Le Gua (Isère)

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Le Gua
Le Gua (Isère)
La mairie du Gua.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Pont-de-Claix
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Christophe Mayoussier
2014-2020
Code postal 38450
Code commune 38187
Démographie
Population
municipale
1 812 hab. (2015 en diminution de 3,97 % par rapport à 2010)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 34″ nord, 5° 38′ 54″ est
Altitude 385 m
Min. 340 m
Max. 2 161 m
Superficie 28,4 km2
Localisation

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Liens
Site web www.legua-mairie.fr

Le Gua est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune compte trois clochers distants de 4 km, en bas c'est le village des Saillants du Gua, en haut c'est le village de Prélenfrey et à mi-chemin le village de Saint-Barthélémy. Les hameaux des Amieux (les Petits Amieux et les Grands Amieux) se trouvent au-dessus du village des Saillants, tandis que le hameau de la Pierre, au-dessus de la fontaine ardente, est à mi-chemin entre Saint-Barthélémy et la commune de Miribel-Lanchâtre.

Les habitants des Saillants sont les Saillandous (féminin : Saillandounes), ceux de Prélenfrey les Palenchous (féminin Palenchounes).

Géographie[modifier | modifier le code]

La vallée de La Gresse, aux environs de la fontaine ardente du Gua, au XIXe siècle, illustrée par Victor Cassien (1808 - 1893).

La commune, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

La commune fait partie du Balcon Est du Vercors, dans le parc naturel régional homonyme. Au-dessus du village des Saillants on peut apercevoir le Bec de l'Échaillon.

Le village de Prélenfrey est surplombé par le rocher de l'Éperimont, appelé plus communément "l'Indien" de par sa forme lorsqu'on le regarde de profil. On peut aussi y admirer les Arêtes du Gerbier, qui s'étend alors des rochers dits des Deux Sœurs (Agathe et Sophie) en passant par le pas de l'Œille, le mont Gerbier puis le col Vert jusqu'au pic du Cornafion.

L'étagement de la commune permet de découvrir des paysages et des climats variés.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Lieux-dits de Prélenfrey : les Vincents, Balayère, les Faure, les Pissottes, Champ Devant, le grand Essart etc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes au Gua sont Château-Bernard (jouxtant Prélenfrey avec le col de l'Arzelier), Miribel-Lanchâtre (jouxtant Saint-Barthélemy), Vif (jouxtant les Saillants), Villard-de-Lans, et Saint-Paul-de-Varces.

Communes limitrophes de Le Gua
Saint-Paul-de-Varces Vif
Villard-de-Lans Le Gua Saint-Martin-de-la-Cluze
Château-Bernard Miribel-Lanchâtre

Les Saillants du Gua[modifier | modifier le code]

Avec plus de mille habitants, c'est le plus important des trois villages. Il a su garder des activités (commerces, un marché hebdomadaire, de nombreuses associations) et reste un village animé et accueillant.

Saint-Barthélemy[modifier | modifier le code]

Le hameau de Saint-Barthélémy du Gua

Ce hameau de moyenne montagne est situé à un carrefour dans la commune (entre Prelenfrey et les Saillants), mais aussi avec d'autres villages comme Miribel-Lanchâtre et le Trièves.

Prélenfrey[modifier | modifier le code]

Le plus haut des trois villages est installé au pied des montagnes du Vercors, au milieu de prairies et de forêts. La proximité avec la nature et plus particulièrement avec la montagne, attire chaque année des promeneurs à pied, à vélo, à cheval ou même à ski lorsque l'enneigement le permet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Le Gua est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339, signale au lieu-dit le Groin la présence d'une maison forte : « Hugo de comeriis domicellus de groyno » décrit comme : « quoddam molario forti et pulcro »[1]. Il en reste des ruines.

Les seigneurs du Gua attirèrent la renommée sur leur blason gironné d'or et de gueules de huit pièces (dans ses mémoires Brantome fait l'éloge de Louis de Bérenger, surnommé le "brave du Gua", favori de Henri III).

Quand la Révolution éclate, M. de Bérenger est reconnu comme "un maître juste et bon", mais ce sont ses agents qui se montrent encore "avides et intraitables" avec les habitants du Gua qui ont bien du mal à payer les rentes au seigneur. Le 11 août 1789, l'Assemblée Nationale décide de liquider les arrérages au Gua. L'année suivante la première municipalité du Gua est formée.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La fontaine ardente au XIXe siècle par Victor Cassien (1808 - 1893).

Durant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de Prélenfrey ont sauvé tous les juifs qui s'y étaient cachés durant le conflit. M Guidi a reçu la médaille des « Justes parmi les nations ». Le village entier a été également honoré de cette distinction[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gua (Le) Blason Mantelé d'or au dauphin d'azur crêté, barbé, loré et peautré de gueules, adextré du logo du parc naturel régional du Vercors, et d'azur à la montagne au naturel[3].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Alain Piccione SE  
2001 en cours Christophe Mayoussier DVG Agent technique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 1 812 habitants[Note 1], en diminution de 3,97 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7456588717939141 0031 0471 0631 087
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0421 0041 1031 0461 1461 1591 2001 142990
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0141 0081 1331 0641 2191 2411 1271 0031 231
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 2341 1201 1351 3151 5051 7131 8371 8551 839
2015 - - - - - - - -
1 812--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Chacun des trois villages répond différemment à son environnement en installant des activités diverses (tourisme, commerce, agriculture) et un habitat particulier.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le réseau TAG (transports de l'agglomération grenobloise), avec les lignes de bus 25, 26 et 44.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église du Gua
  • Église Saint-François-de-Salles du Gua dans le hameau des Saillants. La première partie de l'édifice date du XVIIe siècle[8].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La fontaine ardente du Gua.
  • La Fontaine ardente, une source naturelle de gaz, considérée comme une des sept merveilles du Dauphiné se trouve sur la commune du Gua à proximité du hameau de la Pierre non loin du village de Saint-Barthélémy
  • Maison forte du Grouin ; ruine[9]
  • motte castrale du Châtelard, du XIe siècle[9]
  • Château fort de Gua, sur motte, du XIe siècle[9]
  • Maison forte de Saint-Barthélemy, du XIIIe siècle, ruinée[9]
  • Maison forte du Molard de Champrond, du XIIIe siècle, ruinée[9]
  • manoir de la Ferrière, de la fin du XVIIe siècle[9]
  • vestiges d'archéologie industrielle, liées à l'exploitation du ciment artificiel[9]
  • La grotte des Deux-Sœurs, située au pied des falaises du Vercors, fait partie du Réseau du Clot d'Aspres.

Sauvegarde de la nature[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

M. André Guidi a reçu la médaille des "Justes parmi les nations".

Lionel Terray est un brillant alpiniste grenoblois, il chute le 19 septembre 1965 sur les arêtes du Gerbier. La balade du périmètre permet au randonneur de se rendre au pied de la voie qui lui a coûté la vie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales de l'Isère, B 3120, f° 130 v°: Annick Ménard-Clavier, doctorante à l'EHESS, Les maisons fortes du Grésivaudan au Moyen Âge, mémoire pour l'obtention du DEA, sous la direction de Jean-Marie Pesez, EHESS, Lyon, 1996.
  2. (David Klugman 1995)
  3. Site de la commune du Gua
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Site de la paroisse Saint-Loup Isére.
  9. a, b, c, d, e, f et g Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 313-318

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) David Klugman, The conspiracy of the righteous : The silence of the village of Prélenfrey-du-Guâ saved Jewish children and adults in 1944, Nîmes, Lacour éditeur, (ISBN 2-8697-1860-8, notice BnF no FRBNF35798359)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]