La Rivière (Isère)

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La Rivière
La Rivière (Isère)
Mairie et école de La Rivière en mai 2017
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Sud Grésivaudan
Intercommunalité Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté
Maire
Mandat
Robert Alleyron Biron
2014-2020
Code postal 38210
Code commune 38338
Démographie
Gentilé Riverains
Population
municipale
770 hab. (2015 en augmentation de 20,88 % par rapport à 2010)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 15″ nord, 5° 30′ 32″ est
Altitude 196 m
Min. 178 m
Max. 1 604 m
Superficie 18,45 km2
Localisation

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La Rivière est une commune française située géographiquement dans le massif du Vercors, administrativement dans le département de l'Isère et en région Auvergne-Rhône-Alpes, autrefois rattaché au Dauphiné.

La commune de dimension modeste, essentiellement rurale et agricole, est adhérente à la Communauté de communes Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté dont le siège est situé à Saint-Marcellin, ainsi qu'au Parc naturel régional du Vercors dont le siège est situé à Lans-en-Vercors.

Selon l'ouvrage de Patrick Ollivier-Elliot dénommé Vercors safari-patrimoine[1], la commune doit son nom à sa proximité avec l'Isère « où autrefois émergeaient des zones humides que l'Isère formait ou détruisait au gré de ses humeurs ». Le même ouvrage précise que la paroisse se dénomma Saint-Joseph-de-la-Rivière jusqu'à la Révolution française.

La commune qui compte de nombreux champs de noyers se situe également dans la zone d' AOC fruitière qui produit la Noix de Grenoble.

Les habitants de la commune se dénomment les Rivarain(e)s et la mairie se situe à 200 mètres d'altitude[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

La Rivière se situe dans le canton du Sud Grésivaudan, à 28 km de Grenoble, au pied du massif du Vercors, sur la rive gauche de la rivière Isère dont elle semble tirer son nom. Traversée par l'ancienne route royale puis nationale qui va de Grenoble à Valence, le territoire communal est également bordé par les falaises de la partie septentrionale du massif du Vercors, donnant sur le soleil couchant.

L'ensemble de la zone habitable, essentiellement rurale, est située dans la vallée de l'Isère dénommée, en ce secteur, sous le vocable de Sud Grésivaudan, terme repris officiellement par le Conseil départemental de l'Isère. Une bonne partie de son territoire compte essentiellement des forêts sur son versant montagneux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Quentin-sur-Isère Montaud Rose des vents
Poliénas N Autrans-Méaudre-en-Vercors
O    La Rivière    E
S
L'Albenc Saint-Gervais

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

La basse vallée de l'Isère à l'instar de la moitié nord-ouest du territoire de l'Isère où se situe le territoire de La Rivière est formé de plaines à l'ambiance tempérée, de bas plateaux et de collines assez peu élevées au climat un peu plus rude. Du fait du relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent assez aisément.

La partie comprise dans le Vercors est soumises aux perturbations atlantiques parvenant par le nord-ouest.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de La Rivière se situe sur le départ de deux failles traversant le nord du massif du Vercors et dont l'origine unique se situe dans la vallée de l'Isère en aval de Rovon.

Au sud du ravin de l'Échinard (ou de l'Auchinard) qui débouche au sud du bec de l'Orient, montagne qui sépare les territoires des communes de Saint-Quentin-sur-Isère, Montaud et La Rivière, le tracé de la cassure se poursuit en biais à flanc de montagne dans le versant qui tombe directement sur cette partie de la vallée de l'Isère[3]. La crête occidentale où est situé le Bec de l'Orient est composée de roches urgoniennes.

Article connexe : Bec de l'Orient.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est sillonné de plusieurs cours d'eau, dont on peut découvrir la liste, ci-dessous :

cette rivière est un affluent du Rhône et le principal cours d'eau de la commune qui délimite le territoire de celle-ci à l'ouest. Cette rivière draine toute la vallée du sud Grésivaudan et reste, en règle générale, d'un débit très abondant tout au long de l'année.
  • La Laune;
  • Le torrent de l'Échinard (ou de l'Auchinard);
  • Le ruisseau de Fessole[4];
  • Le ruisseau de la Verdeppe, d'une longueur de 1,1 km[5].
  • Le torrent du Versoud, d'une longueur de 7,2 km[6].

Voies routières et transport public[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'ancienne route nationale 532 ou « RN 532 » est une route nationale française reliant Saint-Péray (Ardèche) à Grenoble (Isère). Celle-ci travers le territoire communal depuis le nord (commune de Saint-Quentin-sur-Isère) vers le sud (commune de Saint-Gervais).

En 2006, la route nationale 532 a été déclassée dans tout le département de l’Isère en « RD 1532 ».

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Tullins-Fures, située sur le territoire de la commune de Tullins, à proximité du quartier de Fures.

Autres transports publics[modifier | modifier le code]

Lignes d'autocars[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par une ligne du Réseau interurbain de l'Isère, gérée et organisée par le département de l'Isère.

Lignes Dessertes Transporteurs
5000
Pont-en-RoyansGrenoble Perraud Voyages

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire communal s'étend entre la plaine de l'Isère et les pentes occidentales du massif du Vercors. La commune, essentiellement rurale, comprend un bourg central de taille modeste et quelques petits hameaux entourés de noyeraies, tous situés dans la plaine de l'Isère. l'agglomération la plus proche est celle de Tullins.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de La Rivière, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[7].

  • l'Île Chapoton
  • les Côtes
  • Revety
  • Pied Frais
  • Cabotière
  • Le Jarassier
  • Briquetier
  • le Mollard
  • l'Escale
  • les Vialière
  • Le Moulin (ou Étang du Moulin)
  • Brandelière
  • Artets
  • Bouvatière
  • Thuillière
  • La Thulière
  • Le Lignet
  • Guizardière
  • Micandière
  • Le Ravoux
  • les Travers
  • les Monts

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village se dénommait Rivesti au XIIIe siècle. Selon André Plank, auteur d'un ouvrage sur l'étymologie des communes de l'Isère, le nom de La Rivière dériverait du latin Revesti qui signifie « revivre », suite à la dévastation d'un précédente village par une crue torrentielle rivière et du désir de reconstruire le village[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les traces préhistoriques les plus anciennes et connues à ce jour dans ce secteur datent du mésolithique. Celles-ci sont situées à proximité du site de la vallée des Écouges (près de l'ancienne chartreuse), dans le secteur du Pas de l'Échelle, lui-même situé sur le territoire de la commune voisine de Rovon[9].

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Fondée en 1116, la chartreuse des Écouges est un monastère de l'ordre des Chartreux. Celui-ci s'installe dans le massif du Vercors à 1 000 mètres d'altitude. C'est du village de Saint-Joseph de Rivière (aujourd'hui La Rivière) que naquit le seul chemin qui menait à ce monastère au départ de la vallée de l'Isère.

La Rivière fut d'abord une simple halte sur le chemin du monastère, puis une grange monastique (prieuré de Revesty) fut installée lorsque la neige trop abondante dans le massif empêcha les pères et les frères de se rendre aux « Écouges ». En 1294, les pères demandent une première fois à quitter la vallée à cause de l'abondance de la neige. Avant la fin du Moyen Âge, période correspondant au petit âge glaciaire, le monastère est abandonné.

Selon l'écrivain et historien Patrick-Olivier Eliott, le chemin menant de Revesty à l'ancienne chartreuse existait toujours en 2010.

Article connexe : Chartreuse des Écouges.

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de 15 membres.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  11 juin 1995 M. André Cholier    
11 juin 1995 18 mars 2001 M. Alexandre Gaillard    
18 mars 2001 en cours M. Robert Alleyron-Biron DVG Employé[10]
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune de La Rivière n'est jumelée avec aucune commune ou collectivité, que ce soit en France ou dans un pays étranger.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2015, la commune comptait 770 habitants[Note 1], en augmentation de 20,88 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
660 694 718 736 903 846 900 856 871
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
784 752 758 749 717 618 622 575 547
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
520 518 471 376 363 347 324 312 314
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
258 244 214 312 363 469 540 551 745
2015 - - - - - - - -
770 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école élémentaire de La Rivière est située près de la mairie.

Équipement sanitaire et social[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage grenoblois Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Sud Grésivaudan, un ou plusieurs articles lié à l'actualité du village et des communes riveraines, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le secteur agricole[modifier | modifier le code]

La nuciculture[modifier | modifier le code]

Une des principales activités de l'agriculture locale (au niveau communal et de ce secteur de la vallée de l'Isère) est la nuciculture. En effet, la partie occidentale de la commune, la plus proche des rives l'Isère, est couverte de noyeraies. Le noyer est un arbre de la famille des juglandacées qui est cultivé pour son fruit la noix qui se récolte à l'automne[15] mais aussi pour son bois.

La noix est cultivée en tant qu'aliment (souvent vendue en sachet) mais aussi pour son huile[16]. On peut découvrir à Grenoble et dans les environs des commerces (boulangerie, pâtisserie, épicerie, boutiques de souvenirs) proposant des offres de noix conditionnées ou emboîtées. En 1999, la Communauté de communes Chambaran Vinay Vercors à laquelle adhère la commune de La Rivière a fait l'acquisition d'une ancienne ferme traditionnelle avec son séchoir à noix, afin de créer une institution locale à vocation culturelle et touristique sous la forme d'un musée.

Le secteur industriel[modifier | modifier le code]

Les secteurs touristique et commercial[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de La Rivière en 2017
  • La chapelle Notre-Dame-d'Armieux
Il s'agit d'une très modeste chapelle située à proximité de la route de Valence à Grenoble à la limite de la commune de Saint-Gervais.
  • La chapelle Saint-Roch
Située au hameau du Lignet et datant de la fin du (XIXe siècle), la chapelle se situe au carrefour de deux chemins vicinaux
Édifice du XVIIe siècle[17]. Le château actuel est une élégante construction contre le Vercors, dominant le village et la vallée de l'Isère. La façade ouest est éclairée par 21 fenêtres, dont quelques meneaux. Le château possède également deux tourelles. La façade Vercors est flanquée d'une grosse tour carrée qui semble antérieure au château de plusieurs siècles : certains y voient là un vestige de la maison-forte qui eût précédé le château actuel, bâti vraisemblablement au XVIIe ou XVIIIe siècle. le château a été très remanié au XIXe siècle par la famille de Ferrier de Montal, famille de parlementaires dauphinois. Les communs sont encore très beaux : on peut y voir un beau séchoir à noix, typique du Bas Dauphiné. Depuis le XIXe siècle, Montal - encore appelé Monteau sur la carte de Cassini dressée au XVIIIe siècle - appartient à la famille de Ferrier de Montal, qui s'en est rendue acquéreur en 1845. Auparavant le château appartenait aux Pourret de Brunières puis aux Herculais.
  • L'église néo-romane
Bâtiment religieux à tradition catholique et construit durant le XIXe siècle[17].
  • Le Prieuré des Chartreux
Au lieu-dit Revety, les ruines du prieuré de Revesti, du 1116qui dépendait de la chartreuse des Écouges[17].
  • Maisons du bourg
Au village, il existe de vieilles demeures avec des fênetres en meneaux[17].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Bec de l'Orient vue du Bourg de La Rivière
  • La vallée des Écouges
Le secteur de la vallée des Ecouges a été classé Le 10 février 2003 par le conseil général de l’Isère qui a acquis les 918 hectares du domaine des Écouges au titre des «espaces naturels nensibles du département»[18]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Olivier Eliott, Vercors Safari-patrimoine, Édition la Fontaine de Siloé
  2. Site habitants.fr, le nom des habitants de communes de l'Isère
  3. Site de géologie alpes, page sur le bec de l'Orient
  4. Site annuaire-mairie, page sur le ruisseau de Fessole
  5. Site annuaire-mairie, page sur le ruisseau de la Verdeppe
  6. ;Sie sandre, fiche sur le torrent du Versoud
  7. Site géoportail, page des cartes IGN
  8. Livre "L'origine du nom des communes du département de l'Isère" par André Plank, édition L'atelier, 2006, page 168
  9. Département de l'Isère, la gestion du site des Écouges
  10. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/la-riviere,38338/
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. (fr) « Réportages de FR3 : Gros plan sur un fruit de saison... », sur rhone-alpes-auvergne.france3.fr, (consulté le 16 septembre 2010)
  16. (fr) « Domaine du Pressoir: une huile de noix de très haute qualité », sur www.sillon38.com (consulté le 16 septembre 2010)
  17. a, b, c et d Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 431-432
  18. Découvrez les espaces naturels sensibles de l'Isère, www.isere.fr, p. 28 (consulté le 22 juillet 2014)

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