La Côte-Saint-André

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La Côte-Saint-André
La Côte-Saint-André
L'église paroissiale Saint-André.
Blason de La Côte-Saint-André
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Canton Bièvre
Intercommunalité Communauté de communes Bièvre Isère
Maire
Mandat
Joël Gullon
2014-2020
Code postal 38260
Code commune 38130
Démographie
Population
municipale
4 805 hab. (2016 en diminution de 1,66 % par rapport à 2011)
Densité 172 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 40″ nord, 5° 15′ 41″ est
Altitude Min. 335 m
Max. 582 m
Superficie 27,93 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lacotesaintandre.fr

La Côte-Saint-André est une commune française située dans le département de l'Isère, dans l'arrondissement de Vienne, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sur les dépliants touristiques et les sites web locaux, la petit ville est généralement présentée comme le principal centre économique et culturel de la micro-région de la Bièvre et de la plaine du Liers[1].

Cette commune, qui compte de nombreux monuments historiques, est la ville natale du compositeur français et chef d'orchestre Hector Berlioz, et la ville siège du Festival Berlioz, créé en l'honneur de ce grand compositeur français et qui se déroule chaque année, les principaux concerts se déroulant dans la cour du château de La Côte-Saint-André.

Les habitants de la commune sont dénommés les Côtois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de la commune de La Côte-Saint-André et des communes voisines

Situation et description[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située entre Lyon, Grenoble, Valence et Bourgoin-Jallieu, La Côte-Saint-André se trouve dans la Bièvre, dans le secteur du Bas Dauphiné, en Isère, et s'est principalement développée sur le versant sud d'une colline qui sépare la vallée du Liers du secteur de la Bièvre. L'altitude varie entre 329 et 578 mètres[3].

La Côte-Saint-André était le siège de la communauté de commune de Bièvre-Liers jusqu'au . Elle appartient depuis 2014 à la Communauté de communes Bièvre Isère dont le siège est à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs.

Son centre-ville se situe à 67 km du centre de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et à 53 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, ainsi qu'à 446 km de Paris (à vol d'oiseau)[4]. La ville se positionne à proximité de l'Aéroport de Grenoble-Alpes-Isère situé à environ une dizaines de kilomètres du centre.

Description[modifier | modifier le code]

La petite ville, nichée sur le flanc d'une colline, présente un centre ancien au rues très resserrées avec de nombreux bâtiments à l’architecture typique des XIe siècle, XVIe siècle et XIXe siècle, dont certains sont classés Monuments Historiques [5]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Côte-Saint-André
Ornacieux Commelle, Nantoin Mottier
Balbins / Sardieu La Côte-Saint-André Gillonnay
Sardieu Saint-Siméon-de-Bressieux Brézins

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La Côte Saint-André est située dans la Bièvre-Valloire, une large vallée ouverte entre celle de l'Isère et le cours du Rhône et dont la forme régulière en auge à fond plat suggère une origine glaciaire, ce que confirme la présence de dépôts morainiques [6].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

La région de La Côte-Saint-André présente un climat de type semi-continental[7] qui se caractérise par des précipitations plus importantes en été qu'en hiver.

Les étés sont chauds et secs. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d'autant plus que le secteur resté très longtemps marécageux est souvent marqués par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rival, seul cours d'eau notable de la commune, est un ruisseau s'écoulant dans la partie méridionale du territoire communal.

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Accès routier[modifier | modifier le code]

La ville de La Côte-Saint-André se situe au centre d'une triangle formé par les autoroutes A7, A48 et A49, la ville étant cependant plus rapidement accessible par l'A48, autoroute qui relie Lyon à Grenoble, et une brettelle d'accès en voie rapide, la RD119 qui s'arrête à la commune voisine de Brézins.

L'accès routier à la commune est également possible par l'ancienne route nationale 85 qui relie Lyon à Grenoble, puis en empruntant la RD71 en venant de Lyon ou la RD73 en arrivant par Grenoble.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Autocars[modifier | modifier le code]

Le réseau interurbain de l'Isère connu sous l'appellation locale Transisère relie la ville de La Côte-Saint-André aux autres villes de l'Isère.

  • Ligne 2700 ː Beaurepaire ↔ La Côte-Saint-André
  • Ligne 2900 ː Vienne ↔ La Côte-Saint-André
  • Ligne 7350 ː La Côte-Saint-André ↔ RivesVoiron
  • Ligne 7360 ː La Côte-Saint-André ↔ Apprieu ↔ Voiron

Aéroport[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère, situé à moins d'une dizaine de kilomètres du centre de La Côte-Saint-André. La ligne d'autocar 7350 permet de relier cet aéroport avec la ville notamment durant l'édition du festival[8].

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare du Grand-Lemps, située à environ 10 km de La Côte Saint-André. Celle-ci se présente sous la forme d'une halte ferrovaire desservie par les trains TER Auvergne-Rhône-Alpes de la relation de Lyon-Perrache. cette gare comprend un parc pour les vélos avec une consigne individuelle en libre accès.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune possède un PLU adopté le par le conseil municipal puis il a été modifié deux fois : le et le [9].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de La Côte-Saint-André, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[10].

  • Maison Goubet
  • Maison Guillon
  • Ferme Régal
  • Saint-Corps
  • Sciez
  • Ferme Jars
  • Poulardière
  • Ferme Calloud
  • Ferme Prat
  • Mas de la Mort
  • Verrière
  • Rochassieu
  • Mas Julien
  • les Berlandières
  • la Croix Soulier
  • le Polard
  • Ferme Chenavier
  • Les Meunières
  • Maison Vidon
  • la Maillarde
  • le Clapier
  • la Bâtie
  • Poipon
  • Ferme Joubert
  • Mi-Plaine
  • Blétonnaux
  • les Feugères
  • le Rival
  • Marguetière (Parc d'activités)

Logement[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de La Côte-Saint-André est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[11].

Terminologie des zones sismiques[12]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg provient de « Santi Andréa da Costa », apparu pour la première fois sur des documents au Moyen-Âge[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le char gaulois trouvé en 1888

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La période protohistorique est marquée par la présence d'un remarquable char cultuel, découvert en 1888 dans un tumulus au lieu-dit le Rival[14]. Composé de quatre roues en bronze massif de la fin de l'âge du Bronze (VIIIe siècle av. J.-C.) réutilisées au Premier âge du Fer (VIIe siècle av. J.-C.) avec un grand seau et un bassin en tôle de bronze d'origine d'Italie du Nord. Il est aujourd'hui présenté au Musée gallo-romain de Fourvière à Lyon[15],[16].

Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l'Isère. Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Au début du Moyen-Âge, la cité de La Côte est rattachée au comté de Vienne, fief du Royaume de Bourgogne, issu du Pagus Viennensis (dit Viennois), subdivision territoriale carolingienne dirigé par un comte-gouverneur.

Cette ville est ancienne et possède de nombreux édifices présentant une architecture des XIe, XVIe et XIXe siècles comme le château Louis XI, l'église ou les Halles. La plaine autrefois couverte de forêts et de bocages offre aujourd'hui un paysage ouvert.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le bourg fut un nœud de correspondance des lignes des Tramways de l'Ouest du Dauphiné puis des Voies ferrées du Dauphiné durant la première moitié du XXe siècle

La Côte-Saint-André s'est appelée La Côte-Bonne-Eau durant la brève période de laïcisation des toponymes, durant la Révolution française. Contrairement à une idée, reçue, ce n'est pas La Côte-Saint-André mais Saint-Siméon-de-Bressieux qui s'est appelé La Côte-Marat.

Depuis le XVIIIe siècle, l'Hôtel de ville est le lieu où siège le corps municipal. Ce bâtiment est situé au Nord des Halles. Le corps municipal de la ville siège à partir de 1863 à la mairie actuelle[17].

En 1899, la compagnie des tramways de l'Ouest du Dauphiné construit une ligne de tramway à voie métrique qui reliera durant plus de 35 ans, la petite ville de La Côte-Saint-André à la ville du Grand-Lemps où est implanté la gare de la ligne Lyon - Grenoble. Cette ligne cessera définitivement son activité le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal de La Côte-Saint-André est composé de vingt-sept élus (15 hommes et 12 femmes) dont un maire, six adjoints et vingt conseillers municipaux[18].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'entrée de l'Hôtel de ville de La Côte-Saint-André.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
maire en 1886 1893 Pierre-Marcel Paret[19]   (élu en 1874)
1893 1894 Charles Sautreaux    
1894 1908 Henri Meyer    
1908 1925 René Sautreaux    
1925 1929 Dr Etienne Berger    
1929 1941 Antonin Douillet    
1941 1944 Henri Du Fayet de la Tour    
1944 1947 Jules Berthier    
1947 1947 Jean Sautreaux    
1947 1959 Henri Du Fayet de la Tour    
1959 1961 Dr Louis Thiot    
1961 1971 René Pugin    
1971 1983 René Bergeret PS Ancien instituteur
1983 1994 Christian Abel    
1994 décembre 2005 Joseph Manchon DL Conseiller général (1994-2008)
décembre 2005 mars 2008 Annequin-Digond DVD -
mars 2008 mars 2014 Jacky Laverdure DVG Professeur agrégé de Mathématiques
mars 2014 En cours Joël Gullon UMP-LR Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2016, la commune comptait 4 805 habitants[Note 1], en diminution de 1,66 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 3813 6173 8903 8934 5684 0924 0834 1844 429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 4374 6164 5564 3464 3044 1934 1564 0153 826
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 9003 4443 3783 1263 1873 7203 7433 6563 780
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 6233 5223 8653 8573 9664 2404 4964 8104 737
2016 - - - - - - - -
4 805--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

  • Ecole élémentaire de la Côte-Saint-André
  • Ecole primaire privée Saint-François

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Collèges
  • Collège public Jongkind [24]
  • Collège, primaire et maternelle privé Saint François
  • Collège Privé Jean-Marie VIANNEY rattaché à la Fondation d'Auteuil
Lycées
  • Lycée public Hector Berlioz [25]
  • Lycée privé Sainte-Cécile
  • Lycée Professionnel Privé Jean-Marie VIANNEY rattaché à la Fondation d'Auteuil (formations en CAP Moto et Maintenance des Bâtiments de Collectivités)
Autres établissements d'enseignement
  • Établissement local d'enseignement et de formation professionnelle agricoles : deux lycées, dont un à la Tour du Pin, un centre de formation des adultes et d'apprentis, deux exploitations - agricole (La Côte Saint-André) - et horticole (à la Tour Du Pin)[26].
  • École de Production Jean-Marie VIANNEY (formation en CAP Agent Polyvalent de Restauration)

Équipement sanitaire et social[modifier | modifier le code]

La commune héberge sur son territoire deux établissements sociaux dans le cadre de la protection de l'enfance :

  • le foyer départemental de la Cote-Saint-André, plus connu sous le nom de Maison d'enfants les Tisserands[27];
  • la maison d'enfance (MECS) Jean-Marie Vianney gérée par la fondation catholique reconnue d’utilité publique, Les Apprentis d'Auteuil[28].

La commune héberge héberge sur son territoire deux établissements médico-sociaux dans le cadre de la prise en charge des personnes âges dépendantes[29] :

  • la maison de retraite (EHPAD) publique de l'hôpital de La Côte Saint-André qui compte 180 places;
  • la maison de retraite (EHPAD) publique Eden qui compte 80 places.

Équipements et clubs Sportifs[modifier | modifier le code]

La commune héberge sur son territoire quatre stade communal [30].

  • un terrain de football à 7 sur le site du LP privé Jean-Marie Vianney
  • un terrain de football de l'allée Jean Jaurès
  • un terrain de football du stade Rémy Jouffrey
  • un terrain de football du stade municipal

Le stade d'athlétisme est situé avenue Hector Berlioz. Celui compte quatre vestiaires. Deux gymnases (dédié à Pierre de Coubertin et à Paul Genevay) se situent à proximité du stade.

La commune héberge également un site aquatique dénommé espace aqualib', doté d'un d’un toit ouvrant et présentant divers équipements dont un bassin sportif de 25 mètres et un bassin ludique de 200 m2 avec une banquette à bulles, divers équipement, des jets massant, un toboggan et une pataugeoire[31].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune gère divers établissements à vocation culturelle dont l'école de musique municipale et la médiathèque Bièvre Isère Communauté.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition Isère-Nord, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La communauté catholique de La Côte-Saint-André et l'église paroissiale Saint-André (propriété de la commune) dépendent de la Paroisse Sainte Marie de Bièvre-Liers qui est elle-même rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne. La maison paroissiale se situe près de l'église de la Côte [32].

Autres cultes[modifier | modifier le code]

La communauté protestante évangélique de La Côte-Saint-André dépend d'un temple situé dans la commune de Rives[33].

Économie[modifier | modifier le code]

994 entreprises sont implantées dans la commune, dont 865 sièges et 129 établissements, la majorité d'entre elles étant des sociétés civiles immobilières[34].

Secteur industriel et commercial[modifier | modifier le code]

  • Distillerie Cherry Rocher.
Cherry Rocher est l'enseigne d'une distillerie fondée en 1705 à La Côte-Saint-André par Barthélémy Rocher. Elle est connue pour ses eaux-de-vie et liqueurs de fruits et emploie localement 46 personnes. L'usine de la Côte-Saint-André est le site originel, car c'est dans cette commune que Barthélémy Rocher a fondé sa distillerie. Cette usine réceptionne les produits agricoles de la région pour les transformer.

Secteur agricole[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-André.
  • Église Saint-André
Cette église romane située au cœur de la ville a été édifiée entre 1088 et 1102, et plusieurs fois remaniée jusqu'au XIXe siècle[35]. Les styles roman, gothique et moderne coexistent donc. La partie la plus ancienne en est assurément la croisée du transept avec sa coupole sur trompes, mais l'étude archéologique de l'édifice reste à faire[36]. L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 5 février 1982[37].
  • Église Saint-Camille
L'église Saint-Camille a été construite au dix-neuvième siècle à l'initiative de Camille Rocher, qui voulait en faire le cœur d'un phalanstère pour les ouvriers de sa distillerie (projet qui n'a finalement jamais vu le jour). L'église est aujourd'hui désaffectée et appartient à un particulier. Le presbytère est en cours de restauration en vue de la location d'appartements[réf. nécessaire], ainsi que l'église elle-même[38]. La flèche du clocher a été détruite par un incendie en 2005 et n'a fait à ce jour que l'objet d'une restauration provisoire.
  • Abbaye de Bonnevaux
Il s'agissait d'une abbaye cistercienne (7e fille[39] de Cîteaux), située entre Saint-Jean-de-Bournay et La Côte-Saint-André, en Isère (France). Fondée en 1117, elle fut vendue comme carrière de pierres vers 1830.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La Halle de La Côte-Saint-André, vue intérieure
Datant de la fin du XIIIe siècle[40], elle abrite encore le marché le jeudi matin. Régulièrement entretenue, elle fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 23 avril 1925[41].
Entrée du Château de La Côte-Saint-André
Situé sur les hauteurs de la ville, il la surplombe, et par de jolis effets de lumière, la rend immanquable. On peut visiter le château, et notamment le Musée Le Paradis du chocolat, qui y a élu domicile ainsi que l'école de musique municipale. Comme tous les ans, le Festival Berlioz s'y déroule également. L'escalier, avec sa cage et sa rampe à balustres, la cheminée du rez-de-chaussée et la salle dite de Louis XI font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 21 mars 1983[42]. Le Château est propriété de la commune.
  • Château des Croisettes
construit à partir de 1892, il a un parc à l'italienne réalisé par l'architecte paysagiste Gabriel Luizet. Les façades, les toitures, le hall, l'escalier et le parc du Domaine des Croisettes font l'objet d'une inscription partielle par arrêté du 12 décembre 1997[43].
  • Ferme Berlioz
La Ferme du Chuzeau, dite Ferme Berlioz et construite au XIXe siècle, appartenait à la famille d'Hector Berlioz. Le verger, le pavillon, l'étable, l'abreuvoir, le bûcher et l'écurie font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 25 septembre 2003[44].
  • Monument aux morts de La Côte-Saint-André
Ce monument a été fait par le sculpteur et athlète Alexandre Maspoli (Genève, 1875 - Caluire-et-Cuire (Rhône), 1943) et par J. Lesage. Le monument a été réalisé en 1922 et inauguré le 6 août de la même année. La composition est riche en symbolique[45] (coq, poilu, croix de guerre, palmes de la paix) et rappelle le travail des femmes pendant la guerre[46]. Les sculptures sont en bronze et calcaire de Villebois. À l'époque le coût a été de 33 335 francs. On retrouve le " poilu " du monument de La Côte Saint-André sur le monument des Avenières (Isère). Le monument aux morts est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 1er avril 2003[47] et labellisé « Patrimoine du XXe siècle » de l'Isère.
Coq du monument aux morts de la Côte-Saint-André
Hôtel de Bocsozel vu des terrasses de La Côte Saint-André
  • Hôtel de Bocsozel
Du XVIe siècle, situé en Place de la Halle. Les façades et les toitures de l'Hôtel de Bocsozel sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 23 avril 1981[48].
  • Hôtel de ville de La Côte-Saint-André
L'escalier qui donne sur la cour et la galerie en retour font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 3 octobre 1983[49].
Au 69, rue de la République, elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 24 février 1942[50]. La maison est aujourd'hui un musée (inauguré en 1935) dédié au compositeur Hector Berlioz.
  • Chalet du Rival
Labellisé Patrimoine en Isère[51].

Diverses maisons du centre du village datent du XVIe siècle, voire du Moyen Âge. Certaines sont remarquables par leur structure en demi-paliers, typique du Dauphiné, notamment celle se situant au 19 rue Laval de Bressieux, entre la place de la Halle et le château. On peut également découvrir les autres maisons suivantes :

  • Maison de La Côte-Saint-André (9, 11 rue Centrale)
Le portail qui donne sur la rue, y compris son auvent et ses vantaux, de la maison datant XVIIe siècle font l'objet d'une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du 31 décembre 1979[52].
  • Immeuble de La Côte-Saint-André du 22, place de la Halle, rue du Château, anciennement rue du Lion d'Or
Il date du XVIe siècle. Les façades et les toitures sont inscrites partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du 14 mars 1977[53].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musée des Liqueurs Cherry-Rocher.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En mars 2017, la commune confirme le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[55].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Hector Berlioz en 1832
Johan B. Jongkind
Paul Genevay
  • Barthélémy Rocher, né en 1677 dans la Drôme. célèbre liquoriste mentionné par Brillat-Savarin, fondateur de la maison Cherry Rocher et créateur d'un distillerie à la Côte-Saint-André en 1705.
  • Jean-Baptiste Davaux, né en 1742 à La Côte-Saint-André, compositeur au service des princes de Rohan, auteur, sous la Révolution, d'une Symphonie concertante mêlée d'airs patriotiques (1794).
  • Louis Berlioz, (1747–1815), médecin, qui, à partir de 1810, fut le premier Français à pratiquer l'acupuncture, dans son cabinet médical de la rue Impériale (aujourd'hui rue de la République), par ailleurs maison natale de son fils Hector (voir ci-dessous). Cette maison est aujourd'hui un musée consacré à Hector Berlioz, mais on peut y voir une vitrine avec le matériel médical de Berlioz père, et un manuel d'acupuncture dont il fut l'auteur.
  • Johan Barthold Jongkind (peintre paysagiste hollandais) vient habiter à La Côte-Saint-André en 1878 pour y mener une existence paisible jusqu'à la fin de ses jours. Il laissera beaucoup d'aquarelles. Un concours de peintres est organisé tous les ans en été à La Côte-Saint-André où il est enterré.
  • Henri Meyer (1841-1915), fils de Balthazard Meyer, maire de La Côte-Saint--André, sera élu en 1894 maire à son tour. Conseiller général, puis député de l'Isère, il est connu pour avoir été, à Paris, le juge d'instruction des attentats anarchistes au début du XXe siècle.

Événement culturel[modifier | modifier le code]

  • Le Festival Berlioz.
Depuis 1994, chaque été à la fin du mois d'août, la Côte-Saint-André honore son compositeur romantique Hector Berlioz. L'édition de 2018 s'est déroulée du 18 août au 02 septembre 2018[56].
Article connexe : Festival Berlioz.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Côte-Saint-André (La) Blason D'azur au sautoir d'argent cantonné de deux fleurs de lys d'or, une en chef et une en pointe, et de deux dauphins du même aux flancs[57].
Détails
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (en blasonnant "croix de St André").
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site trésor des régions, page sur la plaine de Liers, consulté le 18 février 2019
  2. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 18 février 2019
  3. Alexandre Moulin, La Côte Saint André en Isère - Compléments d'histoire locale, , 440 p. (ISBN 2-9518677-0-0), p. 9
  4. Site annuaire mairie, page des distances entre La Côte-Saint-André et les plus grandes villes, consulté le 19 février 2019
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  57. La Côte Saint-André des origines à nos jours. Jean Carraz-Billat

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