Nord. Le capitaine Delisle avait son bureau dans la maison de famille de l'épicière du village. Les nombreuses fermes du village logeaient les soldats ainsi que les granges du chemin des Joncs[26].

Le "Coup de Vaugris"[modifier | modifier le code]

Depuis le , un train allemand stationne près de la gare de Vaugris. Son chargement de carburant est destiné à l’armée de l’air allemande. Selon les témoignages, une vingtaine de soldats allemands surveillent nuit et jour le convoi et les habitants craignent à tout moment une attaque qui détruirait le quartier. Une opération de sabotage est ordonnée par Londres afin de détruire les réserves d’essence contenues dans ces wagons. L’exécution de cette mission est confiée à Raymond Basset (alias commandant Mary) qui est secondé par le colonel Gentgen.

Au matin du , une traction noire traverse le Rhône, suivie de près par une camionnette de résistants, pour se rendre en gare de Vaugris. La camionnette s’arrête au niveau de la tête du train. Les hommes se mettent en place et ouvrent le feu à h 45. L’attaque ne dure que sept minutes mais les dégâts causés sont considérables. Les citernes atteintes par les tirs s’enflamment et l’incendie se propage le long du convoi. Les soldats allemands chargés de la surveillance restent bloqués dans les wagons de marchandises sous une pluie de balles.

Des doutes ont subsisté sur le nombre de victimes allemandes de cette opération, les résistants n’ayant eu à déplorer aucun blessé. Bien qu'à cette époque la BBC ait annoncé 76 morts, le compte rendu de gendarmerie ne fait état que de trois soldats blessés. L’action d’éclat des résistants causa une perte importante à l’armée allemande, évitant aussi un bombardement aérien du quartier qui aurait coûté la vie à de nombreux civils. La plaque commémorative située devant l’école de Vaugris rappelle cette action héroïque[27].

Après-Guerre[modifier | modifier le code]

Essentiellement rurale jusque dans les années 1960, la commune s'est intégrée au district de Vienne devenu en 2002 la communauté d'agglomération du Pays Viennois ce qui a contribué à l'installation de zones économiques. La proximité de Vienne et de l'autoroute A7 qui la coupe en deux, ont conduit à un développement maîtrisé de la population.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[28].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La liste des maires de la commune est connue à travers les actes d'état civil des deux communes Reventin, Vaugris puis de la commune fusionnée Reventin-Vaugris[29].

Liste des maires de Reventin de 1790 à 1848[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Christophe Gautier    
1792 1793 Jean-François Boullu    
1793 1795 Jean Sarrazin    
1795 1816 Louis Chulliat    
1816 1821 Michel Chulliat    
1821 1834 Auguste Fornier Royaliste Propriétaire. Fait construire la maison forte du lieu-dit la Conche[30].
1834 1837 Henry Chulliat    
1837 1848 Jean-Michel Chulliat    

Liste des maires de Vaugris de 1790 à 1848[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
1790 1795 Michel-Etienne Puis    
1795 1800 Jean Sarrazin   Maire de Reventin de 1793 à 1795
1800 1802 Jacques Jury    
1802 1817 Ennemond Garin    
1817 1848 Ennemond Jury    

Liste des maires de Reventin-Vaugris à partir de 1848[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
1848 1848 Ennemond Jury    
1848 1852 Jean-Michel Chulliat    
1852 1873 Pierre Decourt    
1873 1875 Jérôme Raffard    
1875 1878 André Moussier    
1878 1879 François Dambuyant    
1879 1884 Étienne Perret    
1884 1894 Joseph Guillot    
1894 1908 André Durand    
1908 1912 Jérôme Raffard    
1912 1919 André Durand    
1919 1925 Jean Pascal    
1925 1937 Fleury Jury    
1937 1944 Louis Rozand    
1944 1947 Marius Roche    
1947 1964 Joannes Paccalet    
1964 1971 Henri Amblard    
1971 1983 Paul Perrot SE  
1983 avril 2005 Bruno Jury DVD Agriculteur
avril 2005 janvier 2017 Élisabeth Célard DVD Retraitée, conseillère départementale depuis 2015
janvier 2017 en cours Blandine Vidor[31] SE Mère au foyer
Élections municipales de 2017[modifier | modifier le code]

À la suite du projet de construction d'un demi-échangeur de l'A7 sur la commune, de nombreux élus du conseil municipal ont démissionné[32], estimant n'avoir pas été suffisamment consultés sur les détails de ce projet. Conformément à la loi du code électoral, le préfet de l'Isère a donc organisé de nouvelles élections. Le a vu la victoire d'une ancienne élue démissionnaire, Blandine Vidor, et de son équipe à 58 %[31].

Liste Président Nombre d'élus Statut
Tous Concernés pour Reventin-Vaugris Blandine Vidor 15 majorité
Déterminés à avancer ensemble Elisabeth Célard 4 opposition

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Du point de vue administratif, la commune dépend de l'arrondissement de Vienne et avant la réforme territoriale de 2014 dépendait également du canton de Vienne-Sud. La commune fait partie de la Communauté d'agglomération du Pays Viennois. Elle faisait auparavant partie du district de Vienne, qui regroupait sept communes : Sainte-Colombe-lès-Vienne, Saint-Romain-en-Gal, Saint-Cyr-sur-le-Rhône, Seyssuel, Pont-Évêque, Reventin-Vaugris et Vienne.

Du point de vue électoral, la commune dépend du canton de Vienne-2.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1699, un rapport pastoral indique qu'il y a au moins 300 habitants sur les hameaux de Reventin et de Vaugris[34].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[36],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 785 habitants, en augmentation de 2,7 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
532 553 662 757 736 846 874 917 1 405
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 226 1 151 1 184 1 153 1 108 1 008 1 054 954 944
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
902 1 074 884 839 843 804 779 757 810
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
848 834 913 1 209 1 331 1 577 1 623 1 765 1 785
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006 [38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école de Reventin en 1900.

La commune relève de l'académie de Grenoble.

Elle administre une école maternelle et une école élémentaire communales regroupant 156 élèves pour l'année scolaire 2016-2017[39]. Les élèves ont été autrefois accueillis dans deux écoles distinctes : une au Centre-Village et une au Vieux-Vaugris. Les bâtiments de l'ancienne école de Vaugris sont maintenant rattachés à l'unique école de Reventin-Vaugris. L'école du Centre-Village a été fermée il y a quelques dizaines années et l'école Paul-Vincensini a été construite au village, place du Poète, en 2005. Elle a été agrandie en 2013[40].

Santé[modifier | modifier le code]

Reventin-Vaugris dispose d'un cabinet avec un médecin généraliste situé au Centre-Village, à l'emplacement de l'ancienne école du village.

Reventin-Vaugris, de par sa taille, ne possède aucun établissements de santé d'envergure. Les établissements hospitaliers les plus proches sont le centre hospitalier Lucien-Hussel de Vienne et la clinique Trenel située à Sainte-Colombe.

Sports[modifier | modifier le code]

Le football et le basket peuvent être pratiqués par l'intermédiaire de L'Union Sportive Reventinoise (également appelé US Reventin ou USR). Le club évolue en violet et blanc au stade Jean-Louis-Rivoire. Il utilise également le gymnase municipal.

Chaque année le tournoi Solida'Foot et Solida'Basket sont organisés le week-end de Pentecôte au profit de l’Association philanthropique des parents d'enfants leucémiques (APPEL). D'autres sports peuvent également être pratiqués dans la commune : aïkido, tennis, basket loisirs, gymnastique homme et femme loisirs, ou dans des clubs intercommunaux (judo).

Les associations sportives[modifier | modifier le code]

  • C.O.R. : Cyclo Olympique Reventinois[41]
  • Vélo Club Horizon 38[42]
  • Judo Club
  • Reventin Vaugris Boxe
  • Tennis Club Loisirs
  • Union Sportive Reventinoise : US Reventin Basket[43]
  • Union Sportive Reventinoise : US Reventin Foot[44]

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique : église Saint-Saturnin de la Paroisse Mère Teresa[45].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenu[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu moyen était de 37 900 €[46].

En 2012, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 308 € soit une augmentation de 2,34 % par rapport à l'année 2011[47].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, la population est composée de 44,66 % d'actifs. On dénombre 8,7 % de chômage[47].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Zone artisanale[modifier | modifier le code]

Reventin-Vaugris accueille de nombreuses entreprises et industries[48] au sein de la Zone artisanale du Saluant, proche de l'Aérodrome de Reventin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église et la place en 1925.

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Vestiges pavés en cailloux roulés de l'ancienne route Impérial Lyon-Marseille[49]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Grange fortifiée du XVIe siècle
  • La maison de la Poype (des seigneurs de La Poype)
  • La maison Camelin (hameau de Fabrière)

XVIe au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Saturnin : dédié à Saint Saturnin que la dévotion populaire appelait Saint Sorlin[12]
  • Château de Reventin
  • La maison forte de La Conche : elle fut construite au tout début des années 1800 par Auguste Fornier, maire de Reventin et négociant à Vienne, sur des terres données en 1786 à son père par un certain Monsieur Duport. La maison constitua la dot de sa fille Delphine Fornier pour son mariage avec Casimir Faure en 1832. La maison resta dans la famille Faure jusqu'en 1960.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Les Reventinois disposent notamment de la chorale « De Cœurs en Chœur »[50], d'une école intercommunale de musique[51].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Outre les maires cités ci-dessus, la commune compte plusieurs personnalités :

  • Licinius Repentinus. propriétaire Gallo-Romain[6]
  • Roland de La Poype, chevalier, seigneur de Serrières[52]
  • Hugues de Reventin[14]
  • Guigues de Reventin, chevalier
  • Reynaud de Saint-Jullien
  • François II de Maugiron, seigneur de Leyssins[18]
  • Laurent de Maugiron, comte de Mauléans[18]
  • Aymar Félicien de Boffin, marquis de La Sône, seigneur de Chatte et de la Poype au XVIIIe siècle[20]

Héraldique et devise[modifier | modifier le code]

Armoiries de la commune[modifier | modifier le code]

Blason de Reventin-Vaugris Blason De gueule à la fasce d'argent.
Ornements extérieurs 
Deux sauvages
Devise 
Nec Temere, Nec Timide
Cri de guerre 
La Poype !
Détails Blason de la famille de La Poype, seigneur de La Poype et de Serrières[53].
Blason de Reventin-Vaugris Blason D'or au bœuf passant de gueules, au chef d'azur, chargé de trois croisettes de calvaire du champ.
Devise 
1° Deo, regi, patriae, pietas et fides / 2° Caput Inseret Astris
Détails Le blason de la ville est celui de Aymar-Félicien de Boffin, marquis de La Sône, seigneur de La Poype au XVIIIe siècle[54].

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de la famille de La Poype est Nec Temere, Nec Timide (Jamais par hasard, jamais timide).

La devise de Reventin-Vaugris est celle de la famille de Boffin : Deo, Regi, Patriae, Pietas et Fides (Pour Dieu, pour le Roi, pour la patrie, piété et fidélité). La deuxième devise de cette famille est Caput Inseret Astris

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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  52. Guillaume Tisserand, Liste des chevaliers présents dans les chartes, (lire en ligne).
  53. Rietstap - Armorial de France
  54. , Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842), Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France, Paris, 1816