Septème

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Septème
Septème
Mairie de Septème, la nuit.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Intercommunalité Vienne Condrieu Agglomération
Maire
Mandat
Alain Clerc
2020-2026
Code postal 38780
Code commune 38480
Démographie
Population
municipale
2 071 hab. (2019 en augmentation de 8,77 % par rapport à 2013)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 11″ nord, 5° 00′ 18″ est
Altitude Min. 188 m
Max. 386 m
Superficie 21,55 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vienne-1
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Septème

Septème [sɛptɛm] est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

La commune de Septème est située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, au nord-ouest du département de l'Isère, à l'est de Vienne et au sud de l'agglomération lyonnaise.

Géologie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Plan du territoire de Septème et des communes limitrophes.

La territoire de Septème est bordé par sept autres communes.

Climat[modifier | modifier le code]

La région de Septème présente un climat de type semi-continental[1] qui se caractérise par des précipitations en toutes saisons, de nombreux orages se déroulant en été.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire est traversé par un sous-affluent du Rhône, la Véga, d'une longueur de 18 km[2], selon un axe est-ouest.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Septème est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (36,3 %), forêts (31,7 %), zones agricoles hétérogènes (16,1 %), prairies (12,1 %), zones urbanisées (3,8 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques naturels et technologiques majeurs[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire de la commune Septème est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique[9].

Terminologie des zones sismiques[10]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention de l'église ecclesia in honore sancti simphoriani dicata in septimo remonte à un acte de 1015[11]. Les autres formes anciennes dans les documents sont in villa Septimo (XIe siècle), Septemum ou encore Settemum (XIIIe siècle), au siècle suivant la forme courante est Septemet[12].

Le toponyme provient de la présence d'une borne romaine sur la voie romaine reliant MediolanumVienna (Milan–Vienne)[12]. Elle se trouvait « à 7 milles de Vienne », il s'agit donc de la septième[12],[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le nom de Septème renvoie à son emplacement : sur la septième borne milliaire de la voie romaine reliant MediolanumVienna (Vienne à Milan)[12]. Un camp romain aurait été établi à cet endroit, sur une butte dominant la vallée (Septem Provinciae).

Moyen âge[modifier | modifier le code]

Château seignurial[modifier | modifier le code]

Un premier château fort est signalé au XIe siècle et un village se développe à côté. Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, l'ensemble est entouré d'une puissante enceinte d'un kilomètre de long, avec trois portes. Après le rattachement de Septème au Dauphiné, un château plus moderne est construit aux XIVe-XVe siècle.

Le village se déplace ensuite hors de l'enceinte initiale, et s'étend en contrebas jusqu'à la rivière.

Les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Le Péage dit aussi Le Péage-de-Septème et la chapelle Saint-Jean-Baptiste des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. C'était une annexe de la commanderie de Bellecombe au grand prieuré d'Auvergne[14].

Temps Modernes et Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2008 Mario Lonardoni DVD Maire honoraire
mars 2008 En cours Alain Clerc SE Retraité[15]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Septèmois.es[16].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2019, la commune comptait 2 071 habitants[Note 3], en augmentation de 8,77 % par rapport à 2013 (Isère : +2,9 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2581 2791 4141 7771 9182 1652 4292 9512 836
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0653 1542 7951 5241 4601 4001 3751 3751 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2001 1441 1301 0611 155888845737802
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
7927998651 0481 2671 4711 6731 7601 746
2014 2019 - - - - - - -
1 9642 071-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

NB : la chute de la population entre les recensements de 1866 et 1872 s'explique par la création de la commune de Pont-Évêque le à partir de territoires de celles de Septème, Estrablin et Vienne. Celle de 1926 à 1931 potentiellement par la création de la commune de Serpaize.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires de la commune sont rattachés à l'académie de Grenoble.

Équipement sportif et culturel[modifier | modifier le code]

  • « Cimes Aventures » est un parc d'aventures en forêt.
  • Le Haras du Devey est élevage et de pension de chevauxn, ainsi qu'un centre de formation de l'équitation.

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère (édition de Vienne), un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et quelquefois de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté catholique et l'église de Septème (propriété de la commune) sont desservies par la paroisse Sanctus en Viennois, elle-même rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[21].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Septème.

Le château[modifier | modifier le code]

Le château de Septème, sa conciergerie et son parc, des XIIe et XVIe siècles, sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [22]. Les restes du château, avec les remparts de Septème et les restes du chemin de ronde de l'ancienne ville, font l'objet d'un classement par arrêté du [23].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Les vestiges du mosaïque gallo-romaine, classées par arrêté du [24].
  • Une église plusieurs fois reconstruite mais qui a conservé son porche datant de 1496.Elle est consacrée à la vierge Marie,elle est nommée Notre Dame de l'Assomption
  • La maison forte de Palais, des XIVe et XVIIIe siècles, dont il reste une tour carrée[25].

La chapelle Saint-Jean-Baptiste de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, classée Monument Historique[26], est située au lieu-dit Le Péage dit aussi Le Péage-de-Septème, mais sur un lieu rattaché à la commune de Oytier-Saint-Oblas.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Veyre, né à Septême en 1871, pharmacien, opérateur du cinématographe des frères Lumière, photographe du sultan du Maroc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Septème possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le ).
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Véga (V3220540) » (consulté le )
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  10. [1]
  11. Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane, , 266 p. (ISBN 978-2-600-04503-2, lire en ligne), p. 181.
  12. a b c et d Henry Suter, « Septème », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en ).
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), n° 5730..
  14. « Un exemple d'approche archéologique d'un groupe d'établissements hospitaliers en Dauphiné : Le bailliage de Bellecombe en Isère », dans Histoire et archéologie de l'ordre militaire des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem : recueil de mémoires et documents sur le Forez, Publications de l'université de Saint-Etienne, , 380 p. (ISBN 978-2-8627-2315-0, présentation en ligne), p. 128.
  15. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/septeme,38480/
  16. André Plank, L'origine des noms des communes du département de l'Isère, Artès, , 159 p. (ISBN 978-2-910459-08-6), p. 139.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  21. Site diocese-grenoble-vienne.fr, page sur la paroisse Sanctus en Viennois, consulté le 13 décembre 2021.
  22. « Château, sa conciergerie et son parc », notice no PA00117285, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Remparts et restes du château », notice no PA00117287, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Mosaïque gallo-romaine », notice no PA00117286, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), p. 703.
  26. Notice no PA00117233, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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