Clelles

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Clelles
Vue de Clelles depuis le chemin des Hormes.
Vue de Clelles depuis le chemin des Hormes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes du Trièves
Maire
Mandat
Marie-Claire Brizion
2014-2020
Code postal 38930
Code commune 38113
Démographie
Population
municipale
582 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 41″ nord, 5° 37′ 26″ est
Altitude Min. 520 m – Max. 1 560 m
Superficie 20,88 km2
Localisation

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Clelles est une commune française située, géographiquement dans le Trièves, administrativement dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes et, autrefois rattachée à l'ancienne province du Dauphiné. Ses habitants sont dénommés les clellois et les clelloises.

La commune est un des principaux villages de la micro région, et ancien chef-lieu de canton, du Trièves, un territoire de moyenne montagne dont l'altitude se situe entre 500 et 1 500 mètres d'altitude et qui se positionne entre les massifs montagneux qui l'entourent de trois côtés : à l'ouest, on peut découvrir le massif du Vercors, au sud et à l'est se détache le chaînon de l'Obiou appartenant au massif du Dévoluy.

Ancien chef lieu de canton du département de l'Isère jusqu'en 2015, le village se situe désormais dans le canton de Matheysine-Trièves dont le Bureau centralisateur est à La Mure depuis le nouveau découpage territorial.

La commune appartient également à la Communauté de communes du Trièves dont le siège est situé à Monestier-de-Clermont et qui regroupe 28 communes

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le mont Aiguille depuis Clelles.

Positionné au sud du département de l'Isère et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le village de Clelles (mairie) est situé à environ, 52 km de Grenoble, 149 km de Valence, 197 km de Genève (Suisse), 153 km de Lyon, 342 km de Montpellier, 222 km de Marseille, 321 km de Nice (par la route et l'autoroute), 625 km de Strasbourg et 623 km de Paris[1].

Le territoire de Clelles qui se love à la limite des secteurs de basse montagne et de haute montagne se positionne à une altitude de 831 m au niveau de la gare de Clelles, et a adhéré au parc naturel régional du Vercors créé en 1970 et qui comprend 85 communes.

Description[modifier | modifier le code]

Clelles est un village entouré de forêts, de champs et de torrents. Le bourg et ses hameaux sont situés à proximité du mont Aiguille, symbole du Trièves et qui culmine à 2 087 mètres d'altitude, mais qui appartient au territoire de la commune voisine de Chichilianne.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le village de Clelles s'étend au pied du Mont Aiguille, face à l'Obiou, dans la région du Trièves (dont le nom rappelle que sur le plateau se croisaient, à l'époque romaine, trois voies romaines). Sur le plan religieux, Clelles et le Trièves relevaient de l'évêché de Die, dont le premier évêque est mentionné en 325. Les découvertes antiques ont été peu nombreuses sur le plateau (noter toutefois la nécropole mérovingienne de Roissard[2]), sans doute faute de fouilles.

Vue générale de Clelles au début du XXe siècle. Au fond, le Mont Aiguille.

À l'époque féodale, le Trièves se trouva intégré dans le patrimoine de la maison des comtes d'Albon, dauphins de Viennois. Il vit alors se dresser de nombreuses maisons-fortes. Le village de Clelles et ses abords conserve les vestiges de quatre de ses demeures nobles. La plus ancienne, dominant le ravin de l'Orbanne, est la maison forte du Chaffaud (XIVe siècle), dont il ne reste que quelques murs. À l'entrée du village, une grosse bâtisse moderne, précédé d'une allée d'ifs centenaires, porte le nom de "château". On aperçoit près du clocher le toit en poivrière d'une tourelle : c'est le manoir de Réneville (XVIe siècle), rue de l'Hôpital. Non loin, la maison forte des Segond, de la même époque, conserve une grosse tour carrée. Enfin, à la sortie du village, sur la route de Mens, se trouve le château de Monval (XVIe siècle), domaine agricole dominé par une vaste demeure, ouvrant au levant sur un parc aux arbres remarquables. La façade au couchant, quasi aveugle, est cependant flanquée d'une tourelle crénelée moderne, ajoutée au début du XXe siècle.

Les XVIe et XVIIe siècles furent marqués, comme dans tout le Trièves, par les conflits religieux. Toutefois, les protestants étaient moins nombreux sur la rive gauche de l'Ebron (pays de Clelles), sur la rive droite (le pays de Mens).

Au XIXe siècle, la construction de la RN75, descendant du col de la Croix-Haute, puis du chemin de fer de Grenoble à Aix, avec ses viaducs remarquables, ouvre la commune au tourisme. Clelles devient un lieu de villégiature, point de départ pour des courses en montagne, dont témoignent encore les nombreux hôtels et les villas Belle Epoque du quartier de la Gare (la villa des Roses). Souvenir de cette époque faste, l'imposant Hôtel de Ville d'une commune qui a vu perdre, ces dernières années, son statut de chef-lieu de canton.

Transports[modifier | modifier le code]

Viaduc de l'Orbanne

Par la route[modifier | modifier le code]

Par le chemin de fer[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble). La gare porte la dénomination de Clelles - Mens (Attention, la commune de Mens est située à 30 km à l'est de Clelles). La gare de Clelles est également le terminus des trains périurbains du Sud grenoblois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Lionel Perraudat    
2008 en cours Marie-Claire Brizion SE Employée
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 582 habitants, en augmentation de 18,05 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
580 681 626 646 612 710 746 750 777
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
695 707 733 730 869 676 644 639 632
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
602 601 532 421 415 411 428 397 382
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
361 328 285 319 345 378 489 548 582
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Groupe scolaire Antoine de Ville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église de Clelles
Carillon de l'église de Clelles.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Maison forte dite « fort du Chaffaud », du XIVe siècle[7].
  • Château de Monval, des XVIe et XIXe siècles[7].
  • Maison forte des Segond, du XVIe siècle remaniée au XVIIIe siècle[7].
  • Maison forte des Renéville, du XVIe siècle[7].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Marie de Clelles
L'essentiel de l'édifice actuel date de l'époque moderne (du XVIIe au XIXe siècle).
Elle renferme l'un des trois seuls carillons de l'Isère avec celui de l'église de Châtenay et celui de la basilique de la Salette.
Le clocher de l'église de l'Assomption de Clelles, du XIVe siècle, fait l'objet d'une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du 26 mai 1977[8].
  • Une église se trouve également au hameau de Longefonds, en contrebas du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de annuaire-mairie.fr, page sur Clelles.
  2. Michel COLARDELLE, Nécropole mérovingienne de Roissard (Isère) et rapport préliminaire, 1975 sur la Base de données bibliographiques "Malraux".
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. a, b, c et d Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 674.
  8. « Eglise », notice no PA00117138, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Louis de Saint-Ferriol », Museum de Grenoble

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Communes de l'Isère

Liens externes[modifier | modifier le code]

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